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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #VENISE

Certains pensent qu’à Venise tout n’est que calme, luxe et beauté, volupté, harmonie, fêtes élégantes, musique classique, Vivaldi et tutti quanti !... Mais non ! Quand on y arrive à onze heures, les livreurs n’ont pas encore fini de livrer, les touristes en rangs serrés, comme des colonnes de fourmis, envahissent les beaux quartiers, les vaporettos sont bondés comme de vulgaires rames de métro et les étroites ruelles retentissent de vigoureux « attenzionne » de vénitiens pressés !

 Sous le pont du RIALTO (le plus beau du grand canal) le trafic est intense. Les vaporettos se croisent dans un vacarme assourdissant, les taxis virevoltent et font les malins, les gondoliers, avec leur chargement de précieux touristes (80 € les 40 minutes !!), se jettent avec dextérité dans la mêlée sous le regard émerveillé des visiteurs d'un jour, toujours nombreux, accoudés à la rambarde du pont du Rialto !

 Le spectacle est partout !...

Dès que l’on s’éloigne un peu du Rialto, qui offre deux arrêts de métro, pardon de vaporettos, on retrouve un peu de calme… Ca ne dure pas longtemps et l’on se demande comment font les traghettos (traghetto : gondole qui sert à traverser le canal), dans lesquels les passagers se tiennent debout, pour ne pas chavirer !...

 Les vaporettos (en italien, au pluriel on dit « vaporetti ») continuent imperturbablement à sillonner le grand canal. Ils sont antiques, poussifs, un peu crades, mais increvables. Ils ont le charme des vieux tramways de Lisbonne ou de Prague. Ils brinqueballent, ils grincent, ils  pétaradent mais on s’y sent bien… de vieilles embarcations pour visiter les vieux murs, d’antiques palais noircis par le temps et par la pollution… Ils ne déparent pas dans la vénérable cité !...

Pendant ce temps les livreurs continuent de livrer. Il est presque midi et ils sont fatigués. Les paquets, les bidons, les boîtes pèsent lourds sur les bras tétanisés. Il faut les voir le matin, tout fringants, faire voltiger les colis !…. C’est ce que nous verrons demain. Debout dès 7 heures du matin. Nous commencerons par un petit tour au marché du Rialto, un vrai marché avec de vrais fruits, des légumes...à vous faire changer de régime et devenir végétarien !... et des crustacés,du poisson… le plus beau marché de Venise !... 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #VENISE

On peut aller à VENISE à vélo, on peut y aller en auto, en train, en bus, à pied…J’ai choisi l’avion ! Nantes-Lyon puis Lyon-Venise. Si vous prenez l’avion dans la matinée à l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon vous bénéficierez d’un magnifique survol des Alpes. Sommets éclairés par une lumière bleue et rasante…

Profonde vallée sillonnée par les torrents et les voies de communication…

Petit glacier perché sur un sommet…

Puis, arrivée au-dessus de la plaine du Pô, parcourue  par de nombreux canaux sinueux : on dirait la peau d’un animal vivant avec ses vaisseaux sanguins !...

Enfin Venise apparaît comme une sorte d’embryon relié au continent par un cordon ombilical rectiligne de 3,8 Km par où passent le train, les voitures, et bien d’autres services nécessaires à la vie d’une ville de 60 000 habitants (270 000 en incluant les îles et la terre ferme).

Atterrissage à l’aéroport Marco-Polo, puis bus jusqu’au terminal de Piazzale Roma et Vaporetto, ligne 1, jusqu’au pont du Rialto. L’hôtel est situé un peu en retrait du Grand Canal et donne sur une petite place avec son restaurant qui annonce fièrement qu’il ne sert pas de pizza ! On n’y mange pas le soir. Il se consacre à cette activité que les vénitiens adorent : le bar à vin !...

Je pose les valises, bonjour Venise !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Bonjour ! reprise en douceur après un beau séjour à VENISE.

En douceur pour le blog car je prépare une expo pour la galerie Jean CHEVOLLEAU à POUZAUGES en Vendée. Le thème : " ART INSOLITE ET INVOLONTAIRE". J'ai invité pour cette expo le photographe allemand H. Wolfgang HAERING. Le vernissage aura lieu le jeudi 11 octobre 2007 à 18H30. Vous y êtes tous conviés. La galerie est facile à trouver, sur la butte, près de la mairie...

On peut penser que pour préparer une expo il suffit de prendre des photos, mais non, ce n'est que la première étape ! Il faut encore les sélectionner pour en faire un thème homogène mais présentant suffisamment de diversitéRecadrer, retoucher et retravailler le cliché éventuellement, choisir les formats et, last but not least, encadrer ! J'en suis à cette dernière étape et ce n'est pas la plus simple car j'utilise des formats variés : 50X75 cm, 40X50, 30X45, 50X65,... Cette diversité correspond mieux à mon caractère que le format unique : cadre noir, passe-partout blanc que l'on voit dans la plupart des expos photos. Chaque cadre est ainsi comme une fenêtre ouvertre sur le monde et chaque fenêtre est adaptée à la vue qu'elle offre. Je ne veux pas d'une expo du type fenêtres d'une barre d'immeubles mais plutôt fenêtres d'un quartier qui a vécu, qui a une histoire !...

Une photo de Wolfgang des dunes de Namibie, tirée en 40X40 sur cibacrome et une photo de "blanc d'Espagne", tirée en 50X75 cm que j'ai retravaillée en bicolore.

 Ce n'est pas de la photo traditionnelle. Elle nécessite un peu d'explications. Nous en reparlerons !...

Demain : première journée à Venise...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

Nous arrivons à Saint-Nazaire pour l’heure du déjeuner. Si un jour vous cherchez un restaurant simple mais bien placé, choisissez l'un de ceux qui se trouvent au bout du port, près du pont levant. En déjeunant sur la terrasse vous aurez peut-être la chance de voir le pont se lever et l’écluse s’ouvrir, tandis que, majestueusement, un bateau passe !...

Le port est bordé sur le côté gauche par la base sous-marine allemande (de la 2ème guerre mondiale). Comme les nazairiens ne pouvaient pas la détruire, ils en ont fait un point d’attraction : un musée des transatlantiques d’autrefois, un complexe de salles de ciné, des immeubles d’habitation et de bureau… le centre de "St-Naz" se déplace (avec bonheur) vers le port !...

Sur la droite, une autre base sous-marine, plus petite, abrite « l’Espadon », un sous-marin que l’on peut visiter.

En montant sur la terrasse on peut admirer la dernière « œuvre d’art » : des triangles rouges peints sur les silos, les toitures… En se plaçant à l’angle de la terrasse on les voit alignés ! On ne peut être qu’admiratif pour les peintres en bâtiment qui ont réussi à peindre ces tâches rouges en des endroits aussi acrobatiques ! Je vous livre le commentaire de la brochure officielle : « Ca y’est ! L’image parfaite de 25 triangles se déployant sur une ligne imaginaire vient de se reconstituer. Grâce au regard du spectateur, les hangars de St-Nazaire accèdent au statut d’œuvre d’art. C’est ça l’esprit d’Estuaire 2007. » Bon ! C'est eux qui le disent !...

La ballade n’est pas encore terminée : il reste à prendre le train pour regagner Nantes où une dernière œuvre d’art nous attend, une qui, pour une fois m’a plu d'emblée, ainsi qu’elle plaît à des milliers de spectateurs et bientôt à des dizaines de milliers car elle est destinée à durer !... Mais je ne pourrai vous en parler que dans une semaine. Je vais changer de mer et d’embarcation : vive les gondoles ! Demain, en route pour VENISE !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

Nous quittons le port de Donges. Nous sommes rendus à l’embouchure de la LOIRE.

Le site est encore un peu marécageux malgré les drainages (la grande Brière n’est pas loin, à une dizaine de km). Son emplacement en a fait un site de choix pour nos ancêtres et l’on retrouve des traces d’occupation datant de 30 000 ans. De nombreux vestiges mégalithiques (-5000 milles ans, époque des dolmens et des menhirs dans toute l’Europe) ont été retrouvés !

