Partager l'article ! On n'est pas là pour rigoler, mais un peu tout de même !....: On pourrait croire que l’on est sur terre pour être heureux et se trouver ...
On pourrait croire que l’on est sur terre pour être heureux et se trouver malheureux de ne pas l’être toujours. Mais non ! nous ne sommes pas sur terre pour les béatitudes mais pour nous développer et nous reproduire, « croître et multiplier ». Tout du moins c’est ce que prétend la Bible et ce que redécouvrent les chercheurs en psy évolutionniste. L’un des plus célèbres d’entre eux : Richard DAWKINS explique même que nous ne sommes en définitive que des « véhicules » relativement commodes et efficaces que nos gènes ont trouvés pour se reproduire. Qui se soucie du bonheur d’un véhicule ? de son automobile ? de son vélo ? (Quoique, dans la chronique d’avant-hier on pouvait voir l’écrivain Jean ROUAUD décrire amoureusement la 2CV de son grand-père !).
Le but de la vie ne semble pas pour l’essentiel le bonheur ni de l’homme ni des autres animaux d’ailleurs. Le plaisir, l’amour, la conquête, la victoire, l’art procurent du plaisir ou du bonheur, mais cela n’est pas gratuit…
Cette vision sans romantisme de l’existence a au moins un immense avantage : celui de nous inciter à arrêter de nous plaindre. C’est ce que dit également le philosophe SPINOZA : : « ne pas railler, ne pas pleurer, ne pas détester mais comprendre ».
Ne pas se plaindre mais essayer de comprendre, changer ce qui peut l’être et faire avec ce qui ne peut pas l’être. C’est la leçon que j’ai retiré de la fréquentation, pendant des années, de personnes polyhandicapées. J’ai constaté, avec une certaine surprise, au début, que parmi elles, il y avait autant de personnes malheureuses et autant de personnes heureuses que dans le reste de la population ! C’est un art de vivre que la fréquentation de ces personnes peut nous apprendre encore mieux que le plus grand philosophe du monde, fut-il Spinoza !
J’aimerais tant que tous les gens qui me tiennent à cœur puissent comprendre cela !...
Nous sommes sur terre pour peu de temps. Les minutes que l’on passe à « railler, pleurer, détester » sont du temps perdu pour construire le bonheur. De ce point de vue l’avalanche des récriminations de tous ces groupes de pression qui geignent, pleurent et menacent auprès des candidats à la présidence du royaume (excusez-moi, je voulais dire "de la république" !...) sont affligeantes. Comme si un père ou une mère bienveillante pouvait résoudre leurs problèmes !... Essayons d’abord d’être des pères et des mères bienveillants pour nous-mêmes et pour nos enfants quand nous en avons, et déléguons seulement les orientations communes de la cité aux politiciens. Ils auront déjà suffisamment à faire avec cela !....