Vendredi 23 mai 2008
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06:12
Dernière chronique sur la Turquie...jusqu'au prochain voyage peut-être ?
La moisson des 2500 photos ramenées de ce voyage est loin d'être épuisée !
En voici quelques unes, en vrac, qui évoquent des aspects variés de la vie à Istanbul :
- Des gens (des hommes évidemment !!) qui jouent sur le trottoir...
- Des
éboueurs : Ceux-là, on peut dire que leur travail n'est pas de tout repos !!!...
- Les incontournables courageux porteurs de paquets et autres ballots...
- Une vitrine de magasin dans le quartier russe (les russes viennent y faire des achats qu'ils emballent dans des valises et paquets que l'on voit sur les trottoirs, devant les hôtels)...
- Des stanbouliotes pressés qui passent, au petit matin, devant l'aqueduc romain...
- des pubs de rêve pour des mariages de rêve...
- Et enfin, une pub de mannequin, derrière une grille, qui, sans le vouloir, résume assez bien le sort des femmes en Turquie...
Par alain barré
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Jeudi 22 mai 2008
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06:20
Incredible ! incroyable ! umglaublisch ! il faut croire qu’une grande partie de la
population d’istanbul s’est donnée rendez-vous dans l’Istiklal Caddesi (la rue de l’indépendance).
La foule se presse, se disperse, ondule, ondoie, se sépare pour laisser passer l’invraissemblable et antique tramway qui circule au beau milieu
de la rue, fendant littéralement la multitude.
A travers les vitres, on peut
deviner la tension et le stress du conducteur qui doit éviter tous ces piétons affairés ou distraits !...
On trouve de tout dans l’Istiklal, des hôtels, des cinémas, mais aussi des librairies, des
coiffeurs et d’innombrables marchands de gâteaux,
de petits pains,et même de billets de loto,…
Il faut dire qu’elle fait plus d’un Km
et que s’y déversent, comme des affluents, de nombreuses artères latérales.
Ici la foule est jeune, sans complexe ni voile sur la tête et tourne résolument ses regards vers
l’occident !...
Par alain barré
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Mercredi 21 mai 2008
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05:45
La nuit venue, le trafic ne ralentit pas sur le Bosphore et les bateaux continuent de se croiser sous les ponts.
Par certains côtés Istanbul fait penser à sa rivale de la période Byzantine :
Venise. Le sort des deux villes est intimement lié à la mer.
On se
souvient peut-être que le très chrétien doge de Venise, au XIIIème siècle, détourna les très chrétiens chevaliers de la quatrième croisade de leur mission qui était de reprendre
Jérusalem aux « infidèles » et les envoya conquérir la très chrétienne ville de Constantinople, pour réduire son influence et piller ses trésors !!! Pour la petite histoire,
les chevaux de St Marc, actuellement à Venise, furent d’abord volés aux romains par les byzantins, puis ils furent volés par les vénitiens aux byzantins, puis Napoléon les
vola aux vénitiens auxquels, ils furent rendus 18 ans après la défaite de Waterloo. On peut les voir aujourd’hui à l’intérieur de la basilique St Marc (à l’extérieur, c’est une
copie).
Indifférents aux bateaux qui passent sous le pont, les pêcheurs continuent de traquer le menu fretin. Les paniers sont loin
d’être pleins, mais ils sont sympathiques et ils ont l’air de bien s’amuser !
Le pont de Galata est l’endroit idéal pour observer la ville de nuit.
Les mosquées sont illuminées…
Et les minarets se dressent comme des phares dans la nuit….
Par alain barré
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Mardi 20 mai 2008
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06:31
Le pont d’Istanbul fait 2 fois 3 voies. Elles sont bloquées en permanence…
Heureusement, de chaque côté le coup d’œil est intéressant !...
Le grand pont sur le Bosphore date de 1973. C’est l’un des 5 plus grands du monde.
Un deuxième pont a été construit par les Japonais en 1988, à l’endroit le plus étroit, exactement là où les armées de Darius
traversèrent le Bosphore sur un pont flottant, il y a 2500 ans !
Nous voici à Istanbul ! D’un côté, la tour de Galata (le quartier de la célèbre équipe de foot de
Galatasaray),
de l’autre des mosquées, le marché aux épices, la vie de la vieille ville… Entre les deux, le pont de Galata.
Partout des gens… des personnes pressées qui vont on ne sait où, des gens assis qui attendent le bus… On n’est rarement seul dans
une ville de 14 millions d’habitants !...
Encore plus que dans les autres villes de Turquie, les petits métiers fleurissent :
Vendeur de graines pour donner aux pigeons
Les incontournables marchands de Simits…
Des vendeurs d’une autre variété de petits pains…
Des vendeurs de marrons grillés…
…j’ai même trouvé des marchands de sangsues…Je n’ai pas réussi à m’en faire expliquer l’usage (il me semble qu’il s’agit de
sangsues officinales ?)
Par alain barré
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Lundi 19 mai 2008
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06:44
La traversée de la mer de Marmara en ferry-boat présente deux avantages : elle raccourcit la distance pour
rejoindre Istanbul et elle permet de discuter avec les autres passagers, des turcs essentiellement.
Comme d’habitude, en Turquie, on ne perd jamais l’occasion de faire du commerce. Un marchand de petits pains ronds (simits) circule entre les véhicules avec tout ce qu'il faut dans sa trousse de première urgence pour lutter
contre la petite faim traitresse qui vous prend par surprise et risquerait de ne plus vous lacher pendant l'énorme demi-heure que dure la traversée !
