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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VIETNAM

Arrêt dans un hameau sur le bord de la route. Une famille fabrique des balais... __P1200311.jpg
Une autre récolte des pamplemousses, des bananes, des légumes et essaie de les vendre...
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Des gamins s'amusent et sont contents d'avoir un peu de visite...
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Une mémé toute séche et ratatinée mais encore pleine de vigueur, traverse la route pour se rendre dans sa demeure... Elle porte sur elle le poids de l'histoire du Vietnam : la colonisation française, l'occupation japonaise, la lutte de libération du Vietminh, la guerre contre l'armée française, la guerre américaine, la collectivisation communiste... Elle est toujours là et peut enfin goûter un début de paix et de prospérité...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VIETNAM

Beaucoup d'animation dans les rizières autour du village de Duong Lam ! Il faut que tout soit prêt pour la fête du têt !... On laboure, hommes et bêtes piétinant dans la boue !....
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On met les plants en botte et l'on repique...
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L'infatigable auxiliaire du paysan vietnamien, le buffle, prend un repos bien mérité et, dès qu'il le peut, se plonge dans un ruisseau
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Sur la route, des enfants rentrent de l'école. Ils sont tous à vélo. Les parents se sont motorisés et les vélos sont essentiellement utilisés maintenant par les jeunes et ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter un scooter ou une moto Honda, bien meilleurs que les marques chinoises me dit-on !
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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VIETNAM

Malgré le tourisme le village ne respire pas l'opulence. Ce n'est pas la misère mais le revenu par habitant est encore faible malgré une croissance remarquable depuis l'introduction du capitalisme dans l'économie (politique du Doi Moi à partir de 1986). Sur le marché, on trouve tout ce qui est nécessaire à la vie courante et les vélos sont bien chargés !...
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Les rues sont paisibles et l'on peut se permettre d'étaler des graines à faire sécher...
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Une paysanne, pieds nus, traverse le village avec buffles et matériel pour aller travailler dans les champs
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Une scène touchante, sur le seuil de sa porte, une mémé est assise, elle berce son petit fils en lui chantonnant une berceuse !...
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Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Dans son ouvrage « Le crépuscule d’une idole », ONFRAY soutient l’idée que FREUD, amoureux de sa mère et détestant son père, a généralisé son cas personnel à l’humanité entière. Les relations névrotiques qu’il entretenaient avec ses propres parents : une mère, beaucoup plus jeune que le père et dont il était le préféré et un père qu’il jugeait médiocre, lui ont servi à imaginer le « complexe d’Œdipe ». Le déséquilibre de cette relation familiale est surtout due au fait que le petit Freud est l'élu, trop choyé par sa mère (qui l’appelle « mon Sigi en or"), parmi une dizaine de frères et soeurs issu des 3 mariages du père.

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Freud a sexualisé la relation avec sa mère, bien des années plus tard, en racontant une scène dans un courrier à son ami Fliess : « Ma libido s’est éveillée envers matrem et cela à l’occasion d’un voyage fait de Leipzig à Vienne, au cours duquel nous avons dû passer une nuit ensemble et où il m’a été certainement été donné de la voir nudam ». Pour atténuer la crudité du propos, Freud emploie, dans ce courrier, des mots latins pour dire « mère » et « nue ».

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L'hostilité envers son père se cristallise dans une scène racontée par Freud lui-même et qui s’est passée quand il avait 7ou 8 ans.  Il entre dans la chambre de ses parents et fait ses besoins dans le pot de chambre. Son père, fâché, lui dit (c’est toujours Freud qui raconte) : « Ce garçon ne deviendra rien de bien ». Freud précise : « Il faut que cela ait été pour mon ambition une terrible vexation, car les allusions à cette scène reviennent sans cesse dans mes rêves… ». Ces petites histoires sans grande importance (ce qui est réellement important me semble-t-il, c’est la différence de traitement par rapport aux autres enfants - et en particulier de la part de la mère - envers l’enfant Freud !) sont devenues la base d’une théorie, le complexe d’Œdipe, qui s’applique au cas de Freud lui-même et à d'autres qui lui ressemblent peut-être, mais qu’il a l’ambition démesurée de généraliser au monde entier !

