Partager l'article ! L'écologie, c'est pas pour les chiens !: S’il faut en croire un certain nombre de mes amis écologistes, le seul vrai problème de ...
S’il faut en croire un certain nombre de mes amis écologistes, le seul vrai problème de la planète, c’est l’homme ! J’en parlais dernièrement à mon chien qui a une opinion assez différente. Pour lui, sans les hommes, pas de chiens, et d’une ! (200 races aujourd’hui alors qu’il n’en existait que 4 il y a dix mille ans). Par ailleurs, a t’il poursuivi, si l’homme est le problème principal, il est également la meilleure solution, et de deux !
Ensuite, il m’a tenu des propos que j’ai estimé, à première vue, un peu incohérents. Il m’a dit, en faisant la moue « tu ne peux pas comprendre…c’est de la poésie ». Je vous les livre tels que je les ai recueillis, à vous de juger !
Pourquoi dans la rue une cage immense étrangle les oiseaux
Pourquoi, dans la rue les piétons se côtoient-ils
Plus muets que des carpes ?
La rue charrie des carcasses d’autos, de cyclos
Charrie des flics plantés dans le goudron
Comme d’anachroniques épouvantails…
Charrie une foule de vieux godillots
Et de pimpantes grôles avec des gens dedans
Les regards sont blasés, l’allure sans vie…
Entre les épaules remue faiblement une tête bougonne.
Le teint est blafard MAIS…
Les affiches sont sauvagement bigarrées
Les néons zigzaguent comme des reptiles sanglants
Les chromes, le vernis, l’or de pacotille, le clinquant
S’étalent abondamment !
Les vitrines sont entièrement réalisées toutes en glace
Pour ne rien vous cacher, cher client, sauf… la vérité !
Et dans les boutiques dorées
Derrière les grandes baies vitrées
Des mannequins au sourire automatique
Aux seins en plastique
S’apprêtent à vous cajoler, à vous bichonner
Et à vous foutre à la porte si vous ne pouvez pas payer !
Et malgré tout cela, malgré ce luxe inouï
Malgré cette exhibition de garce tapageuse
Les regards du passant errent désespérément
Glissent sur le vernis à la recherche d’une présence amie
Sans rien trouver où s’accrocher !…
Il faut avoir la patience de comprendre
Que sous l’écœurante insolence des banques
Des palais de la bourse, des repaires du commerce
Des bordels à la mode
Se tisse une autre toile
Tressée des joies et des peines
Des espoirs et des haines
De tous ces gens de rien qui vivent et qui peinent
Qui aiment et qui pleurent
Elle n’attend que l’instant favorable
Pour claquer au vent !….