Je pars aujourd’hui pour la Thaïlande pour une introduction en
douceur dans un continent que je ne connais pas, l’Asie. Beaucoup de déplacements en bus : de Bangkok au
nord du pays (vers le triangle d’or), plus de 1000 Km, et d’est en ouest autour de Bangkok. Par contre j’évite les plages du Sud qui sont sûrement très belle, mais je n’y vais pas pour le
farniente. C’est encore la bonne saison pour le tourisme, la température oscille tout de même entre 25° et 33°. L’air est humide (plus de 50% d’humidité), le ciel légèrement nuageux. Suite au
coup d’état de septembre dernier une série d’attentats s’est déclenchée à Bangkok il y a une quinzaine de jours mais le danger semble minime.
Si je trouve un accès internet sur place, je donnerai des nouvelles en direct sinon il faudra attendre mon retour !
En attendant je vous invite à visiter les rubriques classées par catégories. J’y ai mis un peu d’ordre avant de partir :
- PPP = Petite Psychologie de Poche (actuellement 21 articles)
- Lectures, citations, cinéma… (16 articles)
- Les aléas de Léa. Feuilletons (actuellement 29 épisodes)
- Voyages (28 articles)
- Poésies d’ici et d’ailleurs (19 articles)
- Poèmes de jeunesse révoltée (4 textes)
- Grandeur nature (7 textes)
- Poèmes politiques (4 textes)
- Tranches de villes (Pour l’instant, pas de texte)
- Poèmes de circonstance (5 textes)
- Récits (3 textes)
- PeauAime : Amours et désamours (3 textes)
- Ateliers d’Artistes (4 textes)
- Et enfin la catégorie de ce qui n’est pas classé : alain barré (115 textes)
A bientôt…
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lorsque l’on est arrêté ainsi en pleine voie ! Mais aujourd’hui l’enjeu est de taille (beaucoup de billets à rembourser et peut-être des billets d’avion ?)
un grand sourire. C'est agréable, surprenant pour ceux qui connaissent les pays du Maghreb où l'on est volontiers grincheux et vindicatifs ! Entre l’aéroport et l’hôtel, les bouchons sont nombreux et il faut bien une heure pour faire 20 Km ! il est 6 heures, la nuit est tombée (nous nous lèverons tous les matins vers 6 heures précédant de peu le soleil). L’hôtel est situé sur les berges du Chao Phraya, le grand fleuve de Bangkok. Il aère un peu la ville. Bangkok est une ville sur l’eau. Les Klongs qui sont des canaux habités, ont représentés longtemps un élément vital de la ville. Autrefois on habitait, on commerçait sur l’eau. Il en reste encore quelques traces. Nous verrons cela demain.
Le marché de Damnoen Saduak est un des rares marchés flottant qui subsiste en Thaïlande. Il est situé à une centaine de Km de Bangkok.
semblent l’emporter sur les européens ! Ce marché est-il « authentique » ? Oui et non ! Il est comme beaucoup de nos marchés un compromis entre une vocation utilitaire et les nécessités du commerce touristique. Certains s’en offusquent. Pour moi cela ne semble ni plus ni moins artificiels que dans nos sites touristiques renommés. Je pense par exemple à Locronan avec ses
faux bretons qui vendent des faux souvenirs, Rochefort-en-terre, Saint-Gustan, etc… Tous ces sites prestigieux jonglent entre un passé idyllique reconstitué pour les besoins de la cause et les nécessités commerciales !
compris je n'ai pas le tic de l'authentique ni
l'éthique de l'authentique d'ailleurs et je m'amuse même avec du toc ! Si je veux vraiment sentir l'âme d'un pays, je me contente de me promener dans les rues de la ville, je
prends les transports publics et je regarde les gens vivre et travailler. Sous le vernis des civilisations, des coutumes et autres apparences, les humains se ressemblent : mêmes émotions fondamentales, mêmes peurs, mêmes joies, mêmes colères, tristesses, avidités, agressivités, violences, compassion... Cela j'aime le voir, le reconnaître chez l'Autre, chez les autres, chez ceux que je viens
visiter. Cela affleure... il suffit juste de gratter le vernis des civilités et des civilisations...
