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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Récits

Après la fin de la 1ère guerre mondiale, CLEMENCEAU, au faîte de sa gloire, subit un échec électoral cuisant. Les électeurs le renvoient aux voyages à travers le monde, à la littérature, à son jardin de la petite maison de St-Vincent-sur Jard en Vendée et à ses amis. L’un de ses amis les plus chers est le peintre MONET. MONET est « l’inventeur » de l’impressionnisme avec RENOIR. Il est célèbre et célébré. CLEMENCEAU est subjugué par l’artiste et enthousiasmé par l’ami. Il lui écrit : « J’ai vu que l’homme était chez vous à la hauteur de l’artiste (…) Vous taillez des morceaux d’azur pour les jeter à la tête des gens. Il n’y aurait rien de plus bête que de vous remercier. On ne remercie pas le rayon de soleil. » Belle âme et belle plume ce tigre redoutable !...

MONET soutient CLEMENCEAU. Un jour que celui-ci est complètement épuisé par la rédaction de son journal « Le Bloc » dont il est le créateur, le directeur et l'unique rédacteur, le peintre réalise spécialement pour lui une toile qu’il intitule « Le Bloc » !....

Mais souvent, c’est l’inverse qui se produit et c’est CLEMENCEAU qui soutient MONET. Après la mort de sa femme, celui-ci est souvent abattu et désespéré. Seul le travail le sauve !

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En 1922, la cataracte de MONET s’est tellement aggravé qu’il ne voit plus. Plongé dans la grisaille et dans le trouble, il plonge dans une effroyable dépression. CLEMENCEAU lui écrit lettre sur lettre pour lui redonner le moral : « Vous avez mené à bonne fin une impérissable gloire d’artiste malgré vents et marées. Tout n’est pas fini, non, non, mais il faut l’endurance dans les mauvais pas… C’est précisément parce que vous avez encore quelque chose à faire, qu’il faut, par orgueil de votre nom, vous conserver tout entier. » CLEMENCEAU finira par décider son ami à se faire opérer et MONET continuera encore de peindre jusqu’à sa mort en 1926.

(à suivre....)

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PORNIC

 Les mouettes sont des acrobates qui travaillent sans filet ! Un peu clown également. A elles seules, un vrai cirque !...

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Rappel : Cet après-midi, la Compagnie théâtrale de la ria présente "On aura tout entendu..." (RIBES, TARDIEU, DUBILLARD, IONESCO). 15H salle du Val Saint-Martin à Pornic (initialement prévue à la Chapelle de l'hôpital )

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

laetitia pornic

La vérité est souvent plus complexe que ne le laissent penser les apparences et cela se vérifie dans cette affaire. Cela devrait inciter, à ne pas réclamer de nouvelles lois sous le coup de l’émotion et de la colère !

Le témoignage de la précédente petite amie de l’assassin présumé (Tony M) apporte un éclairage nouveau sur la personnalité de celui-ci.

A peine libéré de prison, il s’est imposé dans la vie d’Anne-Sophie en lui cachant sa vraie nature violente et possessive. Anne-Sophie venait de rompre avec un compagnon qui la battait. Il lui a promis d’apporter amour et sécurité pour elle et sa petite fille. Elle déclare : « Il m’a fait croire à un nouveau bonheur, moi qui avais été la victime d’un compagnon violent. De mon côté, je voulais le mettre sur la bonne route, car je suis croyante. » Mais, très rapidement il s’est montré jaloux et exclusif au point de ne pas tolérer même les relations féminines de sa compagne. Il a commencé à lui donner des coups. Anne-Sophie a trouvé en elle-même la force de se séparer de lui pendant quelque temps, puis, cédant de nouveau, elle a repris la vie commune.

Remarquons au passage, qu’une force étrange qu’on appelle en psychologie cognitive « répétition des scénarios de vie » semblent les pousser tous les deux à retomber dans les mêmes pièges : celui de la violence et de la jalousie perverse pour Tony M et celui de la croyance qu’elle peut « sauver » cet homme pour Anne-Sophie.

