Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Tout le monde se souvient de la libération de l’Afghanistan en 2001 par la coalition occidentale et l’alliance du Nord (les troupes de Massoud assassiné peu de temps auparavant). La dictature religieuse imposée au nom de l’Islam par les talibans s’était alors écroulée ne laissant aucun regret dans la population. Or, depuis 2004, l’opinion semble s’être retournée en Afghanistan, la population soutiendrait activement les talibans. Comment cela est-il possible ?

Tant que les alliés se sont contentés de pourchasser les talibans, la population leur a été plutôt favorables mais quand les américains ont imposé leur politique de lutte massive contre la drogue, la situation s’est détériorée. Les petits paysans survivent essentiellement grâce aux revenus de la culture du pavot (avec la Bolivie, l’Afghanistan est le principal producteur). L’armée américaine en s’en prenant à la culture qui les fait vivre les a montés contre elle. L’armée talibane, comme la plupart des armées « révolutionnaires », puise ses ressources dans le trafic de la drogue. Ce trafic lui rapporte suffisamment pour mieux payer ses combattants que ne le fait l’armée régulière. Les paysans, maltraités par les américains et dont les champs de pavot (leur gagne-pain) sont détruits systématiquement, deviennent des alliés actifs des islamistes. Rien de religieux dans ce soutien –les talibans sont détestés- mais, entre 2 maux, les Afghans choisissent le moindre !

Par ailleurs, il est fort probable que les talibans aient voulu « punir » la France en la personne de son président qui a réaffirmé, il y a quelques mois, son soutien à la politique américaine en Afghanistan.

La langue de bois habituelle des politiciens et des médias, leur fait dire que notre présence dans ce pays est nécessaire pour lutter contre la barbarie des terroristes islamistes. C’est une demi-vérité ou un demi-mensonge. Notre présence, et nos morts sont plutôt dus à cette volonté obstinée des USA de lutter contre la drogue, à n’importe quel prix, y compris en perdant la guerre à la fois contre les talibans et contre la drogue !

En Afghanistan, ce n’est pas contre le pavot et les paysans qui la produisent qu’il faut lutter, c’est contre les talibans !

Le problème de la drogue n’est pas le problème des paysans qui la cultivent il est celui de nos sociétés évoluées qui la consomment tout en la prohibant. On sait que la prohibition d’une autre drogue, l’alcool, aux USA, au siècle dernier n’a pas fait diminuer la consommation mais a fait augmenter la criminalité dans des proportions considérables.

Les soldats français ne sont pas vraiment morts, en ces terres lointaines, pour défendre la liberté contre le terrorisme islamiste mais plutôt pour empêcher l’héroïne de rentrer sur les marchés illicites de la drogue en occident et, en particulier, aux USA. Si la première raison est tout à fait honorable et justifiée, la seconde l’est beaucoup moins et mériterait d’être discutée en toute connaissance de cause. Faut-il autoriser certaines drogues (tabac, vin,…) et interdire les autres (cannabis, héroïne, drogue de synthèse,…) ? Comment tenir compte de leur dangerosité (l’addiction à l’héroïne par exemple est très rapide), comment les distribuer si elles sont autorisées ?... sur toutes ces questions, on jette un voile pudique. Ne pas voir le problème est la politique la plus communément adoptée. Cette politique vient de coûter la vie de 10 soldats….

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Le thermomètre n’a guère dépassé les 20° la semaine dernière et le vent a soufflé ! Cela n’a pas découragé les touristes sur la plage de la Thalasso. En sweat et en pantalon léger ou en simple maillot de bain pour les plus courageux, on s’amuse tout de même ! Des enfants creusent des barques, grandeur nature, dans le sable…

D’autres, avec l’aide de leur papy, qui a l’air de s’amuser autant que les petits défendent leur territoire contre l’avancée des vagues !...

On le sait, dans ce genre de combat, c’est toujours la mer qui finit par gagner…mais la bataille vaut la peine d’être menée !

Au retour, petite halte au-dessus du vieux port. La vue est toujours aussi belle ! On distingue, dans le fond, le château et la ville haute…

Le ciel est moins menaçant. Un soleil tardif traverse les nuages. Des cyclistes en profitent pour faire une sortie. Une maman aide sa fille à monter la côte de Gourmalon...  Courage, encore un effort…après la montée, le paysage est superbe !....

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Retour en longeant les falaises avant que la marée montante n’empêche le passage ! Les derniers pêcheurs reviennent avec leurs petits seaux remplis et les bottes boueuses....

Des voiliers profitent de la montée des eaux pour prendre la mer. Eh oui, sur la côte atlantique l’on ne fait pas ce que l’on veut ! On obéit aux éléments : les marins proposent, les marées et les vent disposent !....

...Et les femmes des intrépides navigateurs attendent anxieusement sur la grève le retour des héros !…

Les baignades ont repris dans une eau, qui par endroits, paraît d’un noir d’encre !...