Je ne suis pas friand de ces spectacles folkloriques que les Tour operators proposent dans les divers pays que l’on visite. La nourriture y est moyenne, le temps minuté, le formatage pour le goût des touristes tellement prégnant que les vraies traditions ont tendance à s’y diluer ! Celui-ci semble de prime abord ne pas échapper à la règle, puis, surprise, les danseurs arrivent et la grâce commence alors à régner sur scène. Princes et princesses évoluent dans des habits étincelants mêlant les tons or et rouges symboles de pouvoir, de puissance, de
gloire et drame. Par certains côtés ils me font penser à L’habit de lumière des matadors. Les attitudes et les gestes en dissymétrie surprennent le regard, le font sortir de son cadre habituel comme dans les meilleurs ballets de Maurice Béjart. Les doigts sont tirés en arrière et maintenus en hyper extension. Leur
tension est source d’un contraste saisissant avec l’expression paisible, détendue,accueillante exprimée par le visage. Les yeux sont grands ouverts, comme pour la séduction ou l’hypnose et vous
invitent à vous absorber en eux… Comme d’habitude ces danses mettent en scène des dieux, déesses, amours, vengeances, réconciliation,…rien de nouveau !
Elles ne portent pas de voile, elles ont souvent un beau sourire et des traits harmonieux… mais leur sort n'est pas toujours enviable ! 52% de la population active est féminine et la bonne marche du pays repose beaucoup sur elles ! Mieux, 48% des cadres et dirigeants d’entreprises sont des femmes. Ce statut particulier de la femme au travail est commun aux pays de riziculture dont la religion dominante est le bouddhisme. (La riziculture est, traditionnellement un travail plus
féminin que l’élevage ou la culture du blé qui engendrent des sociétés patriarcales).
arrangés, y compris en ville. La dot que le prétendant doit présenter pour « acquérir » sa femme est très importante ! Dans ce genre de mariage, l’épouse doit s’installer chez ses beaux-parents qui se chargent de veiller sur sa vertu. La société
thaïlandaise est matriarcale, mais cela n’empêche pas un machisme très réactionnaire de régner à l’intérieur de la famille ! Les mariages se font tardivement (vers l’âge de 30 ans) et la surveillance
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contre très facilement les aventures du mari. Les femmes de « basses conditions » sont
moins surveillées. On tolère qu’elles aient ainsi une certaines liberté sexuelle et qu’elles s’adonnent également, pour 150 000 d’entre elles, à la prostitution. Des changements sont perceptibles en ville, les femmes accèdent au droit au
divorce de fait, utilisent la contraception… Internet qui est un des éléments moteur de la mondialisation, leur apprend beaucoup de choses... Les hommes acceptent mal cette nouvelle répartition des pouvoirs dans le
couple et dans la société et ont tendance à abandonner leur épouse à la naissance du premier enfant puis de recréer divers nouveaux foyers sans consistance. Ils ont également recours à la
prostitution (qui n'a pas été inventée pour les touristes).
ils se contentent d’encens. Je sais, Je sais… Quelques islamistes assoiffés de sang et de pouvoir n’ont toujours pas compris que les temps ont changé !... Bouddha à la mode thaïlandaise est beaucoup plus pacifique et pragmatique : il aime ce que tout le monde aime dans le pays, l’argent sous forme de bons vieux billets que l’on tient dans ses mains et que l’on déroule…
geste délicat directement sur la statue. Cela donne aux Bouddhas ainsi décorés un petit air de peau qui pèle après un coup de soleil. C’est du plus bel effet ! On reconnaît les maladroits à l’or qui reste collé sur leur pouce plutôt que sur la statue. C’est, hélas, ce qui m’est arrivé malgré les leçons expertes d’une dévote Thaïlandaise.
et hop, les voilà partis, les mains dans les poches ! Façon de parler parce qu’ils n’ont même pas de poches. Ils n’en ont pas besoin, ils ne possèdent rien ! Ils vivent de mendicité. Le matin, on les voit se précipiter vers les bonnes maisons où la mendicité est bien récompensée… Conseil : si vous êtes une femme, ne donnez pas d’offrande directement à un moine. Ils ne sont pas de bois et pour éviter de tomber dans la concupiscence ils vous demanderont de la faire transiter par les mains d’un homme !