L’échec est encore plus cuisant. Tony M barricade la porte de la caravane pour qu’Anne Sophie ne puisse pas sortir la nuit, il brûle la voiture de l’une de ses amies, il menace de la tuer, de tuer son fils, de tuer sa mère et de se tuer après !...

Du point de vue psychologique, et contrairement à  l'avis des services de police, qui n’ont pas donné suite à la plainte déposée par Anne-Sophie, on peut penser à un profond déséquilibre, ce qu’elle confirme en ajoutant : «  c’est un dépressif, il n’arrêtait pas de pleurer et d’aller sur la tombe de ses amis Gaëtan et Donovan »

 Anne-Sophie culpabilise beaucoup et à tort, à propos de la mort de Laetitia. Elle pense que son ex-compagnon l’a tuée pour se venger d’elle. Elle est persuadée qu’il est pervers et « capable de faire deux cents Km pour faire disparaître le corps ! » car il croit que sans le corps, la justice ne pourra pas retenir de preuve contre lui.

Pour lire l'articlelink


Du théâtre avec de grands auteurs modernes à PORNIC : Jean-Michel RIBES, Jean TARDIEU, Roland DUBILLARD, Eugène IONESCO. La Cie théâtrale de la Ria n'a pas peur des mots et le prouve !

Pour pouvoir dire "On aura tout entendu" il vous suffira de venir à l'une des représentations au Val Saint-Martin à PORNIC ce samedi 29 à 20H30 ou demain, dimanche 30 janvier, à 15 H. (Les représentations étaient initialement prévues Chapelle de l'hôpital).

Mise en scène  : Marie-Hélène LAFFRANQUE, acteurs : Claudine MORIN, Philippe DEHAUDT, Valérie BERNER, Adeline DEHAUDT, Nathalie DEHAUDT, Alain BARRE, Marianne SCHWEITZER.

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Récits

Les INDES éblouissent et enchantent CLEMENCEAU. Le toujours jeune et enthousiaste Georges Benjamin, écrit de BENARES (aujourd’hui VARANASI) à son grand ami MONET qui a refusé de le suivre dans ce périlleux voyage : « Un grand fleuve bleu clair, avec une grande courbe de palais blancs, qui vont s’estompant dans une poudre d’aurore. C’est une splendeur de simplicité claire qui, du fleuve au ciel, enveloppe toute la vie des choses. » (lettre du 19 décembre 1920)

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A 80 ans les voyages ne sont pas sans risques. Il manque, par deux fois de mourir. Il commente avec philosophie : « Que je meure à Calcutta, que je meure à Paris, que je meure un mercredi, que je meure un samedi, cela n’a aucune importance ! »

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Le vieux bonhomme avec son drôle de chapeau est déjà dans un autre monde, un monde lointain, loin, si éloigné de la boucherie des tranchées, des atrocités de cette guerre que l’on a appelé « grande ».

L’INDE éternelle et sa culture venue du fond des âges le fascine.

Ce voyage renforce ses convictions anticolonialistes. Les grandes cultures d’Asie ne sont en rien inférieures à la nôtre !

Il visite SARNATH où le BOUDDHA prêcha son premier sermon.

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Quand il mourra, 9 ans plus tard, on trouvera sur sa table de chevet, le livre de René GROUSSET : « Sur les traces du Bouddha ».


On peut lire beaucoup de livres pour compléter la connaissance de CLEMENCEAU, en particulier sa volumineuse correspondance. Je recommande, parmi tant d'autres, un petit livre, rapide et bien écrit : "Coeur de tigre" de Françoise GIROUD



Rappel : Ce soir, la Compagnie théâtrale de la ria présente "On aura tout entendu..." (RIBES, TARDIEU, DUBILLARD, IONESCO). 20H30 Chapelle de l'hôpital à PORNIC.

cie ria

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Récits

CLEMENCEAU, vendéen né au cœur du bocage, dans une région que l’on dit très catholique et même calotine, est un laïc et un athée convaincu. Mais il n'est pas borné. Il contribue avec intelligence et tact à mettre fin à la querelle des laïcs et des catholiques après la promulgation de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. (Les diffficultés de cette séparation devraient nous mettre la puce à l'oreille sur les difficultés qui attendent les pays musulmans qui auront le courage de se lancer sur ce chemin !)

