Partager l'article ! Psychanalyse et langue de bois: Aujourd’hui quand on dit « psy », en France, on pense aussitôt p ...
Aujourd’hui quand on dit « psy », en France, on pense aussitôt psychanalyste et « psychanalyse »comme s’il n’existait pas d’autres formes de psychologie et de psychothérapie. Les psychanalystes voudraient nous faire croire qu’en dehors d’eux il n’existe point de salut ! L’un des fondements de leurs croyances est que la plupart de nos troubles psychologiques sont le résultat de conflits inconscients mal résolus au cours de notre petite enfance et des termes comme « complexe d’oedipe », « libido » sont passés dans le langage courant, sans vraiment que ceux qui les emploient sachent toujours à quoi il font référence. Les problèmes ont commencés à apparaître quand les psychanalystes ont voulu s’attaquer à des troubles psychologiques majeurs comme la schizophrénie et l’autisme. On ne fait pas s’allonger facilement sur le divan un enfant autiste ou un ado schizophrène. Qu’à cela ne tienne se sont dits certains d’entre eux, nous allons psychanalyser les parents ! A vrai dire, plutôt les mères car les pères on rarement consentis à rentrer dans la combine. Et le tour est joué : si l’enfant ne guérit pas, c’est à cause de sa mère ! Il ne reste plus qu’à la convaincre. Et voilà ces pauvres mères, déjà accablées par les problèmes de leurs enfants, rendues, en plus, coupables de leur état.
Une mère m’a raconté qu’elle avait été convoquée par le psychanalyste de sa fille. Elle en était revenue anéantie. Voici ce qu’il lui avait déclaré : « taisez-vous madame, vous êtes une langue de vipère. C’est vous qui êtes responsable de ce qui lui arrive ! ». Mère, donc forcément coupable ! Beaucoup de parents d’enfants autistes ont eu, à subir de telles maltraitances et quand on lit la longue liste de leurs récriminations on a honte pour la profession de « psy ». Cela a-t’il au moins permis des guérisons ? Sans doute peu. On sait par exemple, aujourd’hui, que les soi-disant miracles du bon docteur Bettelheim, étaient pour la plupart des faux. Ceux qui ont guéri n’étaient pas autistes.
Alors faut-il jeter la psychanalyse aux orties ? Non, elle a ses indications pour certains troubles de la personnalité et elle a attiré l’attention sur le fonctionnement, largement inconscient, de notre psychisme, ce qui n’est pas rien ! Mais on ne peut laisser certains psychanalystes dire et faire n’importe quoi. Le 5 février 2005, suite aux pressions des lobbys psychanalytiques, le ministre de la santé Douste-Blazy a fait retirer un rapport de l’INSERM (c’était lors d’un congrès de lacaniens). Ce rapport était chargé d’évaluer trois grandes approches psychothérapiques fréquemment pratiquées pour le soin « de troubles caractérisés de l’adulte, de l’adolescent ou de l’enfant : l’approche psychodynamique (psychanalytique), l’approche cognitivo-comportementale, la thérapie familiale et de couple ». Les résultats étaient défavorables à la psychanalyse… en voilà de drôles de médecins qui préfèrent casser le thermomètre plutôt que de soigner le malade ! En France, où habituellement nos beaux esprits sont prompts à prendre la défense de toutes sortes de causes, le silence a été assourdissant. Peur de prendre des coups, de se faire virer ?...
On peut trouver beaucoup de renseignements sur cette affaire sur le site de l’Association Francophone de FOrmation et de Recherche en THErapie Comportementale et Cognitive
Allons, mesdames et messieurs les psychanalystes, encore un effort ! La langue de bois n'est-elle pas une forme de résistance ?