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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Entre l'amour et l'amitié les points communs dépassent les différences (les racines communes AM-our AM-itié en témoignent) mais une particularité fondamentale de l’amour lui confère sa parfaite originalité.

Dans les deux cas il s’agit bien d’une alliance à bénéfices réciproques. Les conjoints ou les amis sont prêts à se dévouer l'un à l’autre, et même à se sacrifier quand l’autre est dans le besoin. C’est même à cela que l’on reconnaît les vrais amis et les vrais amants : ils ne fuient pas dans l’épreuve, ils sont toujours présents (ce qui n’est pas le cas des amis de circonstance). Ils bénéficient l’un de l’autre, ils s’enrichissent l’un de l’autre quand tout va bien et ils s’entraident quand ça va mal ! Ils sont en somme une assurance contre l’adversité et une banque de ressources toujours prêtes pour de nouveaux projets. Ne jamais connaître ni l’amitié ni l’amour dans sa vie, c’est se priver de ce sentiment de confiance et de plénitude qui rend si douce la vie à deux. Cela peut être aussi le résultat d’une mauvaise opinion sur soi-même : on ne s’estime pas capable d’apporter assez de bonheur à l’autre et indigne d’en recevoir de lui.touterelles.jpg

La différence fondamentale entre l’amour et l’amitié consiste dans le fait que les amants s’apportent du plaisir sexuel et qu’ils construisent un projet en chair et en os qui les sollicite tous les jours et, au début, y compris la nuit : un "petit" !

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Mai 68 n’est évidemment pas une révolution mais une révolte. Elle marque, tout à la fois, l’apogée de la révolution industrielle et le « début de sa fin ». Les richesses que cette dernière a apportées s'appuient sur des rapports individuels, familiaux et sociaux d’un autre temps. Dans beaucoup de pays industrialisés des révoltes de la jeunesse, identiques à celle de mai 68 en France, éclatent, signifiant bien par là que les temps sont entrain de changer («The times they are a changing » chante Bob Dylan :http://www.lacoccinelle.net/traduction-chanson-1579-.html )

L’aspect politique de ces révoltes prend les couleurs du maoïsme sous l’influence de la révolution culturelle chinoise et de l’appui financier que ce pays, pourtant alors très pauvre et sujet à des famines, distribue dans le monde entier à ceux qui le soutiennent dans sa lutte idéologique contre l’URSS. Dans ce sens, Mao-tsé-toung a sûrement été le plus grand manipulateur du XXe siècle ! Dans son propre pays il a utilisé, cyniquement, la fougue, l’intransigeance et l’aspiration à un idéal de la jeunesse pour reprendre le pouvoir et il a provoqué la scission des partis communistes dans le monde entier pour gonfler les rangs de ses partisans dans l’internationale communiste. Il ne s’agissait, en fait, que de la lutte banale et cruelle, d’un vieil empereur déchu pour récupérer son trône. On peut, peut-être, lui accorder d’avoir été un nationaliste utile à sa nation ? Les chinois en jugeront eux-mêmes quand  ils réussiront  à  accéder à la démocratie. panneausncf.jpg

La vraie révolution qui s’annonce et que les révoltés de 68 ne soupçonnent même pas à l’époque, est celle des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Elle a débuté, sans bruit en 1971, par la fabrication du premier microprocesseur par la société INTEL. Aujourd'hui, plus d’un milliard d’hommes utilise un ordinateur et 800 millions communiquent par Internet, les téléphones portables raccourcissent les distances, y compris dans les pays du tiers-monde…

Pour mémoire, on peut rappeler les grandes dates des 3 révolutions industrielles :

1780 : Fin de l’artisanat, apparition de la production mécanisée, …

1880 : La production de masse, l’électricité, les moyens de transport, le travail à la chaîne, …

1980 : L’informatique, la mondialisation, …

Nous en sommes là aujourd’hui. Comme dans toute révolution, les choses vont à une vitesse folle aussi bien du point de vue des découvertes scientifiques que des innovations technologiques, des changements économiques, des rapports de force dans le monde et de l’évolution des rapports sociaux. Certains se posent la question : il y aura-t-il une pause ? On peut penser que oui. D’ici 5 ans on devrait atteindre la limite de miniaturisation des composants électroniques. Jusqu’à présent, tous les 18 mois, la puissance des processeurs était doublée (ce qui avait pour conséquence que l’ordinateur ou l’appareil photo ou le téléphone portable que vous veniez d’acheter, paraissaient complètement obsolètes deux ans après !!!)