Pendant que je discute avec un Turc, émigré en Belgique où il travaille dans la bijouterie, j’admire le vol des mouettes (et des goélands). Elles sont partout
aussi belles et insolentes ! Elles ne quittent pas le bateau de l’œil
( qu'elles ont perçant) car elles savent que des passagers vont leur jeter des miettes…
Elles se livrent à de superbes acrobaties, glissando, virage sur l’aile, brusque retournement, looping…
…sans oublier la célèbre plumée du chef quand une subalterne a osé chiper la becquée réservée à la
reine !
On approche de l’autre rive. Enfin on peut crier « terre, terre… ». Hmm… plutôt
« immeubles…immeubles !... »
L’escadrille des oiseaux de mer nous abandonne (en attente du prochain bateau) non sans que la mouette en chef ait
administrée une dernière royale plumée à la subalterne qui a osé lui chiper son déjeuner. Non, mais des fois, on n'est pas des sauvages !...
Par alain barré
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Jeudi 15 mai 2008
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06:28
BURSA est l’ancienne capitale de l’état ottoman (avant la prise de Constantinople). C’est aujourd’hui une
grande ville de plus d’un million d’habitants qui occupe la vallée et les flancs du mont Uludag (2443 m).
Renault y possède une usine mais ce n’est pas ce qui attire les touristes. Ils viennent visiter la célèbre mosquée verte (Yesil
Camii, construite en 1419), ainsi nommée en raison de la couleur de ses mosaïques.
Je connais bien cette mosquée et je préfère aller me balader dans les rues voisines. Tout le monde est actif en Turquie, on
démolit, on construit et l’on rafistole sans cesse. Il faut faire vite et les branchements de raccords électriques en souffrent parfois !...
Bursa était célèbre autrefois pour le commerce de la soie. Dans le centre historique, et près de la mosquée, on trouve des
boutiques qui vendent de beaux foulards ainsi que des écharpes en mélange de pashmina local (70% de laine de chèvre) et soie (30%).
Sur les couvertures des magazines vendus par les kiosquiers : pas de voile et, parfois, dans la presse people, les
femmes sont bien dévoilées.
Pris entre l’interdiction de tous rapports sexuels avant le mariage et une presse relativement sexy, le mâle turc doit avoir quelques difficultés
à gérer les choses ! Une femme seule, dans les rues, n'a rien à craindre mais il faut qu'elle s'attende à être dévisagée souvent, d'un coup d'oeil furtif, de la tête au pied !...
Par alain barré
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Mercredi 14 mai 2008
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06:40
BANDIRMA n’est pas une ville touristique. On y vient pour prendre le ferry vers Istanbul (ce qui permet d’éviter le
détour de la mer de Marmara et les terribles bouchons pour franchir le pont vers Istanbul). C’est également une ville étape où l’on peut trouver des hôtels qui dominent le
port.
Nous y arrivons au soleil couchant. La ville est emplie de petits immeubles de bétons serrés les uns contre les autres, comme
toutes les villes turques. Les rues sont animées et les voitures ont comme d’habitude un souverain mépris du code de la route !...Piétons, ouvrez l’œil, ici vous n’avez la priorité nulle
part !... Ouf ! sur la place, par contre, les flâneurs sont rois !
On peut se promener tranquillement en tchatchant avec ses amis ou s’asseoir à l’ombre tutélaire de l’inévitable statue en
bronze du père de la nation : Ataturk…
Des gens boivent un verre de thé à la terrasse d’un café au-dessus duquel est hébergé le « parti de la république et
du peuple » (Cumhuriyet halk partisi). C’est le parti laïc qui s’oppose à l’AKP, parti démo-islamique actuellement au pouvoir.
Un vieil homme a trouvé le moyen de s’occuper et de gagner sa vie : il a suspendu des œufs à un fil tendu au-dessus du port.
Le jeu consiste à tirer dans un œuf avec une carabine à plomb !...
Spectacle rare dans ce pays où les signes publics d’intimité sont prohibés : deux amoureux passent en se tenant par la
main…
Le soleil s'est couchée...sur le port, les grues sont au repos…
Un pêcheur rentre au port…
Dans les petites boutiques, sur le quai, les retardataires font leurs derniers achats pour le repas du soir…
La nuit est tombée. Vous pouvez dormir tranquille citoyens de Bandirma, le héros tutélaire de la ville veille sur
vous !....
Par alain barré
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Mardi 13 mai 2008
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06:18
Qui se souvient que Le parchemin fut inventé à Pergame (étymologie : peau de Pergame),située à une centaine de Km de l’actuelle Izmir .
Pergame fut d'abord une cité grecque puis une capitale de la province romaine d’Asie. C'est une place forte, une citadelle
(ce que signifie son nom) perchée sur un rocher, à 300 m d’altitude.
Elle domine la mer distante de 20 Km.
La ville était très importante et comptait près de 200 000 habitants, bien plus que la ville moderne (Bergama) qui
s’étale au pied de la colline !
Dans la ville haute, l’acropole, se dressent l’Agora et les temples de Dyonisos et d’Athéna,…
Elle est reliée à la ville moyenne et à la ville basse par des escaliers, des terrasses, des belvédères, des
portiques….
Un impressionnant amphithéâtre dévale la colline sur des dizaines de mètres de hauteur offrant un panorama fantastique
sur la plaine !....
La bibliothèque de Pergame est la plus célèbre du monde antique après celle d’Alexandrie et avant celle d’Ephèse. Elle doit
sa renommée à ses exégètes qui ne se contentaient pas de lire superficiellement le texte mais cherchait à en découvrir le sens profond et caché.
Par alain barré
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