 

Le pont de St-NAZAIRE se dessine à l’horizon. Il est superbe !

Il s’élève à 60 m au-dessus de la mer et mesure près de 3 km et demi. Dernier pont sur l'Atlantique avant celui de Brooklyn !... Il n’est pas rectiligne : il forme Un S que l’on peut admirer des chantiers. Le péage a été supprimé il y a une dizaine d’années. Sa  situation et sa hauteur l’expose particulièrement quand le vent souffle de l’Ouest et il peut arriver que la circulation soit interdite.

 Je me souviens d’une journée de tempête en novembre : une caravane qui me devançait s’est couchée sur le côté !

 Nous passons devant les chantiers de St-Nazaire. Ils ont résisté aux crises des années 80 et le carnet de commande est plein. Le savoir-faire local est très apprécié. On se souvient que le plus grand bateau de croisières « in the world », le Queen Mary 2, a été construit ici. Une commande, plus modeste, est en cours : le MSC POESIA : 300m de long, 4000 passagers tout de même ! Depuis quelques années la demande pour ces palaces flottants a explosé, pour le plus grand bonheur des chantier de St-Nazaire.

 Pour ces bateaux, ce qui compte, c’est le nombre de cabines avec vue sur la mer (près de 1300), la qualité de la salle de spectacle et de la cafétéria : http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=105400 ! La visite d’un tel bateau en construction est passionnante (autant qu’une croisière et pour un prix nettement plus abordable !!!)

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

On approche de PAIMBOEUF et l’on commence à croiser des voiliers…

L’artiste qui a travaillé sur le site de Paimboeuf a créé « un jardin étoilé ». Quelques éléments (les manches à air peintes par les scolaires) rappellent vaguement la culture japonaise… C’est un foutoir de bout de bois, de planches et d’échafaudages que l’on dirait monté par un Jerry Lewis lisant un plan à l’envers !

Sur le pont du bateau les gens papotent entre eux, se photographient, mais ne flashent pas pour l’œuvre !

Paimboeuf a été pendant plusieurs siècles l’avant-port de Nantes. Les habitations sont toutes en hauteur, serrées les unes contre les autres et sur plusieurs rangées reliées entre-elles par d’étroits passages (comme à Bayonne et pour les mêmes raisons). Il fallait héberger des centaines et même des milliers de marins au plus proche des bateaux !

Les hautes cheminées de la raffinerie de DONGES émergent du brouillard. Ce port a été construit pendant la première guerre mondiale pour débarquer le matériel des Anglais et des Américains. Aujourd’hui, la raffinerie traite 8 millions de tonnes de pétrole brut par an. C’est un ouvrage d’art qui touche l’œil et l’odorat ! Je me souviens des retours à St Nazaire par le train de nuit. Pas besoin de réveil : l’odeur vous saisissaitt les narines !...

Les multiples lumières dans la nuit de l’enchevêtrement des canalisations  et des torchères en font un spectacle étonnant et féerique.

Encore un bel ouvrage d’art qui ne doit rien, à vrai dire, aux artistes de l’estuaire !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

Les cheminées géantes de la centrale thermique de Cordemais (la plus haute culmine à 22O m) s’estompent dans le brouillard…  C’est l’une des rares centrales de ce type qui reste en France. Elle brûle 2 millions de tonnes (oui, vous avez bien lu… 2 millions de tonnes !) de charbon par an. Elle excrète l’équivalent de  20 millions de tonnes de CO2 par an !!! Les autres dégâts à l’environnement sont limités grâce à d’efficaces filtres de désulfuration (qui permettent de récupérer du gypse, lequel est transformé en plâtre !) Pourquoi ce monstre antédiluvien est-il conservé ? D'après EDF, cette vieille centrale  joue un rôle important dans la régulation de la production électrique en cas d’à-coups (comme cela a été le cas lors de la tempête de 1999)

L’œuvre d’art suivante apparaît : « la flottille de bateaux-arbres ». J’imaginais une réunion importante de bateaux, pas une Armada, mais au minimum une dizaine. 3 bateaux minuscules seulement et quelques plumets d'arbres dessus ! Ils sont un peu ridicules dans le brouillard à côté de ces authentiques ouvrages d’art que sont les cheminées de Cordemais !!!!

