PePoPo (Petite Politique de Poche)

Vendredi 28 avril 2006 5 28 /04 /2006 08:16

De Villiers veut se présenter comme le croisé de la France. Il brigue de devenir notre futur St Louis président. Pour cela il lui faut un tombeau à délivrer, un ennemi à dénoncer. Coup de chance, la révolte des banlieues survient, comme il est expert en banlieues (dont tout le monde connaît l’abondance dans les villes surpeuplées de la Vendée), il a tout de suite déniché les coupables. Ce sont les musulmans, ces affreux infidèles, adeptes des mosquées où ils se font endoctriner. Coup d’épée dans l’eau de notre croisé : la révolte a été le fait des blacks, blancs, beurs (eh oui, l’intégration, ça marche depuis la coupe du monde) rassemblés, comme au bon vieux temps,  pour une jacquerie, à la française. Une différence toutefois, aujourd’hui on ne brûle plus des diligences ! (Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, lisez le livre de Alain BAUER, « Géographie de la France criminelle »)

Pour parfaire son image de croisé sans peur et sans reproche, notre Monsieur propre enfourche un autre cheval : « Les islamistes ont noyautés Roissy, j’ai les preuves ! » Re pas-de-bol, les preuves sont bidons.

De Villiers ferait peut-être mieux de continuer de s’occuper du sort des abeilles. A défaut de devenir président il serait peut-être élu reine de la ruche !

 

Un petit roitelet dans son fief vendéen

Pris son envol pour les cieux élyséens

S'agita, tripatouilla, mentit comme tout un chacun

Plus ultra que les ultras il devint, en vain !

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 06:33
Maintenant que le plus gros de la bataille électorale est passé, je pense qu’il est possible, de se livrer à quelques réflexions politiques. Elles seront étalées sur 3 chroniques.

1- Le capitalisme financier
Nous sommes entrés dans l'ère du capitalisme financier. Le mouvement est commencé depuis une vingtaine d'années, il domine les grands groupes et touche de plus en plus les entreprises de taille moins importante. Cela signifie quoi ? Contrairement au capitalisme industriel pour lequel les capitaux étaient détenus essentiellement par des familles et des actionnaires individuels, dans le capitalisme financier, l'argent provient de grands groupes financiers, d'assurances, de fonds de pension qui courent de bourses en bourses à travers la planète, pour trouver les meilleurs placements. L'entreprise perd alors sa valeur en elle-même, seul le rapport financier qu'elle peut produire est intéressant mais ce qu'elle produit, pour qui elle le produit, et qui produit deviennent des questions secondaires. On comprend alors que le sort des salariés dans ce type de configuration compte bien peu et que les délocalisations soient la règle ! Certains se prennent alors à regretter le capitalisme de papa, de grand-papa et même d'arrière-grand-papa, où le but était évidemment le profit (pourquoi créer une entreprise sinon ?) mais dans le cadre de la pérennité et de l'extension sur place de l'entreprise elle-même. Faut-il revenir à cette forme de capitalisme ? On semble oublier la misère extrême des ouvriers du XIXème siècle (voir Zola et Marx pour se rafraîchir la mémoire). On ne le regarde avec un peu de nostalgies aujourd'hui que parce qu'il s'est adouci progressivement au prix d'intense luttes sociales et politiques. Il a fait son temps, il est fini ou finissant et il entraîne dans son agonie les avantage si durement acquis !
 Alors que faire ? Faut-il se déclarer contre le capitalisme en considérant que c'est lui « le pelé, le galeux d'où nous viennent tous nos maux »? À vrai dire une autre solution a été essayée : le communisme, et le remède est pire que le mal. Comme le disait Wilson, un spécialiste de l'étude des fourmis : « Le communisme est une superbe idée, dommage qu'elle n'ait pas été appliquée à la bonne espèce ! ». Plus subtilement aujourdhui, certains se proclament contre le libéralisme : c'est même devenu une mode de se dire "antilibéral ". Mais on oublie alors qu'être libéral c'est être d'abord pour la liberté de créer de s'exprimer, d'entreprendre et de critiquer. Il serait plus simple de dire dans ce cas que l'on est pour le goulag, le parti unique, et la police politique pour surveiller les déviants ! Certains candidats n'hésitent pas à nous faire avaler de telles couleuvres en nous assurant que c'est pour notre bien ! Merci, on a déjà donné !

