Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 05:36

« Ce qui m’intéresse ce n’est pas de savoir comment le malheur arrive mais de savoir surtout comment il s’en va ! »

 

Beaucoup de livres et de films vous accablent, dès les premières images, sous le poids des malheurs de leurs héros, crimes de sang sordides, sadisme, force détails effrayants qui sont destinés à capter notre cerveau émotif, à nous clouer sur notre siège et à nous déconnecter des facultés de raisonnement qui nous permettent de relativiser. Il faut seulement scotcher le spectateur devant son petit ou grand écran pour qu’il n’aille pas zapper ailleurs et en profiter ainsi pour lui enfourner dans le bec quelques tartines de pubs bien grasses pendant qu’il reste encore tout ébaubi, ébahi, ahuri, abruti, la bouche bée ! Le divertissement à haute dose sert également aux mêmes usages.

 

Mais en dehors de ces excès qu’est-ce qui fait donc que l’on aime tant écouter ou lire des histoires ? D’après HORACE, poète latin né en 65 avant JC, la littérature doit « réjouir et instruire ». Cela me semble toujours valable aujourd’hui ! Nous n’avons qu’une vie et les fictions (cinéma, littérature,..) nous donnent l’occasion d’en vivre par procuration dix, cent,… qui finissent plutôt bien en règle général. Même quand elles finissent mal, nous ne risquons rien. Nous sommes confortablement installés dans notre fauteuil, ou sous un pin, sous un ciel radieux et face à un paysage merveilleux, nous pouvons encaisser sans dommage une petite dose de malheurs (attention, l’abus est dangereux, même s’il ne s’agit que de littérature !) !

 

De quoi parle la bonne littérature (et le bon cinéma) ? De la vie, et quand on aime la vie l’on aime les fictions qui la mettent en scène et la démultiplie !

 

D’après ce bon vieil Horace, la littérature est destinée également à nous « instruire ». Il a raison dans le sens où les fictions explorent des situations inconnues, émettent des hypothèses qu’il serait trop difficile ou trop coûteux de vivre dans la réalité (la science-fiction en est l’exemple type, mais le  « Candide » de Voltaire également ainsi que bien d’autres œuvres…). Il ne s’agit pas de faire un cours, d’apporter des connaissances comme à l’école mais de faire travailler les fonctions de l’intelligence : Repérage d’indices, de constantes, déduction, induction, comparaison, anticipation, etc… le roman policier en est un bon exemple. On n’apprend pas qu’à l’école, on apprend dans la vie et dans ce qui en est un double imaginaire : la littérature, le cinéma, la fiction, la poésie,… l’ART !

 

 

Pour en savoir plus sur HORACE ainsi que quelques citations de cet auteur : http://www.proverbes-citations.com/horace.htm

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recommander

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Liens

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés