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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

Le soir, on peut visiter d’autres grottes, modernes celles-là !


Repas, spectacles,danses folkloriques se tiennent dans une grotte reconstituée, disposant de tout le confort moderne !...

...sans oublier la sensuelle danse du ventre

Tourbillon de couleurs, de musiques, de bruits, d'odeurs, de mets et de vins...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

On l’oublie souvent mais la Turquie est un pays où le christianisme a été fort répandu.

Pour ceux qui ont un peu de culture religieuse, ils se souviennent des épîtres de Paul aux Ephésiens et la mère de Jésus, Marie, serait enterrée en Turquie !

  A partir du VIème siècle, les ermites (anachorètes), suivis par de nombreux autres chrétiens orthodoxes, se sont  installés en Cappadoce et ont creusés leurs églises dans la roche. Il en existe des centaines ! C’est à qui aurait la plus belle chapelle décorée de splendides peintures murales racontant la vie de Jésus et des apôtres…

Ces fresques sont relativement bien conservées. Les déprédations sont nombreuses toutefois, en particulier sur les yeux des personnages représentés qui ont souvent été crevés, grattés rageusement….Puissance du regard qui interpelle les iconoclastes (doctrine religieuse qui interdisait les images) anciens…et modernes.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

Une autre attraction bien connue de la Cappadoce réside dans ses « villes souterraines ».

Elles ont été creusées dans le tuf volcanique par les habitants qui se protégeaient ainsi des envahisseurs arabes. Il en existe une trentaine qui s’étendent en boyaux étroits dont le passage pouvait être coupé par de grosses meules de pierre. Des chambres sont disposées de chaque côté du boyau. Elles peuvent s’étendre sur des centaines de mètres et s’enfoncent profondément dans le sous-sol, sur plusieurs étages…

Des bouches d’aération sont disposées en divers endroits protégés de la vue et plusieurs sorties permettent de s’échapper dans le cas où les assaillants auraient su franchir les multiples portes de pierre.

Les autochtones construisent souvent leurs villages dans des vallées creusées d’une façon spectaculaire par l’érosion. Ils ont construit des maisons avec des moellons taillés dans la pierre locale.


Certaines sont très belle et l’on sent leur gloire passée sous la décrépitude actuelle.


Des citadins commencent à acheter des maisons en Cappadoce et les restaurent comme on l’a fait en France dans les années 70-80 avec les « maisons de campagne ».

Heureuse et belle région où  les enfants s'amusent encore  avec  un simple bout de bois !...

Mais aussi région de pauvreté et d'immigration et l'on retrouve les turcs de la Cappadoce dans nos pays riches d'Europe (3 millions en Allemagne )....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

A quelques centaines de Km d’Ankara se situe une petite région (300 Km carré) à l’attrait touristique incontournable : la Cappadoce. Elle est située sur le plateau anatolien à près de 1000 m d’altitude, glaciale en hiver et torride en été. En ce début avril on supporte d’être chaudement vêtu !

La Cappadoce résulte de l’éruption de plusieurs volcans qui ont recouvert ce plateau de tuf, c'est-à-dire de cendres et de déchets volcaniques agglomérés.

L’érosion a compétemment détruit les tufs tendres, constituant des plaines uniformes.

Quand des tufs tendres et moins tendres sont mélangés, l’érosion a creusé les parties de moindre résistance et laissé en place les parties plus dures qui forment des plateaux (mesa = table).

Quand la pente est relativement forte, le ruissellement creuse des petits canyons et si la pente est plus modérée, l’eau dégage des pointes, des aiguilles qui se transforment en « cheminées de fées » si elles sont surmontées d’une plaque de roche volcanique plus dure.

Le paysage de la Cappadoce est ainsi sculpté d’une façon féerique entre cheminées, canyons, plateaux dont les flancs présentent de délicates nuances de blanc, d’ocre, de vert amande et de rose pale.

Quelle que soit la lumière, l’effet est saisissant mais, comme d’habitude, le lever et le coucher du soleil magnifient ces paysages. Au milieu de la journée, ce n’est pas le ciel bleu qui embellit le plus cette nature. Un ciel un peu nuageux, avec des rayons de soleil qui éclairent des zones éparses met particulièrement en valeur ces immenses étendues.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

ANKARA était une petite ville de 30 000 habitants dont on ne connaissait le nom que grâce à ses chats, lapins et autres chèvres dont le poil fournissait la laine « angora ». Mustafa KEMAL, en 1923, en fit la capitale du nouvel état pour signifier sa volonté de se démarquer de l’empire ottoman. Le pari était audacieux, Ankara était situé loin de la côte, région la plus peuplée, sur un plateau élevé (à 850m), glacial en hiver et torride en été.

ATATURK marquait ainsi sa volonté de se réapproprier le passé Hittite des turcs. En même temps, il dé islamisa la société turque par des mesures de laïcité et dé arabisa la culture en instaurant l’alphabet latin. L’armée devant veiller au grain.


85 ans après elle est toujours omniprésente et garante sourcilleuse de l’orthodoxie kémaliste, n’hésitant pas à intervenir en cas de dérive islamiste, séparatiste, ou extrémiste. Il semble, que sous la pression de l’Europe, elle devienne plus tolérante. Ainsi a-t-elle accepté, l’an dernier, l’élection d’un président islamique (ce qui ne signifie pas islamiste).

Cependant, la loi autorisant le port du voile à l’université, la titille et l’on sent dans les hautes sphères du pouvoir militaire, des démangeaisons de coup d’état. Pour l’instant, les kémalistes se contentent de chercher à faire invalider le président sous de vagues prétextes d’anticonstitutionnalité.

ANKARA est aujourd’hui une ville de plus de 4 millions d’habitants dont la population a grossie au rythme effréné de l'émigration des paysans vers les villes. Il y a encore 10 ans  on voyait d’impressionnants bidonvilles en périphérie. Ils sont remplacés par des petits immeubles de couleur serrés les uns contre les autres. Tout le monde a trouvé à se loger mais que deviendront ces cités dans quelques dizaines d’années ?....

Les Turcs sont fiers du mausolée d’ATATURK : 800 000 visiteurs, l’an dernier, le jour de l’anniversaire de la mort du « père des Turcs ». On peut se contenter de le regarder de loin, par contre il ne faut pas surtout pas oublier le Musée des anciennes civilisations anatoliennes, qui, à lui seul, vaut le voyage !

Il présente des œuvres d’art qui recouvre une période de 6000 ans. Du néolithique avec la reconstitution d'un sanctuaire néolithique du site de Çatalhöyük (6800 ans à 5700 ans avant notre ère), jusqu’au début de notre ère.


Les objets utilitaires ou sacrés, les décors, les représentations humaines et animales sont d’une facture étonnamment moderne qui semble avoir inspiré l’art de notre vingtième siècle !....

Pour en savoir plus, consultez le site suivant qui en fait une présentation ordonnée : http://www.forumdesforums.com/modules/news/article.php?storyid=6649

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

Le bazar est une institution tellement remarquable dans les pays arabes et musulmans que le mot a franchi les cultures pour rentrer dans le vocabulaire courant de la langue française. Il a subi une certaine transformation en passant d'une culture à l'autre.

Il est vrai que nos marchés occidentaux sont une version bien peu exubérante au regard des bazars orientaux. Ces bizarres bazars où règne une accumulation invraissemblable de produits de toutes sortes mais aussi de boutiques identiques, nous étonnent. « Comment font-ils pour vendre ? » se demande-t-on, quand toute une allée propose la même profusion de bijoux, de foulards, de quincailleries, d'épices, de fruits... ?

C'est oublier le talent des vendeurs. Quand ils vous tiennent ils ne vous lâchent pas ! Petit verre de thé, étalage astucieux de la marchandise (en fonction des goûts supposés ou perçus du client), prix largement surévalués pour entamer la négociation (ou complètement délirants quand on flaire le naïf).. et maintenant la balle est dans le camp du client. C'est à lui de jouer pour arriver à un prix qui satisfasse les deux parties !  Une bonne vente se fait à deux, avec du temps, du thé...et un peu d'astuce des deux côtés !

