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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Dans une chronique précédente ( La politique du bouc émissaire ), j’évoquais le piège que représente la croyance que la crise aurait été créée par les malversations de la finance. La cause fondamentale est à chercher dans les transformations du monde, entre autres, l’émergence de nouvelles puissances.

A ces changements et à cette montée en puissance de nouveaux états, l’Occident n’a pas répondu en réduisant ses dépenses. Bien au contraire, il a maintenu et continué de développer artificiellement son niveau de vie en vivant massivement et de plus en plus, à crédit. C’est ainsi, me semble-t-il, qu’il faut comprendre la crise des subprimes aux USA et l’incroyable vente de maisons, à des gens qui n’avaient pas les moyens de les rembourser.

maison-lavau01.jpg

L’augmentation de notre niveau de vie et les largesses de l’Etat-providence (pour les pays européens) ont été ainsi  financées sur du vent !  Les dérives financières ont bénéficié de l’assentiment complice des Etats et de leurs dirigeants ( de droite et de gauche), c'est à dire de ceux qui les ont démocratiquement élus, nous les citoyens. Si l'Occident est coupable de quelque chose, c'est bien d'avoir voulu vivre au-dessus de ses moyens (ce qui n'a pas éradiqué la pauvreté mais augmenté les disparités). Nous sommes aujourd’hui au pied du mur, il faut payer la dette. maison-lavau02.jpgMais la dette réglée, nous ne serons pas sortis de l’auberge pour autant ! En effet nous n’avons pas fait seulement des dettes financières mais aussi des dettes sur la nature, des dettes écologiques. Nous avons gaspillé les ressources naturelles et nous continuons de le faire.

Tous ces changements ont suscité et vont continuer de susciter des troubles, les pires n’étant pas les manifestations mais l’apparition de nationalismes dont le symptôme est le développement de l’extrême droite dans plusieurs pays européens (ainsi que d'un populisme de gauche, dans une moindre mesure). Il faut se rappeler que la réponse à la crise de 1929 fut le nationalisme et la montée du fascisme et du communisme. Ce danger a été - heureusement - partiellement  pris en compte dans la gestion de la crise actuelle mais toujours en maintenant l’illusion qu’elle n’était qu’un accident dû aux malversations de la finance. Ainsi madame Lagarde nous rassure en nous disant que nous en sommes sortis alors que les craquements sont de plus en plus sinistres : Après la faillite de la Grèce, l’Irlande, peut-être le Portugal et pire encore, l’Espagne ?.... La France n’est pas à l’abri !

L’assainissement de la situation de notre pays va demander des efforts soutenus et provoquer, sans doute une diminution de notre niveau de vie : « travailler plus et plus longtemps, pour gagner moins ! » Pour que cela se passe sans trop de grincements, il va falloir plus de justice sociale. En particulier, ne plus tolérer les écarts injustifiés de revenus que l’on connaît aujourd’hui ! Les bonnes volontés de droite, de gauche, sans oublier celles du centre et des écologistes, ne seront pas de trop pour éviter les dérives. Rappelons-nous les élections de 2002 !

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