Fils d’un père laïc et républicain, déporté, au cours des années 1850, en raison de ses idées, Clemenceau Ceorges, Benjamin, restera lui-même, toute sa vie, un ardent défenseur de la République laïque et fraternelle.

Cela ne l’empêchera pas de s’intéresser à la spiritualité et aux religions. Il fréquente assidument le musée asiatique, récemment ouvert par GUIMET et suit les conseils de celui-ci qui l’incite à voyager pour découvrir ces nouvelles cultures.

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Au sommet de sa gloire, en 1920, il perd les élections.  Sans doute déçu par l'ingratitude des électeurs, il n'en laisse rien paraître. Il a 79 ans, le bel âge, se dit-il, pour voyager !

Il entreprend un incroyable périple. Il commence par l’EGYPTE. Il continue par le SOUDAN, puis il se rend à CEYLAN, SINGAPOUR, JAVA, BALI, la MALAISIE, la BIRMANIE et enfin les INDES....

Un sacré beau programme  à faire pâlir plus d'un Tour Operator !

(à suivre...)


Rappel : Ce soir, la Compagnie théâtrale de la ria présente "On aura tout entendu..." (RIBES, TARDIEU, DUBILLARD, IONESCO). 20H30 Chapelle de l'hôpital à PORNIC.

cie ria

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Récits

Dans son grand discours à la chambre des députés de juillet 1885, CLEMENCEAU récuse les arguments de Jules FERRY qui justifie le droit de la France à coloniser les « nations inférieures » pour leur apporter les « bienfaits » de notre civilisation.

  « Les races supérieures ont sur les races inférieures un droit qu'elles exercent, et ce droit, par une transformation particulière, est en même temps un devoir de civilisation. » Voilà en propres termes la thèse de monsieur Ferry, et l'on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ! Races inférieures, c'est bientôt dit ! Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation, et de prononcer : homme ou civilisation inférieurs. […]

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(Clemenceau peint par MANET)

CLEMENCEAU, en grand connaisseur des civilisations asiatiques, précise encore :

« Race inférieure les Hindous ? Avec cette grande civilisation raffinée qui se perd dans la nuit des temps, avec cette grande religion bouddhiste… avec cette grande efflorescence d’art dont nous voyons encore aujourd’hui les magnifiques vestiges ?

Race inférieure les chinois ? Avec cette civilisation dont les origines sont inconnues…inférieur, Confucius . »

(à suivre...)

 


 Le corps de LAETITIA n'a pas été retrouvé mais cette affaire est déjà devenue un sujet politique. Faut-il durcir la loi ? Certains parlent même de "responsabiliser" les juges en les tenant pour "coupables" des crimes commis par des accusés sortis de prison !

La peine est toujours trop faible pour les proches de la victime et cela peut se comprendre. Il est par contre malsain que des politiques s'emparent de leur détresse pour avancer leurs pions électoraux.

Les violences entraînant la mort sont toujours trop grandes, mais augmentent-t-elles dans notre pays ? FRANCE  : 430 homicides en 2000; USA : 16204. (homicides = crimes ayant entraîné la mort). Ces chiffres subissent une baisse spectaculaire aux USA depuis quelques dizaines d'années et continuent de baisser)

La tendance du nombre des homicides en France est en baisse de 1996 à 2009 (source WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Homicide )


Lundi, une marche a été entreprise à la mémoire de Laetitia, une autre le sera samedi et une chapelle ardente sera dressée dans la chapelle de l'hôpital, rue Foch, à Pornic. La Compagnie théâtrale de la Ria qui devait y jouer samedi et dimanche déplacera ses tréteaux dans la grande salle du Val ST Martin à Pornic.

