Partager l'article ! Edgard MAXENCE, peintre symboliste et portraitiste (09): Maxence continue dans la même veine mystérieuse et ésotérique qui l ...
Maxence continue dans la même veine mystérieuse et ésotérique qui lui valut d’être exposé dans les salons de Péladan, le fondateur de « l’ordre de la Rose-croix catholique et esthétique du temple du Graal », sans adhérer à la philosophie mystique et plus ou moins sectaire de ce curieux "ordre" !
(MAXENCE, Le calme du soir, 1903)
Il situe, de nouveau, ses personnages dans un paysage de la Bernerie. On reconnaît, dans le fond du tableau, l’allée de
pins des Brefs. Ses personnages sont habillés dans un style médiéval indéterminé et semblent indifférents au monde réel, attirés par une vision située "hors cadre". Le personnage en arrière plan
cherche à mobiliser l'attention du premier sur un élément mystérieux que nous ne voyons pas et qui nous interpelle...
Curieusement cet univers d'un moyen-âge imaginaire, plus ou moins néogothique et teinté de celtisme, revient à la
mode aujourd'hui par l'intermédiaire de certains jeux vidéos et films comme la trilogie du "Seigneur des anneaux" : même figures de femmes mystérieuses qui semblent voir une réalité qui dépasse
le quotidien !
Le succès de Maxence est très important, mais il à tendance à se répéter et son style commence à lasser. Il va délaisser bientôt les compositions purement symbolistes pour se consacrer à
une peinture plus mystique que mystérieuse et se tourner, à sa manière et sans rien perdre de son talent, vers la religion, la sérénité, la prière.