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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Nous avons l’impression que le monde a été créé pour nous et autour de nous. Ainsi il nous est toujours difficile d’admettre que nous ne sommes pas le centre du monde et que ce soit la terre qui tourne autour du soleil et pas l’inverse. Notre langage trahit cela et, malgré ce que la science nous a révélé depuis longtemps, nous affirmons toujours que le soleil « se lève » et qu’il » se couche » ! La démonstration scientifique oubliée nos vieilles croyances reprennent le dessus !

Une autre pseudo évidence est difficile à dépasser. Nous pensons que la terre est une plateforme solide que rien ne vient altérer. Les hommes peuvent changer mais pas cette bonne vieille terre et l’on déclare : « seules les montagnes ne bougent pas !».

De nouveau nous avons tout faux, les montagnes finissent par aller à la mer et les continents n’arrêtent pas de bouger ! Il y a 250 millions d’années, les terres émergées ne formaient qu’un seul et immense continent, appelé PANGEA, dans 250 millions d’années, les continents actuellement séparés, seront de nouveau réunis en un seul immense continent : la PANGEA ULTIMA. C’est du moins l’hypothèse émise par un chercheur : Christopher SCOTESE.

Ces perspectives immenses sur le temps aident à relativiser nos querelles actuelles. Que serons-nous dans 250 millions d’années ? Il est fort probable que notre espèce n’existera plus depuis longtemps et il n’est pas sûr qu’une espèce ayant notre forme d’intelligence l’aura remplacé… Dans d’autres endroits de l’univers, d’autres formes de vie continueront d’exister. On vient de découvrir une nouvelle planète, à 20 millions d’années lumière de la terre (1 seconde = 360 000 Km), qui pourrait héberger la vie… Il existe ainsi dans l’univers de nombreuses petites lumières qui clignotent et nous ne les avons pas encore remarquées !...

 Doc : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pang%C3%A9e_ultime

Voir également l’article de GEO d’avril 2007.

Pour en savoir plus sur la vitesse de la lumière : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitesse_de_la_lumi%C3%A8re

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
3- Qui l'emportera entre les deux candidats ?
Le candidat de la droite s'est résolument déclaré « de droite ». Il assume sa position clairement et signe ainsi le déclin de l'extrême droite dont il récupère une partie importante des voix. Ce déclin ne pourra que s'accentuer dans l'éventualité de sa victoire. La gauche en avait réveillé l'apparition, la droite sous sa forme la plus classique et la plus dure, comme l'incarne Sarkozy, la marginalise. A contrario, la victoire de cette même droite va booster le développement de l'extrême gauche sous sa forme trotskyste (Besanceneau) au détriment de sa forme (ex)stalinienne (Buffet) en voie de complète disparition.
Si, comme cela est  moins probable mais pas impossible, la gauche l'emportait, le parti centriste que Bayrou souhaite créer deviendrait incontournable et pourrait concurrencer le PS. A moins que Royal, se débarassant des pesanteurs de son parti, lui impose un virage social-démocrate faisant de son parti un grande formation socialiste moderne dans le style des autres partis européens (virage qu'appellent de leurs voeux Kouschner et Rocard). Dans ce dernier cas, le vide laissé à gauche par la mort du PC et le déplacement vers le centre-gauche du PS, fera la part belle aux trotskystes.

Confrontation des projets :
-Sarkozy : il affronte les problèmes économiques sans complexe et avec brutalité : il ne craint pas d'annoncer que pour redémarrer la machine économique il faut travailler plus, diminuer les charges, favoriser les entreprises, augmenter la durée du travail, repousser l'âge de la retraite... Tout cela se fera sans ménagement avec une casse sociale importante et des troubles sociaux à la clé : manifestations et grèves qui favoriseront le développement d'un vrai parti d'extrême gauche et lamineront l'extrême droite.
- Royal : pour tenir les promesses faites à ses électeurs, elle devra dépenser l'argent qu'elle n'a pas, augmenter le déficit et, à terme, pour rester au pouvoir, prendre un virage réaliste comme l'avait fait Mitterrand en 1983, décevant ainsi nombre de ses électeurs. (A moins qu'elle anticipe ce virage et confirme dès maintenant le virage du PS  vers le centre gauche) Par contre, elle est la mieux placée pour lutter contre les dégâts du capitalisme financier, enjeu majeur pour le présent et qui le deviendra encore plus dans l'avenir.

