Partager l'article ! INTERNET, POUVOIR et SAVOIR: Avec Internet, prend fin (ou se désagrège) une équation millénaire, SAVOIR=POUVOIR. Depuis longtemps c ...
Avec Internet, prend fin (ou se désagrège) une équation millénaire, SAVOIR=POUVOIR. Depuis longtemps celui qui détenait le savoir détenait le pouvoir. Dès l’antiquité, les bibliothèques ont été des lieux de prestige, créés et contrôlés par les potentats. L’église catholique, au moyen-âge a acquis une position dominante, en partie car elle détenait les bibliothèques grâce à une armée de moines copistes.
Les chrétiens, libérant le sud de l’Espagne de l’occupation musulmane entre le XIIème et le XV ème siècle, se sont précipités sur les livres laissés par les savant arabes et les ont fait traduire en toute hâte.
A contrario, la liberté de circulation de l’écrit, après la découverte de l’imprimerie a été perçue comme une source majeure de
danger. L’église avait (et a toujours) son « index » et les rois s’octroyaient, du haut de leur majesté, le droit d’autoriser ou d’interdire les écrits. (Encore
aujourd’hui, la publication d’un nouveau livre suppose toujours un dépôt légal).
Les pays communistes interdisaient systématiquement la publication des ouvrages « non conformes ». Aujourd’hui, dans un pays musulman relativement ouvert comme la Tunisie, il est bien difficile de trouver d’autres livres, dans les librairies ordinaires, que des publications dans tous les formats, toutes les qualités, tous les prix, du Coran. J’en ai fait l’expérience en visitant plusieurs librairies dans la capitale de Djerba : Houmt Souk, et dans la banlieue de Tunis.
D’où vient le changement, d’où vient la révolution ? Internet donne accès à une multitude de documents, à des millions
d’ouvrages (Bibliothèque Nationale Française, Google,…), à des journaux, à des centaines de millions d’écrits interconnectés en réseau comme ce blog….
Les dictatures, comme celle qui opprime la Chine actuellement, ont bien senti le vent du boulet ! Hier comme aujourd’hui, l’équation SAVOIR=POUVOIR est toujours vraie et l’état communiste emploie plusieurs dizaines de milliers de flics pour surveiller internet ! mais déjà des bidouilleurs font circuler des programmes gratuits qui permettent de contourner les interdictions des apparatchiks !
La querelle autour du livre : support papier ou non, n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte, ce sont les idées véhiculées. Internet ne sent pas le bon papier frais et l’encre d’imprimerie, il ne crisse pas doucement sous les doigts, mais il s’infiltre partout et il sait parler un nombre incroyable de langues (voyez Wikipedia par exemple !). Il apporte avec lui, des possibilités nouvelles d'une liberté difficile à museler. Internet est une conséquence bénéfique de la mondialisation. Il en est même l’un des acteurs principaux !