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Freud généralise les sentiments négatifs qu’il éprouve envers son père à l'humanité toute entière y compris dans les temps préhistorique. Ainsi fait-il commencer la civilisation par le meurtre rituel du père dans « Totem et Tabou », il s’attaque à Dieu le Père dans « L’Avenir d’une illusion » il accable le président des USA, Wilson, qui déclare avoir toujours aimé son père,  dans « Le président Wilson », et dans « L’Homme Moïse et la religion monothéiste », il s’attaque au père du peuple juif. Il prétend que Moïse n’est pas juif mais égyptien, que la religion juive descend du monothéisme du pharaon Akhenaton et que la civilisation juive est inférieure à celle des pyramides...

Freud écrit ce livre, plutôt démoralisateur pour les juifs, pendant la montée du nazisme en Allemagne bien qu'il ait conscience que « Déposséder un peuple de l’homme qu’il célèbre comme le plus grand de ses fils est une tâche sans agrément et qu’on n’accomplit pas d’un cœur léger. Toutefois aucune considération ne saurait m’induire à négliger la vérité au nom d’un prétendu intérêt national. » Dans ce même ouvrage Freud explique qu'en tuant le Christ, les juifs ont assassiné leur grand homme et répété le geste de la horde primitive (il fait  référence à son ouvrage « Totem et tabou »).

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Onfray conclue alors « Mesurons avec effroi combien l’obsession du meurtre du père génère chez Freud des prises de position extravagantes, délirantes, incompréhensibles, antisémites même, si on ne les mets pas en relation avec ces règlements de comptes libidinaux, ce combat d’une psyché travaillée dans son tréfonds par le tropisme incestueux. »

Des psychanalystes médiatiques et des journalistes complaisants, reprennent cette analyse d'Onfray pour dire que le philosophe accuse Freud d’être antisémite. A la vérité, ce n’est pas Onfray qui affirme que Moïse n’est pas juif et que l’antisémitisme est né du meurtre du Christ et que « du fait de cette décision, ils se trouvent à l’heure actuelle plus séparé que jadis du reste du monde », « L’heure actuelle » faisant référence au nazisme triomphant et persécuteur des juifs en 1938 ! Ces propos, regrettent Onfray, pourrait faire croire à l'antisémitisme de Freud s’il ne s’agissait pas, pour lui, de démontrer, par tous les moyens, la validité de ses théories : « Cette soumission de la théorie psychanalytique à l’impératif autobiographique guide Freud dans chacun de ses pas d’aveugle – comme Œdipe… »

Voilà bien un mauvais procès fait à Onfray, qui montre une fois de plus que lorsque l’on est dépourvu d’arguments, on fait des attaques sur la personne… Une façon de détourner l’attention du sujet principal, d’essayer de discréditer l’auteur et de décourager de la lecture de son livre. Calomniez, il en restera toujours quelque chose !... C’était déjà la technique utilisée pour discréditer l’excellent « Livre noir de la psychanalyse ».

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Pour la petite histoire, Lénine est venu passer des vacances à PORNIC, en juillet 1910. Il découvre la station grâce aux agences touristiques ou aux affiches publicitaires de la société des chemins de fer. Pornic a pris un virage plus familial, moins bourgeois que les grandes station normandes. Sa femme le précède à l’hôtel de la Noëveillard où des membres nantais du parti socialistes viennent passer leurs vacances.

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Elle n’apprécie pas cette clientèle trop « petite bourgeoise » à son goût et déménage pour une petite maison de la rue Mondésir à Gourmalon.