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Récits

CLEMENCEAU, le tigre, le Père la victoire était-il une midinette ? Assurément, non, mais malgré la rudesse de sa politique c’était une âme sensible et cultivée avec des côtés « fleur bleue » étonnants et attachants. (Je lis parfois que les nazis étaient, eux aussi, des personnages raffinés. Des recherches historiques récentes semblent prouver qu’il n’en était rien et que leur culture était plutôt banale.) Ce n’est pas le cas de CLEMENCEAU, sa culture artistique était immense (lettres classiques, médecine, peinture, bouddhisme, connaissance du Japon, etc...) et sa sensibilité aux malheurs des autres étaient bien réelles. Il a soutenu la commune de 1870 et défendu Dreyfus et Zola contre les antisémites au début des années 1900. Inflexible et détestant le désordre (il a su réprimer les grèves quand il a estimé que celles-ci risquaient de dégénérer), il répugnait encore plus à la violence. Il a été ainsi défenseur de l’abolition de la peine de mort et a combattu la colonisation.

Ses positions anticolonialistes sont bien connues car il les a exprimées dans un discours célèbre à l’Assemblée Nationale (le 30 juillet 1885), en réponse aux arguments colonialistes de Jules FERRY.

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- Il nie d’abord – à juste titre- l’intérêt économique des colonies :

« […] Au point de vue économique, la question est très simple ; pour monsieur Ferry […] la formule court les rues : « Voulez-vous avoir des débouchés ? Eh bien, faites des colonies ! dit-on. Il y aura là des consommateurs nouveaux qui ne se sont pas encore adressés à votre marché, qui ont des besoins ; par le contact de votre civilisation, développez ces besoins, entrez en relations commerciales avec eux ; tâchez de les lier par des traités qui seront plus ou moins bien exécutés. » Voilà la théorie des débouchés coloniaux.

 

- A cet argument économique, CLEMENCEAU répond par un autre argument économique :

Lors donc que, pour vous créer des débouchés, vous allez guerroyer au bout du monde ; lorsque vous dépensez des centaines de millions ; lorsque vous faites tuer des milliers de Français pour ce résultat, vous allez directement contre votre but : autant d'hommes tués, autant de millions dépensés, autant de charges nouvelles pour le travail, autant de débouchés qui se ferment.

 

(à suivre...)

 


Entendu ce matin,  MELENCHON sur radio-classique : PLANTU a raison avec sa caricature, MELENCHON et Marianne LE PEN sont bien à mettre dans le même sac. Même ton, sur de soi et vindicatif, accusant les autres d'être tous pourris (sauf eux-mêmes, bien sur !), mêmes solutions simplistes et réductrices nous menant tout droit à la catastrophe économique. Ils sont tous deux adeptes de solutions "populistes". Ici le beau mot de "peuple" est à prendre dans le sens le plus péjoratif, "populace" qui évoque non pas la noblesse de la foule mais sa bêtise ! Que ce populisme soit de gauche ne l'excuse en rien, même si on me dit qu'il faut flatter le peuple de gauche pour qu'il ne désespère pas. Je préfère qu'on essaie humblement d'ouvrir les yeux au peuple de gauche comme de droite. CLEMENCEAU, revient, ils sont devenus fous !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

 Du théâtre avec de grands auteurs modernes à PORNIC : Jean-Michel RIBES, Jean TARDIEU, Roland DUBILLARD, Eugène IONESCO. La Cie théâtrale de la Ria n'a pas peur des mots et le prouve !

Pour pouvoir dire "On aura tout entendu" il vous suffira de venir à l'une des représentations à la chapelle de l'hôpital de PORNIC le jeudi 27, le vendredi 28, le samedi 29 à 20H30 ou le dimanche 30 janvier à 15 H.

Mise en scène  : Marie-Hélène LAFFRANQUE, acteurs : Claudine MORIN, Philippe DEHAUDT, Valérie BERNER, Adeline DEHAUDT, Nathalie DEHAUDT, Alain BARRE, Marianne SCHWEITZER.

