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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 05:14

Le programme de Hollande présente beaucoup de mesures intéressantes, comme celui de Mitterrand en son temps (100 mesures pour ce dernier, 60 pour Hollande), mais comme celui de son mentor et modèle, il pèche sur un point essentiel : il risque d'aggraver le déficit ! Mitterrand avait été obligé de se rallier à des mesures d’austérité suite à la dégradation accélérée de la situation économique provoquée par son programme. Le risque est grand qu’il en aille de même pour Hollande !... Cela ne condamne pas ce dernier. Le rejet de Sarkozy est tel,  qu’il n’y a sans doute pas d’autres voies que de passer par la voie de gauche ! C’est ce que qu’à fait l’Allemagne et c’est un socialiste, SCHROEDER, qui a su faire accepter les réformes douloureuses et nécessaires pour son pays. Il arrive que la gauche soit mieux placée que la droite pour imposer des changements difficiles : question de ton et de tempérament et de nuances dans leurs bases électorales, car dans le fond – et c’est un signe de bonne santé démocratique - droite et gauche ont des programmes qui se ressemblent sur l’essentiel (l'économie de marché) ! Leur alternance n’est pas une calamité, bien au contraire, elle empêche que ne se généralisent, les favoritismes, les coups tordus et autres malversations, les uns corrigeant les erreurs des autres et...en ajoutant de nouvelles ! Toutefois on peut se poser la question : Hollande aura-t-il l’audace – comme l’a eu Mitterrand – d’imposer un changement de cap si la situation l’exige ? Saura-t-il faire passer la fidélité à son pays avant la fidélité à son parti ? 

 La solution préconisée par les socialistes et par Hollande consiste surtout à relancer l'économie (par des mesures étatiques, banque d'investissement,...) et à augmenter les impôts (pour les riches). Cette dernière proposition plaît toujours car « les riches » ce sont toujours « les autres ». Malgré son aspect démagogique, cette mesure est utile. Elle est nécessaire mais insuffisante. Pour trouver des ressources à la hauteur de notre dette il faut d’abord (ou en parallèle) dépenser moins.  Les mesures à prendre pour dépenser moins sont toujours très impopulaires car elles s’attaquent aux « avantages acquis » et à ce que beaucoup de citoyens considèrent comme une conquête irréversible : l’État Providence.

L’État Providence est une invention anglaise de l’immédiat après-guerre. Il s’est généralisé progressivement à toute l’Europe non communiste. Depuis 30 ans nous en finançons les revenus par la dette et cette dette, aggravée par la crise, est aujourd’hui devenue insupportable et nous enfonce, de plus en plus, la tête dans l’eau. 

  Pour comprendre la marge de manœuvre dont disposera le futur chef de l’État, on peut comparer notre situation à celle des inventeurs de l’État providence : les anglais.

-          Allocations chômage :

o    FRANCE : elle s’élève à 57,4% du salaire brut sur 24 mois (36 mois pour les plus de 50 ans). Plafond 5970 €

o   ROYAUME-UNI : 300 € pour 182 jours maxi.

-          Allocations familiales :

o   FRANCE : 126 € pour 2 enfants et 160 € par enfant supplémentaire

o   ROYAUME-UNI : 88 € pour le premier enfant puis 58 € par enfant supplémentaire

-          Minima sociaux :

o   FRANCE : RSA à 467 € par mois pour une personne seule

o   ROYAUME-UNI : 300€ par mois pour une personne seule

-          Régime de retraite :

o   FRANCE : l’âge légal de départ à la retraite va être porté de 60 à 62 ans d’ici 2017 et de 65 à 67 ans pour avoir le taux plein. Décote jusqu’à 25% s’il manque des années de cotisations.

o   ROYAUME-UNI : l’âge de départ à la retraire va passer de 65 à 66 ans en 2020 pour les hommes (et de 60 à 66 ans pour les femmes)

-          L’État providence français est le plus généreux de toute l’Europe et l'un des plus injustes ! Il  reste donc des marges de manœuvre au futur chef de l'Etat. Comment peut-on justifier, en temps de crise, de donner 5970€ à un chômeur ? Des allocations familiales à toutes les familles quels que soient leur revenus ? D'avoir une sécurité sociale qui profite plus aux classes moyennes qu'aux pauvres ?....