Il est probable que, d’ici peu, on ne pourra plus accroître la puissance des microprocesseurs. Il arrivera alors aux NTIC ce qui est arrivé à l’automobile : on déclinera l’existant sous de multiples formes, on le perfectionnera, on le diffusera encore plus mais sans changement de fond. En somme, on améliorera la carrosserie mais le moteur sous le capot n’évoluera plus dans son principe !  Nous serions tout proche de cette étape... L'effervescence de la fin des années soixante annonçait bien une révolution, mais c'était une révolution industrielle que personne n'avait prévu. Comme toujours, l'A-venir reste à écrire !....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Pour clore  (temporairement) cette petite série de chroniques sur mai 68 : une anecdote « révolutionnaire ».
Dans la région nantaise une usine était l’objet des attentions d’un groupe d’extrême gauche qui diffusait tract sur tract, haranguait les « masses » à la sortie du travail, organisait de grands meetings révolutionnaires où n’assistait personne, et inscrivait, à la peinture blanche, des slogans incendiaires sur les immenses murs d’enceintes. Régulièrement, la direction faisait badigeonner les dites inscriptions et, la nuit d’après, un nouveau commando d’intrépides révolutionnaires redessinaient des slogans. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes quand la direction de l’entreprise eut une idée géniale : planter de la vigne vierge pour couvrir le mur.

Devant cette manœuvre déloyale de l’ennemi de classe, le brain storming du groupe révolutionnaire décida d’une riposte implacable. Les manœuvres patronales n’empêcheraient pas les braves prolétaires de lire les slogans lumineux qui leur étaient destinés. Dans les nuits qui suivirent, de mystérieux commandos révolutionnaires, armés d’arrosoirs et de désherbants vinrent asperger les pieds de vigne vierge. Mais les murs étaient longs, les plantes étaient vigoureuses, les arrosoirs étaient lourds, trop lourds…
Il fallut plusieurs séances animées, en réunion de cellule, à ces étranges jardiniers pour accepter l’idée, qu’en définitive, en ne détruisant qu'un pied de vigne vierge de temps à autre, les slogans en seraient embellis et, que par contraste, ils attireraient peut-être plus l'attention ?...  Ah ! si la dialectique n’existait pas, il faudrait l’inventer !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Les maoïstes ont fait l’apologie de la violence révolutionnaire affirmant qu’elle était justifiée puisqu’elle était exercée pour la « libération » du peuple opprimée par la bourgeoisie capitaliste. Cette glorification de la violence n’a pas été sans conséquence dans plusieurs pays d’Europe. L’Allemagne a connu les péripéties sanglantes de la bande à Baader et, l’Italie, les dérives tragiques des brigades rouges. La France a été relativement épargnée.mai68_06.jpg

On peut citer l’assassinat d’un ouvrier de Renaud Billancourt par un vigile puis, de ce même vigile, par des maoïstes, quelques enlèvements et des actions symboliques.

A cette relative sagesse, deux grandes raisons :

- Les militants de la gauche prolétarienne étaient des intellectuels, souvent des lettrés pour qui la violence était plutôt dans les mots que dans les actions. Leurs tracts étaient de vrais brûlots mais leurs têtes restaient relativement froides.

- Les militants marxistes-léninistes recrutaient, eux aussi, surtout chez les intellos et ils étaient bien trop disciplinés pour se livrer à des actes incontrôlés. L’heure n’était pas à l’insurrection, la priorité consistait à faire lever le « ferment révolutionnaire » dans les masses !...

Par ailleurs ils étaient tellement occupés à s’engueuler les uns les autres, à se diviser, à scissionner, à créer une nouvelle fraction d’une fraction (comme les autonomistes corses encore aujourd’hui) qu’ils n’avaient pas le temps de commettre des attentats !

 
Toutefois, le sens du spectacle de certains « maos » était tel qu’un accident finit par arriver. Le 25 février 1972 les « maos » organisent un commando à l’usine Renault Billancourt. Le coup est soigneusement monté. Le photographe de l’agence Libération est là. Après une harangue révolutionnaire, les maos chargent les vigiles avec les manches de leurs drapeaux transformés en gourdins. Un vigile sort son arme et leur intime l’ordre de reculer. Pierre Oveney, qui n’est plus ouvrier chez Renault depuis quelques mois mais qui y travaillait avant d’être renvoyé, refuse d’obtempérer. Il continue d’avancer. Le vigile lui tire une balle en pleine poitrine. Pierre Overney meurt quelques instants après.

Les dirigeants « maos » n’avaient pas prévu cette riposte. Ils sont effondrés. Les voici affrontés à la vraie violence, celle qui est rouge comme le sang !

Ils auront la sagesse de ne pas faire monter les enchères. 200 000 personnes assisteront à l’enterrement de Pierre Overney. Cela marquera à la fois l’apogée et le déclin des maoïstes de la Gauche Prolétarienne dont le mouvement sera dissous. Mais leurs idées se répandront partout dans les associations, les syndicats, les mouvements sociaux divers…

L’extrême gauche a, pour l’essentiel, échappé à la violence mais elle l’a théorisée, encouragée et, d’autres, beaucoup moins lucides l’utiliseront pour des actes insensés. C’est le cas, par exemple, du groupe « action directe » dont l’un des fondateurs vient d’obtenir la semi-liberté, en décembre 2007, après 20 ans d’emprisonnement…

Les leçons et la théorisation de la violence par les maoïstes de 68, n’ont sûrement pas été perdues pour tout le monde. Des activistes s’en inspirent encore aujourd’hui et pas seulement en France…

Pour en savoir plus sur l'histoire et le rôle des maoïstes français je vous recommande l'ouvrage d'un journaliste et professeur à l'institut d'études politiques, Claude BOURSEILLER : les maoïstes, la folle histoire des gardes rouges français, éditions Points, 8€. Passionnant comme plusieurs romans en un seul, bien documenté et écrit dans un style qui n'a rien à voir avec celui d'un tract !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Dans les années soixante, l’homosexualité est un tabou. On n’en parle pas, on la censure, on la punit. Aux USA, le mouvement hippy et la contestation étudiante ont déjà pris les devants. En France, le philosophe Guy Hocquenghem (il n’est encore qu’étudiant) dirige un dossier dans la revue révolutionnaire « Tout » prônant la libération sexuelle et, en particulier, la création d’un Front Homosexuel Révolutionnaire. Il suscite une vive réaction des pouvoirs de l’état qui interdisent le journal. L’accueil des autres groupes maoïstes est mitigé et même parfois hostile ! Malgré tout, l’idée que les homosexuels sont des citoyens comme les autres, qu’ils ne sont ni des malades ni des handicapés ni des délinquants, progresse.mai68_05.jpg

Il faudra attendre 1978 pour que le film « la cage aux folles » avec Michel Serreau, dédramatise la situation. Aujourd’hui, le candidat à la mairie d’une grande ville (c’est peut-être plus difficile dans une petite commune) peut dévoiler publiquement son homosexualité sans que cela soit forcément une entrave à son élection. Peut-être aurons-nous un jour un président qui a fait son « coming out » ?

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
 Je vous envoie un bouquet que ma main
 Vient de trier de ces fleurs épanies ;
 Qui ne les eût à ce vêpre cueillies,
 Chutes à terre elles fussent demain.

