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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #INDE - retour

La partition de l’Inde aboutissant à la création du Pakistan n’était pas inévitable ! Elle est due, pour une part importante, à la personnalité psychorigide d’un seul homme : Jinnah, le leader des musulmans. Celui-ci est originaire de la même région que Gandhi : le Gujerat. Il est musulman, mais peu pratiquant. Comme Gandhi, il a fait ses études au barreau de Londres. Il s’oppose très tôt aux idées de son compatriote sur la non-violence (une « méthode pour les analphabètes » commente-t-il avec mépris) et quitte le parti du congrès. Il fait alors la connaissance, à Londres, d’un Indien immigré partisan de la création d’un état religieux pour les musulmans, le « pays des purs » ou Pakistan. Jinnah adopte cette position et n’en variera plus poussant le pays à la guerre civile lors de la partition.

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Y a-t-il d’autres raisons que religieuses à cette partition ? Pas de raison historique : la civilisation indienne est née dans l’Indus, il y a 3000 ans or cette région est dans l’actuel Pakistan ! Les raisons géostratégiques ne sont pas plus convaincantes : le Gujerat et le Rajasthan sont dans la continuité de l’actuel Pakistan. Des raisons spécifiques dues à la personnalité même de Jinnah ont sans doute joué beaucoup !

A l’inverse de Jinnah, Gandhi est persuadé que l’Inde nouvelle doit se construire avec les deux communautés. En 1947, il tente d’empêcher la scission en allant de villages en villages et en se faisant accueillir tantôt dans un village hindou, tantôt dans un village musulman. Rien n’y fait et la partition connaîtra son lot d’atrocités, provoquant des déplacements de population et des centaines de milliers de morts.

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Le problème n’est toujours pas entièrement résolu et les deux pays se sont équipés, à grands frais (au détriment du bien-être de leurs populations) de la bombe atomique pour poursuivre cette lutte fratricide. La guerre couve toujours dans la région disputée du Cachemire !...

Comme d’habitude, on ne connaît pas d’états où la religion ait apaisé les conflits mais, par contre, on en connaît beaucoup, encore aujourd’hui, où elle les a attisés quand elle ne les a pas créés !

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Publié dans : #INDE - retour

 Se balader en rickshaw (tricycle à moteur) dans les rues d'une ville indienne est une aventure d'autant plus déroutante pour nous, français, que la conduite se fait à gauche ! Alors que dire quand c'est à une heure d'affluence, à la tombée de la nuit ! Damned et par Vishnou !....

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Omniprésence du BBRRRruit, de la fffffumée, des poussièrrrrrres, des OOOodeurs, de la pollution,  du danger évité au dernier moment !... Il faut avoir le coeur bien accroché et s'accrocher solidement aux ridelles du véhicule !

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D'ailleurs des petits malins ont compris, eux aussi, que l'on pouvait s'accrocher aux ridelles au lieu de se fatiguer à pédaler ! Je ne vous dis pas l'engueulade quand le chauffeur en surprend un !...

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Les indiens semblent vaccinés, indifférents ou résignés face à tout ce tohu-bohu, à ce capharnaüm continuel de leurs rues !...

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Tout à coup, sans crier gare, ni regarder à droite ou à gauche, un pépé à vélo, tout de blanc vêtu, surgit. Il pédale, tranquille comme Baptiste, comme s'il ne se trouvait pas au coeur de la fournaise !... Le rickshaw l'évite au dernier moment, d'un coup sec de guidon. Ouf ! Sûrement une grande partie des 33 millions de dieux hindous sont-ils occupés à veiller sur la circulation des villes du pays !

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Il faut dire également, qu'en plus des 33 millions de dieux, de temps à autres, un agent de la circulation indien veille !

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No touch ! Il n'est par recommandé de lui rouler sur les pieds !...

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 Une surprise nous attend dans l'une des galeries du fort de Junagarh : une photo du "tigre", le nôtre, CLEMENCEAU, venu, précisément chassé le tigre à Bikaner sur invitation du maharajah !_DSC_6621.jpg

Ganga Singh, le maharajah de Bikaner a guerroyé sur les champs de bataille de l'Europe pendant la première guerre mondiale (en France en particulier). Il a représenté l'Empire des Indes au traité de Versailles en 1919 et c'est là qu'il s'est lié d'amitié avec le "tigre".

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Ce surnom donné à Clemenceau a tellement amusé le maharajah qu'il l'a invité à la chasse au vrai tigre ! Ce qui fut dit fut fait et l'on peut voir la peau du fauve sur le lit de Clemenceau à Jard sur mer, en Vendée.