Oui mais, comme aurait dit LACORDAIRE (reprit par la suite par JAURES) la liberté ne doit pas être celle du « renard libre dans un poulailler libre ! » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lacordaire ) Lacordaire et Jaurès ont raison et plutôt que de regretter le temps du capitalisme de grand-papa il vaut mieux essayer de faire comme eux : s’attaquer au capitalisme financier d'aujourd'hui, tenter de le réguler, de faire respecter la dignité des travailleurs (pas seulement dans notre pays), contrôler l'intérêt des produits que l'on fabrique et la manière dont ils sont faits (environnement).
Cela a pris des dizaines d'années pour le capitalisme industriel et ne s'est pas fait sans douleur. Il en ira de même pour le capitalisme financier avec autant sinon plus de combats car c'est maintenant toute la planète qui est concernée ! Puissent les errements, les impasses et les réussites d'autrefois nous éclairer dans le cheminement périlleux d'aujourd'hui. A suivre...
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /2007 06:42
2- Travailler moins pour gagner moins, augmenter le stress au travail et le chômage...

Les syndicats et les partis politiques de gauche ont affirmé pendant des années : il faut travailler moins et cela fera de la place pour les jeunes ! Cela a abouti aux 35 heures et au départ à la retraite à l'âge réel moyen de 58ans. Les politiciens de gauche au pouvoir, bien qu'ils aient su qu'il s'agissait là d'une fausse bonne idée, ont caressé l'électeur dans le sens du poil et ont dit OK ! Résultat : les salaires ont stagné ou baissé en valeur relative, et le chômage a augmenté. Mais ce qui a augmenté encore plus, c'est le stress au travail dont tout le monde se plaint aujourd'hui. Comme il y a moins de temps pour faire le même travail, on a augmenté le rendement, diminué les temps de pause, rentabilisé la moindre minute ! Par ailleurs, le capital financier continuant d'exerçer sa pression pour augmenter les profits, les deux causes conjuguées ont contribué à rendre le travail de plus en plus pénible (alors que sa durée diminuait) et ont provoqué un retrait massif de la valeur-travail. Aujourd'hui, ceux qui ont encore le bonheur de s'épanouir dans leur travail auraient presque honte de le dire ! De contrainte nécessaire dans laquelle on pouvait trouver non seulement un salaire mais aussi un certain plaisir, il est devenu, pour beaucoup, une contrainte insupportable dont il faut seulement se débarrasser au plus vite, par les RTT ou la retraite anticipée. Le fiasco est complet et la responsabilité en incombe, pour une part importante, aux syndicats et aux politiciens de gauche ! Ils connaissaient le problème, mais ils ont préféré laisser la droite le régler. Quand celle-ci a essayé de le faire, elle s'est trouvée en butte à une opposition farouche sur les « zavantagesacquis », malignement attisée par la gauche et l’extrême gauche qui l'ont fait chuter, et le petit jeu politique a repris comme avant... Il aurait pu durer ainsi longtemps ! Nous en sommes là aujourd'hui et les dernières élections montrent que les électeurs veulent que ça change...

Alors quelles solutions ? Les solutions sont simples et connues et déjà pratiquées dans d'autres pays : 1- Allonger la durée globale du travail en augmentant progressivement l'âge de la retraite ou  en permettant un arrêt de travail progressif... On ne peut y échapper sauf à faire peser une charge inadmissible de rentabilité et de stress sur les épaules des actifs et en particulier des jeunes actifs. Sur ce point essentiel, le clivage gauche/droite n'a pas beaucoup de sens. Tous les deux connaissent le problème et sont à peu près d'accord pour les solutions. Mais la lutte pour le pouvoir est telle qu'ils font tout pour ne pas en parler (ou seulement partiellement) et arroser leurs électeurs potentiels de promesses impossibles à tenir.
2- Contrôler le capitalisme financier comme cela a été fait pour le capitalisme industriel par les luttes syndicales et politiques, mais pas seulement sur un plan local, sur un plan européen et mondial. Sur ce point, le clivage gauche droite est important. La droite traditionnelle, en particulier, ne s'y résoud qu'à reculons et poussée dans ses derniers retranchements...
 
