Partager l'article ! Thérapie de choc pour Léa (3/16): ...C’était pendant ces périodes-là que Léa m’appelait. Nous restions dix m ...
...C’était pendant ces périodes-là que Léa m’appelait. Nous restions dix minutes au téléphone, puis un quart d’heure, puis une demi-heure... Elle se calmait pendant quelques instants puis l’angoisse refaisait surface et il lui fallait de nouveau une parole rassurante pour s’apaiser. J’essayai de la convaincre de consulter un psychiatre. Mais vous connaissez Léa et sa méfiance instinctive envers les psys !... Je lui donnai l’adresse d’un collègue à qui j’expliquai la situation. Elle lui téléphona, mais ne vint pas au rendez-vous. Nous en étions là et il fallait faire quelque chose ! L’angoisse commençait à l’envahir y compris dans la journée. Elle m’avoua qu’en allant faire ses courses au grand magasin de son quartier, elle s’était rendu compte qu’elle n’avait pu garer sa voiture dans le parking couvert, elle avait été saisie par une bouffée d’angoisse. La situation devenait intenable. Il fallait qu’elle se rendre à l’évidence : ses pilules homéopathiques, ses gélules « antistress aux herbes naturelles » et ses huiles essentielles n’y pouvaient rien !
Elle reprit rendez-vous avec son médecin généraliste qui lui prescrivit des tranquillisants. Elle accepta de les prendre. Le niveau d’angoisse baissa d’un cran, mais les soirées et les nuits étaient toujours aussi difficiles... Je finis par trouver un groupe de paroles rassemblant des femmes qui avaient subi des viols. Elle accepta d’y participer...
Même si un certains nombres de faits sont vrais, il s\\\'agit avant tout d\\\'une histoire, bien sûr !
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