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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Les thérapeutes cognitivistes pensent que beaucoup de troubles psychologiques qui nous affectent ont été appris au cours de notre enfance, mais également à d'autres moments de notre vie. Aux apprentissages négatifs il faut substituer des apprentissages positifs. Par exemple pour une personne qui a restreint de plus en plus son périmètre de sortie jusqu’à finir par rester cloîtrée chez elle (agoraphobie), le thérapeute apprendra, d’abord en imagination et sous relaxation, à affronter une sortie près de chez elle, puis à pratiquer cette sortie réellement. Progressivement le périmètre et les lieux de sorties seront diversifiés jusqu’à ce que la personne se sente à l’aise.

En parallèle à cette forme d’intervention qui est de nature comportementale, le thérapeute analyse avec le patient les pensées, les images associés à l’agoraphobie. Pour cela on lui demande de noter les pensées automatiques qui surgissent dans son cerveau quand la peur ou toute autre émotion négative surgit. Exemple de pensées automatiques pendant une crise : « je vais perdre le contrôle de moi », « je vais devenir fou », je vais me mettre à hurler », « je vais me mettre à bafouiller ou à parler bizarrement »,….

On se rend compte progressivement que ces pensées, sont souvent organisées en un ou plusieurs grands schémas.

Nous portons tous en nous des « organisateurs de pensées » qui ne sont pas directement accessibles à la conscience. C’est l’observation de nos actes et des émotions que nous ressentons quand un problème surgit qui va nous renseigner sur leur teneur.

Avec l’aide du thérapeute, le patient va apprendre à modifier ces pensées automatiques et à assouplir les schémas inconscients.

Cette partie de la thérapie est cognitive. Elle cherche à agir sur les cognitions, c‘est à dire sur ce que nous nous disons et pas seulement sur nos comportements. Les deux interventions sont menées en parallèle et se complètent.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Une partie de la gauche en France et la totalité de l’extrème gauche imputent la crise financière américaine à l’ultralibéralisme et ricanent en constatant que l’état américain nationalise les 2 banques Fannie Mae et Freddie Mac.

Or il semble bien que ces deux banques aient reçu mission de l’état fédéral de garantir les prêts accordés aux défavorisés et surtout aux minorités, noires en particulier, pour l’achat de maisons (les "subprimes").

Où a-t-on vu, dans un système libéral, que des banques prêtent à des gens qui ne sont pas solvables ? Il est bien connu que les banques ne « prêtent qu’aux riches ! » Cette contradiction devrait mettre la puce à l’oreille !

Seules des banques comme la Grameen de Mohamed Younouss (http://www.yabiladi.com/forum/read-65-1170484.html ) prêtent aux pauvres, mais elles leur prêtent des petites sommes qu’ils sont tenus, bien entendu, de rembourser !

Ce n’est pas le cas de ces deux banques américaines qui ont eu obligation, du temps de Clinton en particulier, de prêter aux minorités pour l'achat de maisons, même si leur solvabilité était limite. Ceci pour des raisons politiques, pour favoriser leur intégration.

Cette façon de faire n’a rien de libérale ni de capitaliste, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à de l’intervention étatique.

Rappelons que ce qui différencie les USA de nos pays européens ce n’est pas l’ultralibéralisme – les interventions de l’état à des fins politiciennes y sont aussi nombreuses que chez nous – mais plutôt la capacité d’entreprendre qui est moins bridée par les taxes.

Contrairement à ce qu’annoncent de nombreux politiciens relayés par les médias, cette crise ne condamne pas les dérives ultralibérales du système libéral mais des dérives étatiques courantes dans toutes les démocraties où les politiciens ont tendance à faire passer leur intérêt électoral - tout en donnant l’impression d’œuvrer pour une bonne cause - avant le bon sens. Une banque ne peut prêter qu’à des gens qui sont solvables ou alors il faut inventer un autre système bancaire : le micro-crédit, mais celui-ci est solvable car il ne prend que des micro-risques et parce qu’il prête non pas pour consommer, mais pour produire !

Les médias ne semblent pas s’intéresser à ces causes profondes de la crise financière. Il est beaucoup plus facile, comme d’habitude, de trouver un bouc émissaire. Cette vieille tactique évite de réfléchir et marche toujours ! L'actuel président ne s'y est pas trompé et il a su flatter l'opinion dans le sens du poil ! Le système financier devra sûrement être réformé. Cela est nécessaire et réalisable. Le comportement des politiciens devrait l’être aussi, et c’est déjà beaucoup plus compliqué !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Le Nouvel Oservateur propose, dans son numéro de cette semaine, un article : "dix clés pour comprendre la crise". C’est simple, bien écrit. On peut acheter le numéro, bien sûr,  mais l'article est également disponible sur internet, en suivant ce lien : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2290/dossier/a384252-10_cl%C3%A9s_pour_comprendre_la_crise.html

 

Le journal Paris-Match de cette semaine présente également un bon article, court, et peur-être plus clair encore. Il est signé Matthieu Pigasse. Paris match ne le met pas à disposition sur internet. Pour ce dernier auteur, nous sommes confrontés à une crise qui va durer et non pas à un krach boursier comme en 29.

Il évoque 3 raisons à cette crise :

1-     Depuis une vingtaine d’années, les taux d’intérêt bas ont favorisé la spéculation (c'est-à-dire des opérations financières ou commerciales qui réalisent des plus-values en anticipant les fluctuations du marché mais sans qu’il y ait production de biens réels ; l’argent produit de l’argent mais sans produire des biens concrets)

2-     Les organismes financiers qui ont distribué des crédits ont échappé au risque normal que prend tout prêteur : celui de ne pas se faire rembourser, en vendant leurs crédits à d’autres banques sous forme de titres (= la fameuse titrisation). Ainsi le risque est dilué, ce qui explique que des banques du monde entier soient touchées !

3-     Les ingénieurs de la finance ont inventé des façons de faire astucieuses mais très risquées

 

Pourquoi la crise sera-t-elle durable (cela signifie au moins un ou deux ans) ? Parceque le taux de croissance de l’argent et le taux de croissance de l’économie réelle étaient découplés. L’un tournait autour de 10 à 15% et l’autre autour de 2 à 6%. La richesse reposait sur du sable.

Pour s'en sortir, 3 orientations à privilégier :

-          Plus d’innovations pour contrer la concurrence des pays émergents

-          Plus d’exportations en particulier vers les pays où la croissance est forte

-          Une Europe plus forte

 

Fini de jouer au casino, il faut bosser !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Le mot "cognitif" désigne la pensée sous toutes ses formes : mots, phrases, images mentales,.... Il décrit également le monologue intérieur qui nous habite continuellement d'une manière plus ou moins consciente. Ce monologue intérieur accompagne les mots que nous prononçons. Il est rendu possible par le fait que notre pensée est beaucoup plus rapide que la parole. Quand quelqu’un nous parle, nous écoutons ce qu’il dit, mais nous écoutons également en nous, les commentaires que sa parole suscite (et parfois nous lui coupons la parole, car nous sommes rendus beaucoup plus loin que lui). 

Ce flot continu de pensées intérieures est ce que l’on appelle aujourd’hui, les cognitions. Les cognitions ont une couleur émotionnelle qui correspond à l’humeur du moment : gaie, triste,… nos émotions influencent le contenu des cognitions mais, inversement, nos cognitions (surtout quand elles sont volontaires, comme on apprend à le faire en thérapie) peuvent influencer notre humeur ! Ces cognitions ne s’arrêtent jamais - le cerveau produit de la pensée comme le foie produit de la bile- nous en avons lorsque nous sommes éveillés mais aussi lorsque nous dormons. Les rêves en sont la forme la plus connue mais pas la seule. Nous avons des cognitions tout au long de la nuit et dans toutes les phases du sommeil !

 

Les thérapies cognitives aident le patient, dans un premier temps, à identifier ces pensées plus ou moins conscientes qui défilent en lui puis, dans un deuxième temps, à les modifier ou les assouplir suffisamment pour qu’elles n’entretiennent pas l’humeur négative.

 

Nous ne sommes pas que de purs esprits, occupés à produire des cognitions toute la journée, nous avons également des comportements et nous produisons des actes. Il est, dans la plupart des cas, vain de n’agir que sur les cognitions sans transformer notre façon de vivre. Les thérapies cognitives incitent le patient à mettent en œuvre un ensemble d’actions pour changer concrètement sa vie. Elles ne sont pas que « cognitives », elle sont aussi « comportementales », d’où leur appellation : Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC).

à suivre...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits
Le Fantasia est dans la forme Joubert. Malgré les 350 m de celle-ci, le paquebot géant déborde au-dessus du pont,  impressionnant les visiteurs qui se pressent nombreux !...

Patrick en a fait une photo panoramique (en accolant deux photos) ....
...et Christelle a pris des ouvriers qui peignent l'étrave, dans le fond de la forme...

J'ai pris des photos en grand angle (10 mm, équivalent d'un 15), déformant et accentuant l'impression de gigantisme !....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

Le MSC Fantasia est actuellement dans la forme Joubert, la plus grande de St-Nazaire. La forme a des dimensions tout à fait respectables (350 m) mais le nez du paquebot dépasse tout de même au-dessus du pont-écluse et surplombe les passants et les voitures ! Il est presque aussi monumental que le Queen Mary, 333 mètres de long et 38 m de large. Il peut héberger 5200 personnes dans 1650 cabines pour les passagers et 697 pour l’équipage. 

La commande a été passée par la société italienne MSC qui s’est déjà appuyée sur le savoir-faire des nazairiens pour d’autres navires.

Les propriétaires changent mais les ouvriers restent. Les chantiers sont passés, en quelques années des mains d'Alsthom à celle d'Aker Yards et, depuis quelques semaines, un repreneur Sud coréen est aux manettes ! Le transfert ne s’est pas fait sans quelques échauffourées et le mari de Carla BRUNI s’est déplacé lui-même, en particulier et personnellement pour rassurer la base ! Que diantre ! Damned, comme dirait le capitaine Haddock dont on voit les photos partout dans St-Naz ! Mille sabords et tonnerre de Brest !

Vous pouvez voir encore cette superbe œuvre d’art moderne (plus intéressante à mon goût qu’une vache conservée dans le formol ) jusqu’à la fin de l'année 2008.

Les photographes ont usé déja beaucoup de cartes mémoire pour immortaliser ce chef d'oeuvre. Pour changer un peu, j'illustre cette chronique, de photos prises avec un "oeil de poisson".  L'oeil de poisson est un objectif qui a une longueur focale tellement courte qu'elle offre une vision plus large que l'oeil humain. Plus la focale est courte (ici, 10 mm au lieu de 40 pour l'oeil humain) plus l'objet que l'on photographie semble déformé.  On peut rectifier cette déformation, mais dans le cas présent, je trouve qu'elle rend mieux compte de la masse impressionnante du paquebot. Qu'en pensez-vous ?

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
Suite du poème d'Alain LEBEAU, extrait de "Ouvrez la cage aus perdrix" (Editions du Petit Véhicule NANTES, http://www.petit-vehicule.asso.fr/ )

« Dans le parc de Shar-i-naw

On joue au volley sans filet

Au foot dans la poussière

On fait les fous en vélo

En moto

Dans les allées goudronnées

On joue aux dominos

Aux cartes biseautées

Les voyants voient dans les mains

Vendent des sourates amulettes

On complotte entre barbus

On se chamaille entre gamins

On est entre hommes

 

Elle me jette son bébé à la figure

Pour me faire peur

Il n’a que le blanc des yeux

La bouche qui crie famine

Elle tend la main en suppliant

Je ne peux regarder

Je me sauve

Mon pain sous le bras

 

L’hiver approche la rivière a soif

Son lit sent les ordures

Les défécations

Je n’ose pas pisser accroupi

Comme les hommes

Car je ne porte pas la longue chemise

Pour cacher mon sexe blanc

 

J’ai donné la moitié de mes kebabs

Au petit laveur de voitures

Il les a partagés avec ses frères

Qui se battaient pour astiquer

Le tout-terrain du promoteur

 

Ce soir encore

Je suis dans le noir

Allongé sur mon lit

Je mange des toffees

Une douceur indienne

Dans mes écouteurs

Et j’embrasse ta photo chérie

Sur l’écran de mon mobile…. »

 

Alain LEBEAU, extait de "Ouvrez la cage aux perdrix", éditions du Petit Véhicule

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
Alain LEBEAU a enseigné le français dans de nombreux pays du monde, en particulier en Afghanistan où son premier séjour date de 1968. Il retourne dans ce dernier pays tous les ans, dans le cadre d'une ONG, pour former des enseignants Afghans. Il écrit depuis toujours, de courts récits, des poèmes en prose, de la "poésie instantanée" comme il dit lui même, qui sont comme autant de fenêtres ouvertes sur la vie.
De son voyage de 2006 il a rapporté un livret de textes poétiques  : "ouvrez la cage aux perdrix" que vous pouvez trouver aux éditions du Petit Véhicule à NANTES (http://www.petit-vehicule.asso.fr/). En voici un extrait :



"Le soleil se cache derrière la montagne

Deux cerfs-volants rouge orange

Dansent dans le ciel couchant

Au-dessus des murs aveugles

Des toits défendus

 

A l’école le vent mauvais

Revient dans les voiles

Secouant le Vice

Les filles embrassent le Livre

Vertueusement

A la fin des cours

Elles téléphoneront

Au garçon qui sourit

Sur le fond d’écran

 

Chez le coiffeur

Des jeunes désoeuvrés assistent à ma coupe

Ils parlent des filles

Se montrent des photos

Écoutent des musiques téléchargées

Au rythme du rasoir

Qui danse sur ma gorge

 

La nuit est tombée sur les trottoirs

La poussière s’éclaire au lampadaire

La lampe à pétrole du colporteur

Joue avec les ombres

Sur un polo indien

Ou iranien mieux fini

Chinois moins cher

Ou Turc plus solide

Je les vois à peine

Mais je les connais avec les doigts…."

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Quelques photos supplémentaires de la sortie en mer d'hier....
On s'éloigne du port. Le port de la Noëveillard sur la gauche et, dans le fond, on distingue PORNIC et sa ria...
En mer, bon vent et de la houle, le bateau prend de la gîte...

Filins et bouts (on prononce "boute", on nomme ainsi les cordages qui n'ont pas de noms précis) aux couleurs vives...

Couleurs vives également sur la côte !... les toits rouges contrastent avec le vert sombre des arbres. Le ciel plombé forme un camaiëu avec la mer qui n'est jamais bleue sur cette côte, mais plutôt grise ou vert jade les beaux jours....

Retour au port, il faut affaler les voiles et faire un certain nombre de manoeuvres qui demandent rapidité et précision ! Puis rentrée au port à petite vitesse.....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

Il y a quelques jours, sortie en mer avec des amis. Leur bateau fait 10 m, assez étroit, profilé pour la course. Un petit vent d’Ouest assez vif, souffle d’une manière régulière.

A peine sorti du port, le bateau prend de la vitesse. Nous sommes encore dans la baie de Bourgneuf et un peu protégés. D’un côté, l’île de Noirmoutier dont on aperçoit, à l’extrémité, les deux piliers (de l’île du même nom), de l’autre, la côte.

La côte est belle avec ses falaises d’une vingtaine de mètres, ses petites maisons à tuiles rouges, discrètes, rassemblées dans des hameaux ou de gros bourgs : Sainte-Marie, Préfailles, Saint-Gildas….

Nous arrivons dans une zone de houle bien formée (rappelons que la houle se forme loin de la côte, à des centaines, parfois de milliers de Km). Vu du bateau, elle ne paraît pas bien importante, mais elle imprime un tangage notable (le tangage est un mouvement d'avant en arrière, à ne pas confondre avec le roulis) !  Le bateau prend de la gîte et file comme une flèche...  Sur ce type de bateau tout est optimisé pour « fendre la mer et les flots », le confort des passagers passe en second. Le pont est occupé par des bouts et filins (chacun a sa ou ses couleurs pour le distinguer des autres), des poulies,…et j’ai bien du mal à trouver une place pour prendre des photos sans gêner les manœuvres.  Et des manœuvres, il y en a si l’on souhaite filer à la vitesse maximum ! Michel et Marie Yvonne sont continuellement en activité : relâcher ou tendre une voile, la réduire ou l’augmenter,… sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire !! Je suis assis sur le bord, les pieds calés sur un taquet en bois et je m’accroche, d’une main, au bastingage pour ne pas glisser.  Le bateau est incliné à 35 ou 40 degrés… L’impression est plutôt grisante.

Tout se passe bien pour moi jusqu’à la sortie de la baie où un clapot vient briser la belle régularité de la houle. Je n’ai pas le pied marin et, en 5 minutes, je rends mon déjeuner et en fait cadeau aux poissons !  Ne vous moquez pas, cela arrive même aux plus grands marins, alors pour des terriens invétérés….

A la pointe Saint-Gildas, nous changeons de cap (attention à la baume !...) et nous revenons en longeant la côte. La vitesse est réduite, et mon estomac se calme !...

Retour au port, heureux de la ballade malgré le petit incident, "heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage et s'en retourne,sans trop de dommage dans son petit village !..." C’est le métier qui rentre !...

 

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