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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

 Comme Fernand Raynaud, Laurel et Hardy sont de la race des humoristes qui ont de l'humour et pas seulement des "humeurs", des comiques qui font rire de grand coeur et pas seulement ricaner. Contrairement à certains humoristes d'aujourd'hui qui ne savent que se moquer des autres, ces génies du comique se moquent d'eux-mêmes, de leurs petits ou grands travers.... En faisant cela, ils se moquent aussi de nous mais sans nous rabaisser, en nous prenant par la main pour nous aider à changer en douceur... Charlot était de ceux-là également !...

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

Récit de Fernand De Mun, maire de Pornic sur la journée du 26 août : rassemblement de la population sur la place du môle (extrait de PORNIC, l’occupation, l’après-guerre, éd du Pays de Retz, Courrier de Paimboeuf)

photo alain Barré

photo alain Barré

À 13 heures, sous un soleil de plomb et une chaleur accablante, la population commence à se diriger vers le quai Leray. De toutes parts, hommes, femmes, enfants de tous âges, vieillards et infirmes déferlent sur cette place qui est bientôt noire de monde.

Les femmes et les enfants sont placés d’un côté, les hommes de l’autre.

À chaque extrémité de la place, des canons, des mitrailleuses sont braqués sur cette foule. Devant elle, des soldats, armés de fusils mitrailleurs, sont prêts à faire feu.

Devant ce déploiement de forces, il plane un malaise général, l’émotion et l’angoisse se lisent sur tous les visages.

Brusquement, une violente explosion se fait entendre : c’est la maison de Pollono père que les allemands font sauter.

La foule est terrifiée ; des femmes et des enfants se trouvent mal. L’une d’elles succombera à cette émotion…. »

photos alain Barré
photos alain Barré
photos alain Barré
photos alain Barré

photos alain Barré

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC
Photo Boris Loukianoff

Photo Boris Loukianoff

Récit de Fernand De Mun, maire de Pornic, sur l’incendie de la maison de Maurice Pollono pendant la nuit du 25 au 26 août (extrait de PORNIC, l’occupation, l’après-guerre, éd du Pays de Retz, Courrier de Paimboeuf)

Il était environ deux heures du matin, lorsque je fus éveillé par le bruit insolite de la rue. Je m’y rendis aussitôt.

Le feu venait d’être mis à la maison de Maurice Pollono, rue du maréchal Foch.

L’incendie prend des proportions rapides, les immeubles voisins sont menacés.

Les pompiers sont sur place avec leur matériel.

La population est invitée à se retirer.

Tout à coup, un groupe de soldats allemands, commandé par un sous-officier, fait irruption par le pont du canal, en proférant des cris de menaces.

Les soldats, armés de fusils mitrailleurs, sont répartis le long de la rue du maréchal Foch, face au lieu du sinistre, prêts à faire feu au premier signal.

Je vais au devant du sous-officier.

Il m’ordonne de rester auprès de lui et me déclare responsable du moindre incident.

Puis, il m’impose de faire évacuer la population ; personne ne doit rester dans les rues. La maison de Maurice Pollono doit brûler entièrement, les immeubles mitoyens pourront être préservés…. »

Marc Le liepvre, Atelier Création Spectacles, photo : Danielle Metayer

Marc Le liepvre, Atelier Création Spectacles, photo : Danielle Metayer

photo Atelier Création Spectacles

photo Atelier Création Spectacles

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

Témoignage de M. Marcel POLLONO , père de Maurice, sur le même évènement du jeudi 24 août (Extrait de sa déclaration datée du Pellerin, en septembre 1944. Ce document m’a été remis par son petit-fils, Jean-Michel Pollono)

 

(Photo Alain SORIN)

(Photo Alain SORIN)

Le jeudi 24 août, à 14h30, une voiture allemande s’arrête devant chez mon fils aîné Maurice qui habitait rue Maréchal Foch en face de l’hospice. Celui-ci, apercevant les allemands, s’enfuit par son jardin qui avait une sortie donnant rue de la Marine.

