Partager l'article ! Thérapie de choc pour Léa (8/16): ...Personne ne releva son offre. Je la sentais tellement mal à l’aise que je lui répondis que ...
...Personne ne releva son offre. Je la sentais tellement mal à l’aise que je lui répondis que je prendrais bien un jus de fruits. Là-dessus tout le monde opta pour du jus de fruits. Paulette, un peu soulagée alla fouiller dans son frigo et rapporta du jus d’orange et des petits gâteaux. Elle commença d’une voix qui tremblait un peu :
- Je me suis fait attaquer, en sortant du travail, dans le passage souterrain, en face du magasin. C’est un passage mal éclairé... Sur un côté, il y a un renfoncement qui donne accès à des installations de service qui sont encore moins éclairées. C’est là qu’il était caché. Je n’ai rien pu faire. Je voulais me débattre, crier et je n’ai même pas pu... Je me le reproche encore aujourd'hui, … je pense que c’est un peu de ma faute !...
Léa prit alors gentiment la parole :
- Non, Paulette, tu sais bien… Toutes nous nous sommes dits des choses comme celle-là… Mais tu le sais, dans le fond, que ce n’est pas vrai !
Eve ajouta :
- Et puis de toutes façons, il y a un tel bruit dans ce souterrain que tu aurais pu crier tant que tu pouvais personne n’aurait entendu !
Paulette poussa un gros soupir et reprit :
- Toujours est-il que je pensais que ce cauchemar était terminé. Je commençais à revivre et… il a été relaxé ! Il est revenu… je suis sûre de l’avoir vu rôder autour du passage. Je n’en dors plus… mes tranquillisants ne font plus effet et la police me dit qu’elle ne peut rien faire.
Paulette avait bien la cinquantaine, plutôt un peu corpulente, les cheveux impeccablement permanentés, avec un maquillage prononcé comme les affectionnent certaines femmes à cet âge et les lèvres ornées d’un rouge éclatant. On la sentait épuisée nerveusement, prête à craquer. Léa se tourna alors vers moi avec un grand sourire…
- Et c'est là que vous intervenez !..