Samedi 19 janvier 2008
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Femmes et hommes tendent à devenir égaux dans nos sociétés, c'est-à-dire qu’ils ont, de plus en plus, les mêmes droits (droit de vote en 1945 pour les femmes, par
exemple ; de nouvelles mesures pour favoriser l’égalité de salaire sont en discussion aujourd'hui, etc…). Cette égalité est un droit qui dépend de l’avancement de la
société. Nos sociétés occidentales sont, de ce point de vue, en avance par rapport à la plupart des sociétés musulmanes (bien que les femmes turques aient eu le droit de vote avant les femmes
françaises) et très en avance par rapport aux sociétés de l’antiquité. Cette égalité est encore imparfaite et des progrès restent à faire.
Femmes et Hommes sont-ils identiques ? Pour moi, non ! Je pense que femmes et hommes présentent des différences physiques et
psychologiques notables.
On prête à Simone de Beauvoir, cette phrase magnifique : « On ne naît pas femme, on le devient ». Cette idée n’est que partiellement vraie. Je dirais plutôt que
l’on naît femme (ou homme) et qu’on le devient.
(Effets de la pluie sur une fenêtre)
Je me souviens qu’après l’effervescence intellectuelle et sociale des années 68, de jeunes mamans voulaient élever leurs enfants, filles et garçons, de la même façon, persuadées que les garçons
deviennent plus violents seulement parce qu’on leur fournit des jouets guerriers !... Fiasco sur toute la ligne ! Aujourd’hui encore, malgré les multiples tentatives, les
fabricants de jeux vidéos constatent toujours le même engouement des garçons pour les jeux de baston et le même désintérêt de la part des filles.
Une étude intéressante en offre une bonne illustration. Elle a été menée sur 25 bébés de sexe masculin, nés sans pénis (« exstrophie du cloaque »). Des interventions
chirurgicales leur ont remodelé un vagin artificiel et ils ont été élevés comme des filles. L’étude indique que « tous se comportaient en garçons, ayant une tendance à la bagarre et des
attitudes et des intérêts typiquement masculins ».
(Fleurs dans la tempête, à travers une fenêtre)
Où Beauvoir a raison c’est que, sur des différences réelles mais qui n'impliquent pas de jugement de valeur, la société patriarcale vient greffer ses propres
exigences inégalitaires : par exemple, les pères et les frères s’assurent de la vertu de la fille en la couvrant de voiles, en l’empêchant de sortir, en l’empêchant de jouir
(excision) et en la tuant si elle a «sali» l’honneur de la famille.
On a raison de dénoncer ce qui résulte de l’exploitation de la femme par l’homme.
On a raison de lutter pour l’égalité des droits mais l’on aurait tort de vouloir niveler les autres différences. C’est sur elles que se fondent l’attraction des sexes, la
reproduction, une partie de la créativité et le goût de la vie.
Par alain barré
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Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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C'est bien de le faire.
Différences de nature modelées ensuite par des comportements sociaux , des traditions datant des références bibliques (Adam et Eve ! ), mythologiques, oui. Cela n'empêche pas que certaines femmes se sentent plus à l'aise dans des comportements dit "masculins" ( métiers entre autres) et l'inverse. Il y a donc fandamentalement quelque chose qui échapperait à la loi biologique ? La phrase de Simone de Beauvoir parait alors très juste. Niveler non, mais laisser s'exprimer sans restrictions les personnalités , féminines ou pas !
Amicalement
Sido
ab