Qu'en disent les autres candidats de gauche : les trois candidats trotskystes ont leur solution qui au-delà du verbiage style Laguiller, revient à rétablir une certaine forme de goulag, mais attention, pas un goulag stalinien, un goulag à la Trotsky où l'on envelopperait les balles de beaux principes
! (Che Guevara a très bien su faire cela à son échelle dans le camp de prisonnier dont il était le chef…)... La candidate communiste est "Antilibérale" . Voilà qui est honnête, nous sommes prévenus, elle supprimera les libertés. La candidate des verts est gentille. Elle nous prévient de tous les maux qui vont nous tomber sur la tête mais n'a pas de solution pour s'en sortir. Enfin José Bové, le candidat-de-lui-même : il a senti un fort appel populaire pour l’inciter à se présenter... J'étais à son meeting à Paris, début mars : On entendait bien la sono qui remplissait les oreilles des passants, on n'entendait pas beaucoup la voix des 150 militants qui disait « José revient ! ». Ces candidats jouent un rôle nécessaire et important : ils attirent l'attention sur les dangers du capitalisme financier  mais les plus importants d'entre eux ( les trotskystes) détournent les luttes vers des solutions antidémocratiques qui ont déjà suffisamment fait la preuve de leur nuisance.

 Le capital financier qu'il faut réguler, les privilèges à faire tomber (sans parachute doré), les zacquis à détrôner,... Aucun candidat n'a le courage de dire (à voix haute) toutes ces vérités, mais il faut avouer que nous n'avons pas envie de les entendre. La droite est d'accord pour relancer l'économie et revenir sur les zavantagesacquis mais ne veut pas s'attaquer au capitalisme financier. La gauche est d'accord pour s'attaquer au capitalisme fiancier mais refuse de voir le problème économique en face. Alors ?...
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 05:12
3- Qui l'emportera entre les deux candidats ?
Le candidat de la droite s'est résolument déclaré « de droite ». Il assume sa position clairement et signe ainsi le déclin de l'extrême droite dont il récupère une partie importante des voix. Ce déclin ne pourra que s'accentuer dans l'éventualité de sa victoire. La gauche en avait réveillé l'apparition, la droite sous sa forme la plus classique et la plus dure, comme l'incarne Sarkozy, la marginalise. A contrario, la victoire de cette même droite va booster le développement de l'extrême gauche sous sa forme trotskyste (Besanceneau) au détriment de sa forme (ex)stalinienne (Buffet) en voie de complète disparition.
Si, comme cela est  moins probable mais pas impossible, la gauche l'emportait, le parti centriste que Bayrou souhaite créer deviendrait incontournable et pourrait concurrencer le PS. A moins que Royal, se débarassant des pesanteurs de son parti, lui impose un virage social-démocrate faisant de son parti un grande formation socialiste moderne dans le style des autres partis européens (virage qu'appellent de leurs voeux Kouschner et Rocard). Dans ce dernier cas, le vide laissé à gauche par la mort du PC et le déplacement vers le centre-gauche du PS, fera la part belle aux trotskystes.

Confrontation des projets :
-Sarkozy : il affronte les problèmes économiques sans complexe et avec brutalité : il ne craint pas d'annoncer que pour redémarrer la machine économique il faut travailler plus, diminuer les charges, favoriser les entreprises, augmenter la durée du travail, repousser l'âge de la retraite... Tout cela se fera sans ménagement avec une casse sociale importante et des troubles sociaux à la clé : manifestations et grèves qui favoriseront le développement d'un vrai parti d'extrême gauche et lamineront l'extrême droite.
- Royal : pour tenir les promesses faites à ses électeurs, elle devra dépenser l'argent qu'elle n'a pas, augmenter le déficit et, à terme, pour rester au pouvoir, prendre un virage réaliste comme l'avait fait Mitterrand en 1983, décevant ainsi nombre de ses électeurs. (A moins qu'elle anticipe ce virage et confirme dès maintenant le virage du PS  vers le centre gauche) Par contre, elle est la mieux placée pour lutter contre les dégâts du capitalisme financier, enjeu majeur pour le présent et qui le deviendra encore plus dans l'avenir.

En résumé :
1- Les deux candidats sont tous les deux très centralisateurs, et semblent ignorer les fonctions pour lesquels ils sont normalement élus : la position de la France dans le monde et par rapport à l'Europe, l'attitude à prendre en cas de conflits ! Leurs programmes sont en réalité des programmes de politique intérieure et non pas de présidentiables.

