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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

En 1964 les étudiants passent leurs vacances dans une aciérie, au milieu des ouvriers et ce séjour a renforcé chez la jeune musicienne le sentiment de servir une mauvaise cause avec sa musique : la musique occidentale est réservée à une élite, la musique classique est bourgeoise, Beethoven était un égoïste, Bach a écrit toute sa vie pour l’église, Chopin était un sentimental, Debussy un idéaliste...

Désormais il faut jouer de la musique prolétarienne et aller jouer dans les campagnes, les usines et les camps militaires. Dans ce contexte qui est aussi celui de la publication du petit livre rouge, Xia- Mei fait de la surenchère, elle veut aller encore plus loin que les autres, elle souhaite changer de vie, arrêter le piano et devenir soldat.

petit-livre-rouge.jpg

Fin 64, après la publication du petit livre rouge et le début de la Révolution culturelle, le conservatoire devient un lieu sans musique !... Xiao-Mei raconte les horreurs, la violence, les sévices exercés par les gardes rouges à l’intérieur du conservatoire à cette époque.

 

En 1969, trois membres de sa famille sont envoyés en camp de rééducation, puis vient son tour !... Sur ordre de Madame Mao toutes les écoles artistiques de Pékin doivent être « rééduquées » et Xiao- Mei part dans une région à proximité de la Mongolie. Elle est affectée dans un camp militaire et non à la campagne. Elle changera plusieurs fois de camp et y restera 5 ans au total ! Elle réussit à « fuguer » une ou deux fois pour rendre visite à sa famille à Pékin et, chose extraordinaire, avec la complicité de sa mère, elle parvient à faire venir le piano de famille dans son camp proche de la Mongolie. En captivité, c’est d’abord grâce à l'accordéon que l'intérêt pour la musique, qu’elle croyait enfouie sous sa nouvelle personnalité de bonne révolutionnaire, s'est réveillée.

 

En 1974 elle regagne Pékin, elle est affectée comme professeur de piano dans une petite ville sans intérêt à proximité de la capitale. Elle refuse cette affectation et réussira plus tard le concours d’entrée au conservatoire de Pékin, examen basé sur les compétences et les aptitudes et non plus sur les origines familiales ou des critères politiques.

Elle se retrouve libre mais pleine d’angoisse et d’amertume. Elle pense à l’affection qu’elle n’a pas donnée aux siens, à sa grand-mère qui est morte seule, à son père qu’elle a soupçonné d’être un espion. A la musique qu’elle n’a pas jouée, à la dignité dont on l’a privée, aux actes qu’elle a commis

rivière et son secret

(à suivre...)

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