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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Ahmedabad est une ville récente, née au XVe siècle, elle connut son heure de gloire au XVIe sous le règne de l'empereur Moghols AKBAR, puis un déclin et une nouvelle renaissance avec l'arrivée des Britanniques qui développèrent l'industrie textile. Un nouveau déclin survint quand les Anglais mécanisèrent leurs propres productions et inondèrent le marché indien de leurs tissus. Le boycott des cotonnades anglaises par Gandhi redonna vie à l'industrie locale et, aujourd'hui, Ahmedabad, avec ses 4,5 millions d'habitants est le 3e centre industriel de l'Inde ! Au passage on peut remarquer que Gandhi n'était pas un doux rêveur déconnecté de la réalité : il choisissait soigneusement ses campagnes de boycott. Celle-ci ne pouvait que lui attirer la sympathie des industriels et artisans locaux !...La marche du sel, qui partit d'Ahmedabad, confortait également les producteurs locaux du Gujarat. Bien vu Gandhiji !...

Nous sommes arrivés tardivement à Ahmedabad... le temps d'une petite sortie... remarquer le premier  « supermarché » depuis 3 semaines...

Bon ! Il n'y a pas encore péril en la demeure !...Il faudra encore plusieurs dizaines d'années pour que les grandes surfaces détrônent le petit commerce !...

Et surtout...admirer la dextérité de deux employés d'un restaurant  qui préparent des petits pains plus vite que leur ombre !....ça vaut le coup d'œil, même si l'on n'a plus faim !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré
Une amie vient de lancer une nouvelle activité commerciale de sauvegarde et retouche de photos anciennes. Elle peut restaurer vos photos et les rééditer sur papier d'art. Son activité n'est pas limitée au pays de Retz, elle concerne tout le territoire français.


Transmettez votre patrimoine photographique


L'histoire de votre famille       





Réédition de photos anciennes

Création de livres photo

Rédaction de biographies




Vous possédez des photos de famille auxquelles

vous tenez beaucoup ? Parfois très anciennes et

abîmées vous souhaiteriez pourtant qu'elles restent

dans la famille pour des générations encore...






Je vous propose de les sauvegarder par

numérisation, de les restaurer numériquement et

de les rééditer sur papier d'art selon un procédé qui

leur assure une conservation de plus d'un siècle.


A votre demande, je compose pour vous et avez

vous des livres photo relatant l'histoire de votre

famille mêlant textes et images : de la numérisation

des photos jusqu'à la rédaction des textes sur la

base d'archives et d'entretiens.



Contactez

Christelle BONNAMY

Rédactrice conceptrice photographe au 02 40 39 31 74

www.christellebonnamy.com

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Bien avant le superbe film d'animation « ratatouille », les rats ont accompagnés les hommes. Là où il y a des hommes, il y a des rats ! Les rats nettoient les détritus des hommes et, de temps à autre, vont directement puiser dans les réserves de ceux-ci. C'est pour cette raison que les humains ont adopté et domestiqué les chats dès la plus haute antiquité, en Egypte.

En Inde, les rats sont nombreux. Ils ont même un temple qui leur est dédié, le Karniji Mata au Rajasthan. Vous pouvez en voir quelques photos étonnantes sur le blog de Sido : http://lasidonie.over-blog.com/article-25473139.html

Il faut dire aussi que, dans la tradition hindoue, le rat sert de monture au dieu éléphant : Ganesh ! C'est peut-être aussi l'une des raisons pour laquelle les chats sont si peu nombreux ? l'autre étant que l'abondance des chiens errants réduirait les chances de survie des chats.

Il n'est pas rare de rencontrer des rats dans la rue, mais aussi dans les restaurants. En voici un, par exemple, qui joue dans un ventilateur déglingué... Il va, il vient, apparaît par une ouverture, disparaît par une autre, s'aventure entre les pieds de table, récupère quelques miettes puis court rejoindre sa petite famille....

J'ai assisté à une scène charmante dans un restaurant. Avant que  nous nous installions à table, un garçon s'empare d'une ratière où une bestiole était prisonnière et se dirige vers la rue. Il ouvre le piège et, essaie d'expliquer, sans violence aucune, que la place convenable pour un rat, se situe sous les fesses du dieu Ganesh ou dans la rue, mais pas dans un restaurant respectable !