En résumé :
1- Les deux candidats sont tous les deux très centralisateurs, et semblent ignorer les fonctions pour lesquels ils sont normalement élus : la position de la France dans le monde et par rapport à l'Europe, l'attitude à prendre en cas de conflits ! Leurs programmes sont en réalité des programmes de politique intérieure et non pas de présidentiables.

2- Sur le sujet de la politique intérieure  les deux candidats amènent des solutions bien différenciées et aussi gravement incomplètes l’une que l’autre, ce qui a favorisé  le développement  d'une troisième voie, celle de Bayrou. Le parti Démocrate que celui-ci vient de créer, a un bel avenir si Royal échoue dans sa tentative d'entraîner le PS vers la social démocratie. Dans le cas d'un échec net de Royal (moins de 48% des suffrages par exemple), la gauche du PS (Fabius,...) reprendrait le dessus, figeant encore pour des années l'évolution du PS.

3- Deux choix sont donc offerts aux électeurs : d'un côté, la purge Sarkozy et le chaos social, de l'autre, un déclin économique Royal mais le progrès social. Ni l'une ni l'autre solution ne peuvent être vraiment satisfaisantes.

4- C'est pour cela que les électeurs ont fait massivement émerger une troisième voie centriste.
L'exception française est donc encore d'actualité avec ses errements et son panache !... mais elle est battue en brèche. Les électeurs  en ont assez de l'alternance stérile où l'un défait ce que l'autre à entrepris. Royal a entendu ce message et a eu l'audace, ces derniers jours, de proposer une évolution profonde de son parti ce qui agace énormément son concurrent. Cela sera-t-il suffisant ?
En cas d'échec, c'est dans la rue que nous réglerons les problèmes comme d'habitude : grèves, manifs, quartiers qui brûlent… formes modernes des anciennes jacqueries qui ont parsemé notre histoire... 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
2- Travailler moins pour gagner moins, augmenter le stress au travail et le chômage...

Les syndicats et les partis politiques de gauche ont affirmé pendant des années : il faut travailler moins et cela fera de la place pour les jeunes ! Cela a abouti aux 35 heures et au départ à la retraite à l'âge réel moyen de 58ans. Les politiciens de gauche au pouvoir, bien qu'ils aient su qu'il s'agissait là d'une fausse bonne idée, ont caressé l'électeur dans le sens du poil et ont dit OK ! Résultat : les salaires ont stagné ou baissé en valeur relative, et le chômage a augmenté. Mais ce qui a augmenté encore plus, c'est le stress au travail dont tout le monde se plaint aujourd'hui. Comme il y a moins de temps pour faire le même travail, on a augmenté le rendement, diminué les temps de pause, rentabilisé la moindre minute ! Par ailleurs, le capital financier continuant d'exerçer sa pression pour augmenter les profits, les deux causes conjuguées ont contribué à rendre le travail de plus en plus pénible (alors que sa durée diminuait) et ont provoqué un retrait massif de la valeur-travail. Aujourd'hui, ceux qui ont encore le bonheur de s'épanouir dans leur travail auraient presque honte de le dire ! De contrainte nécessaire dans laquelle on pouvait trouver non seulement un salaire mais aussi un certain plaisir, il est devenu, pour beaucoup, une contrainte insupportable dont il faut seulement se débarrasser au plus vite, par les RTT ou la retraite anticipée. Le fiasco est complet et la responsabilité en incombe, pour une part importante, aux syndicats et aux politiciens de gauche ! Ils connaissaient le problème, mais ils ont préféré laisser la droite le régler. Quand celle-ci a essayé de le faire, elle s'est trouvée en butte à une opposition farouche sur les « zavantagesacquis », malignement attisée par la gauche et l’extrême gauche qui l'ont fait chuter, et le petit jeu politique a repris comme avant... Il aurait pu durer ainsi longtemps ! Nous en sommes là aujourd'hui et les dernières élections montrent que les électeurs veulent que ça change...

