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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Je continue sur quelques extraits de l'expo "Saison et Hors saison à la plage".

"Nous sommes au coeur de l'été, Un véliplanchiste arpente la plage à la recherche d'un souffle de vent."

"Des danseuses répètent une chorégraphie qui sera donnée dans la nuit..."

"Bien après le coucher du soleil, les pêcheries de la baie de BOURGNEUF se détachent encore sur fond de ciel rougeoyant..."

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Je fais une exposition à Parigné l’Evèque, près du Mans, au Centre d’Exposition Les Glycines, du 3 au 11 Mars (40 tableaux de 30X45 à 50X96). Le thème principal est « Saison et hors saison à la plage ». Le thème secondaire rassemble quelques photos d’une expo qui aura lieue plus tard : « Art insolite et involontaire de la vie quotidienne ». Le thème est volontairement gai et léger ou proche de la nature. Je trouve que, à la fois notre époque et cette période de l’année s’y prêtent. Les temps sont lourds de menaces et le temps est souvent brouillardeux, gris et pluvieux… On a besoin de se repeindre le cœur en bleu ! Oui mais, me direz-vous : les sans-papiers, les gens qui couchent dans la rue, les immigrés qui se jettent sur les barbelés du sud de l’Europe pour retrouver ce qu’ils pensent être les délices de notre civilisation ?... Oui, je sais tout cela ! Il me semble que l’on peut agir, chacun à sa manière ou en se rassemblant, où l’on est. Faire des photos avec le malheur des autres ne me paraît pas vraiment faire œuvre utile… (montrer leur lutte pour en sortir par contre me paraît intéressant). Et si l’on doit aider les autres il faut d’abord pouvoir se sentir bien dans sa peau. C’est plutôt à ce que je m’emploie quand j’essaie de réaliser une œuvre « d’art ». Montrer ce qui donne envie de vivre plutôt que ce qui inspire le dégoût… Je sais, je sais...dans un temps ou le trash et le déjanté sont à la mode, ce n’est pas très porteur. Donc pas d’escalope qui dégouline sur la tête d’un modèle ou de photos délavées d’une fille qui fait pipi !... mais si vous aimez l’insolite et l’art involontaire je vous donne rendez-vous à ma prochaine expo vous serez gâtés, c’est juré promis !

 

Vous êtes, bien sûr, invités au vernissage qui aura lieu le dimanche 4 mars à 12 h15 à Parigné. En attendant et pour ceux qui ne pourront pas venir, vous trouverez sur ce blog, quelques photos extraites de l’expo. Si cela vous intéresse, je tire les photos en format A4 (26 épreuves) et les fait rassembler dans un album commenté. Prix de revient : 26 €, prix de vente : 25 € 99, prix non négociable  sauf contre l’équivalent en bouteilles d’un bon vin moelleux !

Post scriptum : L'expo a été préparée en écoutant le CD de Kate BUSH : "aerial". Elle en est toute imprégnée. Un chef d'oeuvre !...Vous pouvez écouter des extraits sur le site d'Amazon : http://www.amazon.com/Aerial-Kate-Bush/dp/B000BHNLX0

