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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré

(suite de la chronique du jeudi 10 mars) )

....Peut-on se dire que l’art existe encore ? Oui, et paradoxalement il est sauvé par l’argent !

Dès que des sommes colossales sont en cause, on ne peut plus se permettre de laisser jouer des artistes  ne disposant pas d'une solide formation technique. Où trouve-t-on ces perles rares ? Il me semble que les continuateurs des génies d’autrefois se sont réfugiés dans un art adapté à notre époque, protéiforme et qui tend à remplacer tous les autres : le cinéma ! Les sommes engagées sont telles que les lubies nombrilistes de tel ou tel critique ou mécène privilègié ne peuvent s’imposer au grand nombre. Le jugement vient d’abord du public, de millions et de dizaines de millions de spectateurs. Le cinéma n’est pas l’art d’un seul artiste de génie, c’est un art collectif où se retrouvent des écrivains, des scénaristes, des metteurs en scène, des spécialistes des effets spéciaux, des photographes, des costumiers, des musiciens et, last but not least, des acteurs. On peut aller au cinéma pour écouter une belle histoire, pour voir de belles images, pour admirer le jeu de bons acteurs comme au théâtre, pour écouter de la musique,…

Certains diront, horrifiés : L'argent ne peut pas commander la production artistique. Mais n'était-ce pas le cas autrefois ? Les peintres ne peignaient-ils pas sur commande ? Malgré cela, les meilleurs d'entre eux n'arrivaient-ils pas à déborder le cadre imposé pour faire éclater leur génie ? Il est vrai que dans le septième art, les chefs-d’œuvre côtoient les nanars et que le cinéma alimentaire ou à la petite semaine est omniprésent, mais les œuvres inoubliables aussi et souvent les meilleures plaisent au grand public et au public dit « averti » en même temps ! C'est d'ailleurs à cela que l'on reconnaît les chefs-d'oeuvre la plupart du temps, ils ont plusieurs niveaux de signification et de lecture!

Les peintres, les littérateurs, les poètes, les sculpteurs doivent-ils alors pliés leur chevalet ? Non, mais ils ne doivent pas non plus se réfugier dans un art incompréhensible au commun des mortels. Même si le cinéma est passé à la troisième dimension, les peintres doivent continuer à étaler leurs couleurs sur les surfaces de toiles en deux dimensions, les écrivains à inventer de belles histoires qui font pleurer Margot, qui font frémir ou qui pénètrent dans les méandres de l'âme, les poètes à faire des vers qui émeuvent autant par leur musique que par leur sens et les photographes à capter la lumière et les formes d'une façon créative, à portraitiser et à transmettre les doux bruissements ou les éclats de bombes du monde ! Le cinéma est devenu l’art majeur et l'on a parfois l’impression que tel un rouleau compresseur il écrase tous les autres et qu’il les remplace tous. En réalité il ne les remplace pas et même il en vit. Sans eux il dépérirait et c’est souvent auprès des autres arts qu’il trouve son inspiration. Les arts traditionnels (les premiers œuvres picturales connues datent de 30 000 ans) ont donc encore de l’avenir devant eux mais à une condition essentielle,  à condition que les artistes ne renient ni leurs techniques ni leur histoire et surtout qu'ils ne se renient pas eux-mêmes !

 (vous pourrez lire une suite à cet article vendredi prochain, 25 mars...)

Commenter cet article

Louis-Paul 25/03/2011 21:25



J'avais laissé un commentaire...Bon, tant pis, je passe à la 3ème lecture.



Louis-Paul 24/03/2011 22:37



Oui tu avais raison, ta 2ème Note éclaircie "notre lecture" mais là, c'est ton titre qui parait (toujours de mon point de vue) décalé. Vendredi donc...


 



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