Les enfants jouent dans les vagues avec leur planche…

Pendant que d’autres s'exercent à une variante du saut à l’élastique et du trempoline…

Les bébés sont en adoration devant leur maman et réciproquement… 

Cool… zen… relax... Malgré les nuages, les coups du sort et les coups de vent, la vie nous réserve encore de  bons moments, de belles journées en pays de Retz !...

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Après un quart d’heure de marche au pied des falaises, on arrive sur une grande plage assez fréquentée : la Boutinardière.

Comme pour les autres plages de la baie, à marée basse il faut faire des centaines de mètres pour avoir de l’eau jusqu’à la taille ! L’eau est plus chaude qu’ailleurs et la boue est recommandée pour consolider les fractures (…oui, je sais, les fanas du sable fin diront que l’on se console comme on peut !...)

Des amateurs d’aile volante font des pirouettes au-dessus de la plage et des falaises…

Ici, comme sur beaucoup de plages de Vendée et de Bretagne, on joue au volley, au ballon, à faire des pâtés de sable, à se prendre en photo, loin des soucis, des jeux de Pékin, du Dalaï-Lama qui fait un tabac au zénith de Nantes et de ses moines qui se régalent au MacDo du coin au grand désespoir du traiteur officiel, loin du crash des avions, du délire meurtrier des taliban en Afghanistan, loin de l'esbrouffe du président et des chansons de sa minette, loin de tout vous dis-je, au bout du bout de la baie… Les vacances, quoi…

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

La basse mer, par ces jours de grandes marées, permet de découvrir des portions du littoral difficilement accessibles le reste du temps.  Cette portion de côte est constituée de falaises rocheuses souvent grises ou noires ou, comme ici, d’un jaune rouille éclatant !

Sur un morceau de falaise, un amoureux a taggué de sa plus belle écriture : Je t’aime !...Le message s’adresse à la mer, aux vents, aux mouettes, enfin à tout ce qui a un petit air d’infini !...

Tout le long du parcours se dressent de grands échalas de bois surmontés de cabanes plus ou moins brinquebalantes. Ce sont des pêcheries.  La baie est poissonneuse et les amateurs d’éperlans viennent assouvir leur passion ou leur passe-temps. L’activité ne demande pas une grande compétence. II suffit de descendre un filet carré, accroché à un treuil, dans lequel on a déposé un peu d’appât et de le remonter, avec vivacité, au bon moment ! Avec un peu de chance, on revient avec un seau de petits poissons, au pire on a passé un bon moment seul ou entre amis !  Le profit est minime alors que l'entretien de ces cabanes demande beaucoup d'efforts. Je soupçonne un certain nombre de ces constructeurs de pêcheries d'être surtout des amoureux du grand air, des grands espaces, de la solitude, du vent,...des poètes en somme !

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Sur la plage, les chars à voile attendent patiemment le touriste.  Il y en a peu en mouvement ! Il faut dire qu’avec un vent qui souffle à 50 Km/h les débutants risquent de se transformer en danger public !

Cela n’empêche pas les amateurs de bronzette de s’allonger sur le sable au pied des jolies villas ou de se promener cheveux au vent en se racontant de menus secrets !...

Indifférent à toute cette vaine agitation, un groupe d’enfants a découvert un mini canal au pied de la falaise et tout le monde s’affaire pour creuser, consolider, boucher et faire voguer les bateaux !

La plage est familiale. On y voit beaucoup d’enfants avec leurs parents ou grands parents. Les jeux et installations de plage sont nombreux  mais ce qui semble le plus intéresser les enfants c’est la bonne vieille construction de châteaux de sable, de fortins,  de trous avec fossé de fortification…  C’est une plage de constructeurs en herbe !...

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

C’est l’été, le cœur du mois d’août, mais les touristes venus nombreux sur la côte atlantique ne s’en sont même pas rendu compte tellement le temps est médiocre !

Contre mauvaise fortune il faut faire bon cœur et, dans le petite station balnéaire de La Bernerie, vers le fond de la baie de Bourgneuf, les pêcheurs à pied ne se laissent pas impressionner par les nuages qui filent dans le ciel et le vent qui provoque des clapots.

La marée a un coeff. de 93, cela ne signifie peut-être pas grand-chose pour un touriste anonyme mais pour ceux qui fréquentent cette baie qui héberge de nombreux ostréiculteurs et mytiliculteurs, cela signifie que l’on peut se répandre sur la grève, armé d’un grattoir, pour la pêche aux palourdes !

Vous remarquerez que l’on ne dit pas que l’on va à la pèche « aux coques », même si l’on en déniche plus que de palourdes. Le pêcheur à pied qui se respecte espère bien ramener un grand panier du précieux coquillage !

La mer s’est retirée sur des kilomètres et, à perte de vue, on ne voit plus que des étendues de sable mélangé à la boue, de sable gris ridé par les courants, de flaques indécises et de boue fine comme une argile passée au tamis… Dans le lointain on distingue des miroitements gris-brun, c’est la mer ! loin des clichés de la « belle bleue », la mer ici est un bouillon, parfois couleur « jade », souvent grise ou marron comme l’eau d’un fleuve. Il faut dire que c’est précisément le déversoir d’un fleuve, la Loire dont l’estuaire débouche à St-Nazaire, à une vingtaine de Km… (à suivre)

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Le mois d’août est le mois des fêtes, des festivals, des concerts. Pornic est une petite ville touristique et n’échappe pas à la règle ! Tous les mardis et vendredis un concert rassemble des centaines de spectateurs sur la place du môle. Pour cette occasion, la circulation est interdite sur les quais (mesure qui ferait bien d’être étendue aux 2 mois d’été !...).