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

Certains croient naïvement que les sourires des belles filles et des beaux gars qui s’étalent généreusement dans les pubs de tous les magazines, sont faits pour eux ou leurs sont adressés personnellement. Ceux qui vous sourient de toutes leurs belles dents bien alignées, blanches et sans aucun défaut, s’adressent évidemment à votre porte-monnaie ! Les politiciens, auxquels on ne peut échapper sur aucun média actuellement, appliquent les mêmes recettes. Ils s’adressent plus à votre bulletin de vote qu’à votre argent. La différence est minime. Les pires étant peut-être ceux qui, jouant les modestes, s’autoproclament représentant du peuple et n’ont de cesse de se trucider entre eux pour une virgule déplacée dans un texte ! Cela ne me gêne pas, il suffit seulement de savoir faire la part des choses ! À ce propos me revient en mémoire le souvenir de ma grand-mère découvrant pour la première fois la télévision. Une émission l’avait fait craquer, celle où un comédien de l’époque, TISOT (Henri), imitait le général De Gaulle. Elle pensait qu’il s’adressait à elle personnellement !  Sa copine, bien sûr, croyait plutôt que Tisot n’avait d’yeux que pour ses beaux yeux et son sarreau troué. Nous avions fini par renoncer à les détromper et à leur faire comprendre la triste réalité. Elles étaient rivées toutes les deux devant ce petit écran gris, zébré de parasites quand un cyclo passait, qui leur parlait avec tant de persuasion. Ensuite elles ne loupèrent pas un épisode du feuilleton où l’on voyait ce même acteur se débattre dans les vicissitudes de la vie quotidienne avec ses amis (« le temps de copains »). Tisot faisait maintenant partie de la famille… magie de l’étrange lucarne, magie de la bonne humeur, magie du sourire, magie de l’histoire. Nous aimons que l’on nous raconte des histoires et ce goût doit remonter loin. Je vois très bien la scène… autour d’un feu préhistorique, le soir après le retour d’une chasse fructueuse (toutes ne l’étaient pas et la cueillette moins prestigieuse, apanage des femmes et des enfants, était souvent la seule source de survie), l’un de nos ancêtres se met à raconter sa chasse. Il mime, il crie, il bouge… il a du talent et les autres regardent avec plaisir, et il recommence ou en rajoute et tout le monde rit. Puis la nuit avance... on commence à sentir le froid, la petite troupe commence à frissonner, l’un puis l’autre, progressivement tout le monde rentre se coucher dans le fond de la caverne ou du campement. Cela se passait un peu ainsi dans mon petit village natal. Après le repas, pendant les longues soirées du mois de juin, tout le monde sortait dans la rue. Les plus malins, arrivés les premiers, s’installaient sur le banc, les autres s’agglutinaient autour, qui sur une chaise, qui assis par terre ou parfois carrément allongé sur la pierre… et chacun y allait de sa petite histoire. Il y avait des vedettes : Georges en particulier qui nous faisait toujours rire. Il nous faisait d’autant plus rire qu’il ne disait preque rien !... mais c’était, comme on dit, « un sacré comédien » !... Nous en reparlerons si vous le voulez bien.

 

 

Nota Bene : A propos de « comédiens », Télérama dit le plus grand mal du film MOLIERE (avec Duris). Allez-y ! Vous serez ému, vous rirez, vous apprendrez beaucoup de choses, mine de rien, sur la création artistique et vous pardonnerez quelques faiblesses, quelques longueurs, quelques cabotinages (dues à la faiblesse du scénario). Si vous avez aimé « Shakespeare in love », vous passerez un bon moment avec Molière. L’état d’esprit est le même. Dans ma cotation strictement personnelle et qui n’a d’autres valeurs en dehors du cercle de quelques amis, Shakespeare : 19/20, Molière : 14/20.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #journal des bonnes nouvelles

Le célèbre pin parasol de la plage de Portmain qui avait déjà perdu l'une de ses branches maîtresses, lors de la tempête de 2004 et que les spécialistes s'accordaient à dire condamné, est toujours là. Il a résisté encore vaillamment à la dernière tempête. Il s'est battu comme un brave, s'arc-boutant contre les coups de boutoir du vent, laissant couler les embruns sur son tronc rugueux et sur son front feuillus. Las, trois fois hélas, il a dû accepter de faire la part du vent et laisser à ce furieux l’une de ses branches secondaires. Malgré tout il est toujours vivant, dressant sa fière silhouette au-dessus de la côte dénudée. Seul de son espèce à résister dans ces territoires hostiles et arides battus par les vents. Brave petit soldat, pointe avancée du règne végétal face à l’immensité salée…Allez, courage, résiste encore… toutes nos pensées iront vers toi lors de la prochaine tempête !...

 

 

 

Deuxième bonne nouvelle : on a retrouvé la botte du capitaine Crochet ! Celle-ci gisait sur la plage à côté d’un gant dont on n’a pu identifier avec certitude qu’il lui ait également appartenu. La police scientifique est sur l’affaire… Grâce à cette découverte on peut donc affirmer aujourd’hui, que le capitaine crochet chaussait du 47. Belle pointure pour un pirate ! Même après sa mort le capitaine crochet a essayé de se rendre utile. Il a hébergé dans sa botte une colonie de pousse-pieds (également appelés : anatifes). Héberger des pousse-pieds dans sa botte, il fallait y penser… sacré capitaine Crochet !

