Partager l'article ! Ce n’est pas parce que c’est moche que c’est beau ! (1/2): Nombre de visiteurs des expositions d’art contemporain, moderne ou « pos ...
Nombre de visiteurs des expositions d’art contemporain, moderne ou « postmoderne » sont décontenancés par les œuvres présentées. Ils passent sans comprendre et ne reviennent plus ou se disent, très (trop) humblement, qu’ils ne sont pas assez experts pour comprendre et ils reviennent ainsi à l’expo suivante espérant un jour avoir une illumination. Mais l’illumination ne vient pas et même les meilleures volontés finissent pas se lasser de ces peintures imitant maladroitement des dessins de gamin, de ces panneaux quasiment vides, hors une petite crotte censée être significative, de ces détritus mis en valeur, de ces portraits de femme avec une escalope sur la tête (censée démontrer que nous ne sommes que de la viande ?), de ces corps torturés, etc…. J’en passe et des pires !
L’art aurait-il perdu la tête ? L’art qui cherche à susciter une émotion par l’association d’une technique et d’une idée est devenu idée sans technique ou technique sans idée et les artistes ne recherchent plus la beauté mais seulement à provoquer, se faire remarquer. A vouloir tant mettre en avant ces facteurs, somme toute, secondaires, on finit par ne plus les remarquer !
Le problème est relativement nouveau. Il date d’un siècle à peu près, depuis l’apparition de la photographie et des moyens de diffusion de masse. La beauté qui n’existait qu’en exemplaire unique et pour laquelle il fallait se déplacer, venir de loin pour l'admirer, est à la portée de tous. Les photos, les livres, les revues, les films, la télévision nous la livre sans effort et pour une somme dérisoire ! Tout un chacun peut avoir chez lui, pour quelques euros, une collection d’œuvre d’art - reproduites avec qualité - dont n’auraient jamais rêver les plus grands amateurs des siècles passés.
Puisque la beauté est accessible pour tous et partout, faisons du laid se sont dits certains artistes. Ils ont ainsi déconstruits les formes, abolis la couleur, abîmés les corps et finit, pour certains, par présenter une toile vide qu’un autre soi-disant "artiste » a déchiré pour faire plus vide encore. Aboutissement logique, suicide de la peinture !
Devant ce constat désespéré peut-on se dire que l’art existe encore ?
(à suivre...)