Le commerce est encouragé par l'islam, souvent les bazars sont situés près des mosquées - Mahomet lui-même était un marchand - et s’enrichir n’est pas un péché, bien au contraire, mais le prêt avec intérêt n’est pas autorisé et les monopoles sont bannis. Cela explique peut-être la profusion de petits commerçants et l’absence de « grandes surfaces ». Tout le monde a sa chance mais il y a peu de clients à se partager et c'est pour cela qu'il faut se lever tôt et se coucher tard !...

Dès le matin, chacun s’affaire, nettoie, étale au maximum son étalage…pas un centimètre carré de libre !... Tout l’espace est occupé et parfois même plusieurs couches d’objets s’entassent les unes sur les autres….

Le client étant roi on lui offre souvent le thé (Cay) mais on trouve aussi des fontaines dans certaines allées. Un gobelet est accroché par une chaîne…on boit et on laisse, sans manière, le gobelet pour le suivant…

Pour approvisionner en marchandise tous ces étalages on n’a pas trouvé mieux encore que la force humaine et l'on voit passer des chariots, tractés par des hommes de peine, invisibles sous la masse de leur énorme fardeau !

Les bazars et les souks sont de formidables écoles de commerce…Je me dis parfois que l'on devrait peut-être y envoyer nos étudiants en stage ?...

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

Le palais de TOPKAPI (on prononce topkapeueu) date du XVème siècle. Il a été construit à l’initiative de Mehmet le conquérant sur l’acropole de Byzance.

Soliman le magnifique y a laissé son empreinte, en particulier en y installant le harem, célèbre pour les intrigues qui opposaient les maîtresses du sultan. La favorite faisant étrangler les enfants de ses concurrentes pour assurer à sa propre progéniture d’arriver au pouvoir suprême.

Hmm ! me direz-vous, voilà des pratiques bien barbares. Il faut les comparer à ce qui se passait ailleurs à la même époque. En France, la succession était assurée par la descendance directe du roi et de la reine en titre. Les mariages princiers étaient des alliances incluant le rattachement de vastes territoires. En cas de litiges, les guerres étaient sauvages, ruineuses pour le peuple et duraient des années (guerre de cent ans).

Pour éviter cela, le pouvoir ottoman a refusé l’option de l’alliance d’état et la constitution d'une famille de sang royal. Il a privilégié le système du harem avec des esclaves promues au rang de favorites. Les « grands » du royaume n’ont alors plus de motifs de contester une succession. La contestation ne peut venir que de l’intérieur, des autres enfants que le sultan a eu des favorites du harem. Il devient donc indispensable de les éliminer. La cruauté est limitée à l’intérieur du sérail. La règle en est connue et la pratique durera jusqu’au XIX ème siècle.

Topkapi comporte de superbes bâtiments : le harem, les cuisines, les salles du trésor (émeraudes remarquables),… mais son charme vient encore plus de sa situation (sur l'une des 7 collines de Constantinople où était située l'ancienne acropole). Il faut prendre le temps de flâner dans les jardins, s’arrêter sur les terrasses et contempler le paysage incroyable sur le Bosphore,…

Topkapi est un enchantement, un havre de paix et de silence dans cette ville bouillonnante, bourdonnante de bruits, d’agitation, de fumée, de lumière, de couleurs, d’odeurs….

Si vous sentez un petit creux, je vous recommande les terrasses du café-restaurant au-dessus des fortifications et du Bosphore…. Commandez ce que vous voulez, moi, je prends un çay sans sucre (le thé local, prononcez : "tchaye") servi dans un petit verre transparent ! Hm mm….un vrai bonheur !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

La Mosquée bleue est située à côté de l’ancien hippodrome byzantin ...

(dont il ne reste pratiquement rien si ce n’est un obélisque rapporté d’Egypte).


Elle fait face à Sainte Sophie dont elle a voulu rivaliser la renommée.

Au début du XVII ème siècle, le sultan à essayer de marquer son règne par la construction d’une mosquée qui devait surpasser en splendeur et en prouesses architecturales, la cathédrale sainte Sophie. 

La célèbre coupole du monument byzantin, construite bien des siècles auparavant, a un diamètre de 31 m, celle du monument ottoman 23,5 m. La mission n’est donc pas tout à fait accomplie mais il n’empêche que la mosquée bleue est une merveille.

Elle doit son nom aux carreaux de faïence bleue qui la décore.

Il fait bon se promener sur l’emplacement de l’ancien hippodrome…

Profitez-en, n’hésitez pas, baladez-vous… et si vous avez une petite faim, les marchands de kastane (marrons grillés), de simit (petits pains au sésame) ou de maïs grillé ne sont jamais bien loin !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

Dans un quartier où subsistent encore quelques belles maisons en bois…

se trouve une ancienne église byzantine : Karye Müzesi.

Le pouvoir ottoman n’a pas détruit les lieux de culte chrétien qui l’ont précédé. Il s’est contenté de les islamiser en ajoutant un minaret et quelques versets du coran.

La Turquie moderne est essentiellement musulmane. La liberté du culte est assurée mais les autres religions représentent bien peu de chose !

En réalité l’ennemi principal pour les musulmans sunnites vient des musulmans autochtones : les alévis. Les alévis se sont développés au Xème siècle sur une interprétation purement locale du Coran. Ils prônent la séparation des pouvoirs religieux et politique. On peut les considérer comme les « protestants » du monde musulman. Ni sunnites influencés par l’Arabie, ni Chiites influencés par l’Iran, ils représentent une troisième voie qui revendique encore aujourd’hui, malgré les persécutions, 15 à 20 % de la population.

Ce n’est qu’au XVIème siècle que le sultan, alors en guerre contre la Perse, fit appel à l’aide de l’Arabie, aide qui lui fut accordée en contrepartie de la conversion de l’empire ottoman à l’islam sunnite. A la suite de ce marchandage, les alévis furent plus ou moins fermement interdits.

Ces péripéties montrent comment les religions sont l’enjeu de rapports de force politiques (comme dans notre vieille Europe où les catholiques majoritaires ont persécutés les protestant minoritaires).

Il nous faut donc relativiser. Quand on dit que la Turquie est musulmane on simplifie outrageusement la réalité. En réalité, il y a diverses sortes de musulmans en Turquie dont une minorité d'intégristes et quelques fanatiques mais, la plus grande part est composée de gens pacifiques et tolérants. Chose plus importante encore, que les statistiques ne disent pas, il y a beaucoup de citoyens Turques qui n’en n’ont rien à faire de la religion ou qui ont une religion bien tiède et que l’on comptabilise tout de même parmi les musulmans car, hormis pour certains pays d’Europe, il ne fait pas bon se déclarer athée !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #TURQUIE

Istanbul est une ville charnière entre l’Europe et l’Asie, un lieu de passage, de brassage de populations, de civilisations, de religions.


Les yeux fermés on peut reconnaître que l’on est à Istanbul : les bruits, les odeurs, l’appel du muezzin (dont la presse discute, ces jours-ci, de diminuer le volume sonore !),…

Les marchands de marrons (kastane) sont en place…

Depuis 7 heures le matin les marchands de simit, les petits pains en forme de couronne, sont installés dans les rues…Les mieux lotis poussent une petite carriole, à la main et s’installent dans les carrefours stratégiques...

D’autres, les disposent sur une planchette et les portent sur leur tête…

Istanbul ne cesse de s’agrandir. En 1980 : 5 millions d’habitants, aujourd’hui : 13 millions ( 15 millions affirme le guide ) ! La ville s’est profondément transformée avec l’afflux des immigrés de l’intérieur, ces paysans de l’Anatolie venus chercher fortune à Istanbul. Certains s’y fixeront, d’autres continueront vers l’Allemagne, la France, avant de revenir, éventuellement, au pays.

Cet afflux de paysans traditionalistes explique le retour à l’Islam que l’on sent dans cette grande ville traditionnellement ouverte, occidentalisée. Le port du voile devient plus important, on voit également quelques femmes « fermées », mais rien d’alarmant….

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