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Clemenceau -qui était âgé alors de plus de 80 ans- fut sans doute choyé comme un hôte de marque ! Pour ne pas mouiller sa célèbre moustache on lui a sans doute proposé la cuillère à soupe spécialement adaptée pour moustachu !!!

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Ce maharajah fut un réformateur. Il fit venir le chemin de fer jusque dans sa ville et une fresque célèbre cet évènement dans le palais.

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On peut flâner dans ce palais. Il n'est pas le plus prestigieux mais recèle de belles choses.

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On restaure... Un petit coup de peinture et les stucs retrouvent leur splendeur !

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Mon oeil est attiré par une fresque qui plaira sûrement à mon petit fils et à tous les lecteurs et lectrices assidus des aventures de Babar !...

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 BIKANER est une ville "neuve", elle date de l'année 1488 quand Bika, l'un des fils du fondateur de la ville voisine de JODHPUR, décida de se créer son propre royaume. La ville compte aujourd'hui plus de 650 000 personnes et reste connu par son fort (Junagarh) construit au XVIe et XVII e siècle et toujours entretenu depuis cette époque.

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Le fort de Bikaner est construit avec du grès rouge que l'on trouve en abondance dans les carrières des alentours. Sous les rayons du soleil couchant cette pierre prend des teintes somptueuses !

Le grès se taille assez facilement, mais on ne peut qu'être admiratif devant le travail des artisans indiens, en particulier quand il taille ces dentelles de pierre que sont les moucharabieh à travers lesquels les femmes du maharadjah pouvaient voir sans être vues !


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 Visiter un temple hindou commence par l'incontournable cérémonie des chaussures : on ne rentre pas chaussé. A la rigueur, peut-on rentrer en chaussettes...

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Le temple de Deshnoke mériterait pourtant bien que l'on porte des chaussures et même des bonnes ! C'est le fameux temple des rats ! Plusieurs centaines, peut-être même des milliers de rats vivent là aux frais des fidèles qui nourrissent généreusement ces braves petites bêtes.

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Le repas des fauves est particulièrement spectaculaire quand on les voit réunis autour de l'écuelle de lait !...

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Ils sont ici comme chez eux et comme ils ne se sentent pas menacés ils ont toutes les audaces. Ils vous frôlent, vous passent entre les jambes, déclenchant les hurlements des visiteuses occidentales...

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A vrai dire, trop bien nourris ils ne sont pas en bonne santé. On ne leur voit pas le poil lisse et la moustache conquérante des vrais rats en maraude du film "Ratatouille". Ils ont l'air plutôt pelés, souffreteux et gâleux...

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Le rat, véhicule des dieux peut-être, mais véhicule qui aurait besoin d'une bonne révision !

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 Les havelis de Mandawa ne présentent guère plus d'intérêt que ceux de Nawalgarh, à part quelques scènes "modernes" réalisées dans un style naïf : des vues, très approximatives du pont du Rialto à Venise, de la place St Marc, de Santa Maria della Salute...
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...Et quelques scènes de la vie moderne qui montrent que ces "riches commerçants" aspiraient au progrès à l'occidental...

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Tiens ! On dirait le frère indien de Coluche !...

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La balade dans les rues, par contre, présente toujours autant de charme !...

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Village paisible d'une campagne endormie que le tourisme n'a pas encore vraiment réveillé !...

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En Occident on connaît surtout mère Theresa et on ignore qui est Swaminathan. Certains pensent volontiers qu’elle a sauvé l’Inde de la famine ou qu’elle a joué un grand drôle pour la faire reculer. Il n’en est rien ! Elle a lutté avec courage contre la misère à Calcutta, elle a su médiatiser et lever des fonds avec habileté pour cette noble cause, mais son rôle dans l’éradication de la famine en Inde est anecdotique et intéressé.Par ailleurs, son but final était la conversion des indiens au catholicisme et on lui reproche d’avoir pratiqué une sorte de donnant-donnant.

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Les véritables héros de l’Inde qui l’ont sauvée de la famine sont deux agronomes peu médiatiques et peu médiatisés (donc inconnus du grand public !) : un américain, prix Nobel en 1970 : Norman BORLAUG (mort il y a deux ans seulement) et son élève, un agronome indien : SWAMINATHAN.  Ni l’un ni l’autre ne cherchait à sauver des âmes, ils cherchaient humblement à remplir des ventres  et à sauver des enfants de la malnutrition et des centaines de millions de personnes leur doivent la vie !!!