 

Petite note de rappel : Manger ces délicieux crustacés c’est comme si vous convoquiez la mer dans votre palais et dans votre mémoire. Si l’huître est un baiser de la mer, on peut dire que le pousse-pied est un bisou, plus gentil, plus doux, un peu moins passionné, mais quel bisou tout de même !... On peut les déguster crus mais aussi les jeter dans de l’eau bouillante (salée + qqs herbes, laurier,…). Cuisson : 10 à ou 20 secondes, pas plus. Pressez le pied dans votre bouche pour faire sortir la chair blanche, ou sucez le pied. C’est délicieux, le pied…bien sûr !

 

Nota Bene : Sur la plage, le même jour j'ai trouvé une semelle avec les ongles faits et bien taillés. La preuve que " l'on trouve de tout " sur la plage. On pourrait même y faire son marché pour pas un sou et l'on y est mieux que dans un grand magasin !...  

 Post Scriptum : Jean-Luc, lecteur averti de ce blog et connaisseur en botanique, rectifie une erreur de cette chronique. L'arbre célèbre de Portmain dont j'ai dit qu'il était un pin parasol n'est pas un pin parasol. Voici ce que Jean-Luc précise  : "Quand tu parles du célèbre Pin parasol de la plage de Portmain, je vois un Cupressus microcarpa, vulgairement appelé Cyprès de Lambert, commun sur les rives atlantiques, de par la silhouette, le port de l'extrêmité de ses branches et non pas le Pinus pinea." Vérification faite, Jean-Luc a raison et de nombreus autres spécimens de cette espèce se tiennent en arrière garde, à l'abri des vents. Merci Jean-Luc !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

"Pendant que la guerre civile déchiroit la France sous le règne de Charles IX, l'amour ne laissoit pas de trouver sa place parmi tant de désordres et d'en causer beaucoup dans son empire..."

Ainsi commence le roman de Madame de Lafayette : "La princesse de Montpensier", premier écrit rompant radicalement avec le genre en usage à l'époque et créant un style littéraire appelé à un brillant avenir , le roman ! Un autre des romans de cette brillante écrivaine est plus connue et à été porté de nombreuses fois au cinéma : "La princesse de Clèves". Deux chef-d'oeuvre ! Le premier est cher à mon coeur car j'en possède l'édition originale de 1662, publiée "A PARIS chez Louis BILLAINE, au Palais, dans la grande salle, à la Palme et au grand Cefar, M. DC. LII.  avec privilège du roi" dans un joli format 9X15 qui m'avait coûté, à l'époque, ma première paye ! Il y a des folies dans la vie que l'on regrette moins que des placements plus sages ! Je le lis et le relis toujours avec plaisir. Outre le contenu palpitant de l'histoire : les amours contrariées de la princesse de Montpensier, épouse du "cõtes" de Chabannes, pour le duc de Guise, le style est éblouissant !!! Dès la première phrase du premier chapitre de ce roman, premier dans le genre, le décor est planté : la guerre déchire les gens entre eux et l'amour déchire leurs coeurs... Formule qui sera continuellement reprise au sours des siècles suivants et qui fait également la trame de nombreux  films. 

Ceci dit, il est curieux de constater, dans cette édition d'époque, que l'orthographe n'est pas encore bien fixée et varie, pour certains mots, d'une page à l'autre. Heureuse époque diront les modernes auteurs de blogs et de SMS où l'on pouvait se permettre un certain nombre de licences avec la langue !...

Si vous souhaitez le lire dans l'édition originale, je crois que cela va être un peu difficile, car elle est épuisée, mais il en existe une édition de poche, dans une collection du petit mercure de France présentée par Chantal Thomas, pour la modique somme de 3,35 €.

des liens : http://madamedelafayette.free.fr/C004/100.htm

 http://madamedelafayette.free.fr/accueil.htm#debut

J'ai photocopié une dizaine de pages de l'édition de 1662, si qq'un est intéressé je peux les envoyer en pièces jointes, par mail. On n'arrête pas le progrès... 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Dans les années 60 le bouddhisme zen était à la mode chez les artistes. J’ai travaillé alors chez un peintre qui m’a initié. La journée : travail manuel pénible à ce qui est devenu depuis un musée et, à partir de 10 h du soir, discussions ininterrompues jusqu’à deux ou trois heures du matin tout en faisant de la peinture ou de la poésie. C’était une fête pour l’esprit ! J’en ai retenu qqs beaux textes et  poèmes Zen. Voici un exemple d'un conte Zen du XII ème siècle.

