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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

L'aube a voulu, l'aube superbe,

Que pour toi le champ s'animât.

L'insecte est au bout du brin d'herbe

Comme un matelot au grand mât.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Avoir la fièvre, enrager,

Être un coeur saignant qui s'ouvre,

Souhaiter être un berger

Ayant pour cahute un Louvre,

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Sentir en mangeant son pain

Comme en ruminant son rêve,

L'amertume du pépin

De la sombre pomme d'Ève ;

Être amoureux, être fou,

Être un ange égal aux oies,

Être un forçat sous l'écrou ;

Eh bien, j'ai toutes ces joies !

 

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(...) Veille, étude, ennui, patience,

Travail, cela brûle les yeux ;

L'unique but de la science

C'est d'être immensément joyeux.

Le vrai savant cherche et combine

Jusqu'à ce que de son bouquin

Il jaillisse une Colombine

Qui l'accepte pour Arlequin.

Maxime : N'être point morose,

N'être pas bête, tout goûter,

Dédier son nez à la rose,

 Sa bouche à la femme, et chanter.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Le recueil de poèmes de Victor HUGO : "La chanson des rues et des bois" a été publié en 1865. Contrairement aux Contemplations il est écrit plutôt sur un ton léger. Hugo, alors âgé de 62 ans est en exil à Guernesey.

Quittons Paris et ses casernes.

Plongeons−nous, car les ans sont courts,

Jusqu'aux genoux dans les luzernes

Et jusqu'au coeur dans les amours.

Joignons les baisers aux spondées ;

Souvenons−nous que le hautbois

Donnait à Platon des idées

Voluptueuses, dans les bois

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(...) Peins le nu d'après l'Homme antique,

Païen et biblique à la fois,

Constate la pose plastique

D'Ève ou de Rhée au fond des bois.

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Des amours observe la mue.

Défais ce que les pédants font,

Et, penché sur l'étang, remue

L'art poétique jusqu'au fond.

Qu'en ton livre, comme au bocage,

On entende un hymne, et jamais

Un bruit d'ailes dans une cage !

Rien des bas−fonds, tout des sommets !

Fais ce que tu voudras, qu'importe !

Pourvu que le vrai soit content ;

Pourvu que l'alouette sorte

Parfois de ta strophe en chantant

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Le 4 septembre 1843, HUGO perdait sa fille Léopoldine dans des circonstances dramatiques : 

" Après avoir patienté cinq ans, Léopoldine épouse Charles Vacquerie le 15 février 1843 en l'église Saint-Paul à Paris, dans la plus stricte intimité. Le lundi matin 4 septembre de la même année, vers dix heures, Charles Vacquerie, qui séjourne à Villequier avec sa jeune épouse depuis 2 jours, embarque, en compagnie de son oncle, Pierre Vacquerie (1781-1843), ancien marin, et du fils de celui-ci, Arthur (1832-1843), âgé de douze ans, lauréat de la veille, pour se rendre chez Me Bazire, le notaire de Caudebec, à une demi-lieue de Villequier, où il avait affaire, dans un canot de course que son oncle venait de faire construire. Au moment de partir, il demanda à sa jeune femme si elle voulait les accompagner. Celle-ci refusa parce qu’elle n’était pas habillée. Les trois voyageurs se mirent en route après avoir promis d’être de retour pour le déjeuner. Quelques instants plus tard, Charles revint prendre deux lourdes pierres au bas de la maison parce que le canot n’avait pas assez de lest. Alors qu’il les met dans le bateau pour lui donner plus de solidité, sa jeune femme s’écrie : « Puisque vous voilà revenus, je vais aller avec vous ; attendez-moi cinq minutes ». On l’attend, elle monte dans le canot. Madame Vacquerie mère recommande de venir pour le déjeuner, regarde le canot s’en aller, et pense : « Il fait trop calme, ils ne pourront pas aller à la voile, nous déjeunerons trop tard ». En effet la voile du canot retombait sur le mât. Pas une feuille ne tremblait aux arbres. Cependant un léger souffle venant de temps en temps gonfler la voile, le bateau avança lentement et arriva à Caudebec, où ils se rendirent chez le notaire auquel Charles allait parler pour des affaires relatives à la succession de son père, mort dernièrement.

À Caudebec, le notaire voulut les persuader de ne pas s’en retourner par la rivière parce qu’il ne faisait pas de vent et qu’ils feraient la route trop lentement. Il leur offrit donc sa voiture pour les reconduire à Villequier. Les voyageurs refusèrent et se mirent en route pour le retour, l’oncle Vacquerie tenant la barre du gouvernail, lorsque tout à coup entre deux collines, s’éleva un tourbillon de vent1 qui, sans que rien ait pu le faire pressentir, s’abattit sur la voile, et fit brusquement chavirer le canot. Des paysans, sur la rive opposée, virent Charles reparaître sur l’eau et crier, puis plonger et disparaître puis monter et crier encore, et replonger et disparaitre six fois. Ils crurent qu’il s’amusait alors qu’il plongeait et tâchait d’arracher sa femme, qui, sous l’eau, se cramponnait désespérément au canot renversé. Charles était excellent nageur, mais Léopoldine s’accrochait comme le font les noyés, avec l’énergie du désespoir. Les efforts désespérés de Charles furent sans succès alors, voyant qu’il ne la ramènerait pas avec lui dans la vie, ne voulant pas être sauvé, il plongea une dernière fois et resta avec elle dans la mort."  (citation de Wikipedia)

Le quatrième livre des Contemplations du poète est empli du souvenir de sa fille Léopoldine....

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A Villequier

Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres,

Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux ;

Maintenant que je suis sous les branches des arbres,

Et que je puis songer à la beauté des cieux ;

 

Maintenant que du deuil qui m’a fait l’âme obscure

Je sors, pâle et vainqueur,

Et que je sens la paix de la grande nature

Qui m’entre dans le cœur ;

 

Maintenant que je puis, assis au bord des ondes,

Ému par ce superbe et tranquille horizon,

Examiner en moi les vérités profondes

Et regarder les fleurs qui sont dans le gazon ;

 

Maintenant, ô mon Dieu ! que j’ai ce calme sombre

De pouvoir désormais

Voir de mes yeux la pierre où je sais que dans l’ombre

Elle dort pour jamais ;

 

Maintenant qu’attendri par ces divins spectacles,

Plaines, forêts, rochers, vallons, fleuve argenté,

Voyant ma petitesse et voyant vos miracles,

Je reprends ma raison devant l’immensité (…)

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Je verrai cet instant jusqu’à ce que je meure,

L’instant, pleurs superflus !

Où je criai : L’enfant que j’avais tout à l’heure,

Quoi donc ! je ne l’ai plus !

 

Ne vous irritez pas que je sois de la sorte,

Ô mon Dieu ! Cette plaie a si longtemps saigné !

L’angoisse dans mon âme est toujours la plus forte,

Et mon cœur est soumis, mais n’est pas résigné.

 

(…) quand on a vu dans sa vie, un matin,

Au milieu des ennuis, des peines, des misères,

Et de l’ombre que fait sur nous notre destin,

 

Apparaître un enfant, tête chère et sacrée,

Petit être joyeux,

Si beau, qu’on a cru voir s’ouvrir à son entrée

Une porte des cieux ;

 

Quand on a vu, seize ans, de cet autre soi-même

Croître la grâce aimable et la douce raison,

Lorsqu’on a reconnu que cet enfant qu’on aime

Fait le jour dans notre âme et dans notre maison,

 

Que c’est la seule joie ici-bas qui persiste

De tout ce qu’on rêva,

Considérez que c’est une chose bien triste

De le voir qui s’en va !

Villequier, 4 septembre 1847.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

écrit en 1846

 « … Je vous ai vu enfant, monsieur, chez votre respectable mère, et nous sommes même un peu parents, je crois. J’ai applaudi à vos premières odes, la Vendée, Louis XVII… Dès 1827, dans votre ode dite À la colonne, vous désertiez les saines doctrines, vous abjuriez la légitimité ; la faction libérale battait des mains à votre apostasie. J’en gémissais… Vous êtes aujourd’hui, monsieur, en démagogie pure, en plein jacobinisme. Votre discours d’anarchiste sur les affaires de Galicie est plus digne du tréteau d’une Convention que de la tribune d’une chambre des pairs. Vous en êtes à la carmagnole… Vous vous perdez, je vous le dis. Quelle est donc votre ambition ? Depuis ces beaux jours de votre adolescence monarchique, qu’avez-vous fait ? où allez-vous ?… »

(Le marquis du C. d’E… – Lettre à Victor Hugo, Paris, 1846.)

 Quoi ! parce que ma mère, en Vendée autrefois,

Sauva dans un seul jour la vie à douze prêtres ;

Parce qu’enfant sorti de l’ombre des ancêtres,

Je n’ai su tout d’abord que ce qu’ils m’ont appris,

Qu’oiseau dans le passé comme en un filet pris,

Avant de m’échapper à travers le bocage,

J’ai dû laisser pousser mes plumes dans ma cage ;

Parce que j’ai pleuré, – j’en pleure encor, qui sait ? –

Sur ce pauvre petit nommé Louis Dix-Sept ;

Parce qu’adolescent, âme à faux jour guidée,

J’ai trop peu vu la France et trop vu la Vendée ;

Parce que j’ai loué l’héroïsme breton,

Chouan et non Marceau, Stofflet et non Danton,

Que les grands paysans m’ont caché les grands hommes,

Et que j’ai fort mal lu, d’abord, l’ère où nous sommes,

Parce que j’ai vagi des chants de royauté,

Suis-je à toujours rivé dans l’imbécillité ?

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Le mal m’est apparu, puissant, joyeux, robuste,

Triomphant ; je n’avais qu’une soif : être juste ;

Comme on arrête un gueux volant sur le chemin,

Justicier indigné, j’ai pris le cœur humain

Au collet, et j’ai dit : Pourquoi le fiel, l’envie,

La haine ? Et j’ai vidé les poches de la vie.

Je n’ai trouvé dedans que deuil, misère, ennui.

J’ai vu le loup mangeant l’agneau, dire : Il m’a nui !

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Est-ce ma faute, à moi, si l’azur éternel

Est plus grand et plus bleu qu’un plafond de Versailles ?

Est-ce ma faute, à moi, mon Dieu, si tu tressailles

Dans mon cœur frémissant, à ce cri : Liberté !

L’œil de cet homme a plus d’aurore et de clarté,

Tant pis ! prenez-vous-en à l’aube solennelle.

C’est la faute au soleil et non à la prunelle.

Vous dites : Où vas-tu ? Je l’ignore ; et j’y vais.

Quand le chemin est droit, jamais il n’est mauvais.

J’ai devant moi le jour et j’ai la nuit derrière ;

Et cela me suffit ; je brise la barrière.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #La playmouette du dimanche

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Biarritz Bayonne Bordeaux Toulouse Luchon

  Voyage de nuit

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On conteste, on dispute, on proclame, on ignore.

Chaque religion est une tour sonore ;

Ce qu’un prêtre édifie, un prêtre le détruit ;

Chaque temple, tirant sa corde dans la nuit,

Fait, dans l’obscurité sinistre et solennelle,

Rendre un son différent à la cloche éternelle.

Nul ne connaît le fond, nul ne voit le sommet.

Tout l’équipage humain semble en démence ; on met

Un aveugle en vigie, un manchot à la barre,

À peine a-t-on passé du sauvage au barbare,

À peine a-t-on franchi le plus noir de l’horreur,

À peine a-t-on, parmi le vertige et l’erreur,

Dans ce brouillard où l’homme attend, songe et soupire,

Sans sortir du mauvais, fait un pas hors du pire,

Que le vieux temps revient et nous mord les talons,

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Tout est brume ; le vent souffle avec des huées,

Et de nos passions arrache des (…)

Mais, ô Dieu ! le navire énorme et frémissant,

Le monstrueux vaisseau sans agrès et sans voiles,

Qui flotte, globe noir, dans la mer des étoiles,

Et qui porte nos maux, fourmillement humain,

Va, marche, vogue et roule, et connaît son chemin ;

Le ciel sombre, où parfois la blancheur semble éclore,

À l’effrayant roulis mêle un frisson d’aurore,

De moment en moment le sort est moins obscur,

Et l’on sent bien qu’on est emporté vers l’azur. 

Marine-Terrace, octobre 1855

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

 HUGO, ce grand homme, ce grand écrivain, poète, humaniste et politique !.... A part les Misérables et Quasimodo portés de nombreuses fois à la scène et à l'écran, qui ose se plonger dans les écrits un peu pompeux de ce génie, honoré en son temps par toute une nation ?....

Je commence ici une suite de citations tirées de deux recueils de poèmes : l'un dramatique - écrit après la mort tragique de sa fille - l'autre, une oeuvre de jeunesse, plus "légère" si l'on peut dire, car Victor Hugo est rarement léger : Les chansons des rues et des chants.

Une fois retirée la gangue littéraire de l'époque (la notre a aussi la sienne), savourez ! Vous entrez dans le domaine d'un homme qui n'a vécu que pour écrire, aimer, témoigner, entraider, accompagner les émotions de ceux qui, comme lui, souffrent, aiment, se réjouissent et adorent...

 

Par-dessus l’horizon aux collines brunies,

Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,

Se penchait sur la terre à l’heure du couchant ;

Une humble marguerite, éclose au bord d’un champ,

Sur un mur gris, croulant parmi l’avoine folle,

Blanche, épanouissait sa candide auréole ;

Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,

Regardait fixement, dans l’éternel azur,

Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.

« Et, moi, j’ai des rayons aussi ! » lui disait-elle.

Unité (les contemplations) Granville, juillet 1836

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Biarritz Bayonne Bordeaux Toulouse Luchon

 Entre Toulouse et Brive, au coeur de cette magnifique région de la DORDOGNE, se trouve la petite cité de ROCAMADOUR.

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Elle apparaît, au détour d'un virage, dans un canyon envahi de verdure rougeoyante en ce début d'automne (nous sommes fin septembre) pluvieux.

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Rocamadour est un lieu de pélérinage très fréquenté depuis le Moyen-âge. On y célèbre une vierge noire (comme au monastère de Montserrat, autre lieu célèbre de pélérinage en Catalogne).

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Avez-vous remarqué que ces hauts lieux de la foi se trouvent souvent dans des sites sauvages, grandioses, magnifiques, à l'écart de la civilisation. Il en est ainsi pour Moustiers, Montserrat, Lourdes, Mont Saint Michel et bien d'autres sites de par le monde, quelle soit la divinité ou la religion célébrée ?

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Les religions qui prétendent relier (religare) les hommes à dieu ont besoin d'évènements exceptionnels pour prouver leur valeur (miracles,...) mais aussi d'environnements exceptionnels. La foi du pélérin qui arrive en ces lieux, après une marche souvent épuisante, ne peut être qu'exaltée par la somptuosité du site.

De ce point de vue, rien n'égale la montée vers les site Jaïns du Gujarat que l'on atteint après avoir gravi 3700 marches !

INDE : 3700 marche pour le temple de Palitana

INDE : 3700 marches plus quelques unes....

INDE : 3700 marches à descendre

Rocamadour est plus modeste mais il faut également un certain courage aux pélerins pour venir à vélo, sous la pluie,...

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les touristes modernes viennent en auto et certains mêmes prennent l'ascenseur pour monter jusqu'à la chapelle située au sommet. On n'arrête pas le progrès....

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Au Moyen-âge la vie était plus difficile comme le rappelle une notice affichée au mur d'une maison ancienne

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Adieu ou aurevoir Rocamadour....Même sous la pluie, une destination dont on ne se lasse pas !....

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Biarritz Bayonne Bordeaux Toulouse Luchon

 La Fontaine des Girondins est l'un des monuments emblématiques de Bordeaux. 

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Elle est surmontée d'une colonne sur laquelle est posée le Génie de la Liberté brisant ses chaînes. Elle a été construite entre 1894 et 1902 en l'honneur de la ville mais aussi pour honorer les "Girondins" qui représentaient la région pendant la révolution. On se souvient qu'ils furent décapités par leurs opposants, les "Montagnards" qui représentaient Paris.

Les allégories sont nombreuses. La plus importante est celle qui représente la ville de Bordeaux elle-même sous forme d'une statue qui trône au sommet d'un triangle dont la base figure la Garonne et la Dordogne

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La Fontaine est riche en allégories censées éduquer, d'une manière laïque, le bon peuple comme le faisait les fresques et les statues des cathédrales pour la chrétienté. Aujourd'hui cela peut paraître un peu lourdaud et incompréhensible car nos codes ont changé, mais au-delà du langage allégorique une beauté certaine se dégage de cette fontaine...

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Le char de la République est tiré par des chevaux fougueux accompagnés par des lions qui symbolisent la force de la Loi et la sécurité

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Un forgeron symbolise le travail

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Menacés par les sabots griffus des chevaux, le mensonge et le vice gisent au fond du bassin...

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Bien d'autres allégories ornent cette fontaine : le coq, la Concorde et son rameau d'olivier, la Fraternité incarnée par un ouvrier et un bourgeois qui se parlent, la Paix, le Commerce, les Arts,... Enfin tout ce qui peut représenter le triomphe de la République laïque et Bourgeoise du début du XXe siècle !

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Incontournable ! A voir de jour mais aussi le soir avec l'éclairage de nuit...

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