Vendredi 13 juin 2008
5
13
/06
/Juin
/2008
06:59
On ne se lasse pas de lire et de relire certains poèmes, c'est le cas pour ce texte de Ronsard écrit il y a plus de 4 siècles :
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Ce temps qui nous "mange la vie" comme dit Baudelaire
thème pour le coup "intemporel"
"Plus ne suis ce que j'ai été
et plus ne saurais jamais l'être
mon beau printemps et mon été
ont fait le saut par la fenêtre" écrivait aussi Marot...
Bon Dimanche, Alain.
Bises . Sido
(Je m'absente lundi, 8 jours , mais mes 2 blogs " tourneront")
Prendre du plaisir à chanter du Ronsard c'est magique!