Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 06:39

 ...Ils restent ainsi quelques minutes, serrés l’un contre l’autre. Il est plus grand qu’elle. Il a passé sa main autour de ses épaules. Léa se sent bien, elle se sent protégée.

- Regarde, Angelo, dit-elle, regarde ce gros nuage, comme il est inquiétant, on dirait un dragon qui fonce droit vers nous ! Et celui-là qui avance comme un gros chien, la gueule ouverte et prête à mordre… et Angelo, pour l’amuser, fait semblant d’être un gros chien prêt à mordre ?

Mais il ne me fait pas peur et toi non plus !..

Elle rie en disant cela et se pelotonne dans les bras d’Angelo qui la serre un peu plus fort. Elle ressent encore plus intensément la chaleur de son torse puissant et les mouvements de sa respiration. Quelques gouttes de pluie ricochent sur eux, le visage et les cheveux de Léa sont un peu mouillés, mais ils se trouvent bien là, ils n’ont pas envie de bouger.

  Tout à coup, explique-t-elle, je me suis sentie comme poussée par une force irrésistible, je me suis tournée lentement vers Angelo, j’ai passé mes bras autour de son cou et je lui ai tendu mes lèvres en fermant les yeux. Angelo ne s’est pas fait prier. Il a posé doucement ses lèvres sur les miennes. Un, deux, trois petits baisers légers. Puis Il a pris mon visage entre ses mains et a continué de m’embrasser. C’était comme dans un rêve, un merveilleux rêve.

 - Angelo… ai-je murmuré et nos lèvres humides ont glissé l’une sur l’autre. Et nous avons continué de nous embrasser, indifférents à l’orage, indifférents à la pluie et aux rares passants, et des minutes d’éternité sont passées, sous un vieux porche, en face du jeu de paume où Molière avait joué... Je me sentais heureuse, incroyablement heureuse et je remerciais du fond de mon cœur, cette belle soirée d’été et cet orage bienvenu de m’avoir fait rencontrer cet inconnu….

 

Après avoir dit cela Léa s’est interrompue un instant. On la sentait émue, nostalgique et rêveuse. Puis elle a repris : nous sommes restés longtemps comme cela à attendre que la pluie cesse. Puis j’ai serré Angelo dans mes bras et je lui ai dit :

- Qu’est-ce que l’on fait, maintenant ?

- On va dîner ? a-t-il déclaré d’un ton enjoué.

Par alain barré - Publié dans : ANGELO t'allait si bien ! (feuilleton)
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