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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré
En vidéo et en musique...

et en photos....Ne te laisse pas impressionner par les problèmes !....
souris à la vie...
Et la vie te sourira aussi !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Quelques semaines en Asie m'ont conforté dans cette idée que le monde avait changé. Inde et Chine, à eux deux représentent déjà plus du tiers de la population mondiale ! Depuis vingt ans, ces deux pays (et quelques autres) sont en pleine croissance. Cela ne se perçoit pas immédiatement en Inde qui est restée encore très agricole (600 millions de paysans) et qui en est rendue dans cette phase où l'augmentation des rendements va chasser vers la ville des millions, des centaines de millions de paysans, engorgeant encore plus les grandes villes et exacerbant les tensions religieuses entre islamistes et hindouistes extrèmistes .Malgré la crise les changements sont bien perceptibles. Un simple indice nous donne une idée de leur ampleur : il se vend tous les mois 8 millions de téléphones mobiles en Inde ! http://www.journaldunet.com/cc/05_mobile/mobile_marche_inde.shtml


On ne se rend pas assez compte que la suprématie occidentale est terminée. Le monde change de pôle, ou, plus exactement, il devient multipolaire. Les pays émergents, Inde et Chine en particulier, viennent renforcer le camp asiatique où le Japon est depuis déjà longtemps la 2ème puissance mondiale. La crise  joue le rôle de révélateur. Pendant une vingtaine d'années l'occident s'est désindustrialisé, l'Asie est devenue le grand atelier de fabrication du monde. Seules quelques activités de hautes technologies sont restées en occident (surtout aux USA). Les pertes sont colossales pour nos économies. Elles ont été masquées de deux manières :

-          Notre pouvoir d'achat est resté apparemment constant car les produits fabriqués par les pays émergents sont moins chers

-          Les ménages ont couvert leur manque de ressources financières en s'endettant

Mais on ne peut dépenser plus que l'on ne gagne trop longtemps, c'est ce que la crise est venue nous rappeler.

Les médias (et notre président) ont accusé les banques, les traders, les opérations financières douteuses. Tout n'est pas faux dans ces accusations, mais elles jouent essentiellement le rôle de bouc émissaire.  Elles permettent d'éviter de parler de ce qui fâche vraiment : Nous vivons au-dessus de nos moyens et nous refusons de voir que le reste du monde -que nous avons longtemps méprisé-  veut accéder à notre niveau de vie.


Les solutions ?

-          « Relancer la consommation » ? Oui, mais ce que l'on achète est souvent produit dans les pays émergents et cela ne fait qu'aggraver la dette !...

-          Fermer les frontières aux produits étrangers ?... Et à qui vendrons-nous nos propres productions ?

La solution la plus raisonnable me semble-t-il, est de dépenser moins tout en dépensant mieux (économie d'énergie, comme nous y incite une écologie raisonnable et non pas utopiste) et, surtout, inventer des produits innovants que nous pourrons vendre aux pays émergents où les besoins sont immenses ! Vendre à ceux qui ont de l'argent, qui sont en pleine croissance et dont les besoins et les ressources augmentent...


Pour conquérir ces parts de marché, il ne nous faut pas travailler moins mais travailler plus (augmenter le temps de travail dans la semaine (peut-être ?) et repousser l'âge de la retraite (sûrement !) : nous sommes entre le 25e et le 30e rang pour le travail des jeunes et des seniors), travailler plus intelligemment, c'est-à-dire favoriser la recherche (nous sommes au 12e rang pour la part de richesses consacrées à la recherche)


Où en sommes-nous en France ?

-          Nous avons des bons chercheurs mais seulement dans quelques domaines de pointes : l'aéronautique et le nucléaire en particulier.

-          Nos entreprises sont pénalisées par la pire fiscalité qui soit : en France le produit du travail est pénalisé par un taux de cotisations sociales de 56% dont 75% sont à la charge des entreprises ! À titre de comparaison, les cotisations sociales ne grèvent le travail que de 6% en Australie !...

-          Les gouvernements de gauche comme de droite brossent l'opinion dans le sens du poil en leur laissant croire que si ça va mal chez nous, c'est toujours la faute des autres (les banques, la finance, l'ultralibéralisme, la mondialisation),... et qu'il n'est pas nécessaire de retrousser nos manches.


L'effort à faire est immense, mais il n'est pas démesuré.  Si nous ne nous y attelons pas que se passera-t-il ? notre pays déclinera avec plus ou moins de soubresauts. Une industrie pourra peut-être nous sauver du marasme : le tourisme ? Nous sommes la première destination touristique au monde :  le Louvre, la tour Eiffel et le Centre Pompidou sont dans les 4 premiers sites les plus visités in the world...mais déjà la Chine annonce qu'elle va devenir la première destination  dans les prochaines années !....


