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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

La crise nous met au pied du mur et les agences de notation descendent un à un les canards boiteux : Grèce, Irlande, Portugal…nous sommes dans la ligne de mire (nous le sommes un peu moins depuis l’allongement de l’âge de départ en retraite). Comment rembourser nos dettes ? Trois solutions :

1-     La rigueur : dépenser moins et gagner plus, pour la France cela consistera à faire payer un peu plus ceux qui ont le plus bénéficié de l'Etat-providence, les fonctionnaires en particulier (en Angleterre, 500 000 postes supprimés, par exemple !). La réforme est déjà dans les tuyaux et l'on comprend que ceux-ci aient été nombreux dans les dernières grandes manifestations même si elles ne les concernaient pas directement !

2-      Faire défaut en tant qu’Etat, c'est-à-dire se déclarer en faillite et faire payer les banques. Le risque encouru est celui des faillites en cascade et l'actuel gouvernement a écarté cette solution préconisée par certains libéraux et par l'extrème gauche. Cela n'empêchera pas de les faire payer tout de même par l'impôt !

3-     Laisser filer l’inflation ce qui permet de rembourser nos créanciers avec de la monnaie de singe tout en vidant les poches des classes moyennes (grand réservoir assez docile mais qui n'est pas inépuisable) . Le danger en réalité est immense car l’inflation « c’est comme le dentifrice, qui une fois sorti du tube, n’arrive pas à y rentrer… » Souvenons-nous de l’Allemagne après la crise de 1929, pour acheter un steak il fallait une brouette de billets !...

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Des solutions existent-t-elles ? Il va sans doute nous falloir accepter de travailler plus pour gagner moins (rigueur) et apprendre à consommer d’une façon plus intelligente pour la planète et moins égoïste envers les populations des pays émergents. Il va nous falloir également remettre en ordre de marche notre machine de production, favoriser la recherche et l’éducation.

Nous avons usé tous les faux-semblants politiciens, nous sommes au pied du mur. La question n'est plus de savoir s'il y a besoin de rigueur ou  non mais de savoir sur qui elle sera répartie. Cela doit être fait avec le plus de justice possible sans céder à ceux qui ont les plus gros moyens de pression (lobbys financiers, patronaux et syndicaux). Dure épreuve de vérité pour les partis politiques de droite et de gauche et voie royale pour les démagos populistes : la fille Le Pen et Mélenchon. Les années 2011 et 2012  s'annoncent être années de tous les dangers en France où les réformes essentielles sont encore à venir !...

Bonne année, oui bonne année, tout va très bien madame la marquise !...

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Le monde est en train de changer de bases ! Le capitalisme, inventé par l’occident il y a déjà plusieurs siècles, s’est vu approprié par les anciens pays du tiers-monde devenus « pays émergents » à l’occasion de la mondialisation, autre invention occidentale. Le taux de croissance dans ces pays est de 6,5% alors qu’il n’est que de 1,5% en Occident. Chine, Inde, Brésil sont en plein développement et sont relayés par d’autres dont on n’entend moins parler, mais tout aussi vigoureux : l’Indonésie, le Mexique, la Malaisie, l’Afrique du Sud, la Turquie… Le continent africain, dont on a pris l’habitude de ne parler qu’avec commisération et un certain mépris, atteint, pour sa part, une croissance de 5%.  Cette magnifique croissance est due à la vague libérale et capitaliste qui déferle, pour le meilleur et pour le pire, sur le monde  depuis la chute du communisme, fin des années 1980. Les « antimondialistes » occidentaux ont bien essayé de freiner ces changements qui les dépossédaient de leurs rêves (et de leurs positions intellectuelles dominantes), mais en vain.

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En Occident, on continue d’accuser le libéralisme (non sans quelques raisons) d'être à l'origine de tous les maux mais dans les pays émergents, c'est exactement le contraire et si la crise touche durement les économies occidentales elle booste celles de l'Asie, du Sud et de l'Amérique latine.

Obama aux USA, Sarkozy en France, accusent les banques d’en être à l’origine. C’est une façon habile de détourner la colère des populations sur un bouc émissaire. Les banques sont l’instrument rapace et souvent malhonnête de la crise, elles n’en sont pas la cause. La dérégulation a été initiée aux USA par le président Clinton avec l’abolition, en 1999, du Glass-Steagall Act autorisant la dérégulation bancaire et la financiarisation à outrance de l’économie. De cette façon (et en instituant des taux d’intérêt très bas), les autorités des USA ont maintenu un niveau de vie, artificiellement élevé dans leur pays. C'est-à-dire qu’ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. Nous n’avons rien à leur envié, l’Europe a fait la même chose. Pour maintenir et même augmenter notre niveau de vie, depuis une trentaine d’années nous vivons - collectivement en tant qu'Etat et avec de grandes disparités entre les individus -  au-dessus de nos moyens, nous dépensons plus que ce que nous gagnons creusant une dette folle ! (à suivre...)

" Les temps changent..." comme chante Hugues Aufray reprenant une chanson de Bob Dylan...

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE
Renoir quitte Venise début décembre 1881, mais il n’a pas fini son voyage en Italie ! Il va continuer par Florence où il admirera la Vierge à la chaise de Raphaël, Rome où il verra les fresques de la Farnésine et les stances du Vatican, puis Naples où il peint une extraordinaire Baigneuse blonde, prenant  pour modèle celle qui deviendra sa femme, Aline Charigot.
Renoir baigneuse blonde 1882 Il n’est pas fait mention habituellement dans les ouvrages sur RENOIR qu’il ne voyageait pas seul en Italie, qu’il y était en compagnie d’Aline comme en témoigne ce tableau. Les deux amants n’en n’ont pas parlé probablement par respect des convenances sociales car ils n’étaient pas mariés. Mais Aline dira plus tard qu’elle avait considéré ce voyage en Italie comme « son voyage de noces » ce que semble confirmer l’anneau d’or qu’elle porte au doigt !
 Avant de quitter Naples, il peint un superbe « Vésuve, le matin ». Une plongée sur la route qui surplombe la baie et le Vésuve, pleine de vie et de dynamisme, jouant sur les ombres allongées et la lumière dorée du matin, 
RENOIR-1881-vesuve-le-matin.jpg
 Puis il visite la Calabre, couchant chez l’habitant. Il commente avec humour : « Tous les Calabrais que j’ai rencontrés étaient généreux, et si gais dans leur misère. C’est à se demander si ça vaut la peine de gagner de l’argent ! ». Il remercie ses hôtes en «croquant le portrait du bambino », ou refaisant les fresques d’une église de campagne et continue son chemin, enchanté par cette vie simple et de ces rencontres impromptues !....
Il passe à Pompéi où il est ébloui par les fresques. Il déclare : « Ils ne s’embarrassaient pas de théories. Pas de recherche de volumes, et les volumes y sont. Et ils savaient faire riche avec si peu ! »
 Sorrente… Puis la Sicile, au début de l’année 1882, où il rencontre Wagner dont il torche un portrait en une demi-heure de pose !!!
RENOIR-Richard-Wagner.jpgLe personnage lui paraît tellement puant de prétention et dégoulinant de haine envers les juifs qu'il s'en retourne dégoûté !...
Enfin il regagne la France commentant son voyage avec cet hommage étonnant : « L’inconvénient de l’Italie c’est que c’est trop beau. Pourquoi peindre quand on a tant de plaisir à regarder ? »
 Heureusement pour nous, il n’en n’avait pas fini de regarder et de peindre !



Bibliographie :
- Augustin Butler, Renoir, écrits, entretiens et lettres sur l’art, éditions de l’amateur 2002
- Peter H. Feist, Renoir, éditions Taschen
- Gilles Néret, Renoir peintre du bonheur, éditions Taschen
 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE

Renoir peint un dernier tableau à Venise : l'incontournable basilique Saint-Marc déjà représentée par de nombreux artistes dont Canaletto.

canaletto-place-st-marc.jpg

 C'est le moins abouti et pourtant celui qui me plaît le plus ! La basilique est merveilleusement rendue. Il est clair que Renoir, qui aimait l'architecture, a été conquis par la synthèse harmonieuse entre les styles byzantin et occidental de ce chef-d'oeuvre. Renoir détestait les symétries artificielles, les répétitions à l'identique. Il déclarait : "non seulement je ne veux pas qu'un chapiteau ressemble à un autre chapiteau, mais je veux que ce chapiteau ne se ressemble pas à lui-même..." De la basilique Saint-Marc il dira plus tard : "Saint-Marc, régulier à l'oeil, dans son ensemble, pas un détail pareil. La régularité de l'oeil étant la seule permise, les bâtisseurs ont rejeté la régularité du compas."

