Partager l'article ! Les aléas de Léa (feuilleton 10/.. ): Une ombre fait alors irruption du fond du garage. C'est le père de David qui a les mains attachées derr ...
Une ombre fait alors irruption du fond du garage. C'est le père de David qui a les mains attachées derrière le dos. Il se jette, tête la
première, sur le vigile. Un coup de feu claque !... La balle frôle Léa et fait sauter des éclats de ciment sur le sol du garage. Elle a encore le temps de percevoir un bruit de vitres
cassées. C'est l'autre bandit qui s'enfuit par la porte‑fenêtre du salon.
Depuis quelques instants, Léa respirait de grandes bouffées de gaz toxique. Elle suffoquait, elle sentait le sol basculer sous ses pieds. Son corps s'affaissa. Elle perdit connaissance.
Quand elle se réveilla, elle était dans une chambre inconnue. David était à côté d'elle et lui tenait la main, son père, derrière lui. Tous deux lui adressaient un grand sourire plein de reconnaissance.
‑ Qu'est‑ce que je fais ici ? Qu'est‑ce qui s'est passé ?
‑ Ne vous cassez pas la tête, madame. Vous êtes en sécurité ici. Tout va bien... David m'a tout raconté.
‑ Les vigiles chargés de la surveillance de mon garage ont appris que j'avais fait de bonnes affaires aujourd'hui et ils sont venus m'attaquer. Quand ils sont entrés, mon fils, que je suis seul à élever, s'est échappé sans leur donner l'alarme. Il a erré dans les rues du lotissement et c'est comme cela qu'il a atterri dans votre jardin. Vous connaissez la suite...
Les murs tournaient encore autour de Léa. Le visage du garçon et celui de son père se mélangeaient parfois et leurs regards, leurs sourires se fondaient.
‑ Merci, reprit le père, sans vous, je crois qu'ils m'auraient tué. La police m'a informé qu'il s'agissait de deux anciens repris de justice. Non, mais vous vous rendez compte du sérieux de ces compagnies de surveillance : embaucher des repris de justice pour faire un tel travail !
Aucun commentaire pour cet article