Alors quelles solutions ? Les solutions sont simples et connues et déjà pratiquées dans d'autres pays : 1- Allonger la durée globale du travail en augmentant progressivement l'âge de la retraite ou  en permettant un arrêt de travail progressif... On ne peut y échapper sauf à faire peser une charge inadmissible de rentabilité et de stress sur les épaules des actifs et en particulier des jeunes actifs. Sur ce point essentiel, le clivage gauche/droite n'a pas beaucoup de sens. Tous les deux connaissent le problème et sont à peu près d'accord pour les solutions. Mais la lutte pour le pouvoir est telle qu'ils font tout pour ne pas en parler (ou seulement partiellement) et arroser leurs électeurs potentiels de promesses impossibles à tenir.
2- Contrôler le capitalisme financier comme cela a été fait pour le capitalisme industriel par les luttes syndicales et politiques, mais pas seulement sur un plan local, sur un plan européen et mondial. Sur ce point, le clivage gauche droite est important. La droite traditionnelle, en particulier, ne s'y résoud qu'à reculons et poussée dans ses derniers retranchements...
 
Qu'en disent les autres candidats de gauche : les trois candidats trotskystes ont leur solution qui au-delà du verbiage style Laguiller, revient à rétablir une certaine forme de goulag, mais attention, pas un goulag stalinien, un goulag à la Trotsky où l'on envelopperait les balles de beaux principes
! (Che Guevara a très bien su faire cela à son échelle dans le camp de prisonnier dont il était le chef…)... La candidate communiste est "Antilibérale" . Voilà qui est honnête, nous sommes prévenus, elle supprimera les libertés. La candidate des verts est gentille. Elle nous prévient de tous les maux qui vont nous tomber sur la tête mais n'a pas de solution pour s'en sortir. Enfin José Bové, le candidat-de-lui-même : il a senti un fort appel populaire pour l’inciter à se présenter... J'étais à son meeting à Paris, début mars : On entendait bien la sono qui remplissait les oreilles des passants, on n'entendait pas beaucoup la voix des 150 militants qui disait « José revient ! ». Ces candidats jouent un rôle nécessaire et important : ils attirent l'attention sur les dangers du capitalisme financier  mais les plus importants d'entre eux ( les trotskystes) détournent les luttes vers des solutions antidémocratiques qui ont déjà suffisamment fait la preuve de leur nuisance.

 Le capital financier qu'il faut réguler, les privilèges à faire tomber (sans parachute doré), les zacquis à détrôner,... Aucun candidat n'a le courage de dire (à voix haute) toutes ces vérités, mais il faut avouer que nous n'avons pas envie de les entendre. La droite est d'accord pour relancer l'économie et revenir sur les zavantagesacquis mais ne veut pas s'attaquer au capitalisme financier. La gauche est d'accord pour s'attaquer au capitalisme fiancier mais refuse de voir le problème économique en face. Alors ?...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Maintenant que le plus gros de la bataille électorale est passé, je pense qu’il est possible, de se livrer à quelques réflexions politiques. Elles seront étalées sur 3 chroniques.

1- Le capitalisme financier
Nous sommes entrés dans l'ère du capitalisme financier. Le mouvement est commencé depuis une vingtaine d'années, il domine les grands groupes et touche de plus en plus les entreprises de taille moins importante. Cela signifie quoi ? Contrairement au capitalisme industriel pour lequel les capitaux étaient détenus essentiellement par des familles et des actionnaires individuels, dans le capitalisme financier, l'argent provient de grands groupes financiers, d'assurances, de fonds de pension qui courent de bourses en bourses à travers la planète, pour trouver les meilleurs placements. L'entreprise perd alors sa valeur en elle-même, seul le rapport financier qu'elle peut produire est intéressant mais ce qu'elle produit, pour qui elle le produit, et qui produit deviennent des questions secondaires. On comprend alors que le sort des salariés dans ce type de configuration compte bien peu et que les délocalisations soient la règle ! Certains se prennent alors à regretter le capitalisme de papa, de grand-papa et même d'arrière-grand-papa, où le but était évidemment le profit (pourquoi créer une entreprise sinon ?) mais dans le cadre de la pérennité et de l'extension sur place de l'entreprise elle-même. Faut-il revenir à cette forme de capitalisme ? On semble oublier la misère extrême des ouvriers du XIXème siècle (voir Zola et Marx pour se rafraîchir la mémoire). On ne le regarde avec un peu de nostalgies aujourd'hui que parce qu'il s'est adouci progressivement au prix d'intense luttes sociales et politiques. Il a fait son temps, il est fini ou finissant et il entraîne dans son agonie les avantage si durement acquis !
 Alors que faire ? Faut-il se déclarer contre le capitalisme en considérant que c'est lui « le pelé, le galeux d'où nous viennent tous nos maux »? À vrai dire une autre solution a été essayée : le communisme, et le remède est pire que le mal. Comme le disait Wilson, un spécialiste de l'étude des fourmis : « Le communisme est une superbe idée, dommage qu'elle n'ait pas été appliquée à la bonne espèce ! ». Plus subtilement aujourdhui, certains se proclament contre le libéralisme : c'est même devenu une mode de se dire "antilibéral ". Mais on oublie alors qu'être libéral c'est être d'abord pour la liberté de créer de s'exprimer, d'entreprendre et de critiquer. Il serait plus simple de dire dans ce cas que l'on est pour le goulag, le parti unique, et la police politique pour surveiller les déviants ! Certains candidats n'hésitent pas à nous faire avaler de telles couleuvres en nous assurant que c'est pour notre bien ! Merci, on a déjà donné !

