Les îles coralliennes
Au large de Pattaya se trouvent plusieurs îles coralliennes. On y accède en 20 mn grâce à des vedettes rapides. Si vous pensez vous retrouver seul sur une île idyllique, vous avez tout faux ! Vers 8
heures le matin, vous vous prenez à rêver : l’eau est d’un bleu-vert incroyable, le sable est blanc et fin, les rochers aux couleurs rousses se mélangent harmonieusement à la végétation qui descend des montagnes, l’eau est chaude…oui, ce n’est pas un mythe… elle est claire et vous enveloppe de vagues de douceur… le paradis ! Je crois que le film « La plage », avec Di Caprio, se passe sur l’une de ses îles paradisiaques de Thaïlande : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=22696.html
Le charme commence à être rompu vers 10 heures. Une nouvelle vedette débarque sur la plage un autre lot de touristes, puis un autre, et encore un autre… Bientôt la plage est pleine ! Alors le spectacle change de perspective. Le plus intéressant ne se passe plus vers la mer mais vers la côte. De nombreux petits commerçants, à la mode Thaï, passent vous proposer leurs services : location d’une chaise,
d’une serviette, foulards, colifichets, boissons, mangeailles diverses, cocktails, et last but not least, des services plus spécialisés : coiffure à domicile sur votre chaise longue, pédicure, manucure, et les incontournables massages, etc… L’inventivité des Thaïs est époustouflante ! En définitive le spectacle n’est pas sans intérêt. Si cela vous insupporte vous pouvez essayer de vous réfugier, à vos risques et périls, sur l’une des petites criques entourées de rochers et difficilement accessibles qui se trouve à proximité de la plage principale.
Alors le corail me direz-vous ? On sait qu’il existe car on en trouve des petits bouts grisâtres sur la plage mais, le top du top à ne pas manquer, c’est la promenade en barque à fond de verre pour la visite des poissons du corail. On embarque dans une longue barque qui ne peut trop s’approcher de la plage alors les touristes, relevant leurs jupes ou leurs pantalons s’essaient à ce rude exercice : l’escalade d’un bateau qui roule et gîte dans les vagues. C’est un grand moment de comique loufoque et involontaire !... Une fois tout le monde installé, la barque fonce dans un grand bruit de moteur pétaradant, jusqu’au bout de la plage, à quelques centaines de mètres de là, puis elle fait du stand-by dans les vagues dans un endroit où, théoriquement, les poissons multicolores doivent abonder. Tout le monde écarquille les yeux… en vain… on a dû oublier de prévenir les poissons. On ne voit même pas une écaille ! Par contre, le spectacle de ces deux rangées de gogos en train de contempler leurs pieds dans une barque brinquebalante vaut le déplacement. C’est un très grand moment de tourisme !... Le retour à la plage mérite également ses quatre étoiles : tous les passagers sont jetés en hâte sur le sable car il faut faire vite pour faire monter une deuxième fournée ! Et tout le monde se retrouve de nouveau trempé, pataugeant dans l’eau, jupes et pantalons retroussés ! Les gogos ne sont pas que dans les rues chaudes de Pattaya, on en trouve aussi dans les eaux chaudes du lagon !...
Pour le repas du midi, je vous recommande la soupe à la casserole en aluminium cabossé : la soupière est un chef-d’œuvre, et les moules sont vertes (comme les eaux du lagon) !
J’aime mes semblables et j’éprouve souvent autant ou plus de plaisir à les contempler qu’à contempler la nature, alors je peux dire : Hmmm…ouais…oui… ok…c’est une sacrée bonne journée !
réputée pour ses loisirs en tout genre, mais surtout tout ce qui tourne autour du commerce du sexe. Après les campagnes d’opinion contre le tourisme pédophile, les autorités thaïlandaises semblent avoir mis un peu d’ordre. On ne remarque plus de prostitués enfants. On me dit que ce commerce se serait déplacé vers les pays voisins. Par contre, le soir venu, les rues chaudes de Pattaya sont remplies de prostitué(e)s, hommes et femmes qui vous attendent en se trémoussant vaguement dans les « gogo-bars ». Oui, c’est le terme… gogo-bars où les gogo-girls et les gogo-boys font tout pour attirer le client. Elles (ils) se contentent
parfois de l’inciter à consommer le plus possible mais surtout de se diriger vers un petit hôtel « short time » pour une passe. Au passage, le gogo-bar prend sa commission, l’hôtel également et le ou la prostitué(e) empoche le reste. Tout cela semble bien roder, avec quelques arnaques et coups fourrés à la clef ! Les temps évoluent et les rues chaudes de Pattaya semblent s’assagir un peu. Certains gogo-bars se reconvertissent en lieu de spectacle sexy, genre « crazy horse », d’autres mettent en avant des spectacles de boxe thaï. Mais l’essentiel reste l’industrie du sexe.
impressionné par les ateliers de copie d’œuvres d’art. Des peintres vous reproduisent un Goya, un Van Gogh ou tout simplement peignent votre portrait à partir d’une photo, en une nuit, pour une somme dérisoire !