La fuite était motivée par l’exemple de son frère Gilbert, arrêté à Pornic par la gendarmerie allemande, en novembre 1942 et emmené à la prison de St-Nazaire d’où il ne reparut plus et, actuellement en Allemagne après avoir séjourné dans les prisons de St-Nazaire, Nantes, Troyes et Bochum dans la Ruhr.

Mais ne sachant au juste ce qu’on lui voulait, mon fils Maurice revint devant chez lui, non pour y rentrer, mais par simple curiosité, se renseigner sur ce qui se passe, auprès de deux civils qui lui répondent en allemand. Apercevant deux de ses camarades déjà arrêtés, dans la voiture allemande, il comprit réellement qu’on venait pour l’arrêter, lui aussi. 

(Texte lu par Thierry, Atelier Création Spectacle), photo Danielle Métayer

(Texte lu par Thierry, Atelier Création Spectacle), photo Danielle Métayer

Il se précipite chez un libraire, les allemands derrière lui, demande s’il existe une sortie donnant dans la rue de la Marine. Sur la négative, il escalade un mur, saute chez une personne qui ne le connaît pas, défonce une porte pour arriver dans une chambre où dort un bébé. Le propriétaire, sous un déguisement, le cache dans le grenier de la criée où, quelque temps après, je le rejoins. Je le prie de partir de Pornic le plus vite possible, lui remettant de l’argent.

Je fais le guet car il n’est éloigné de son domicile que de quelques dizaines de mètres et deux sentinelles montent la garde, une, rue Maréchal Foch, l’autre rue de la Marine.

Il part vers le quai et je lui donne rendez-vous vers le cimetière où je lui remettrai son vélo.

Pendant ce temps, les allemands qui s’étaient présentés chez lui, voyant que la porte ne s’ouvre pas, passent par la fenêtre et demandent à sa femme où est son mari. Celle-ci répond qu’il vient de partir à son travail, c'est-à-dire à mon garage situé environ à 100 mètres plus bas.

Ils se font accompagner de mon petit fils, âgé de 7 ans. Celui-ci voit son père devant lui, mais il a la présence d’esprit de ne rien dire et sauve ainsi son père qui réussit à disparaître. Ceci se passait le jeudi 24 août 1944 à environ 4h30…

(Le texte est lu par Thierry de l'Atelier Création Spectacle), photo Danielle Métayer

(Le texte est lu par Thierry de l'Atelier Création Spectacle), photo Danielle Métayer

(1ère photo : Alain Sorin; photos 2 et 3 : Danielle Métayer)

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC
Prise d'otages du 26 août (01)

La commémoration-reconstitution de la prise d'otages du 26 août 1944 sur la place du môle de Pornic a rencontré un très grand succès. C'est plus de 400 personnes qui se sont rassemblées dont une trentaine de pornicais qui ont vécu ces dramatiques évènements il y a 70 ans ! Beaucoup de gens habillés comme à l'époque, certains avec un simple accessoire, d'autres complètement. 

L'assemblée a suivi avec attention et émotion les témoignages lus par les acteurs de la troupe Atelier Création Spectacles. 

Marc a lu le premier témoignage, celui de Maurice POLLONO, écrit dans les jours qui ont suivi ces évènements et peu de temps avant sa mort lors d'un accrochage avec les troupes allemandes en décembre 1944. (Ce rapport m'a été fourni par M. Jean-Michel Pollono)

 

 

Prise d'otages du 26 août (01)
Prise d'otages du 26 août (01)

« Jeudi 24 août : Chez moi, rue du maréchal FOCH, vers 14 heures, j’entends frapper à ma porte. J’ouvre mon judas et vois des uniformes allemands. Je rafle une grenade sur mon secrétaire et je suis interpelé par un allemand qui forçait ma fenêtre mal fermée. Je puis m’échapper par une seconde issue (derrière la rue de la Marine).

Voulant savoir exactement ce qui se passait, je fais le tour complet et me représente rue du maréchal Foch, à 30 mètres de ma maison. Une grosse torpédo allemande camouflée, y est arrêté, trois civils regardent ma chambre par la fenêtre forcée.

Je m’approche, leur demande ce qui se passe. Réponse en allemand… A cet instant je reconnais LOISON assis dans la voiture. Ses yeux me parlent.

Je continue à marcher, longe la voiture et entends, par derrière, les allemands qui sortent de chez moi et me suivent. J’ai su, plus tard, qu’ils encadraient mon fils âgé de 7 ans, pour me rechercher. Celui-ci, me voyant marcher à 20 mètres devant lui, ne dit rien et me sauva la vie grâce à son sang-froid. »

Cette photo a été prise par MANOU que je remercie. Je l'ai retouchée pour cette rubrique.

Cette photo a été prise par MANOU que je remercie. Je l'ai retouchée pour cette rubrique.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

- Aujourd'hui c'est le grand jour pour la reconstitution-commémoration de la prise d'otages sur le môle.

- La place sera ouverte à partir de 10 H.

- Les acteurs de la compagnie Atelier Création Spectacles commenceront à lire et interpréter les témoignages à partir de 10H30.

- Ensuite les photos officielles seront prises

- Puis nous prendrons le vin d'honneur dans le salon Concore, en haut du Casino.

- La pluie ne devrait venir qu'en fin de matinée pendant que nous prendrons le vin d'honneur si tout va bien...

- Pendant que les parisiens fêtaient leur libération, les pornicais vivaient leurs heures les plus sombres et l'occupation devait durer 9 mois de plus. Après la terrible journée du 26 août, la poche se refermait sur eux...

- Honorons leur mémoire. Je compte sur vous !.....

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

Samedi 26 août, à 13 H : la population se rasemble sur le môle, sous la menace des mitrailleuses placées de chaque côté du quai et en face.

Les hommes sont séparés des femmes et des enfants. Il fait très chaud, le temps semble s'étirer? Tout à coup trois explosions retentissent, des pierres volent jusqu'au dessus du casino ! Des soldats font sauter à l'explosif, la maison du père Pollono et la pillent.

Les otages sont conduits à la Noëveillard, sauf le maire qui procède à la vérification des papiers d'identité.

Pendant ce temps, le photographe de Pornic, Rostislaw LOUKIANOFF, ancien officier russe d'origine ukrainienne et qui a déjà noué des liens avec le colonel Potiereyka, d'origiene ukrainienne lui aussi, lui demande d'intervenir.

Cet officier qui a compris que la guerre était terminée et qui envisage de se rendre à la résistance, intervient auprès de Meyer, le commandant de la place de Pornic qui se laisse fléchir.

Mais M Pollono père et ses deux fils sont toujours sous la menace d'être pendus !!

Dimanche 27 août : Le colonel Potiereyka intervient auprès du responsable allemand du Sud Loire qui lève les sanctions, fait libérer les Pollono  et donne l'ordre  aux troupes de Meyer de quitter la ville.

Le pire est évité, mais quelques jours plus tard, la poche se referme sur Pornic qui restera sous le joug de l'occupant 9 mois de plus que le reste de la France (idem pour les autres poches de Lorient, la Rochelle,...). Les "empochés" attendront " 3 jours après la capitulation du 8 mais 1945 pour recouvrer la liberté !...

Pornic, 70 ans déjà !

écoutez l'interview sur radio-chrono, 99.7 à 11H et 13H30

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

Dès 8 heures du matin, le maire de Pornic, Fernand De Mun, reçoit une note effrayante :

"L'officier commandant la place de Pornic communique :

À partir d'aujourd'hui samedi 26 août à midi, toute circulation est absolument interdite dans les rues et sur tout le territoire de la commune de Pornic et sur la partie de la Birochère-Joli-Séjour. Quiconque contreviendrait à ces règlement risquerait d'être fusillé. Les fenêtres et les persiennes devront être hermétiquement closes. Les portes donnant accès sur la rue ne devront pas être fermées à clef, l'entrée devra rester libre jour et nuit. Les personnes ayant un cas de force majeure pour se rendre à la mairie, pourront le faire en plaçant les deux mains au-dessus de la tête.

La commune de Pornic, la Birochère comprise, désigneront à l'armée vingt otages. A partir de 13 H la population, femmes et enfants compris, sera rassemblée sur la place, quai Leray, pour vérification des papiers. Chaque français qui désignera un membre de la bande terroriste délivrera un des otages. 

Si ces terroristes ne sont pas désignés, le feu sera mis aux quatre coins de la ville. Ces mesures sont prises en raison des attentats commis cette nuit sur un officier et des soldats de l'armée allemande.

Hauptmann Meyer"

On voit les méthodes de cette armée d'occupation : inventer un faux attentat pour exercer une vraie répression ! Le terrorisme n'était pas du côté des résistants mais bien du côté des occupants !...

Pornic, 70 ans déjà !

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

Mercredi 23 août : 3 polonais de l'armée allemande cherchent à déserter. Ils s'adressent à 3 résistants pornicais, BROUSSARD, LOISON et POLLONO qui s'engagent à leur apporter une aide en échanges d'armes.

Pornic, 70 ans déjà !
Pornic, 70 ans déjà !

Jeudi 24 août : En réalité il s'agit d'un piège. L'un des 3 polonais dénonce ses camarades. Le commandant de la place de Pornic, le capitaine Meyer, fait arrêter les deux amis de Maurice Pollono, puis cherche à l'interpeler à son domicile. Il réussit à s'enfuir. Les allemands qui soupçonnent son rôle dans la résistance, sont furieux. Ils vont tout faire pour le retrouver.

Vendredi 25 août :  Deux autres fils de Pollono père sont faits prisonniers. Le capitaine Meyer menace : "...Si votre fils Maurice n'est pas là demain matin avant 5 heures, vos deux fils seront fusillés sur le môle" (c'est à dire, une exécution publique pour faire un exemple effrayant pour la population)

Dans la nuit du 25 au 26 août : Des soldats investissent la maison de Maurice. Un lieutenant se blesse lui-même pendant l'opération. Il accuse Maurice (qui est, en réalitén en fuite) d'en être l'auteur. Par mesure de représailles, il met le feu à sa maison et interdit aux pompiers d'intervenir. 

M. Pollono père et la femme de Maurice sont, eux-aussi, incarcérés..... A partir de ce moment, les évènements vont se précipiter... (à suivre...)

Pornic, 70 ans déjà !

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PORNIC

Pornic en ce mois d’août 1944 n’est pas une place forte de l’armée allemande. Les troupes qui y cantonnent sont souvent formées de soldats réquisitionnés par Hitler dans les territoires conquis. On y trouve des « osttruppen »,troupes de l’Est, entre autres des polonais.

Le commandant de la place est le capitaine Meyer. C’est un nazi convaincu. Il parle parfaitement le français. Il a fait la guerre 14-18 et n’a pas accepté la défaite. Son caractère est imprévisible. Michel Gautier, dans son livre « Portraits de Guerre » cite cet exemple : Il est « extravagant au point de gravir les marches du casino sur son cheval pour parader sur le parquet ciré du hall ». Pour ceux qui connaissent le casino cela donne tout de suite une idée du personnage.

Pornic, 70 ans déjà !

Son second s’appelle Paschka, il parle mal le français mais c’est lui qui est le plus au contact de la population. Il est raide et brutal, les pornicais l’appele « fil de fer ».

Le colonel Kaessberg est responsable de la zone St-Brévin, Paimboeuf, Pornic. Il est d’origine géorgienne et n’est pas un nazi convaincu. C'est un soldat allemand mais plutôt francophile…..

Pornic, 70 ans déjà !

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