Oui mais, comme aurait dit LACORDAIRE (reprit par la suite par JAURES) la liberté ne doit pas être celle du « renard libre dans un poulailler libre ! » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lacordaire ) Lacordaire et Jaurès ont raison et plutôt que de regretter le temps du capitalisme de grand-papa il vaut mieux essayer de faire comme eux : s’attaquer au capitalisme financier d'aujourd'hui, tenter de le réguler, de faire respecter la dignité des travailleurs (pas seulement dans notre pays), contrôler l'intérêt des produits que l'on fabrique et la manière dont ils sont faits (environnement).
Cela a pris des dizaines d'années pour le capitalisme industriel et ne s'est pas fait sans douleur. Il en ira de même pour le capitalisme financier avec autant sinon plus de combats car c'est maintenant toute la planète qui est concernée ! Puissent les errements, les impasses et les réussites d'autrefois nous éclairer dans le cheminement périlleux d'aujourd'hui. A suivre...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES
Les immeubles des Sables-d'Olonne apparaissent dans le lointain... L'arrivée par la côte rocheuse sud confère un air breton à cette station typiquement vendéenne.
La plage, dont l'arc mesure 3 Km, s'appuie, sur sa droite sur un ensemble rocheux et, sur sa gauche sur le port de La Chaume. Traditionnellement, La Chaume était un port sardinier...
C'est de là que venait la célèbre « sablaise » vendue encore aujourd'hui, au coin des rues dans les villes d'alentour par des marchands ambulants. Dans mon petit village natal, le commerçant venait à vélo, s'installait à l'ombre, lançait quelques coups de corne et commençait la vente...Les femmes du quartier,
espérant un rabais, ne se gênaient pas pour lui dire,  « Elle ne sont pas fraîches tes sardines, Vincendeau... » et le brave homme de répondre, en passant la main dans ses cheveux déjà constellés d'écailles « bé oui... elles sont pas fraîches !... ». La treizième à la douzaine permettait, habituellement, d'adoucir l'humeur revendicative des clientes…
 Aujourd'hui des travaux sont entrepris dans le port pour accueillir les bateaux de plais
ance. Succès du Vendée Globe oblige !....
Le remblai est large et il est agréable de s'y promener. Hélas, la circulation des voitures n'y est pas interdite comme à San Sebastian ! Par contre il est suffisamment haut pour protéger du bruit les amateurs de bronzage.
La plage est en pente douce, idéale pour les enfants !...
Une belle station qui n'a vraiment rien à envier à sa concurrente La Baule, au Nord de la Loire !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

De San Sebastian jusqu'à Bordeaux le brouillard et la grisaille ne m'ont pas quitté. À partir de Royan il se dissipe et ne maintient plus qu'un voile brumeux sur l'horizon. Royan... pas de chance, le bateau pour le phare de Cordouan est déjà parti !... Ce sera pour une autre fois ! En continuant vers Rochefort je remarque un nid de cigogne sur un pylône électrique.Ce spectacle est courant en Turquie, mais c'est la première fois que j'en vois dans cette région.


Rochefort est ensoleillée comme tout le reste de l'Ouest et une grande partie de la France. C'est une ville qui s'épanouit sous le soleil. La grande place carrée a des allures de forum romain. Le passé militaire de la ville arsenal, voulue par Louis XIV et réalisée par Colbert, y est pour quelque chose ! L'arsenal, la corderie, le chantier de construction de l'Hermione (à l'identique avec les techniques de l'époque) valent que l'on s'y attarde. Aujourd'hui je me contenterai de lézarder sur la place. Nous reparlerons de Rochefort un autre jour... Nuit à la Rochelle et, départ pour la Vendée à travers les petites routes du marais : l'Aiguillon-sur-mer puis la Tranche-sur-mer.