La mi-août est l’occasion d’une réédition du carnaval de printemps (qui prend alors le nom de carnaval d’été) : défilé de chars, danseuses, majorettes, etc…le tout se termine par l’embrasement, dans les eaux du port, du roi-carnaval (qui représente une personnalité locale) . La fête est clôturée, comme d’habitude, par un feu d’artifice

A cette occasion, les reines de la mi-carême refont un petit tour, distribuant leurs sourires….

On danse sur le mole dans un déluge de décibels et de lumières psychédéliques…

Le carnaval est une fête vraiment populaire qui rassemble des milliers de personnes.

En même temps, à l’église, deux chanteuses classiques donnaient un superbe récital. Elles ont rassemblé quelques dizaines de spectateurs ! J’ai commencé la soirée par les chanteuses et terminé par le carnaval. Les deux ne sont pas incompatibles, les deux me semblent même nécessaires et indispensables !

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Le livre de Pinker n’est pas un ouvrage facile, d’autant plus que les exemples sont pris dans la langue anglaise avec laquelle on n’est pas forcément familier mais, comme il traite des bases universelles du langage, on s’y retrouve assez facilement tout de même. Il essaie de rendre accessible la découverte fondamentale de CHOMSKY : les structures du langage ne s’apprennent pas, il existe une « grammaire » universelle. Pinker, traduit cela en mots plus familiers : « l’instinct du langage ». Cela suppose qu’à la naissance nous possédions des compétences déjà préparées. Un autre chercheur, FODOR, a précisé qu’elles étaient présentes sous forme de modules. La théorie modulaire du cerveau est née ainsi. Elle est source de nombreuses recherches aujourd’hui et inspire, entre autres, la psychologie cognitive.

Elle implique que nous ne sommes pas que les produits de notre éducation ou d'une culture mais qu’une nature humaine existe et que des différences entre hommes et femmes existent aussi. Corrigeant Simone de BEAUVOIR, on pourrait dire : « On naît femme et on le devient, on naît homme et on le devient» (au lieu de « On ne naît pas femme, on le devient »). Nous nous développons à l’intérieur d’un cadre inné mais la souplesse de notre cerveau est telle que nous construisons des destins extraordinairement différents à partir de bases communes. L’exemple du langage, de ce point de vue est édifiant, à partir d’une grammaire générative (instinctive dit Pinker) nous élaborons une variété confondante de langues : une dizaine de grandes familles et près de 5000 langues répertoriées aujourd’hui !....

Voir les commentaires

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

C’est une bonne nouvelle : l’ouvrage de Steven PINKER « L’instinct du langage » vient d’être réédité ! Paru aux éditions Odile JACOB en 1999, il était devenu introuvable et, chose rare, qui souligne l’intérêt qu’il a suscité, on ne le trouvait plus ni sur les nombreux sites de vente de livres d’occasion ni chez les bouquinistes !


PINKER (après CHOMSKY dont il a été l’élève) part de la constatation suivante : tous les bébés apprennent à parler à peu près au même âge. Ils n’ont pas besoin de stimulation particulière. Il leur suffit d’être dans un milieu ordinaire, où l’on parle autour d’eux (où on leur parle également mais la théorie du « bain de langage » s’avère fausse, dans les cultures où l’on parle relativement peu aux bébés, on ne constate pas de retard de langage)  donc le langage est déjà préparé dans le cerveau.

Le langage n’a pas besoin de sur stimulation pour se développer, il se déploie à son heure, comme la marche pour laquelle un entraînement précoce n’apporte rien !

Il existe des milliers de langues mais toutes sont structurées de la même façon, au point que Noam CHOMSKY, qui a révolutionné la linguistique dans les années 60, parlait alors d’une « grammaire générative », c'est-à-dire de quelques grandes règles que l’on retrouve dans toutes les langues et qui les structurent au-delà de leurs différences !

Si le langage est naturel et ne nécessite pas d’apprentissage particulier (l’école de la vie  est suffisante), il n’en va pas de même pour l’écrit qui est une construction culturelle et qui doit s’apprendre et se transmettre  !

PS : En ces temps de vacances, on peut se poser la gravissime question : l’instinct du langage est-il un ouvrage à lire à la plage ? Personnellement, je préfère m’installer sur une terrasse de café, au-dessus de la plage éventuellement, un verre dans une main, le livre dans l’autre… Mais, c’est comme vous voulez, c’est vous qui voyez !....

Si vous ne trouvez pas ce livre en librairie, il est en vente sur le site de la FNAC :

http://livre.fnac.com/a2206900/Marie-France-Desjeux-L-instinct-du-langage?PID=1


Voir les commentaires

1 2 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog