Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Jusqu'en 1989, date de la chute du communisme, on a eu tendance à poser l'étiquette flatteuse de "progressiste" sur les partisans du changement social radical qui pensaient pouvoir créer un « Homme nouveau ». On sait aujourd'hui combien de millions de morts à coûté cette utopie. Une autre utopie meurtrière, mais en définitive assez proche, a voulu créer un homme nouveau, « une race pure », le National-Socialisme. Pour les nazis, c'est une race qui devait l'emporter sur les autres, pour les communistes, c'est une classe, la classe ouvrière, qui devait triompher des autres (de la bourgeoisie en particulier). Ces deux utopies estimaient leur cause tellement juste qu'elles justifiaient toutes les violences : « Le pouvoir est au bout du fusil » disait Mao.

 

Ces deux points de vue (celui qui met en avant la société et celui qui met en avant l'individu ) sont-ils irréconciliables ? Sans doute, oui, dans ce qu'ils ont de plus extrêmes. Mais ils datent tous deux, d'une époque où l'on croyait naïvement au progrès de la science et où l'on pensait que la nature humaine était infiniment malléable. On sait aujourd'hui que ce n'est pas le cas, que la science ne résout pas tout et que la nature humaine a ses propres contraintes.

ruesstjdl2.jpg

Cela ne signifie pas que les partisans de la liberté sans entrave aient systématiquement raison. Ceux qui les critiquent en remarquant qu'elle peut dégénérer et devenir celle « du renard libre dans le poulailler libre » n'ont pas tort. Il revient à l'Etat de fixer des règles et d'assurer la justice. Il doit aussi protéger l'individu contre le renard qui est en lui. Imaginons une démocratie comme la nôtre sans assurances sociales et sans caisse de retraite. Les individus, laissés à leur entière liberté, seraient-ils capables d'économiser pour leurs vieux jours et pour les temps difficiles ? Pour certains d'entre eux, oui, pour beaucoup, non ! Nous sommes libres, mais pas entièrement de notre propre nature qui nous impose des contraintes. Les économistes eux-mêmes commencent à découvrir que les acheteurs, eux aussi, ne sont pas complètement rationnels. Il est donc nécessaire que la société décide, dans certains cas pour les individus, limitant ainsi leur liberté.

P4110005-copie-1.jpg

Une fois que l'on a renoncé aux deux voies extrêmes, le vrai problème reste à résoudre : Quelle part de liberté la société doit-elle laisser aux individus, quelle part de règles doit-elle leur imposer ? Pas de réponse simple ni définitive, tout est question de dosage, d'ajustements, de contexte, d'époque et il faut savoir également tenir compte de la part d'irrationnel qu'il y a en chacun de nous....Méfiance, méfiance ! certains savent très bien parler à cette part d'irrationnel qui est en nous !..... 

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog