Partager l'article ! Les "gros" et les obèses !: Dernièrement, lors d’une discussion sur la franchise de 50 centimes par boite de médicament applicable à partir ...
Dernièrement, lors d’une discussion sur la franchise de 50 centimes par boite de médicament applicable à partir du premier janvier de cette
année
(http://www.sniil.fr/communiques/com_franchise_medicale_en_pratique.htm)
, une militante CGT s’exclame : « Comme d’habitude, c’est aux gros que ça profite ! ». Elle voulait dire par là, que la mesure profitait aux riches. Sur le
fond , elle n’avait pas tort, mais sur la forme elle se trompait.
Il y a un siècle, quand on parlait des « gros », on imaginait les gros et gras industriels du capitalisme triomphant, qui faisait
bombance grâce à la fortune amassée en exploitant le labeur des pauvres (et maigres) travailleurs.
C’était encore l’époque où bien manger signifiait que l’on avait mangé « gras » : la soupe grasse (et non pas « la soupe à la cuillère »), de la viande grasse, de la charcuterie, du bon beurre (et souvent, les deux ensembles ou l'hérésie bretonne du beurre avec le fromage !...), etc…
Aujourd’hui, les gros ont changé de camp. L’obésité est devenu un signe distinctif des pauvres, de ceux qui n’ont ni les moyens
ni la culture suffisante pour surveiller leur ligne et fréquenter les salles de remise en forme.
Le film de Chatiliez : la vie est un long fleuve tranquille, illustre bien la situation.
(http://fr.wikipedia.org/wiki/La_vie_est_un_long_fleuve_tranquille)
Chez les Groseille, où l’on n’a pas le sou, on est plutôt enveloppé...
et, chez les Le Quesnoy, milieu aisé, on a une silhouette smart et élégante.
L’obésité touche de plus en plus de pays et, dans les pays riches, elle touche surtout les pauvres : http://www.inra.fr/presse/l_alimentation_comme_dimension_specifique_de_la_pauvrete
Dans les pays pauvres elle touche également les pauvres : http://www.humanite.fr/2005-05-14_Medias_Quand-obesite-rime-avec-pauvrete
Cela ne signifie pas que l’obésité soit due seulement à des causes sociales. Elle a des causes diverses, entre autres des facteurs héréditaires, de physiologie et de psychologie personnelles sont à prendre en compte. Sur ces facteurs, l'intervention n'est pas facile. Sur les autres facteurs on peut intervenir et il est nécessaire de le faire, même si la situation n’est pas aussi grâve qu’au vrai pays des « gros »… je veux parler des USA !
http://www.aprifel.com/articles-sante,detail.php?m=4&rub=43&a=1215