RENOIR-1881-plStMarc01b-copie-1.JPG

Renoir ayant obtenu l'effet qu'il souhaitait en peignant la basilique s'est contenté d'esquisser le pavage par des lignes de fuite qui recouvrent mal la sous-couche de blanc. Cela renforce encore l'impact de la Basilique ! Chapeau l'artiste !

J'en ai fait une reconstitution photographique qui met en évidence l'originalité du travail du peintre. Ce sera la dernière réalisée à Venise. Plusieurs d’entre elles feront partie d'une exposition sur le thème "
De la photo à la peinture".

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE

 Pour peindre le Palais des Doges, Renoir, une fois de plus, s'installe sur l'île San Giorgio. Il écrit : "J'ai fait le palais des Doges vue de Saint-Georges en face, ça ne s'était jamais fait, je crois. Nous étions au moins six à la queue leu leu."

renoir-palais-ducal.jpgEn réalité Renoir se trompe. Il existe au moins deux "vedute" du palais des Doges qui ressemblent à la sienne. L'une de Canaletto et l'autre de Carlevarijs, mais il a raison dans le sens où elles ont été réalisées à partir d'une embarcation plutôt que de San Giorgio.

Malgré la remise en cause de l'impressionnisme entreprise par Renoir lui-même, sa représentation du palais des Doges est typique de ce style de peinture. Les contours sont suggérés par la couleur et non par des traits, les ombres ne sont pas noires mais plutôt bleues, les contrastes bleu et orange sont intenses et variés,...Le campanile se détache dans un ciel immense.

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J'en ai fait une reconstitution photographique qui permet de mieux apprécier et admirer la créativité artistique de l'interprétation de Renoir.

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE

  Malgré une réputation grandissante, Renoir avait toujours besoin d'argent c'est pour cela qu'à Venise il n'a pas hésité à peindre des lieux touristiques réputés que son galeriste Durand-Ruel pourrait vendre aisément. Cela ne l'empêche pas, simultanément, de pousser ses propres recherches très loin au risque de décontenancer ses admirateurs. A cette même époque, il abandonne l'impressionnisme "pur et dur" - qu'il pense être dans une impasse - au profit d'un dessin plus ferme, d'une ligne "classique". C'est sa période "Ingresque". En Italie, il pense trouver des réponses auprès des grands maîtres de la Renaissance que sont Raphaël et Titien.

En attendant, il faut gagner sa vie et Renoir n'a pas trop d'état-d'âme ! Les peintres réputés de Venise, comme CANALETTO, ont lancé, un siècle plus tôt, la mode des "vedute", c'est à dire des "panoramas", des "vues" très prisées dans toutes l'Europe, il va jouer les Canaletto et refaire l'une des plus célèbres "vedute" de cet artiste : les "régates sur le Grand Canal".

canaletto-regate.jpg

 

Cette partie du Grand Canal est une des plus prestigieuses. Elle s'étend du Ca Foscari jusqu'au pont du Rialto que l'on devine dans le lointain.

plan-foscari-rialto.jpgRENOIR-gd-canal-ca-foscari_Rialto.jpg

Les vedutistes comme Canaletto étaient des peintres réalistes. Ils s'attachaient à rendre avec exactitude tous les détails. C'est ce qu'attendait leur public qui recherchait, comme sur une photographie, à reconnaître tel ou tel palais. Renoir ne s'est évidemment pas astreint à une telle discipline. Il a essayé de rendre une ambiance à la manière impressionniste et avec sa propre palette de couleurs. Le rouge et le doré des bâtiments sont omniprésents ainsi que les reflets dans l'eau d'un immense ciel bleu parcouru de nuages blancs.... Il n'y a pas autant de gondoles sur le Grand Canal que dans le tableau de Canaletto, mais Renoir en a disposé tout de même un certain nombre et n'a pas lésiné sur les piquets d'amarrage !...