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Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries,
En peu de temps cherront toutes flétries,
Et, comme fleurs, périront tout soudain.

 
 Le temps s'en va, le temps s'en va, ma dame ;
 Las ! le temps, non, mais nous nous en allons,
 Et tôt serons étendus sous la lame ;

 

 Et des amours desquelles nous parlons,
 Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle.
 Pour c'aimez-moi cependant qu'êtes belle.

Le sentiment de l'amour et du temps qui passe merveilleusement réunis chez Ronsard ! Si vous souhaitez en savoir plus sur le fameux "carpe diem", sujet de nombreuses dissertations au lycée, allez voir le site "bac-facile" à l'adresse suivente : http://www.bac-facile.fr/Ronsard/sonnetamarie.php

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

En 68 et dans les années qui suivent, de nombreuses femmes participent au mouvement maoïste en France. Elles soulignent rapidement qu’en fait d’anti-autoritarisme et de révolution des mentalités, les « maos » ne sont dirigés que par des hommes qui accaparent le pouvoir ! Elles s’emparent alors des idées lancées par les mouvements de libération des femmes aux USA, les « women’s lib » et développent leurs propres actions. Bientôt une revue est éditée : « Le torchon brûle » et un mouvement s’affirme : le MLF.mai68_04.jpg

L’estocade est donnée quand les femmes du groupuscule « Vive La Révolution » dénoncent leurs conjoints qui sont à la tête du mouvement ainsi que leurs autres « compagnons de route » et quittent le groupe pour rejoindre collectivement le MLF !

« Notre corps nous appartient »  proclament les maoïstes féministes, et  elles soutiennent que leurs pensées leur appartiennent tout autant et que ce n'est pas aux hommes de les leur dicter ! Ainsi a débuté une authentique révolution, issue de mai 68 et, en particulier du mouvement maoïste. Elle n'est pas encore terminée !...
Beaucoup de jeunes filles d’aujourd’hui n’ont aucune idée de ce qu’était la condition de leurs grands-mères il y a 50 ans et ne voudraient surtout pas y revenir.

Le féminisme n’effraie plus la société française mais un long chemin reste encore à parcourir dans la plupart des sociétés du monde, dans le monde musulman en particulier, mais aussi en Inde, en Chine,..! Il nous a fallu beaucoup de temps pour arriver à ce changement. Il faut comprendre qu'il en faudra également beaucoup à ces sociétés….

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Les maoïstes français ne se sentent pas vraiment l’âme de fourmis disciplinées et dociles. Chez nombre de jeunes nés après ou pendant la guerre, bouillonne une envie de révolte contre l’ordre établi. De la révolution culturelle ils ont retenu en premier lieu, cet aspect :  il faut bousculer l’ordre bourgeois, les hiérarchies, les comportements figés…La contestation prend rapidement une tournure antiautoritaire qui trouve un écho favorable dans la jeunesse de tout le pays.mai68_02.jpg

Deux tendances se dégagent :

- Une tendance plutôt spontanéiste teintée d’anarchisme et d’exubérance culturelle avec la Gauche Prolétarienne, la revue Tel Quel,…

- Une tendance plus sérieuse, cherchant à se structurer en parti révolutionnaire : les marxistes-léninistes.

Tous cherchent, à remettre en cause l’ordre bourgeaois et à instaurer de nouvelles valeurs. Ils s’entourent pour cela de soutiens culturels : des artistes, des philosophes, des cinéastes. On retrouve ainsi dans les rangs de ceux qu’ils appellent d'une façon un peu dédaigneuse les « démocrates », des noms prestigieux : Sartre, Foucault, Godard,…

Grâce à ce soutien, une certaine révolution « culturelle » diffuse largement dans les rangs de la société française et transforme profondément les rapports entre les gens. Elle connaît de réels excès que certains dénoncent aujourd’hui mais, personne n’envisage sérieusement de revenir aux rapports d’autorité des années cinquante !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Mai 68 a été un mouvement foisonnant, empli de contradictions, de bruit et de fureur, de rêves, de discours libertaires, antiautoritaires, absolutiste, anarchistes,…