La grande plage n'a pas beaucoup changé depuis 30 ans... L'hôtel de style mauresque se reflète toujours avec autant d'éclat dans le sable humide. Les abords de la petite station sont maintenant occupés par de multiples campings avec d'impressionnantes rangées de mobil home, des villages de vacances, des petites maisons. La station passe de quelques milliers d'habitants en hiver à près de 100 000 en été ! ...

A St-Vincent-sur-Jard, halte au musée CLEMENCEAU. La longère du « Tigre » est belle sous le soleil, seule, face à la mer dans un environnement resté naturel... Le jardin impressionniste que Clémenceau voulait élaborer à l'image de celui de son ami MONNET, a bien du mal à s'épanouir sous la rudesse des vents de la côte !...

Rien n'a bougé dans ce petit musée depuis près de cent ans !... et l'on peut encore sentir une présence...

Pour en savoir plus sur ce médecin, socialiste, athée, pacifiste anticolonialiste et chef de guerre et amoureux toujours, rien de tel que la lecture du petit livre que lui a consacré Françoise GIROUD : « Coeur de tigre », éditions Pocket, 4,34 €. Vous pourrez même le lire sous les pins de l'aire aménagée aux abord du musée et profiter de la baignoire personnelle de Clemenceau : la mer...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

Saint-Sébastien (Donostia en basque et San Sebastian en espagnol) est sous le brouillard et malgré cela c’est toujours la plus belle plage d’Europe !
Saint-Sébastien est une ville de 200 000 habitants située à 50 Km au Sud de Biarritz. La vaste baie prend appui sur deux collines rocheuses : à gauche Monte Igueldo, à droite monte Urgull, au
centre, une île, Santa Clara. En face de l'île, la plage principale : « la concha » en forme de conque comme son nom l’indique.

Ce qui est particulièrement plaisant à San Sebastian c’est la place laissée aux piétons.

Le remblai leur est entièrement destiné. Ils ne s’en privent pas y compris par une soirée de brouillard comme celle d’aujourd’hui !
Les ados, les vélos, les bobos, les clodos, les aficionados, les latinos, les dactylos, les amateurs de cigarillos, les écolos un peu folklos, les gigolos, les nanas qui courent pour perdre des kilos, les porteurs de bérets qui vont mollo,
les prolos, les travelos et les amateurs de water-polo, tout le monde se retrouve sur le remblai ! On se croise, on se toise, avec des manières courtoises ou bien narquoises, parfois un peu bourgeoises ou bien gauloises sinon grivoises, on s’apprivoise…

Même par ce temps gris et froid, on joue sur la plage…

… et les trompettes des musicos ne sont pas complètement bouchées !

Plusieurs cafés vieux style, dominent la plage.

La bôite de nuit ouvre sur la mer… entrée directe pour les maquereaux et autres turbos…

On peut aussi emprunter l’entrée latérale où de charmantes jeunes filles vous accueillent !...

À Saint-Sébastien tout est bien ! Par contre si vous souhaitez y passer la nuit, les hôtels abordables sont plus rares que les bars à tapas ! Quand aux places de stationnement : le garage coûte 20 € la nuit, le PV 30 €, à vous de choisir !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES
BILBAO (BILBO en Basque) est situé environ à 2 heures de Biarritz par l'autoroute, dans le pays Basque espagnol, dans une ria à quelques encablures de la mer. La ville compte 350 000 habitants et ne serait pas connu dans le monde entier si elle n'abritait le célèbre musée Guggenheim construit, il y a une dizaine d'années sur les rives du fleuve  Nervion.
Le musée abrite des collections d'art moderne, peintures, sculptures, objets détournés de leur sens utilitaire,... Les styles représentés recouvrent l'expressionnisme abstrait, l'art conceptuel, le minimalisme, le pop art, etc... Mais le plus intéressant n'est pas dans le musée, c'est le musée lui-même ! Il a été construit par l'architecte canadien Franck GHERY qui est, pour moi, un artiste résolument moderne, dans le meilleur sens du terme. Franck Ghery est le spécialiste de la ligne courbe et des formes inattendues comme il l'a déjà montré pour la « maison qui danse » à Prague ! Il explique avoir été inspiré par le peintre Matisse et avoir géré la rencontre des surfaces, les intersections de courbes à la manière de celui-ci. Matisse serait heureux de cet hommage : sobriété du trait et des volumes, élégance, harmonie...