Il se plaît à Pornic et il écrit à sa sœur « Chère Maniacha, je t’écris de Pornic. Voilà déjà près d’une semaine que nous sommes installés ici. Nous nous reposons merveilleusement, prenons des bains de mer,… »

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 Enfin, Lénine est un touriste modèle !... Mais on sait qu’il a déjà, à cette époque, mûri les éléments de sa politique de terreur qu’il mettra en place à partir de 1918 et qui est née dans son esprit après la répression de la tentative révolutionnaire de 1905 !

Il ne s’adonne cependant pas seulement à la baignade et à la pêche à la crevette. Il profite de ce séjour pour rencontrer Jean CREMET qui va créer le parti communiste de Loire-Atlantique (appelée à l’époque : Loire inférieure), s’opposera à Staline à Moscou et se liera d’amitié avec Ho chi Minh…oui, Ho, l’oncle Ho du Viêtnam. Le monde est petit !...

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Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Staline n’a pas inventé le terrorisme d’état il en a appris les principes et la technique de Lénine. Pendant des années les déçus de la révolution communiste ont essayé de nous faire croire que, les goulags et les aspects les plus violents du communisme étaient l’œuvre d’un fou brutal : Staline. Il aurait dévoyé la pureté de la doctrine léniniste faisant de l’URSS un état policier et concentrationnaire. Heureusement Trotsky aurait relevé le flambeau et la pureté des principes se perpétuerait aujourd’hui dans des partis d’extrême gauche !

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Il aura fallu attendre près d’un siècle pour que les preuves de la supercherie soient dévoilées. Ce n’est qu’en 1999 que paraît à Moscou un volume entier de textes de Lénine volontairement écartés jusqu’à cette date pour ne pas ternir l’image du révolutionnaire. Dans ces documents il met ouvertement en œuvre, organise et contrôle « une politique de terreur, de répression et d’épuration sur une grande échelle à l’encontre des couches les plus diverses de la société, et à des moments où aucune menace ne pèse sur le régime. » Il s’en prend particulièrement aux Koulaks (paysans aisés) et aux représentants du clergé. Par exemple, au début de l’année 1922, alors que la guerre civile est terminée, il fait exécuter 8000 religieux.

Pour ce faire il utilise la même technique que tous les bourreaux (y compris les bourreaux nazis). Il dévalorise celui qu’il considère comme son ennemi, il lui retire sa qualité d’être humain. Il faut écraser les koulaks et les religieux écrit-il, comme « des insectes nuisibles, des poux, de la vermine » etc… Plus tard, après la mort de Lénine, viendront les injures des procès de Moscou : « vipère lubrique, etc... » Il organise la technique de l’exécution faite sans procès et au hasard, pour l’exemple comme on le voit dans le texte suivant : « Ici on mettra en prison une dizaine de riches, une douzaine de filous, une demi-douzaine d’ouvriers qui tirent au flanc (…) Là, on les enverra nettoyer les latrines. Ailleurs, on les munira, au sortir du cachot, d’une carte jaune afin que le peuple entier puisse surveiller ces gens nuisibles jusqu’à ce qu’ils se soient corrigés. Ou encore on fusillera sur place un individu sur dix couplables de parasitisme. »

Tous ces textes sont accablants pour Lénine et montre que le terrorisme est une partie intégrante du communisme depuis le début.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le numéro spécial de la revue L’HISTOIRE , Archives inédites, les crimes cachées du communisme, n° 324, 0ctobre 2007.

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Publié dans : #VIETNAM

Nous avons quitté les plateaux montagneux du Nord et après une longue nuit en train nous sommes de retour à Hanoï. Départ, aussitôt, pour un village classé, situé à 2H de route : Duong Lâm.

Nous nous arrêtons à l’entrée du village pour laisser passer un enterrement.

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Les funérailles sont l’occasion d’un cérémonial important au Vietnam. Il diffère selon les religions, mais dans tous les cas le rattachement au culte des ancêtres est essentiel. Jusqu’à une époque récente, dans les campagnes, les paysans se faisaient enterrer dans leur rizière, manière de se rappeler au bon souvenir des enfants et petits enfants et de leur signifier que la terre est un bien qui ne se vend pas ! (Damned ! Cela me rappelle certaines pratiques de nos campagnes en Vendée autrefois) Aujourd’hui cette pratique n’est plus autorisée mais les tombeaux épars au milieu des champs sont encore nombreux. Leur disposition semble anarchique, mais en réalité elle correspond à un savant calcul effectué par un géomancien !

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A l’entrée du village, près d’une belle porte en latérite et d’un étang, rencontre avec un couple revêtu de ses plus beaux atours, qui pose pour la photo de mariage.

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Comme en Chine, rien n’est trop beau pour la photo ! Les mariés ont abandonné le costume traditionnel au profit de vêtements occidentaux chics et chocs !... Il faut imaginer une mise en scène pour immortaliser cet évènement. Le photographe indique à la mariée comment elle doit relever sa robe pour découvrir un peu ses belles jambes !...

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Il la fera ensuite poser, un pied trempé dans l’eau et se penchant pour en recueillir dans le creux de sa main…

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C'est Charmant plein de naturel et de grâce ! Toute une symbolique à laquelle le jeune couple se prête sans faire de chichis !...

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Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Que reste-t-il aujourd'hui des grandes idées de Freud ?

3-  L’interprétation des rêves, les associations d’idées dans la cure psychanalytique. Pour Freud, le rêve serait « la voie royale vers l’inconscient ». L’interprétation psychanalytique permettrait de dévoiler le sens caché de ce que nous avons refoulé dans notre inconscient et qui continuerait de s’y manifester sous forme de divers travestissements. Non, répondent les chercheurs modernes, à la suite de Louis JOUVET (université de Lyon)  le rêve sert surtout à « améliorer notre capacité à apprendre, à mémoriser et à gérer nos émotions. »  Cette répétition n'est pas passive, le rêve semble essayer de résoudre à sa façon, en rassemblant des images éparses et souvent en exagérant les effets, les problèmes qui nous préoccupent dans la journée.

 Un chercheur finlandais émet une hypothèse complémentaire qui permet de comprendre pourquoi tant de rêves ont une fin malheureuse. Pour lui le rêve est un « système de simulation qui sert à nous apprendre à survivre, pour nous entraîner à réagir aux situations dangereuses du quotidien. » http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/dossier/094827/le-cerveau-a-l-ecole-de-la-nuit.html

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Les associations d’idée ne sont pas abandonnées par les thérapeutes modernes mais ils ne les laissent pas surgir miraculeusement au cours d’une « attention flottante ». Au contraire, ils demandent  aux patients  de noter systématiquement (pendant la cure et en dehors de la cure) leurs émotions négatives, le contexte dans lequel elles se sont produites et les pensées automatiques qui y sont associées. Ensuite, il faudra apprendre à assouplir ces automatismes qui se présentent sous forme de distorsion de la réalité et qui sont toujours négatifs.

Alors faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain et rejeter complètement la psychanalyse ? Non, malgré les erreurs et les manipulations nombreuses de son fondateur, Freud,  la cure psychanalytique semble avoir son intérêt dans certains cas. Il en va des diverses façons d'exercer la psychothérapie comme pour la pédagogie : La personnalité du pédagogue ou du psychothérapeute est aussi importante que sa méthode et certains psychanalystes sont, avant d'être des adeptes de Freud, de bons thérapeutes ! Toutefois, personne ne niera qu'il est préférable d'avoir un bon thérapeute avec une bonne méthode  ! 