ils se contentent d’encens. Je sais, Je sais… Quelques islamistes assoiffés de sang et de pouvoir n’ont toujours pas compris que les temps ont changé !... Bouddha à la mode thaïlandaise est beaucoup plus pacifique et pragmatique : il aime ce que tout le monde aime dans le pays, l’argent sous forme de bons vieux billets que l’on tient dans ses mains et que l’on déroule…
geste délicat directement sur la statue. Cela donne aux Bouddhas ainsi décorés un petit air de peau qui pèle après un coup de soleil. C’est du plus bel effet ! On reconnaît les maladroits à l’or qui reste collé sur leur pouce plutôt que sur la statue. C’est, hélas, ce qui m’est arrivé malgré les leçons expertes d’une dévote Thaïlandaise.
et hop, les voilà partis, les mains dans les poches ! Façon de parler parce qu’ils n’ont même pas de poches. Ils n’en ont pas besoin, ils ne possèdent rien ! Ils vivent de mendicité. Le matin, on les voit se précipiter vers les bonnes maisons où la mendicité est bien récompensée… Conseil : si vous êtes une femme, ne donnez pas d’offrande directement à un moine. Ils ne sont pas de bois et pour éviter de tomber dans la concupiscence ils vous demanderont de la faire transiter par les mains d’un homme !
Elles ne portent pas de voile, elles ont souvent un beau sourire et des traits harmonieux… mais leur sort n'est pas toujours enviable ! 52% de la population active est féminine et la bonne marche du pays repose beaucoup sur elles ! Mieux, 48% des cadres et dirigeants d’entreprises sont des femmes. Ce statut particulier de la femme au travail est commun aux pays de riziculture dont la religion dominante est le bouddhisme. (La riziculture est, traditionnellement un travail plus
féminin que l’élevage ou la culture du blé qui engendrent des sociétés patriarcales).
arrangés, y compris en ville. La dot que le prétendant doit présenter pour « acquérir » sa femme est très importante ! Dans ce genre de mariage, l’épouse doit s’installer chez ses beaux-parents qui se chargent de veiller sur sa vertu. La société
thaïlandaise est matriarcale, mais cela n’empêche pas un machisme très réactionnaire de régner à l’intérieur de la famille ! Les mariages se font tardivement (vers l’âge de 30 ans) et la surveillance
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contre très facilement les aventures du mari. Les femmes de « basses conditions » sont
moins surveillées. On tolère qu’elles aient ainsi une certaines liberté sexuelle et qu’elles s’adonnent également, pour 150 000 d’entre elles, à la prostitution. Des changements sont perceptibles en ville, les femmes accèdent au droit au
divorce de fait, utilisent la contraception… Internet qui est un des éléments moteur de la mondialisation, leur apprend beaucoup de choses... Les hommes acceptent mal cette nouvelle répartition des pouvoirs dans le
couple et dans la société et ont tendance à abandonner leur épouse à la naissance du premier enfant puis de recréer divers nouveaux foyers sans consistance. Ils ont également recours à la
prostitution (qui n'a pas été inventée pour les touristes).
Je ne suis pas friand de ces spectacles folkloriques que les Tour operators proposent dans les divers pays que l’on visite. La nourriture y est moyenne, le temps minuté, le formatage pour le goût des touristes tellement prégnant que les vraies traditions ont tendance à s’y diluer ! Celui-ci semble de prime abord ne pas échapper à la règle, puis, surprise, les danseurs arrivent et la grâce commence alors à régner sur scène. Princes et princesses évoluent dans des habits étincelants mêlant les tons or et rouges symboles de pouvoir, de puissance, de
gloire et drame. Par certains côtés ils me font penser à L’habit de lumière des matadors. Les attitudes et les gestes en dissymétrie surprennent le regard, le font sortir de son cadre habituel comme dans les meilleurs ballets de Maurice Béjart. Les doigts sont tirés en arrière et maintenus en hyper extension. Leur
tension est source d’un contraste saisissant avec l’expression paisible, détendue,accueillante exprimée par le visage. Les yeux sont grands ouverts, comme pour la séduction ou l’hypnose et vous
invitent à vous absorber en eux… Comme d’habitude ces danses mettent en scène des dieux, déesses, amours, vengeances, réconciliation,…rien de nouveau !
Le marché de Damnoen Saduak est un des rares marchés flottant qui subsiste en Thaïlande. Il est situé à une centaine de Km de Bangkok.
semblent l’emporter sur les européens ! Ce marché est-il « authentique » ? Oui et non ! Il est comme beaucoup de nos marchés un compromis entre une vocation utilitaire et les nécessités du commerce touristique. Certains s’en offusquent. Pour moi cela ne semble ni plus ni moins artificiels que dans nos sites touristiques renommés. Je pense par exemple à Locronan avec ses
faux bretons qui vendent des faux souvenirs, Rochefort-en-terre, Saint-Gustan, etc… Tous ces sites prestigieux jonglent entre un passé idyllique reconstitué pour les besoins de la cause et les nécessités commerciales !
compris je n'ai pas le tic de l'authentique ni
l'éthique de l'authentique d'ailleurs et je m'amuse même avec du toc ! Si je veux vraiment sentir l'âme d'un pays, je me contente de me promener dans les rues de la ville, je
prends les transports publics et je regarde les gens vivre et travailler. Sous le vernis des civilisations, des coutumes et autres apparences, les humains se ressemblent : mêmes émotions fondamentales, mêmes peurs, mêmes joies, mêmes colères, tristesses, avidités, agressivités, violences, compassion... Cela j'aime le voir, le reconnaître chez l'Autre, chez les autres, chez ceux que je viens
visiter. Cela affleure... il suffit juste de gratter le vernis des civilités et des civilisations...