" Un jour, un voyageur rencontre un tigre. Il s’enfuit, le tigre à ses trousses. Arrivé au bord d’un précipice, l’homme y saute en s’accrochant à une liane. Il reste suspendu dans le vide, le tigre reniflant au-dessus de sa tête. Tout tremblant, le voyageur regarde sous lui. Il voit alors qu’un autre tigre le guette du fond du ravin.

 

Deux souris, une blanche et une noire, se mettent alors à grignoter la liane à laquelle il est suspendu. L’homme voit alors, près de sa tête, une appétissante fraise sauvage. Ne tenant plus la liane que d’une main, il cueille la fraise et la mange. Vous ne pourrez jamais savoir combien son goût était délicieux !... "

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

J’entends ce matin, sur France Inter, à une heure de grande écoute, que l’on s’interroge sur la culture des singes. Ils ont un langage relativement élaboré, on peut communiquer avec eux (d’une façon très simplifiée) par des langages non verbaux (langage des Sourds par exemple), ils ont une organisation sociale élaborée et des stratégies pour obtenir le pouvoir qui ressemblent aux nôtres : alliances, trahisons, menaces,… (la devise de leur chef semble être : « la force tranquille », cela vous rappelle peut-être quelque chose ?...) Leurs relations affectives, sexuelles ainsi que leurs émotions sont complexes et ils sont capables de transmettre des éléments de culture. La différence avec les homos sapiens est réelle, mais peut-on parler d’un gouffre infranchissable ? Nous avons 99 % de gènes communs avec les chimpanzés et beaucoup de nos comportements instinctifs sont identiques. Si nous avons une âme, il faut sûrement reconnaître qu’ils en ont une eux aussi !

 

Nous en sommes dans la réflexion sur ce sujet au même point qu’en 1550, à l’époque de la célèbre « controverse de Valladolid ». Las Case soutenait que les Indiens d’Amérique avaient une âme et que leur état de nature les tenait au plus proche du paradis originel. La puissance colonisatrice, représentée par Charles Quint, prétendait le contraire. Le légat du pape accorda courageusement une âme aux Indiens, mais laissa finement entendre qu’il n’en allait pas de même pour les habitants de l’Afrique (bel exemple de la subtilité diabolique de la diplomatie vaticane). À partir de là, la traite des noirs pouvait se développer !  Il ne s’agit pas aujourd’hui de reconnaître que les singes ont une âme, ce qui n’est un problème que pour certaines religions, mais de savoir si nous sommes de la même famille et quel est le degré de parenté ? Aurions-nous reçu à notre table notre presque contemporain, l’homme de Neandertal ? Pourtant, habillé à la mode d’aujourd’hui, il passerait pratiquement inaperçu dans les couloirs du métro. Et comment aurions-nous traité l’homme de Florensis, disparu il y a dix mille ans seulement dont la taille ne dépasse pas 1 mètre et dont le cerveau est gros comme un pamplemousse ?

 

Un certains nombre de chercheurs (Jared DIAMOND entre autres) et de philosophes s’accordent sur l’idée qu’il faut reconnaître des droit aux chimpanzés. Les tuer serait alors considéré comme un crime. La question n’est pas…bête !

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

 

Comme tout le monde le sait il y a camembert et camembert ! Quelles conditions pour avoir un bon camembert ?

1-     Qu’il soit fait avec du lait, du bon-lait-de-la-vache-qui-broute-dans-le-champ-d’à-côté-sous-les-pommiers-fleuris. Si les pommiers ne sont pas en fleurs, ce n’est pas très grave ! Mais il vaut mieux que la vache mange de l’herbe que des aliments reconstitués et que le lait soit recueilli le matin.

2-     Du lait cru s.v.p., c.à.d. non cuit, pas pasteurisé ! Eh oui, me direz-vous, mais quid de la Listériose qui risque de vous tordre les boyaux en cas d’infection du dit lait ? La réponse tient en quelques chiffres : 60 000 décès l’an dernier imputables directement ou indirectement au tabac, zéro imputable au camembert (à ma connaissance). Choisit ton camp camarade !

3-     Le conserver dans un endroit frais mais pas au frigo. À défaut dans la partie la moins froide du frigo et le sortir 2 heures auparavant.

4-     Acheter du bon pain (pas de la baguette molle Non de Non !) et sortir une bonne bouteille (éviter le coca-cola)

5-     Enfin, comme pour toutes les bonnes choses mieux vaut le consommer soi-même bien sûr et avec de bons amis qui savent l’apprécier. On le digère mieux en compagnie et l’on supporte mieux son délicat parfum (oui, le calendos fait partie des « fromages qui pue »)

Sa naissance est quasi miraculeuse. Il est né en 1790, de la rencontre fortuite d’une femme dénommée Marie (Harel) fermière dans la commune de Camembert en Basse Normandie et de la semence du Penicillium camemberti. Aujourd’hui on utilise plutôt le Penicillium candidum ou des levains lactiques et fongiques. On en produit 680 millions chaque année en France.

La meilleure façon de le manger ? Il ne doit pas ressembler à du plâtre. Il doit être moelleux au milieu et la croûte légèrement fleurie de jaune. Il doit dégager un parfum ferme, bien présent mais pas excessif : odeur d’étable bien tenue, de lait, plus une dose d’âcreté. En bouche, il faut prendre le temps de le mâcher longuement avec le pain, que les deux se mélangent finement pour former une crème onctueuse que vous remuez délicatement avec votre langue. Elle va libérer tous ses parfums quand vous allez l’avaler. Hmmm ! Surtout ne pas se presser !... C’est la fin du repas…prenez votre temps, contemplez amoureusement le plateau dans lequel s’étale (et parfois s'abandonne...) la vedette (ne pas oublier de mettre le couvercle dessus ou à côté pour profiter du spectacle de la belle étiquette). De temps à autre, levez les yeux vers les autres convives. Ils sont comme vous, là, le ventre repu, détendus, paisibles, amoureux de l’humanité toute entière. Ajoutez un bon verre de vin rouge et vous verrez alors que les grincheux seront prêts à sourire à n’importe quelle blague, les pessimistes à repeindre le plafond en bleu ou en rose et les pingres à signer un gros chèque pour les bonnes œuvres de la paroisse !

Parmi mes préférés :

-          Le Réo (on en trouve à super U)

-          Le Rustique (Leclerc)

-          Le Pommoux au calva (affiné par maître DAGNAT fromager sur le marché de Pornic).

Le Pommoux est baigné dans du calva (fermier svp), à plusieurs reprises pendant 15 jours. Pour terminer l’affinage : une panure imbibée de calva. Une vraie bombe pour les papilles ! L’inventeur ? Une fermière de la famille. Elle choisissait un camembert déjà bien fait et l’affinait dans du calva et du cidre. Le goût était très rude et roboratif. Elle l’appelait « le coup de pied au cul ! ». Le Pommoux en est le descendant un peu plus civilisé.

Post Scriptum : vous remarquerez que cet éloge a été entièrement moulé à la louche avant d’être affiné dans nos caves.

Attention ! il paraîtrait que la caséine du fromage, lors de la digestion, se décompose en « casomorphines » qui sont des composés opiacés. Si cette nouvelle est vraie, au-delà de 30 camemberts par jour vous risquez de devenir un drogué et complètement accroc (si vous êtes encore en vie !)

Et pour continuer la dégustation sans risquer de prendre des kilos, vous pouvez visiter le site de doux dingues : les tyrosémiophiles (collectionneurs d’étiquettes de fromages) :  http://www.letyrosemiophile.com/

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

5/5… Alors... Alors, pas de boussole, pas de garde-fous ? Si l’on ne peut s’appuyer sur des vérités révélées aucune valeur ne pourraitt être considérée comme universelle et nous retournerions à la barbarie ? Ceux qui pensent cela se trompent : les sages et les chercheurs des milliers de générations qui nous ont précédés, adeptes ou non d’une religion, ont déjà largement défriché le chemin, dégagé de multiples pistes plus ou moins convergentes. Mais il est vrai que cette position est plus difficile à tenir qu’une croyance, qu’elle est parfois inconfortable et dépourvue de certitudes.

Les valeurs ne manquent pas, parmi les non-croyants y compris : besoin de se sentir solidaire de tous les autres êtres humains, de toutes les époques et de toutes les générations, y compris s’ils sont polyhandicapés, le goût de comprendre, de connaître ceux qui nous sont proches et ceux qui le sont moins, de partager ce que l’on est et ce que l’on ressent... N’être, certainement, qu’un petit agrégat de matière, un amas ridicule, de cellules, de globules, de molécules, de tubules, de bidules, de particules, qui pullulent, qui gesticulent et dont personne ne connaît la formule Mais se savoir aussi une parcelle de cette existence qui est divine, une minuscule étincelle heureuse d’avoir brillé sa part de lumière avant de retourner dans les ténèbres où rien ne se perd, tout se transforme !… Pour certains cela paraîtra bien peu. Cela n’empêche pas de s’engager dans des idéaux humains, lutter pour de grandes ou de petites causes, lutter pour un monde plus juste, s’engager dans des mouvements, des associations, des partis,etc..  mais avec un certain détachement qui évitera peut-être les crimes commis par les grandes idéologies laïques ou religieuses : communisme, capitalisme, nazisme, fascisme, mais aussi dérives du christianisme et de l'islamisme... Eh oui, rien n'est simple et si l'on se refuse à aborder humblement la complexité l'on a tendance à couper toutes les têtes qui dépassent au nom de principe forcément sacrés !