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La psychologie est une discipline encore jeune, elle hésite encore entre science, littérature et philosophie. Freud a essayé de s’inspirer de la science de son époque mais il s'est appuyé essentiellement sur l'introspection et son histoire personnelle. Les psychanalystes qui l’ont suivi n'ont pas eu, non plus, le souci de l'expérimentation scientifique au point que pour être psychanalyste en France il n’est point besoin de diplômes, il suffit d’avoir suivi une cure dite « didactique » avec un autre psychanalyste.  Cela explique que les dérives soient possibles. J’en ai vu une se dérouler sous mes yeux, dans une institution où j’ai travaillé à Nantes autrefois : la fondation Pi (Centre Psychothérapique Nantais). Le psychanalyste, adepte de Lacan et de Bettelheim, eut une première fois maille à partir avec la justice nantaise pour des affaires financières et, récemment pour des affaires de mœurs. Affaire en cours : http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/25/762147-Le-psy-du-chateau-devant-les-juges.html 

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Cet ouvrage de ONFRAY « Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » s’ajoutant à l’excellent ouvrage collectif « Le livre noir de la psychanalyse » contribue à démystifier la pratique quasi religieuse de la psychanalyse. En cela ce livre est non seulement utile mais nécessaire et il en faudra sûrement encore d'autres sur le même sujet !

Biblio :  - Michel ONFRAY : Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne, Grasset, fin avril 2010, 22 €

Le livre noir de la psychanalyse, vivre, penser et aller mieux sans Freud,  éditions 10/18, collectif, 13 €

Jared DIAMOND, Pourquoi l’amour est un plaisir, Gallimard, réédition en poche à 7,32

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Que reste-t-il, aujourd'hui, des grandes idées de Freud ? (suite)

2 -  Le complexe d’Œdipe. Il est défini par Freud comme le désir inconscient d’avoir un rapport sexuel avec sa mère si l’on est un garçon, avec son père si l’on est une fille et le désir de tuer le rival. Onfray, après bien d’autres, remarque que cela correspond assez bien à la situation personnelle de Freud lui-même (élevé par une nourrice à l’écart de sa mère  et désirant celle-ci).

Contrairement aux affirmations de Freud, la plupart des enfants n'ont pas envie de rapports sexuels avec le parent de sexe opposé ni de tuer leur rival. Ce qui est vrai par contre et facile à constater c'est que les enfants entretiennent avec leurs parents des relations d'affection, d'hostilité, de rivalité, de chantage parfois, etc... Relations qui existent dans tous les groupes humains et, à fortiori, dans la matrice de tous les groupes : la famille ! Quand un petit garçon dit "qu'il veut se marier avec maman quand il sera grand", rien de sexuel là-dedans, il faut entendre qu'il veut garder l'affection de sa mère pour lui tout seul et ne  la partager ni avec les frères et soeurs ni avec le père. Freud soutient quelque chose de bien différent que, entre 3 et 5 ans, le petit garçon désire réellement "tuer son père et avoir des rapports sexuels avec sa mère" et que c'est de la résolution plus ou moins bonne ou mauvaise de ce "complexe" que naissent les névroses (et que la culture s'organise).  Ce que l'on a tendance à édulcorer est que Freud ne parle pas seulement de relations d'affection mais d'inceste mère/fils et père/fille. L'inceste existe effectivement. Il est rare entre mère et fils et moins rare entre père et fille, mais contrairement à ce que soutient Freud, il n'est pas à l'initiative de l'enfant, mais pratiquement toujours à l'initiative du parent !

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Des chercheurs observent que l’inceste est préjudiciable à la reproduction de l’espèce et que cette raison suffit à expliquer qu’il soit évité, dans les conditions normales, aussi bien par les humains que par les espèces qui sont proches de la nôtre.

D’autres chercheurs estiment également que le fait d’être élevé par des parents, même s’ils ne sont pas génétiquement nôtres, incite notre cerveau à les considérer comme père et mère et les autres enfants comme frères et sœurs. Cette intime proximité pendant l'enfance abolirait le désir sexuel dans la famille autant que les gènes. Ainsi, une étude montre que les enfants élevés dès leur plus jeune âge dans les Kibboutz israéliens, évitaient quasi systématiquement -comme s'ils étaient frères et soeurs- de se marier ensemble lorsqu’ils étaient devenus adultes et n’avaient pratiquement pas de rapports sexuels entre eux !