A défaut d'étudier plus, de travailler plus (pas pour gagner plus, mais seulement pour ne pas gagner moins) allons nous devenir un grand pays de porteur de valises ?!...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Udaipur est célèbre également pour ses miniatures délicatement peintes sur soie, sur os, sur marbre... Cet art est relativement récent à Udaipur... mais il a été importé au XVIème siècle en Inde, par Akbar (décidément le grand personnage de cette époque !) et s'inspirait des miniatures persanes. Les artistes indiens s'approprièrent le style et le firent évoluer. Les miniaturistes troquèrent les scènes religieuses ou guerrières pour des scènes plus mondaines, romantiques, animalières... sous l'influence de la peinture européenne, la perspective fut même, progressivement introduite,...

Le palais (City Palace) en présente toute une collection dans des salles aménagées en musée : chasse au tigre... réception avec lanciers et joueurs de cornemuse,...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

On ne le dira jamais assez, UDAIPUR est une merveille ! La ville est relativement récente. Elle a été construite au XVI ème siècle par un prince indien qui avait réussi à s'échapper avant la prise de Chittorgarh par le moghol Akbar.

Ce prince a fait construire des palais... des barrages... une extraordinaire résidence d'été sur une île du lac Pichola en face du palais (où un film de James Bond, « Octopussy », a été tourné ainsi que « le tigre du Bengale » de Fritz Lang),...

Vu du Jag Mandir sur le lac Pichola, le City Palace est toujours aussi superbe !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

La citadelle de Chittorgarh est un haut lieu de faits d'armes mythiques ! Tous les envahisseurs ont essayé de l'investir, y compris le célèbre Akbar... Comme on le sait, la bravoure ou la folie des hommes n'ont pas de limites quand il s'agit de faire la guerre ! A Chittorgarh, celles des femmes est aussi restée légendaire.

L'histoire retient que les épouses, les mères, les filles des soldats morts au combat, « préférèrent » se jeter dans un immense bûcher plutôt que de subir la servitude !

En 1534, quand Chittorgarh succomba, pour la deuxième fois, devant les armées du sultan du Gujarat, 10 000 femmes se précipitèrent de nouveau dans les bûchers, plutôt que de tomber entre les mains des musulmans !

Palais et temple sont en ruines. ... La tour de la victoire (seulement 157 marches !) a gardé fière allure !...

Le site est merveilleux. Il domine la plaine de ses 150 m. On peut s'y promener tranquillement, seul ou en famille... ...flâner sous le regard amusé et intéressé des singes qui nous regardent les regardant.... Si bien que l'on ne sait qui tend un miroir à l'autre !....

Dans un coin du parc, des sâdhus font du camping sauvage... un photographe indien leur fait l'aumône. Ne dit-on pas que donner à un sâdhu c'est participer à sa quête d'absolu ?... Dans la pratique, certains indiens semblent redouter aussi les mauvais sorts qu'ils pourraient prononcer et cela les incite à délier leur bourse !...

Pour redescendre en ville, un seul moyen : Le rickshaw ! Dans cette région, ils sont particulièrement colorés (« customisés »). Sur le mien, la photo d'une moderne déesse de Bollywood, s'ajoute aux images censées protéger le conducteur... En Inde, encore plus qu'ailleurs, il n'y a que la foi qui sauve !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE
On me demande de resituer mon parcours en Inde sur une carte... Vous pourrez y revenir en sélectionnant la date du 26 décembre dans le calendrier du blog.

Voici d'abord une carte générale, situant le RAJASTHAN et le GUJARAT

...Et une carte un peu plus détaillée du GUJARAT (on se rappelle que la superficie de ces deux états est, au total, à peu près équivalente à celle de la France, 340 000 Km2 pour le Rajasthan et 200 000 Km2 pour le Gujarat et que, malgré les zones désertiques, la population totale dépasse les 100 millions d'habitants dont 4,4 millions pour Ahmedabad)

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Nous avons été hébergé dans des hôtels 2/3 étoiles, normes locales. Malgré la relative fraîcheur de l'hiver, les nuits sont encore très chaudes. Il fait encore 27 ou 28° dans les chambres. Il n'est pas recommandé d'ouvrir les fenêtres au risque de laisser entrer les moustiques ! Des ventilateurs à pales brassent l'air en tirebouchonnant au plafond. Parfois une climatisation, plus ou moins déglinguée, aspire l'air de la rue ou du réduit sur lequel donne la fenêtre.

La salle d'eau offre une douchette qui asperge toute la surface...tongs obligatoires si l'on ne veut pas répandre l'eau dans toute la chambre !...

La douche devrait, en théorie, offrir de l'eau chaude, pour moi, cela a rarement été le cas ! Le plus simple est de procéder selon la méthode indienne, remplir un seau, s'asseoir sur un mini banc en plastisque et s'asperger !...

Les serviettes et les draps ne sont pas toujours fournis dans la chambre. C'est l'occasion de les réclamer à un garçon (pas vu de femmes) d'étage pour qui ce sera un prétexte pour gagner un petit pourboire (10 roupies, c'est bien, 100 roupies, vous risquez de voir tout l'hôtel défiler à votre porte !)