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Dans les années 1960, la famine sévissait en Inde et auPakistan. Borlaug venait de remporter des succès extraordinaires au Mexique où, grâce à ses méthodes, la production de blé avait doublé ! Swaminathan, un jeune agronome indien a demandé à son gouvernement de faire venir Borlaug en Inde avec les précieuses semences qu’il avait mises au point et qui avaient sauvé le Mexique (tiges courtes et gros épis). Après de nombreux déboires (entre autres, l’épisode de la guerre avec le Pakistan), les semences de Borlaug sont arrivées en Inde. L’expérimentation a été poursuivie par Swaminathan et en 1974 l’Inde était enfin auto suffisante en blé !

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Par la suite, Swaminathan a poursuivi les recherches entreprises initialement par Borlaug pour mettre au point des variétés de riz sur le même modèle : tiges courtes et gros épis. Le résultat fut également révolutionnaire. C’est ce que l’on a appelé la « révolution verte ». Cette révolution, plus que les œuvres de charité - qui sont respectables mais à une échelle infiniment moindre – doit être célébrée me semble-t-il !

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Qu’en est-il de la révolution verte aujourd’hui ? Elle a sauvé l’Inde de la famine et lui a permis de faire face au doublement de sa population, elle a dopé l’agriculture indienne, introduisant des méthodes modernes mais aujourd’hui on commence à en voir les limites. L’utilisation d’engrais et de pesticides (pas toujours correctement dosés) provoque parfois la pollution des nappes phréatiques, la mécanisation (même si elle est modeste) pousse au regroupement des exploitations. Le même phénomène qu’en Occident commence à se manifester : l’exode rural. Actuellement encore plus de 60% de la population vit et tire ses revenus de la campagne. Beaucoup de petits paysans, à la tête d’exploitations qui ne sont plus rentables, sont poussés à l’exil en ville ou, pire, au suicide (près de 100 000 en 10 ans). Comme en Occident, en Inde on commence à parler d'agriculture raisonnée et biologique.

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 La mutation de l’Inde de la campagne vers les villes, de l’agriculture vers l’industrie est inévitable. Cela ne se passera pas sans épreuves de toutes sortes. Le gouvernement central est très préoccupé par ce problème et envisage des solutions.  Nous en reparlerons….


Bon Noël à tous et une pensée émue pour ces 3 pères et mère Noël que furent Borlaug, Swaminathan et mère Theresa !

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 Alors, les havelis, valent-ils le déplacement ?

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Pas vraiment à mon avis, mais à vous de juger. Je préfère me balader dans les rues du village. On peut y faire quelques belles rencontres...

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 Nawalgarh est une petite ville oubliée du monde depuis deux siècles.  Deux hommes dorment affalés sur leur charpoi (lits tressés)...

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Quatre autres s'ennuient au seuil d'une maison vide...

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Passé et présent se mélangent à l'image de cette jeune fille au visage découvert et de cette dame voilée. Peut-être sa mère ?...

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Le temps s'est arrêté également pour ces deux jeunes hommes qui trottinent vers leur futur au pas désuet d'un petit âne !...

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Le futur n'est pas encore là pour ce repasseur qui utilise un fer digne d'un magasin d'antiquité !...

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Peut-être le futur va-t-il entrouvrir ses portes pour ce jeune garçon qui sourit à la vie de toutes ses dents ?....

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...ainsi qu'aux enfants qui sourient dans le bus du village ?..

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Bien malin qui le saurait ! Il faudrait être malin comme le dieu singe Hanuman qui trône sur la place du village, pour dire quel sera leur avenir et l'avenir de l'Inde ?...

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 Le Rajashan - terre des rois ou radjas - est dominé par les nombreuses forteresses édifiées depuis le XVIIe siècle. Certaines villes se trouvent sur la route de la soie et les commerçants qui ont fait fortune on fait construire des maisons richement décorées : les havelis. C'est vers deux de ces petites villes, NAWALGARH et MANDAWA que nous nous dirigeons.

Une grande partie du Rajasthan est aride et la partie Nord-ouest, frontalière avec le Pakistan est désertique et occupée par l'immense désert du Thar.

Sur la route nous rencontrons les scènes typiques de cette région : camions décorés, tracteurs surchargés, motos, troupeaux...

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Les déplacements familiaux se font en voiture pour les plus riches, mais bien plus souvent en "moto-transport-en-commun"...

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Comme d'habitude, les femmes portent l'Inde sur leur tête... Enfin, surtout les gravâts, les briques et les déblais de chantier !

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De temps à autre, une briquetterie de petite ou, comme ici, de grande taille...

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