L'explication prend un peu de temps... le garçon secoue gentiment la cage et le rat ne sort toujours pas !...il la tourne et la tapote, soudain, le rat bondit. Il fait quelques mètres sur la route puis, effrayé par la circulation, il prend un virage à 180° et repart illico presto vers le restaurant.

Le serveur retourne, lui aussi, vers le restaurant, l'âme en paix et la conscience tranquille !...

En Inde, tout le monde n'a pas la même affection pour ces rongeurs. Des intouchables (« dalits ») de l'état du Bihar, les mangent et un fonctionnaire de ce même état préconiserait à tous les indiens d'en faire autant ! http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-une-solution-a-la-crise-alimentaire-en-inde-manger-du-rat--1974.asp?1=1

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Publié le par alain barré
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Les campagnes de l'Inde ne sont pas riches. On y mange à sa faim depuis la révolution verte des années 70-80 et, la révolution libérale des années 90, a apporté un certain bien-être. Contrairement à un discours tenu par des écologistes et des altermondialistes, la mondialisation a été bénéfique, et même très bénéfique, pour les pays en voie de développement. Elle est en réalité négative, et même très négative par ces temps de crise surtout, pour les pays occidentaux (USA compris) qui ont vu leurs productions « émigrées » vers la Chine, l'Inde, le Brésil,...(cela explique la tentation protectionniste de nos économies, protectionnisme redouté et dénoncé par les pays en voie de développement).

Malgré ces progrès spectaculaires il existe toujours en Inde près de 300 millions de pauvres (peut-être plus si l'on fait l'estimation en fonction des normes internationales). Cependant l'image misérabiliste qui a été colportée en France pendant des années est fausse. De l'Inde on n'a connu pendant des années que des reportages sur les misères épouvantables que sœur Térésa, en brave soldat du dieu des chrétiens, essayait vaillamment de combattre et, dans notre inconscient collectif, souvent l'Inde est associée à ces images faites pour nous tirer des larmes !... C'est en partie en réaction contre ces images que j'ai voulu faire une exposition photo sur les « Sourires des Femmes de l'Inde », puis « Sourires des enfants de l'Inde » sans oublier les réalités parfois dures de « La vie quotidienne en Inde ».


A un passage à niveau, des paysans vendent des prunes. Aucune agressivité commerciale...de grands et beaux sourires, même si l'on n'achète rien !...

Une famille est réunie autour d'un petit chariot pour vendre des prunes. A côté d'eux : un panneau brinqueballant annonce un ralentisseur « speedbreaker ». Le dessin est enfantin et charmant : on dirait un dromadaire à 3 bosses ! Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il est assez réaliste : les ralentisseurs indiens sont absolument redoutables !!!

La mère a un beau visage rectangulaire, puissant, mais qui conserve beaucoup de féminité...

Son mari est très beau lui aussi : visage rectangulaire également, peau très sombre, moustache comme il se doit et un léger collier de barbe. Petite fantaisie courante en Inde : ses cheveux gardent les traces rousses d'une teinture au henné.

Leurs enfants, ont l'air vifs, intelligents. Ils sont superbes également !...

On peut le dire : on ne s'est pas arrêté que pour des prunes !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Dans les rues de Palitana nous croisons un mariage. Pas de marié, habillé comme un maharadja et caracolant sur un cheval de parade, mais un char d'argent déambulant à travers la ville...

Quelques minutes plus tard nous retrouvons les femmes de ce mariage dans une salle de réception qui sert également de restaurant. La svastika porte bonheur, toujours surprenante pour un français, est peinte sur le seuil de la porte...

Les femmes sont parées de leurs plus beaux saris et de leurs plus beaux bijoux et se prêtent avec gentillesse à la séance de photo...

Les mains des fillettes comme celles des femmes sont tatouées au henné...

Une mère et sa fillette...

Une femme et sa maman...

Vraiment les mariages, en Inde, sont de grandes fêtes !....