La propreté laisse à désirer, à l'hôtel, comme au restaurant, comme dans la rue !... soit on en prend son partie, soit mieux vaut renoncer à venir en Inde... Le dernier jour j'ai eu une gastro, mais il est vrai que j'ai accepté tous les verres d'eau, et les petits plats que m'on offert les indiens dans la rue et ceux qui m'ont invité chez eux !...cela a été l'occasion (bienvenue) de perdre quelques kilos !...

J'ai très vite renoncé au traitement antipaludéen qui me rendait malade. Je me suis fait piquer par des moustiques (résultat dans un mois), la nuit en particulier (les diffuseurs anti moustiques ne sont actifs que si vous pensez à allumer la prise grâce à un interrupteur spécial, qu'il faut repérer dans l'impressionnante collection de boutons !...)

Certains hôtels avaient beaucoup de « charmes », tel ce (petit) palais d'un maharadja local. ...Tigre dans le hall, pour garder l'entrée de la chambre, petit salon qui donne sur le jardin, suite et lit de 160 !... heureux comme des maharadjas en pâte !... Un équivalent de nos relais-château...

Le lendemain, de la fenêtre de ma chambre, je vois la vie qui s'anime dans les maisons d'alentour...un paysan mène ses vaches au champ... une femme fait sa vaisselle...une autre papote avec une passante....sur une terrasse des enfants trient du maïs...

Hélas, peu d'hôtels auront ce charme !... Si je me suis accommodé des hôtels 2/3 étoiles, je ne suis pas sûr que j'aurais aimé coucher dans les hôtels bon marché : 4 ou 5 ou 6 lits à touche touche dans une chambre, et le va et vient dans les couloirs une partie de la nuit !.... Hmm !!...dur dur !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Bon Noël à tous et "Namaste..."
(la façon de se saluer en joignant les mains, à tout moment du jour ou de la nuit, en INDE)

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Le célèbre Kamasoutra est l'illustration de cet intérêt pour la sexualité. Il faut remarquer d'ailleurs que cet ouvrage fait la part belle à la sexualité féminine autant qu'à la sexualité masculine. La jouissance nécessite un partage équitable ! Cela est d'autant plus remarquable que le rôle de la femme dans la société traditionnelle indienne est second et subordonné à l'homme, comme dans toutes les cultures anciennes. Aujourd'hui, si l'on en croit le témoignage de Pal Sampat (le gang des saris roses), les choses ont encore trop peu changé, en particulier dans les campagnes !

Le lingam qui symbolise la puissance de Shiva est une pierre dressée dans une forme arrondie (le yoni). Il s'agit vraisemblablement, à l'origine d'une représentation du sexe de l'homme pénétrant le sexe de la femme. Aujourd'hui il symbolise la puissance de Shiva et, pour les indiens qui le vénèrent en l'entourant de couronnes de fleurs, l'aspect sexuel est bien éloigné de leur pensée !

Les temples de Menal et Bijolia sont de petites merveilles. Ils datent du douzième siècle et, quand on compare la qualité des sculptures à celle de notre moyen-âge occidental, on se rend compte de la splendeur de cette civilisation hindoue !...Un sculpteur occidental, à cette même époque, me semble avoir la vigueur et la hardiesse de ses contemporains indiens : maître CABESTANY dont on trouve les étonnantes sculptures en Languedoc et Roussillon (à Saint PAPOUL, par exemple). Parfois les artistes se tendent mystérieusement la main au-dessus de l'espace et des cultures...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Sur cet immense territoire, les édifices religieux sont nombreux. Beaucoup ont disparu, ont été récupéré pour d'autres constructions ou se dégradent lentement. Les états indiens actuels semblent faire un effort pour sauver ce qui peut l'être.

On trouve ainsi dans les environs de Chittorgarh, à Menal et à Bijolia des temples dédiés au culte de Shiva, datant du douzième siècle.

Leur architecture est caractéristique. Ils sont couvertes de sculptures qui représentent Shiva dansant, avec plusieurs bras. On en trouve également beaucoup chargées de sensualité et d'érotisme. Les femmes sont souvent représentées dans de lascifs mouvements de danse. Elles sont sensuelles, les seins sont exagérément rebondis, le sexe féminin est souvent souligné, le sexe masculin est également représenté, les scènes d'actes sexuels ne sont pas rares. Cela surprend les touristes occidentaux. 20 siècles de culture chrétienne ont effacé de nos mémoires les représentations souvent joyeuses de la sexualité chez les grecs et les romains.

Il ne faut sûrement pas lire ces représentations avec nos seuls yeux d'aujourd'hui. Ce qui nous paraît seulement érotique a souvent une signification symbolique rattachée à la fertilité mais l'érotisme est réellement présent et c'est même une forme privilégiée pour atteindre le divin, en particulier dans sa forme tantrique. Les anglais, au début du vingtième siècle, ont essayé d'interdire ces pratiques choquantes pour les sujets de la puritaine Angleterre !


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