Nous serons amenés à faire des économies sur ces points, mais aussi sur bien d'autres (Sécu, réduction du train de vie de l'Etat et du nombre des fonctionnaires,...) conditions de base pour améliorer notre compétitivité, relancer notre économie et espérer pouvoir diminuer durablement le chômage !....

On comprend pourquoi ni la gauche ni la droite ne veulent vraiment en parler. Très vite ces grands partis trouvent un bouc émissaire et  se lancent dans de grands discours "généreux" (pour la gauche) ou « responsables » pour la droite (L’extrême droite Lepéniste et l'extrême gauche Mélenchonniste ne font que caricaturer les défauts – sans les qualités - des deux grands partis. C'est leur manière d'attirer à eux  ceux qui se sentent exclus les ouvriers et les chômeurs ).

Pas de solution miracle car les partis de droite et de gauche sont imparfaits -comme les hommes qui les composent - et la démocratie est elle-même un système imparfait, mais on n'a pas inventé mieux ! A moins qu’un homme courageux comme Schroeder ou un peuple courageux comme les anglais affrontent la difficulté ?… Les grecs ont préféré tricher (avec notre assentiment hypocrite) et baisser les bras, les italiens ont préféré confier leur sort à un technicien de l’économie – c'est-à-dire à un non-politique – les espagnols et les portugais sont dans la mélasse et ne savent pas quoi faire pour s’en sortir…

Et nous, français quelle solution allons-nous trouver ?... D’abord « sortir le sortant » et puis après ?... Laissons sa chance à l'"entrant", mais peut-être nous faudra-t-il en passer par un revirement enrobé de jolis mots comme en 1983 ?... . Après tout, c’est peut-être cela notre manière d'être,  le génie français : refuser l'évidence jusqu'au bout  puis utiliser la magie du verbe pour faire avaler les couleuvres ??... 

Par alain BARRE - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 05:56

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Par alain BARRE - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 05:01

Le taux de syndicalisation en France est faible, mais sait-on qu’il est 4 fois plus élevé dans la fonction publique que dans le privé. Cela permet de comprendre pourquoi celle-ci est avantagée par rapport au privé et encore plus par rapport au secteur artisanal. Les gouvernements de droite et de gauche se sont arrangés, depuis plusieurs dizaines d’années, pour obtenir la paix sociale en contrepartie d’avantages concédés aux syndicats, donc essentiellement à la fonction publique (un actif sur quatre est employé par l’état)

Ce petit jeu entre copains et coquins a été payé en monnaie de singes, c'est-à-dire sous forme d’emprunts et participe pour une part importante au déficit actuel de la France. Nous en payons une autre conséquence délétère aujourd’hui. Les ouvriers et les chômeurs se sont sentis exclus de cette entente et ils ont reporté leurs espoirs sur des solutions extrémistes.Autrefois, le Parti Communiste, leur promettait la lune (votez pour nous et nous vous offrirons le paradis), aujourd’hui, le Front National a pris le relai avec des slogans aussi dangereux et simplistes : « votez pour nous et nous nous occuperons de chasser les étranger qui vous prennent votre travail et nous fermerons nos frontières pour garder nos entreprises. »

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Le parti de Mélenchon tient à peu près le même discours honteusement raccoleur, avec l’argument raciste en moins. Rien n’y fait, les ouvriers ne votent pas Mélenchon ni pour Hollande, ils votent pour Marine Le Pen !

L’extrême droite est donc devenue le parti des ouvriers et cela devrait être une honte pour la gauche ! Le PS, lui, recrute dans les classes moyennes et, entre autres, dans la fonction publique. On comprend qu’il ne veuille pas couper la branche sur lequel il est assis et il ne propose que des mesures « charitables » envers les ouvriers et les chômeurs, mais des cadeaux pour la fonction publique (60 000 enseignants de plus, retour à la retraite à 60 ans (en discussion ?) – qui est pourtant la seule vraie réforme de Sarkozy).

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Bayrou chasse également sur le terrain des classes moyennes (plus traditionnellement à droite). Il fait un appel du pied à la classe ouvrière en insistant sur le slogan « produire français », ce qui le booste actuellement.

Sarkozy a perdu, après 5 ans de gouvernement, tout attrait pour les ouvriers et les petits employés et encore plus pour les chômeurs. Devant l’échec annoncé, Il est possible que son électorat traditionnel se détourne de lui et se reporte, en partie sur Bayrou, mais on peut compter sur lui pour sortir de son chapeau, avant les élections, des propositions toutes plus abracadabrantesques les une que les autres !

Au total, à quelques mois du scrutin, le résultat est incertain. Hélas, les débats ne portent toujours pas sur les vrais sujets (comment redresser l’économie du pays) mais sur la tactique pour prendre le pouvoir. Personne n'a le courage d’expliquer les difficiles vérités sur les efforts à faire et sur leur plus juste répartition !

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Les politiciens sont engagés dans des stratégies de campagne, c'est-à-dire de guerre et la guerre se fait toujours aux dépens des populations ! Pourquoi les politiciens sont-ils ainsi ? Parce qu’ils sont à notre image ! Ils nous représentent avec nos défauts et nos qualités, grossis, donc en pire et en meilleur ! Mais pour une élection présidentielle, qui est une sorte de guerre de succession soft, tous les coups sont permis et c’est rarement le meilleur de leur pensée qui s’exprime !

Espérons que nous ne soyons pas obligé par l’incurie de ceux qui nous représentent et notre incurie, d’abord, en tant que citoyens, à subir une solution semi-autoritaire, comme les italiens, c'est-à-dire à remettre les clés de la maison à un économiste froid ?

 

Par alain BARRE - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 07:18

 L'année du Dragon commence en Chine (23 janvier). Elle annonce, traditionnellement, des évènements plutôt bénéfiques mais violents ! 

Beaucoup de changements se profilent en effet pour cette année de Dragon. La Chine arrive au bout de son expansion à deux chiffres qui correspondaient, en réalité, à un rattrapage. Cette phase terminée, le taux de croissance retombe au-dessous de 10, à 8 et peut-être à 7 provoquant l'apparition du chômage.

Si la demande occidentale et, particulièrement, européenne, décroît fortement, l'atterrissage de l'économie chinoise ne se fera pas en douceur. Le dragon agitera sa queue !

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Pour l'instant, les demandes d'augmentation de salaires se généralisent dans le pays. Elles viennent suppléer à l'augmentation des produits en interne et à une certaine inflation. Tout le modèle chinois est entrain d'évoluer et supposerait une redistribution plus juste et que les profits ne soient plus accaparés par les élites du parti et leurs alliés.

Par ailleurs, un changement majeur de la population chinoise se confirme : plus d'un chinois sur deux habite maintenant en ville !

Le Parti Communiste Chinois a mangé son pain blanc : l'accumulation de richesses et la sortie, à marche forcée, de la pauvreté. Maintenant il va s'affronter aux changements vraiment difficiles : la répartition des richesses. La classe dirigeante maintiendra-t-elle une dictature à son profit ou permettra-t-elle une ouverture vers la démocratie ? L'année du dragon nous le dira !

Par alain BARRE - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 06:40

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Après l'enthousiasme suscité par le printemps arabe, certains, en France semblent inquiets, déçus, dépités ou même en colère de la tournure que prennent les évènements ! Les peuples ne se conforment pas à leurs souhaits de la défense d'une république démocratique et laïque.

Il faut lire ou relire le petit opuscule de Jacques Berque, transcription d'un entretien qu'il a eu sur ARTE en 1995. La position de cet orientaliste, professeur au Collège de France pendant 25 ans et qui reste, après sa mort survenu en 1995, le plus grand connaisseur de l'Islam et du monde Arabe, est toujours d'actualité.

Voici quelques citations qui vous donneront, je l'espère envie d'en savoir plus.

- L'Islam a souffert de trop de proximité et peut-être même de trop de complicités avec la civilisation méditerranéenne. Ce fut pour lui un grand malheur. C'est le cousin méconnu, c'est le frère rejeté, et qui se sent tel, c'est vraiment l'éternel dénié, l'éternel proscrit, l'éternel accusé, l'éternel suspect."

- L'Islam qui fut l'inspirateur d'une très grande civilisation, probablement la plus grande régnant sur terre autour du Xe siècle de notre ère, n'a pas connu ce que nous appelons la Renaissance, n'a pas eu son Galilée, son Newton, son Descartes...

- Là-dessus intervient, à la fin du XVIIIe siècle, la révolution industrielle : l'Islam ne franchit pas non plus cette seconde étape. La révolution industrielle se répand sur la planète sous forme d'impérialisme. Géopolitiquement, l'islam se situe encore dans des formes de rattrappage plus ou moins réussies (...) Plus ces sociétés reculaient relativement dans l'histoire, plus leur identité se réclamait de la foi !

- Toutes les sociétés musulmanes témoignent d'un vif désir d'entrer dans la modernité. Ce qui a été mal compris, je pense, par l'Occident.

- Ceux que l'on appelle aujourd'hui les islamistes ne sont pas comme les vieux croyants de la génération précédente.(...) Les islamistes, au contraire, applaudissent au progrès technique, aux effets de la révolution industrielle, à la généralisation de l'informatique. Seulement, ils ne veulent pas que leur collectivité acquière ce progrès matériel en passant par le même chemin que l'Occident. Quel chemin ? Celui de la démocratie, de la critique et des Lumières. Ils veulent un chemin qui leur soit propre et qu'ils situent, eux, dans les perspectives d'une morale religieuse reprise à ses sources.

- Je dois maintenant faire la critique de cette position. Elle serait crédible si elle s'assortissait d'une renaissance spirituelle. (...) Or ce n'est absolument pas le cas.(...) L'intégrisme, lui, ne vise qu'un transport de la religion dans la politique !

Si vous souhaitez vous procurer cette transcription de cet entretien lumineux de Jacques BERQUE, vous pourrez trouver l'opuscule sur internet, dans les ventes "occasion" autour de 4€. 


L'exposition sur CARAVAGE, MONET, RENOIR,... continue. Si vous souhaitez me rencontrer, venez dans la salle d'exposition de Sainte-Marie (Maison du Chapitre, près de l'église). J'y serai de 15 à 18H.

Entrée libre

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 06:39

 Le dilemme du prisonnier est un piège épouvantable dans lequel se trouvent pris de nombreux belligérants entraînés dans l'engrenage de conflits que ce soit au niveau des pays ou des individus.

Une des façons de s'en sortir qui a été beaucoup étudiée par les psychologues évolutionnistes, résulte de l'observation de ce qui s'est passé dans les tranchées de la guerre 14-18. Allemands et français étaient pris dans un piège du type "dilemme du prisonnier". Fallait-il riposter sans-cesse aux attaques des adversaires de la tranchée adverse ? fallait-il les attaquer préventivement ?... 

Cette guerre a été une affreuse boucherie. Les grands chefs des deux parties adverses n'hésitaient pas à envoyer inutilement les soldats à la mort. 

Il n'y avait aucune raison que cela s'arrête ! Des chefs qui n'étaient pas dans les états-majors mais qui étaient au contact de leurs hommes dans les tranchées, on tenté de sortir du piège. Pour cela ils interrompaient momentanément les hostilités et observaient la réaction de leurs ennemis. Si ceux-ci diminuaient également leurs attaques, chaque camp maintenait la trève le plus longtemps possible... Bien sûr cela ne convenait pas aux grands stratèges de l'état-major qui donnaient de temps à autre, l'ordre de reprendre les combats et qui n'hésitaient pas à fusiller les récalcitrants pour l'exemple !...

Cette façon de faire permet , dans la vie réelle, de sortir (partiellement) du dilemme du prisonnier. On agit à plusieurs reprises et l'on observe la réaction de l'adversaire. On lui répond sans surenchère, au même niveau. On applique une stratégie de réciprocité en choisissant, chaque fois que cela est possible, une stratégie de décroissance du conflit.

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 06:28

 Allons-nous succomber à la steveJOBSmania comme nous avons succombé à l'OBAMAnia ? Tous les deux sont des amis et des représentants particulièrement brillants du capitalisme américain. Avez-vous remarqué qu'il est souvent de bon ton en France de détester le capitalisme américain mais de porter aux nues ses représentants ?.... JOBS est emblêmatique de ces entrepreneurs US qui pensent modestement avoir une idée géniale - bonne pour lui et bonne pour les citoyens - et qui osent l'imposer. En France nous avons de tels esprits mais on ne leur pardonne pas leurs erreurs si bien qu'ils se découragent plus facilement ou qu'ils vont travailler ailleurs !...

Steve Jobs est l’un des fondateurs de la société APPLE ("pomme") qu'il a créé en 1970 dans le garage de son papa et de sa maman. Son parcours n'a pas été un long fleuve tranquille ! 

     - 1970 : création de l’APPLE 1  et de l’APPLE 2

     - En 1983 il pose au directeur de PEPSI la question à quelques millions de dollars : « Voulez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l'eau sucrée, ou voulez-vous changer le monde ? »

Le directeur en question à décidé de changer le monde, mais aussi de virer Steve Jobs, l’année d’après. Oh, univers impitoyable, les pépins de la pomme ont du lui rester au travers de la gorge à Steve !....

    - Steve Jobs, nullement découragé, crée une autre société à succès : NeXT.

    - En 1997, APPLE rachète NeXT. Steve Jobs est embarqué dans le lot ! Donc après avoir été viré par le patron qu'il avait lui-même nommé, il est "réintégré par ce même personnage dont il redevient le patron. Hmmm ! je ne sais pas si vous suivez ?.... Dans la foulée il redevient le numéro un d’APPLE. Sacrée Steve, il est insubmersible !

   - En 1998 il lance la première version de l’Ipod. 250 millions d’exemplaires vendus depuis….

    - En 2007, steve se lance dans la téléphonie mobile : succès KKKolossalllll !

    - Puis dernièrement, lancement de l’Ipad….succès en cours !...

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Le succès mondial n'est donc venu que tardivement, peu de temps avant que le cancer ne le rattrappe. Après une première absence pour se soigner et une rémission, il annonce de nouveau qu’il se retire pour mieux se recentrer sur sa santé. Il est resté courageusement sur le pont presque jusqu'au dernier moment... Est-il un exemple ? Il est un exemple de grand entrepreneur dans un pays où l'on fait tout pour favoriser l'entreprise. je ne sais pas si le modèle est exportable en France ?

 

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 06:01

Que dire sur la situation politique ? Elle ne mérite pas beaucoup de commentaires. Le pire de ce qui était envisagé s’est réalisé ! La dernière étape à laquelle nous avons encore une chance d’échapper –la dégradation de la note de la France – n’est pas encore survenue. Nous y échapperons peut-être ?

Comme d’habitude, les politiciens font la plupart du temps assaut de mauvaise foi et les médias, la plupart du temps, ne relaient que ce qui fait monter l’audimat (on voit par là que nous sommes leurs complices !). Tout ce petit monde nombriliste parle des « affaires » de sexe ou de pouvoir ou des deux, des luttes d’égo, enfin de tout ce qui permet d’éviter d'évoquer l’essentiel : les efforts à faire pour s’en sortir ! Il est vrai que ce n'est pas très sexy !

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- La droite évite le sujet au maximum pour ne pas faire fuir les électeurs avant les présidentielles.

- La gauche continue d’aligner des promesses qu’elle ne pourra pas tenir et ferme les yeux sur l’abîme du déficit que ses projets vont contribuer à creuser !

- L’extrême droite et l’extrême gauche cumulent les défauts des deux grands partis en les caricaturant dans la démagogie.

- Les écologistes continuent de montrer que leurs avis sont souvent indispensables, mais qu’ils ne sont pas qualifiés pour diriger un pays surtout quand celui-ci se trouve en pleine tempête ! L’écologie est-elle de droite, est-elle de gauche ? Il me semble qu’elle est surtout dans le camp opposé à ceux qui gouvernent quelle que soit leur étiquette !...

Les mesures excessivement coûteuses prises en 2008, pour amortir la crise n’ont fait que retarder l’échéance et creuser encore plus le déficit. Nous sommes rendus au bout du bout des expédients et pour éviter le sort de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, il nous faut apurer les comptes !

Les pays d’Asie, le Brésil et même un certain nombre de pays africains continuent de progresser. Ils ont besoin d’une Europe qui se porte bien pour acheter leurs productions et leurs classes moyennes, qui se comptent maintenant par centaines de millions (y compris en Afrique) aspirent à consommer des produits dont nous avons encore le monopole. C’est évidemment un point très positif, mais le travail est tellement surchargé de taxes en France que cela ne nous bénéficie pas beaucoup, en tout cas pas assez (cela profite aux USA, aux Allemands et à quelques pays européens en particulier). Dans une telle situation, on fait surtout payer les classes moyennes, y compris le niveau inférieur des classes moyennes.

Si vous êtes très riches, vous paierez, certes, mais cela ne vous mettra pas sur la paille. Si vous êtes très pauvres, on vous fournira des aides, juste  ce qu’il faut pour vous maintenir le bec hors de l’eau. Si vous êtes entre les deux attendez-vous à payer -d’une façon subtile ou brutale suivant le style du gouvernement - mais vous paierez, c’est vous la vache à lait !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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