CANALETTO-legrandcanal01.jpg

Cette toile est gaie, pleine de charme. Elle sera exposée par Durand-Ruel lors de la VIIe exposition impressionnistes en 1882 et elle "impressionnera" favorablement les visiteurs, en particulier MONET à qui elle donnera l'envie de Venise !...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré

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" Il y a quatre âges dans la vie de l'homme : celui où l'on croit au Père Noël, celui où l'on ne croit plus au Père Noël, celui où l'on est le Père Noël, celui où l'on ressemble au Père Noël !..."

 

A vous de choisir et bon noël !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE

Les lieux communs n'effraient pas Renoir et il peint 3 tableaux avec gondole. Sur deux d'entre eux on distingue Santa Maria della Salute et le quai de San Marco en arrière-plan, ils ont donc été peints sur l'île San Giorgio.

RENOIR-gondole.jpgRENOIR-1881-gondole.jpg

Le troisième est étonnant et semble être un hommage au célèbre tableau de son ami Claude MONET : Impression, soleil levant.

monet-impressions-soleil-levant.jpg

(MONET : Impressions, soleil levant, 1872)

Le tableau de Renoir reprend le principe de cette enveloppe vaporeuse de l'atmosphère très inhabituel chez lui. En arrière-plan on remarque le dôme de la Salute, cette toile a donc encore été peinte à partir des quais de l'île San Giorgio !

RENOIR-venise-dans-le-brouillard-copie-1.jpg

Belle réussite qui évoque également les aquarelles de Turner réalisées à Venise en 1819.

turner venise

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE

 Déjà de nombreux peintres avant lui avaient fait le voyage à Venise TURNER (1819, 1833, 1840), COROT (1828, 1834),  MANET (1856 et 1875, ci-dessous : le Grand Canal, 1875)

Manet-1875-Grand-Canal.jpg

et WHISTLER (1880, Nuit bleue et or à St-Marc et Nuit bleue sur la lagune)

whistler-nocturne-blue-gold-st-marc-copie-1.jpg whistler-nocturne-bleue-lagune-de-venise-copie-1.jpg

Renoir reste peu de temps à Venise (fin octobre-début novembre 1881), le temps d'y peindre au moins 5 toiles remarquables. Pratiquement pas de « figure » car il se plaindra de la laideur de ses modèles. Il écrit : « je me rappelle Venise. Suivant une fille qui portait de l'eau, belle comme une madone. Mon gondolier me dit qu'il la connaît, je l'embrasse de joie. Une fois sur la chaise, de trois-quarts, elle était infecte. Pour faire poser il faut être très ami et surtout savoir la langue. »

RENOIR 1881 femmes vénitienne dessin carnet voyage

En réalité, Renoir, aime les gens, aime les contacts. Il ne veut pas que son modèle reste figé. Il a envie de lui parler. Pour rendre la vie, il a besoin de la vie, or, la barrière de la langue l'empêche de communiquer. Ses modèles, si beaux soient-ils, perdent alors tout intérêt. Il a rencontré le même problème en Algérie peu de temps auparavant...

(à suivre...)

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #VENISE

 En 1881, Renoir connaît une certaine notoriété et les commandes de portraits affluent. L'un de ses modèles favoris, Aline souhaite vivre avec lui. Il a peur de s'engager et il part voyager en Algérie, sur les traces de Delacroix. Il est en pleine crise artistique et ne se satisfait plus de la manière impressionniste de peindre. Il souhaite renouer avec une certaine fermeté de trait propre aux classiques.

De retour d'Algérie il décide de se rendre en Italie (d'octobre 1881 à janvier 1882), cette fois avec Aline Charigot avec qui il se mettra en ménage peu de temps après et qu'il immortalisera à Naples sous forme d'une « baigneuse blonde »

Renoir-baigneuse-blonde-1882.jpg

L'Italie l'attire autant pour peindre que pour contempler les tableaux et les fresques de Raphaël (ci-dessous, Raphaël : Vierge à la chaise et la Fornarina)

raphael-vierge-a-la-chaise2-florence.jpg

raphael-Fornarina.jpg

mais aussi les tableaux de Tiepolo et de Titien (ci-dessous, la Vénus d'Urbino) dont il se sent tellement proche qu'il déclarera : « Ce vieux Titien, non seulement il me ressemble, mais il me chipe sans cesse mes trucs ! »...

titien-venus-urbino.jpg

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