Œuvre suivante : « la maison endormie dans la Loire ». Circulez, y’a rien à voir ! La maison est cul par-dessus tête ! La marée s’est jouée de cette maison de carton-pâte comme d’un fétu de paille ! (Je dois signaler que l'on ne verra pas non plus le canard géant que les dieux du fleuve n'ont pas accepté de laisser barboter. Dommage !)

A FROSSAY, l’on passe devant « le rassemblement d’architectures mobiles ». Le nom est bien pompeux pour désigner quelques dômes en plastique, une vieille caravane qui sert de jukebox et diverses bizarreries… Tant qu’à inviter les gens à dormir, j’aurais bien vu ici quelques yourtes  mongoles, des cases en torchis et surtout les maisons basses, aux toits de chaume, des marais de Vendée et de Brière. L’exotisme aurait été plus fort et le succès garanti ! J’ai l’air de dénigré, mais pour l’instant je n’ai entendu personne dans  le bateau poussé des oh et des ah à la vue de ces « œuvres d’art contemporain » ! Rien de "bouleversifiant"  il faut le dire !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

…Le brouillard devient plus épais et la Loire est presque inquiétante.

 
Trois figures de chats, crachant de l’eau, apparaissent : l’œuvre s’appelle « capitaine cat ». Les têtes sont fixées au sommet des mats d’un bateau coulé pendant la guerre.

 
Passage devant un autre bac, le dernier avant l’embouchure… La Loire est impressionnante, grise, envahie de reflets lunaires…

 
Au niveau du Pellerin, sur l’écluse, un bateau incurvé est en équilibre. Il est déformé et me fait penser « aux montres molles » de Dali.

 
On approche de la centrale de Cordemais. Les hautes cheminées se perdent dans le brouillard. Les bords de Loire, dans cette partie de l’estuaire ne sont pas souriant, c'est le moins que l'on puisse dire. Il s'en dégage parfois une atmosphère sinistre… Les oiseaux sont de plus en plus nombreux. Un vol passe au-dessus d’une maison abandonnée…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

La croisière continue à la découverte des œuvres qui jalonnent l’estuaire de la LOIRE. Un oiseau, un héron peut-être, accompagne quelques instants notre bateau ?…

 
Nous arrivons devant la « machine à remplir la Loire quand elle est vide » ! C’est un simple jet d’eau qui se déclenche quand la marée est basse et s’arrête quand elle est haute….

 
Le bateau reprend sa route laissant derrière lui un sillage en forme de trident…

 
Petit signe de la main aux passagers du bac d’Indret très pratique pour passer la Loire entre les ponts de Nantes et St Nazaire !...

 
Le phare de Couëron est en vue : un jet d’eau de 20 m de hauteur se déclenche si et seulement si une personne de bonne volonté ou un peu fatiguée s’assoit sur un banc situé sur le quai !...

 
Des enfants se font un plaisir de nous faire une démonstration…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

Le bateau passe devant le hangar à bananes…. Un petit signe en passant au ferrailleur. A cette heure matinale, le café-concert est vide. Il est vrai qu’il ferme à 4 heures du matin !

 Nous doublons la pointe de l’île et nous laissons la grande grue grise (GGG pour les intimes) dans le brouillard…

 Le petit village de Trentemoult où fut tourné « La reine blanche » apparaît…

 Les grues du port au bois (où se déroulait l’une des aventures de Léa) se profilent dans le brouillard…

 Puis le bateau passe sous le pont de Cheviré qui fait la liaison entre le nord et le sud Loire. Mieux vaut être dessous que dessus : il est réputé pour ses bouchons !

 Première œuvre d’art au niveau de Bouguenais, devant le chantier d’alumarine. « Sept bouillonnements viennent troubler la quiétude de l’estuaire ». Désolé je n’ai rien vu bouillonner, les autres non plus !

Tant pis, nous serons privés de "bouillon de culture" ! En route pour l’étape suivante !...

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