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Comment ce discours tenu dernièrement par Ségolène a-t-il pu passer quasiment inaperçu ? C'est pourtant une vraie bombe, une révolution dans la communication politique ! Le voici:

« Le président SARKOZY a fait un fantastique discours. Il a encouragé chaque français prenant part au débat politique, qu’il soit de gauche, de droite ou professionnel des médias, à juger les autres avec plus de générosité et à se juger lui-même avec plus de modestie. Nous devons respecter la sincérité et les convictions qui animent nos débats, mais aussi l’objectif que nous servons et que toutes les générations de Français qui nous ont précédés ont servi : un pays plus fort, plus prospère et plus juste que celui dont nous avons hérité.

Nous avons des idées différentes sur la façon de servir ce noble objectif mais nous ne devons pas pour autant oublier qu’il y a bien plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent.

Je ne suis pas d’accord avec une grande partie de la politique du président, mais je pense que cet homme est un patriote qui entend sincèrement utiliser son mandat pour faire avancer la cause de son pays….

Notre discours politique doit être plus courtois que ce qu’il est actuellement, et nous avons tous, y compris moi-même, une part de responsabilité vis-à-vis de cette insuffisance. Je ne pense cependant pas que nous soyons incapables de remplacer les attaques personnelles par un débat animé mais respectueux…. »

Hélas pour la politique française, ce discours n'a pas été tenu par la candidate malheureuse aux dernières élections présidentielles, mais par l'adversaire d'OBAMA aux élections américaines. John Mc CAIN a félicité ainsi celui qui l'a battu aux élections présidentielles, dans le Washington Post du 13 janvier - article paru dans le Courrier International  du 20 au 26 janvier 2011. Mc CAIN félicitait ainsi OBAMA pour "son fantastique discours" à l'occasion de l'hommage aux victimes du massacre de Tucson.

Souvent pour les français, les américains sont de grands enfants, au mieux un peu niais et souvent cyniques et impérialistes. Mc CAIN et OBAMA nous donnent ici une sacrée leçon d'intelligence, de moralité et de démocratie !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

 Jean COTTRAUX est un psychiatre réputé (il a introduit les psychothérapies cognitives en France). Il s'intéresse, en marge de son oeuvre, au cinéma et à la littérature. Il vient de faire paraître, aux éditions Odile Jacob, un excellent ouvrage : " A chacun sa créativité".

Il s'attarde sur le cas de Céline que le ministre de la culture vient d'exclure des célébrations 2011 qui devait honorer le cinquantième anniversaire de sa mort. Céline, en effet, est un écrivain génial mais pas un homme honorable ! Son antisémitisme, en particulier est répugnant.

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COTTRAUX émet l'hypothèse que les troubles paranoïaques de CELINE "résultent d'un stress post-traumatique chronique, combiné avec la culture du complot judéomaçonnique chère à une partie de la petite bourgeoisie française de cette époque."

Il rappelle que CELINE a été blessé à deux reprises pendant la guerre 14-18 et qu'il développé une peur de la mort envahissante. Cette peur fait l'objet des cent premières pages du "Voyage au bout de la nuit".  Il fait également un parrallèle avec cet autre blessé de la "grande guerre" Adolf HITLER qui a subi lui aussi, un lourd épisode de stress post-traumatique suivi de manifetations psychotiques. Le docteur FORSTER qui a traité celui qui n'était encore qu'un malheureux soldat, pour une "cécité hystérique au combat" l'avait diagnostiqué comme hystérique. C'est en sortant de cette cécité que les troubles d'Adolf HITLER se sont structurés sous une forme paranoïaque.

Jean COTTRAUX commente : "La paranoïa, chez Céline comme chez Hitler, sert à compenser un schéma d'infériorité et de vulnérabilité, acquis lors de circonstances traumatiques.

Les sentiments dominants chez Céline sont l'effroi devant la mort, la haine de soi et des autres dont le flot émotionnel se déverse dans l'écriture..."

L'analyse menée par COTTRAUX apporte un éclairage passionnant et original sur l'homme et sur l'oeuvre. Vous pouvez la lire dans "A chacun sa créativité", éditions Odile Jacob. 

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