Pour les aînés qui avaient connu la guerre et la résistance, le parti communiste français était encore prestigieux. C’était « le parti des fusillés » comme il aimait s’appeler lui-même. Il avait sa base arrière puissante : l’URSS. En réalité, celle-ci commençait à se fissurer. L’écrasement de l’insurrection de Budapest, en Hongrie, en 1956, le rapport Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline et, bientôt, l’invasion de la Tchécoslovaquie en août 68, montraient suffisamment que le socialisme à la soviétique et la liberté ne pouvaient pas faire bon ménage.mai68_03.jpg

Les trotskystes avaient déjà entrepris une critique du communisme soviétique et de ses émules du PCF mais c’était pour lui substituer une variante plus « pure », théoriquement moins bureaucratique.
Sous l’impulsion du maoïsme, les militants entreprirent une critique dévastatrice du communisme. Il ne s’agissait plus de substituer une variante rouge soviétique à une autre variante rouge soviétique mais d’introduire un état d’esprit radicalement nouveau venu de Chine, celui de la révolution culturelle !

Mais la Chine est lointaine et mystérieuse. On peut en raconter ce que l’on veut… Ceux qui s’y rendent, sur invitation officielle (ou de la très maoïste Association des Amitiés Franco-Chinoises) ne rapportent que ce qu’on leur a montré ou ce que leurs œillères leur ont laissé voir. Tout est en place pour une nouvelle utopie !...

Pour l’instant, il faut détruire l’ancienne utopie devenue "révisionniste" : le communisme à la soviétique. Les terrassiers du nouveau maoïsme culturel s’y emploient avec un zèle remarquable !

Même s’ils ont prêché une nouvelle utopie, on peut reconnaître ce mérite, aux maoïstes français, d’avoir contribué à faire tomber les illusions sur les vertus salvatrices du communisme.

Un penseur d’aujourd’hui, Wilson, grand spécialiste des fourmis a émis cette belle idée : « Le communisme est une merveilleuse idéologie, dommage qu’elle n’ait pas été appliquée à la bonne espèce ! ». Ce que ne savaient pas les militants de cette époque c’est que la variante maoïste du communisme qu’ils défendaient ne convenait pas plus aux humains que la variante soviétique. C’était une idéologie de fourmis !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Que reste-t-il de mai 68 quarante ans après ? pour les plus jeunes, quelques lignes dans leur programme d’histoire, pour les plus âgés, souvent l’impression d’un sac de nœuds dont il n’est rien sorti.mai68_01.jpg

Erreur ! il en est sorti plusieurs mutations :

1- La condamnation (de gauche svp !) la plus implacable du communisme soviétique et la fin de la fascination qu’il exerçait auprès des intellectuels progressistes de l’époque.

2- La transformation des rapports entre les dirigeants et les dirigés, les chefs et les employés,…

3- La révolte des femmes qui a mené, à travers les mouvements féministes, au nouveau statut des femmes

4- Un nouveau regard sur la sexualité et en particulier à la reconnaissance de l’homosexualité.

A ces transformations de fond de la société on peut aussi ajouter deux éléments contradictoires :

5- La distanciation par rapport aux idéologies et le développement d’outils critiques pour ne plus se laisser piéger.

6- Une justification de la violence dans les conflits et les rapports sociaux qui, bien qu’étant souvent verbale à l’époque, a fait des petits et donné des idées aux apprentis terroristes !

 Bien sûr, on ne peut attribuer à mai 68 seulement tous ces mérites ni toutes ces indignités. Il a souvent joué le rôle de déclencheur, d’agitateur. La société a progressivement repris, digéré, intégré ce qui lui était utile et rejeté le reste.

J’essaierai, ponctuellement, dans cette année du quarantième anniversaire d’apporter des éclairages sur quelques-uns de ces points.

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