SLUMDOG MILLIONAIRE vient de raffler les oscars ! Ce film est tiré d'un livre qui a eu, également un grand succès (Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint millionnaire de Vikas Swarup). Il est construit comme une fable, un conte, l'histoire d'un jeune d'un grand "slum" (bidonville) de MUMBAY qui gagne au jeu télévisé "qui veut gagner des millions ?". D'où lui viennnent son intelligence et ses connaissances ? On l'arrête pour tricherie....

Allez le voir ! Pour les Pornicais, il passe au St Gilles mercredi 04 mars, vendredi 06, Dimanche 08 à 20H et lundi 09 à 18H.

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La descente est plus facile, ...mais on est aussi plus fatigué !... Cela n'empêche pas les nonnes de dévaler, moitié marchant, moitié courant, agiles comme des cabris !....

Des jeunes femmes descendent, elles aussi.  Elles portent une « cliente ». A la différence des hommes qui calent les perches sur leur épaule, elles les posent sur leur tête ! Cela peut s'expliquer par leur taille moindre et aussi par leur habitude de tout porter sur la tête. Cela les oblige à garder les bras levés pour sécuriser le portage. Elles sont concentrées sur leur tâche et l'effort est important, pourtant elles progressent rapidement et ne s'arrêtent pas souvent...

Devant nous s'étale un paysage de collines. Sur la droite on distingue la mer dans la brume...

Puis la ville apparaît avec son temple rond au pied de la colline... je m'arrête un instant pour le contempler quand j'entends un bruit de pas inhabituel derrière moi.... Une vache descend majestueusement les marches....aussi glamour que les escaliers de Cannes n'est-il pas ?...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Parvenu au sommet, il faut se rendre à l'évidence, il reste toujours des marches à monter car, en réalité le Palitana regroupe des centaines de temples répartis sur deux cimes jumelles !

Les porteurs sont épuisés ! Après l'effort démesuré qu'ils viennent de fournir, ils sont affalés de tout leur long sur le ciment.... Ils essaient de récupérer, mais pas question de « reprendre des forces » : on ne mange pas dans l'enceinte du temple ! Les coureurs cyclistes connaissent bien le « coup de pompe » quand ils ont subi une fringale en oubliant de s'alimenter et de boire. Ici, fringale obligatoire !... Et tout cela pour quelques euros !... Dans la deuxième partie du parcours j'ai été souvent abordé par des porteurs qui n'avaient pas eu la chance de trouver des clients. Ils comptaient sur la fatigue des fidèles pour se faire un peu d'argent, mais comme ils faisaient payer moins cher, ils n'étaient plus que deux...

Dans les quelques temples que j'ai visités, des statues aux couleurs vives, jaune... rouge minium !... et beaucoup de sculptures traditionnelles : femmes aux seins opulents et aux courbes avantageuses...

Un temple est en cours de restauration. Il ressemble à une « installation » d'art moderne (ou, plutôt, les "installations" essaient d'imiter piteusement les beaux échafaudages des artisans !). Je reste un moment avec des artisans, installés acrobatiquement sur les échafaudages...

Dans le temple, les fidèles psalmodient des chants religieux...l'atmosphère est plutôt sereine et détendue...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Le Jaïnisme est une religion née à peu près à la même époque que le bouddhisme (Vème siècle avant JC). Ces deux doctrines se sont développées en réaction au pouvoir conservateur des brahmanes, mais le bouddhisme a conquis l'Asie et continue son extension dans le monde alors que le Jaïnisme ne concerne que quelques millions de personnes en Inde ! La raison de ces 2 destinées si dissemblables (alors que les principes sont proches) tient beaucoup à la rigidité du jaïnisme. Par exemple, avant de monter les 3700 marches des temples du Palitana, il faut s'assurer de ne pas porter sur soi d'objets en cuir car pour les fabriquer il aurait fallu tuer un animal ! Le principe de « non-nuisance » (ahimsa) dont Gandhi s'est inspiré, est suivi avec une telle rigueur par certains adeptes (ne pas écraser une fourmi, ne pas avaler un moucheron,...), qu'ils ne peuvent être qu'en marge de la société !