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Cette hypothèse du rôle de « l’intime proximité pendant l’enfance » expliquerait mieux que le fameux complexe pourquoi Œdipe est devenu amoureux de sa mère. Il est devenu amoureux de sa mère tout simplement parce qu’il ne la connaissait pas ! En effet dans le mythe grec, dès sa naissance, le petit Œdipe est abandonné puis recueilli par un berger et élevé par le roi de Corinthe, sa mère est donc pour lui, une étrangère !

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 Signalons également une critique étonnante  et cocasse du complexe d’Œdipe  par l’ethnologue Claude Lévi-Strauss qui se moque de Freud en faisant dérivé la psychologie non pas d’une pièce de l’auteur grec classique Sophocle mais du presque contemporain Eugène Labiche (La potière jalouse, 1985). (à suivre...)

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Que reste-t-il aujourd’hui des grandes idées de Freud, le fondateur de la psychanalyse ?

1- L'inconscient. L’inconscient existe, on peut le mettre en évidence par des expériences simples mais il ne s’agit pas de l’inconscient tel que Freud l’avait conçu (avec le refoulement de ce qui nous paraît inacceptable ou invivable) mais d’un inconscient « cognitif » qui explique que la plupart de nos activités ordinaires de survie, se passent sans que nous nous en rendions compte. Ainsi nous déchiffrons les signaux de danger dans notre environnement et nous y réagissons avant que notre conscience en ait eu connaissance. Nos émotions surgissent spontanément en présence de certaines situations, nous accomplissons "machinalement" de multiples actes tout au long de la journée,... Nous partageons cette capacité avec les animaux qui nous sont proches et sans elle, notre cerveau serait saturé. Il ne pourrait se consacrer à des tâches plus complexe et notre espèce n’existerait plus !

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Un autre inconscient existe, expliquent les psychologues évolutionnistes : celui que nous a légué l’évolution. Par exemple nos conduites amoureuses, nos conduites d’entre aide, de coopération et de solidarité, d’agressivité et de violence, de recherche de pouvoir et de statut, etc.… sont le fruit d’une longue maturation dont on voit les prémisses chez les primates (chimpanzés, bonobos, gorilles, orangs-outans) et qui s’est affinée  depuis plusieurs millions d’années.  Il nous est difficile d’imaginer que l’espèce dont nous faisons partie (Homo sapiens sapiens) n’ait pas été l'unique but de la "création" et son objectif ultime ! En réalité nous sommes la seule branche existante, et donc fragile, d’un rameau florissant. Il faut s'imaginer qu'il y a seulement quelques dizaines de milliers d’années coexistaient 3 ou 4 espèces humaines aussi dignes d'intérêt que la nôtre.

-    -  L’homme de Neandertal, disparu il y a 20 ou 30 000 ans : il nous ressemblait tellement qu’il passerait inaperçu dans nos rues, s’il était habillé d’une façon moderne !

-   -  L’homme de Florès, dont les derniers spécimens sont disparus sur l’île de Florès, en Indonésie, il y a seulement  10 000 ans.

-   -  L’homme de Desinova dont on a découvert dernièrement un fragment de phalange du petit doigt (!) dans une grotte située entre la Sibérie et la Mongolie.

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Des psychologues émettent l’hypothèse que l’évolution nous a légué un certain nombres de conduites, sans lesquelles notre survie n’aurait pas été possible, et que ces conduites sont toujours présentes et agissantes en nous d’une façon essentiellement inconsciente. Elles correspondent, approximativement, à ce que l’on appelait autrefois les instincts. Les neurosciences, la psychologie cognitive et, particulièrement, la psychologie évolutionniste et l’éthologie humaine en redécouvrent l’importance et tentent d'en redessiner les contours. Cet inconscient "évolutionniste" n'est pas sans rapport avec l'inconscient psychanalytique, mais les psychanalystes restent dans leur tour d'ivoire et ne s'intéressent pas à ces recherches. (à suivre...)

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