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En sortant de l’Orangerie on découvre deux façons de s’accorder un moment de détente : celle de RODIN et de son célèbre "baiser" (à gauche sur la photo)
et celle des quidams harassés, manifestement moins fougueux, affalés sur un banc public (quoique Brassens chante le contraire !...).
Faites demi tour à 180° et prenez la direction du LOUVRE. Il n’est pas nécessaire de se presser, vous allez trouver beaucoup de belles choses en chemin. Laissez la Concorde derrière vous avec son magnifique crayon et sa pointe dorée bien affûtée.
D’un petit signe de la main saluez la tour Eiffel, cette bergère qui ne se lasse pas de veiller sur les moutons de Paris (dixit Apollinaire : "Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin..." : http://www.bacdefrancais.net/zone.php).
Tirez une révérence à l’Assemblée nationale où la première réunion s’est tenue le 21 janvier 1798 sous la présidence de Bonaparte (Lucien, le frère de l’autre). Vous pouvez en profiter pour vérifier si votre député remplit correctement ses fonctions… entrée libre…ou presque !
Prenez le temps de vous reposer un instant autour du magnifique bassin situé à mi-parcours.
Mais si, mais si… les chaises sont gratuites et vous êtes sûr d’en trouver, tout du moins quand il pleut ou qu’il fait moins 10° !...
Si vous avez des enfants, le loueur de bateaux radiocommandés se fera un plaisir de leur mettre en main une superbe embarcation.
Dans le fond se profile l’Arc de triomphe du Carrousel. Il était orné lors de sa création par les célèbres Chevaux de St Marc, volés par Bonaparte aux vénitiens, qui les avaient eux-mêmes volés aux byzantins en 1204, à l’hippodrome de Constantinople, qui les avaient eux-mêmes volés aux Romains de la Rome antique…
Enfin, des chevaux qui, même transformés en bronze, n’ont pas arrêtés de courir !...
Avant d’arriver au Louvre vous aurez peut-être, comme moi, la chance de résoudre une énigme qui a causé beaucoup de soucis aux gardiens du parc. Le malotru qui saccageait les sacs-poubelles est enfin démasqué : c’est un grand corbeau noir saisi ici, si l’on peut dire… la main dans le sac !