Parmi ceux qui escaladent les marches des temples du Palitana, se trouvent quelques touristes, mais l'essentiel est représenté par les Indiens eux-mêmes. Certains viennent de la grande ville voisine Ahmedabad, d'autres du Sud de l'Inde où se trouve un foyer Jaïn et quelques-uns de la diaspora indienne. L'atmosphère est plutôt sereine, on papote, on se photographie, de temps à autre on se repose...

Je marche, pendant un temps, à côté  d'une vieille dame toute courbée sur son bâton... Elle tient à monter sans aide... Pour diminuer les efforts elle monte en zigzag. Au retour je rencontrerai des nonnes qui descendent en courant de cette façon !...

Je m'arrête souvent pour photographier et échanger quelques mots, je progresse donc lentement, mais je suis stupéfait quand je me fais doubler par une jeune femme qui n'a pas du tout l'allure d'un fort des halles et qui porte sur sa tête une bonbonne de gaz... Me revient en mémoire l'image du forgeron de mon village qui peinait à monter jusqu'à la maison avec sa bonbonne sur l'épaule.... Hmmm ! A vrai dire il n'avait pas tout à fait l'élégance de cette dame !...

D'autres femmes portent des bidons d'eau.... Certains sont cabossés et témoignent que l'escalade ne se passe pas toujours sans dommage ! (Il est possible également que le cabossage soit volontaire et facilite l'équilibre du bidon sur la tête ?...)

Une maman ne se contente pas de porter son bébé sur son dos, encore ajoute-t-elle un sac sur sa tête !...

Quelques oiseaux, des perruches peu farouches,  accompagnent  notre montée...

Enfin le sommet approche...Courage, plus que 500 ou 600 marches, c'est-à-dire rien, peanuts, quand on compare au chemin parcouru !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

(Interruption momentanée sur l'Inde pour évoquer l'actualité)

On connaît cette histoire du type (ou de la fille) qui a perdu ses clés. Il les a perdues sur le trottoir, près d'un banc, mais il les cherche un peu plus loin sous un réverbère. Son(a) copain(ine) lui dit : « pourquoi cherches-tu tes clés sous le réverbère alors que tu les as perdues près du banc ? ». L'autre lui répond : « Eh bien, parce que sous le réverbère, il y a de la lumière !»

Souvent nous procédons ainsi : nous cherchons « là il y a de la lumière ! » Que ce soit pour les causes complexes d'une crise, ou pour nos clés.

Ainsi, pour la crise, on accuse les banquiers. On a cherché sous le réverbère, ils étaient sous les projecteurs et on les a accusés sans chercher plus loin. La réalité est plus grave que la dérégulation de la finance et les malversations de certains banquiers !

Depuis les années 50-60 le tiers-monde a commencé à évoluer et nous sommes arrivés à un moment de l'histoire où les rapports de force basculent. La toute puissance américaine (et plus largement, occidentale) est terminée. Les pays émergents l'Inde, la Chine, l'Indonésie, l'Iran, la Turquie, certains pays arabes, le Brésil,... sont devenus les usines du monde ce qui a provoqué la désindustrialisation dans les nôtres. Nous avons gardé une certaine avance dans des domaines de hautes technologies (pour la France, par exemple, le nucléaire civil, l'aviation),... mais cela ne compense pas les pertes causées par ailleurs.

À cette désindustrialisation s'ajoute, aux USA, le coût de 2 guerres interminables en Irak et en Afghanistan.

Pour maintenir leur niveau de vie, les USA ont fabriqué artificiellement de la monnaie. Cette monnaie s'est fixée sur l'immobilier en particulier, déclenchant des spéculations et la crise des subprimes. On connaît la suite, ou, plus précisément un bout de la suite, car nous sommes dedans et cette crise va durer...

Elle va durer car elle n'est pas tout à fait comme les autres (la « bulle internet » de 2001 par exemple), elle marque la fin d'une époque :celle de la domination américaine et occidentale et l'avènement de nouvelles puissances. Contrairement  à ce que pensent certains, elle ne marque pas la fin du capitalisme (le prétendant chinois est hypercapitaliste) mais la fin d'une suprématie. On peut même dater le point de rupture au 11 09 01, date à partir de laquelle, les USA ont maintenu artificiellement leur niveau de vie en s'endettant.

Après cette crise, les choses ne reviendront pas comme avant. Les nouveaux rapports de force dans le monde vont prendre du temps à s'installer mais ils s'installeront. De quelle nature seront-ils ?... On peut se douter que les puissances, portées par les grandes et anciennes cultures d'Asie et du Moyen-Orient, feront de plus en plus entendre leurs voix et chercheront à imposer leurs propres styles de vie...et cela aura des conséquences concrètes dans notre vie de tous les jours, aussi bien sur nos idées que sur notre niveau de vie !....

Notre mode de vie est appelé à connaître de grands changements qui ne seront pas faciles à accepter. Les émeutes en Guadeloupe, les manifestations syndicales, nous en donnent un aperçu aujourd'hui.

Sans un minimum de réflexion sur ce qui est entrain de se passer, pas seulement au niveau de la France, mais aussi au niveau mondial, nous risquons d'être broyés par des évènements qui nous dépassent. Mais n'est-il pas juste que les pays du tiers-monde accèdent au développement ?...


Sur le site de Thuclyde :" le webzine de l'histoire", vous pouvez lire un article sur le rôle du libéralisme et du capitalisme dans la crise et une réponse à Martine Aubry qui affirme que la crise révèle "l'effondrement du libéralisme" : http://thucydide.over-blog.net/article-24524151.html

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Publié le par alain barré
Publié dans : #INDE

Dernière étape avant Ahmedabad : le Palitana. Lever 4h1/4 pour se rendre au pied de la colline de Shatrunjaya où se situent les temples Jaïns les plus célèbres de l'Inde, lieu incontournable de pèlerinage pour les croyants de cette religion. On a tendance à parler « du » temple de Palitana, en réalité, au sommet de la colline (593 m) se dressent 863 sanctuaires !!! Ils ont été édifié sur deux petits sommets distants de 300 m. On y accède par un escalier qui compte 3700 marches, ce qui n'est rien par rapport aux 10 000 marches du temple du mont Ginar à Junagadh (http://www.alain-barre.com/archive-02-7-2009.html ), mais il faut tout de même les monter et les descendre, sachant que le site ferme à 5 heures du soir !

Avant de monter : petite séance de bureaucratie indienne. Pour avoir le droit de photographier il faut une autorisation spéciale. Elle coûte 100 roupies ce qui est déjà une belle somme pour un indien (prix d'une noix de coco : 5 roupies). Des fonctionnaires s'activent dans un bureau, notent, vérifient, contrôle ce qui a été vérifié, perdent leurs notes, retrouvent leurs papier, glissent une feuille de papier carbone, puis une autre,...enlève le papier carbone, tamponnent, tamponnent !.. Ouf ! On nous tend un joli papier rose qui porte déjà la signature de 2 fonctionnaires et qui, en théorie, devrait comporter également la signature de l'utilisateur. Au verso : une page de recommandations dont certaines peuvent étonner le touriste occidental de base. Interdiction de porter du cuir sur soi (détachez vos ceintures svp !). Interdiction aux femmes ayant leurs menstruations de monter. Interdiction de mâcher du chewing-gum. Interdiction de boire « any kind of drink », y compris de l'eau !...

A la porte du bureau des fonctionnaires, une horde de porteurs attend avec impatience la sortie des touristes. Pour porter un touriste au sommet (et le redescendre) il faut 4 porteurs  qui se partagent l'équivalent de 15 euros, le salaire de toute une journée... Qui va avoir « la chance » de porter un touriste ce matin ? Les porteurs sont prêts à se battre pour cela mais la police veille !...

Les heureux, élus parmi les porteurs, partent au pas de course, brinqueballant leur précieuse charge sur les premières des 3700 marches à gravir. Incredible, umglaublisch ! Va y'avoir du sport !...



  Exposition photo  "VIE quotidienne en Inde"
Jusqu'au 22 février 2009, 13 photos sur le thème de la VIE quotidienne en INDE sont exposés dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (côté Espace Culturel)


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