Partager l'article ! De BILBAO aux SABLES d?OLONNE 01: BILBAO (BILBO en Basque) est situé environ à 2 heures de Biarritz par l'autoroute, dans le pays Basque ...
inattendues comme il l'a déjà montré pour la « maison qui danse » à Prague ! Il explique avoir été inspiré par le peintre Matisse et avoir géré la rencontre des surfaces, les intersections de courbes à la manière de celui-ci. Matisse serait heureux de cet hommage : sobriété du trait et des volumes, élégance, harmonie...Le bâtiment est recouvert de feuilles métalliques qui lui confèrent une allure plus proche de la sculpture géante que de l'architecture traditionnelle. Il est surprenant et beau sous tous les angles.
Les oeuvres exposées à l'intérieur ne m'enthousiasment pas autant. Beaucoup d'oeuvres monumentales, répétitives qui réutilisent des matériaux de la vie courante pour les détourner de leur sens utilitaire et renouveler notre regard sur eux, nous montrant (ou en nous démontrant lourdement) qu'ils sont des oeuvres d'art.
Marcel DUCHAMP, un artiste français au début du siècle dernier avait déjà inauguré cette pratique en exposant un urinoir « tout fait ». C'est ainsi que l'on trouve au musée de Bilbao des escaliers en béton armé avec leurs fers qui débordent et leur aspect « brut de décoffrage ». Ils occupent toute une grande salle et, deux d'entre eux essaient d'escalader le mur comme il est (presque) normal pour un escalier !
Bien que cela me touche un peu, à vrai dire je n'ai pas besoin qu'on expose cela dans un bâtiment qui est en lui-même une oeuvre d'art architectural bien plus belle qu'un décoffrage d'escalier en béton. Habituellement on met la perle dans un écrin et pas l'inverse ! A ce propos les alentours du musée comportent beaucoup « d'oeuvres d'art » en construction ! Pressez-vous si vous souhaitez en profiter. L'effet musée a profité à ce quartier qui était en friche et tout le monde veut s'y installer ! Les vrais artistes modernistes et postmodernistes sont dehors : ferrailleurs, maçons, grutiers, etc...
L'entrée du musée est occupée par une oeuvre qui fait l'unanimité et dont tout le monde se souvient. Elle est d'une banalité déconcertante : une sorte de grosse peluche de dix mètres de haut, un toutou recouvert de fleurs. Ainsi l'emblème du musée qui se veut le plus avant-gardiste d'Europe reprend les clichés les plus éculés de l'art populaire : la peluche géante, le toutou et les fleurs !