Le bâtiment est recouvert de feuilles métalliques qui lui confèrent une allure plus proche de la sculpture géante que de l'architecture traditionnelle. Il est surprenant et beau sous tous les angles.

Les oeuvres exposées à l'intérieur ne m'enthousiasment pas autant. Beaucoup d'oeuvres monumentales, répétitives qui réutilisent des matériaux de la vie courante pour les détourner de leur sens utilitaire et renouveler notre regard sur eux, nous montrant (ou en nous démontrant lourdement) qu'ils sont des oeuvres d'art.

Marcel DUCHAMP, un artiste français au début du siècle dernier avait déjà inauguré cette pratique en exposant un urinoir « tout fait ». C'est ainsi que l'on trouve au musée de Bilbao des escaliers en béton armé avec leurs fers qui débordent et leur aspect « brut de décoffrage ». Ils occupent toute une grande salle et, deux d'entre eux essaient d'escalader le mur comme il est (presque) normal pour un escalier !

Bien que cela me touche un peu, à vrai dire je n'ai pas besoin qu'on expose cela dans un bâtiment qui est en lui-même une oeuvre d'art architectural bien plus belle qu'un décoffrage d'escalier en béton. Habituellement on met la perle dans un écrin et pas l'inverse ! A ce propos les alentours du musée comportent beaucoup « d'oeuvres d'art » en construction ! Pressez-vous si vous souhaitez en profiter. L'effet musée a profité à ce quartier qui était en friche et tout le monde veut s'y installer ! Les vrais artistes modernistes et postmodernistes sont dehors : ferrailleurs, maçons, grutiers, etc...

L'entrée du musée est occupée par une oeuvre qui fait l'unanimité et dont tout le monde se souvient. Elle est d'une banalité déconcertante : une sorte de grosse peluche de dix mètres de haut, un toutou recouvert de fleurs. Ainsi l'emblème du musée qui se veut le plus avant-gardiste d'Europe reprend les clichés les plus éculés de l'art populaire : la peluche géante, le toutou et les fleurs !

Post scriptum : si vous ne souhaitez visiter que la peluche et les extérieurs, c'est gratuit, si vous souhaitez visiter l'escalier, le prix grimpe à 12 €.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche
Il est de bon ton chez certains intellectuels de se moquer des chasseurs. À les écouter les chasseurs seraient tous des gros « beaufs » avinés ne trouvant leur jouissance que dans la tuerie d’animaux sans défense ! C’est une attitude bien méprisante et qui met dans la même gibecière beaucoup de monde. A vrai dire je trouve qu’il existe des « gros beaufs avinés » dans tous les milieux et pas spécialement chez les chasseurs, il en existe chez les intellectuels par exemple....

Qu’il existe un parti politique des chasseurs, par contre et qu’il remporte un nombre non négligeable de suffrages, est une question qui m’interpelle.

Je pense qu’il faut replacer la chasse dans le contexte de notre histoire récente et ancienne. Récente, c'est-à-dire celle qui date de -10 000 ans environ et ancienne, celle qui remonte à l’apparition des premiers hommes, il y a 3 millions d’années.

Pendant 3 millions d’années (moins 12000 ans) nous avons vécu de la chasse et de la cueillette : la cueillette plutôt féminine pense-t-on et la chasse plutôt masculine. Survient le néolithique : de petits groupes humains commencent à se sédentariser, à cultiver le blé (l’épeautre est la variété la plus proche du blé ancien...) et à domestiquer des animaux.

Cette sédentarisation qui a apporté un certain sentiment de sécurité à nos ancêtres leur a laissé également un goût amer : celui d’avoir perdu leur liberté. Elle leur a retiré également les plaisirs de la chasse : prévoir, calculer, se coordonner, ruser puis enfin triompher et se nourrir de la proie que l’on a vaincue. Enfin raconter ses exploits le soir à la veillée… Voilà un sentiment de sécurité très chèrement payé !!!

Malgré les indéniables avantages apportés par la sédentarisation et l’agriculture les paysans ont toujours continué à chasser. Au moyen-âge, leurs griefs contre les seigneurs portaient souvent sur ce droit que les puissants voulaient s’arroger. La chasse n’est pas un élément de survie aujourd’hui mais c’est toujours une aspiration à retrouver un mode de vie ancestrale, un paradis perdu, le paradis d’avant le néolithique, la liberté à laquelle il a fallu renoncer avec la sédentarisation et l’agriculture. Dans nos cultures occidentales, les gitans sont encore les porteurs enviés, mythifiés et décriés de cette aspiration.

La chasse dramatise cette longue histoire de l’homme et de l’animal. La corrida en est l’expression la plus théâtralisée et esthétisée.

Faut-il renier cette époque et ces traditions ? Faut-il condamner les chasseurs et interdire toute forme de chasse ? Pour moi, la réponse est non. IL faut par contre la réglementer, l’encadrer et redonner peut-être plus de chance à l’animal. Entre la proie naïve qui a grandi dans un élevage et le chasseur bardé d’armes comme un soldat de la guerre du Vietnam il y a un déséquilibre qui ne fait pas honneur aux chasseurs ! Par ailleurs la chasse peut évoluer et se transformer en bien d’autres activités plus ou moins sportives. Le tir au pigeon d’argile en est une, le tir sur des cibles mouvantes également. Il en existe déjà un certain nombre d’autres. Mais pour un vrai chasseur, rien ne remplacera le tir sur une vraie cible… On peut comprendre que cela soit alors un plaisir qui se paie le prix fort !

Pour moi qui ne chasse les animaux qu'avec un appareil photo, l’important est de ne pas renier et balayer d’un revers méprisant de la main, cette aspiration forgée au cours de 3 millions d’années d’évolution. On peut comprendre ce besoin même si on estime nécessaire qu’il se civilise. Le parti des chasseurs, qui a première vue peut paraître incongru, a donc bien des racines profondes.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

Princesse BB a 10 ans. Comme elle est en vacances à la maison nous avons fait plein de choses intéressantes. Entre autres, nous sommes allés à la déchetterie. Je lui laisse la parole.

- C'est un lieu très animé. L'employée est une jeune femme sympathique qui nous a montré l'endroit où il fallait déposer les piles usagées. (la photo n'a aucun rapport avec la déchetterie, c'est moi dans un arbre...)

- Après avoir accompli cette noble mission qui contribue au sauvetage de la planète nous sommes allés prendre un goûter. Comme il faut manger 5 fruits par jour, à ce qu'il paraît, nous sommes allés à la fraiseraie. Les sorbets contiennent 60 % de fruits. Alain a pris un sorbet framboise-passion ce qui lui a fait sa dose pour la journée et moi, j'ai pris un fruit un peu particulier puisque c'était une succulente glace au café ! Hmmmm ! en matière de fruits, y'a mieux, je sais... Peut-être serons-nous obligés d'y retourner avant ce soir ? !... (là, sur la photo, c'est mon frère quand il se prend pour Tarzan la banane !...)

- Assis sur le mur, tout en suçotant notre glace, nous avons regardé les passants qui nous regardaient eux-aussi ! Une glace gisait lamentablement par terre et nous avons pensé : "dommage que Caline ne soit pas là pour la déguster !". (sur la photo, ce n'est pas Caline, c'est Mundaka, mon chien adoré, qui lui aussi aurait aimé lècher cette fameuse glace !...)

- Là-dessus nous avons discuté philosophie. Alain a été très étonné et ravi quand je lui ai déclaré : "Tu sais, la vie c'est toujours comme çà, il y a toujours un petit défaut !" (la photo c'est une belle maison que j'ai vu pendant notre promenade : elle n'avait qu'un seul petit défaut, elle était vraiment trop chère !...)

Sur cette réflexion nous avons terminé nos glaces et le soir nous sommes allés au ciné voir un beau film : "Ensemble, c'est tout" . (ça, c'est une porte que j'ai trouvé très belle, alors je l'ai photographiée. Alain m'a dit que je savais choisir mes sujets et que plus tard je serai une grande photographe !...)

C'est beau les vacances à Pornic, mais j'aime bien aussi mon pays Basque où j'ai fait du ski il y a deux semaines ( à la Pierre Saint-Martin, et c'était très bien...)

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