(Sur l'affiche : "Attention ! l'abus d'idéologie peut donner la gueule de bois". Photo Prise à San Marino, République de San Marin)

Enfin si l’évolution nous a dotés d’un gros cerveau, le plus gros et complexe de la création (ce qui ne signifie en aucun cas que nous soyons les meilleurs et l’aboutissement de la création), cela ne nous empêche pas d’être soumis à des émotions puissantes qui nous dépassent et nous envahissent souvent. Elles sont de la même nature instinctive que celles des autres animaux même si la parole nous aide à y mettre un peu d'ordre. Gérer notre vie, nos relations et nos émotions au mieux à l’intérieur de notre groupe familial, d’amis, de proche, les comprendre,- ce que s’essaient à faire l’art, la littérature et les sciences-, voila également un beau programme qui peut remplir aisément toute une vie, et même plusieurs si vraiment cela est nécessaire !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

4/5- Le Dieu du capitalisme est venu plus tard, c’est un dieu moderne, efficace, un dieu de l’argent, de la monnaie, du fric, du blé, du flouze, du pèse, de l'oseille,  de l'artiche, de l'avoine, des balles, du beurre, des biftons, de la blanquette, des boules, de la braise, du carbure, du craisbi, des douilles, des fafiots, des fifrelins, du fourrage, de la fraîche, de la galette, de la galtouse, du grisbi, de la mornifle, des pépètes, des picaillons, du pognon, des thunes, etc...J'en passe et des meilleures ! C'est un dieu extrêmement populaire qui possède au moins  70 noms avec lesquels on peut l'invoquer, le supplier, le prier (d'après le dictionnaire de l'argot). Il a ses temples à tous les coins de rue : banques, palais de la bourse pour le gratin des privilégiés, mais surtout grands magasins pour le petit peuple des fidèles où l’on vient religieusement, dévotement, au moins une fois par semaine, déposer son obole en poussant son chariot, contre quelques nourritures assez peu spirituelles, au son de cantiques profanes préformatés (chansons à la mode pas très compliquées, musique sirupeuse spécial antistress et anti maux de l’âme, et un peu de rythme de temps à autre pour accélérer le ballet des chariots…). C'est également l'occasion de rencontrer d'autres fidèles qui viennent prier, eux aussi, dans les rayons, l'occasion d'échanges fructueux qui ont tendance à s'éterniser, au croisement de deux allées... Il y a parfois des temps forts, des sortes "d'évènements" équivalents des grandes cérémonies d'autrefois : "semaine du blanc", "anniversaire", "liquidation", "prix fracassé", etc.. mais l'évènement qui attire les plus grandes foules est annoncé par un simple mot magique : S O L D E S. Ce jour-là, la folie religieuse s'empare des fidèles, tôt le matin les portes du temple sont déjà prises d'assaut, on s'agite, on se bouscule, tout le monde est émoustillé... Oui, ça on peut le dire, c'est un dieu qui sait y faire ! Il a de l'avenir ! D'ailleurs certains ne jurent que par lui et pensent qu'il va résoudre, comme par miracle, tous les problèmes de l'humanité. Pour cette religion comme pour les autres, la naïveté des croyants est parfois confondante ! Par contre il y a certains mots qu'il déteste et qui le font devenir instantanément tout rouge et grimaçant : dettes, impayés par exemple. Alors là il vous demande, illico presto, à coups de sommations, d'huissiers, d'expulsions, de rembourser intérêt et capital. Attention ! Si vous faites des fausses prières (chèques en bois) : gare aux agios ou pire à la case cachot ! Brrrr !.... En définitive c'est un dieu qui n'est peut-être pas si rigolo qu'il en a l'air ?...

Demain : Alors, à quel dieu se fier ?...

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