2- Sur le sujet de la politique intérieure  les deux candidats amènent des solutions bien différenciées et aussi gravement incomplètes l’une que l’autre, ce qui a favorisé  le développement  d'une troisième voie, celle de Bayrou. Le parti Démocrate que celui-ci vient de créer, a un bel avenir si Royal échoue dans sa tentative d'entraîner le PS vers la social démocratie. Dans le cas d'un échec net de Royal (moins de 48% des suffrages par exemple), la gauche du PS (Fabius,...) reprendrait le dessus, figeant encore pour des années l'évolution du PS.

3- Deux choix sont donc offerts aux électeurs : d'un côté, la purge Sarkozy et le chaos social, de l'autre, un déclin économique Royal mais le progrès social. Ni l'une ni l'autre solution ne peuvent être vraiment satisfaisantes.

4- C'est pour cela que les électeurs ont fait massivement émerger une troisième voie centriste.
L'exception française est donc encore d'actualité avec ses errements et son panache !... mais elle est battue en brèche. Les électeurs  en ont assez de l'alternance stérile où l'un défait ce que l'autre à entrepris. Royal a entendu ce message et a eu l'audace, ces derniers jours, de proposer une évolution profonde de son parti ce qui agace énormément son concurrent. Cela sera-t-il suffisant ?
En cas d'échec, c'est dans la rue que nous réglerons les problèmes comme d'habitude : grèves, manifs, quartiers qui brûlent… formes modernes des anciennes jacqueries qui ont parsemé notre histoire... 
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /2007 06:24

« Le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes méchants »

Qui a dit cette petite phrase assassine ? Ségo, Sarko ou l’un de leurs suppôts ou Victor Hugo assis sur son petit pot ?... Que nenni ! C’est un certain lord Acton, un historien et homme politique anglais, mort en 1902. Pour en savoir plus sur lord Acton : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Emerich_Edward_Dalberg-Acton


 Essayez de trouver qui a dit les « petites phrases suivantes ». Réponse demain !

    1-  Une dictature est un pays dans lequel on n'a pas besoin de passer toute une nuit devant son poste pour apprendre le résultat des élections.

    2-  La droite a gagné les élections. La gauche a gagné les élections. Quand est-ce que ce sera la France qui gagnera les élections?

3- Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer Liberté.

    4- Chaque cuisinière doit apprendre à gouverner l'Etat .

   5- Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore, d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu'on entend..., voilà toute la politique.

    6- Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est étonné quand il est cru sur parole.

BEAUMARCHAIS, ELUARD, COLUCHE, CLEMENCEAU, DE GAULLE, LENINE

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 06:11

1-  Une dictature est un pays dans lequel on n'a pas besoin de passer toute une nuit devant son poste pour apprendre le résultat des élections. Cette petite phrase est due à CLEMENCEAU. On lui en doit de nombreuses autres. En voici une : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés. »

    2-  La droite a gagné les élections. La gauche a gagné les élections. Quand est-ce que ce sera la France qui gagnera les élections? COLUCHE s’est souvent pris pour un politicien et avait la dent très dure pour eux. Il a été également cinglant pour les fonctionnaires : « A la sécurité sociale, tout est assuré. Sauf la pendule. Ca, on ne risque pas de la voler, le personnel a les yeux constamment fixés dessus. »

3- Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer Liberté.

Le poète Paul ELUARD est l’auteur de ce quatrain. On lui doit aussi ce vers : «  Il ne faut pas de tout pour faire un monde.
Il faut du bonheur et rien d'autre. »

    4- Chaque cuisinière doit apprendre à gouverner l'Etat. LENINE aspirait à ce que la politique soit faite par tous. Une bonne intention qui a abouti aux élections forcées avec un candidat unique ! Une autre citation du même Lénine : < Tandis que l’État existe, pas de liberté ; quand régnera la liberté, il n’y aura plus d’État. >. Le totalitarisme des états communistes illustre bien cette citation !

   5- Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore, d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu'on entend..., voilà toute la politique. BEAUMARCHAIS est l’auteur de cette ironique remarque. On lui doit aussi celle-ci beaucoup plus optimiste : «  la difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre. »

    6- Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est étonné quand il est cru sur parole. On est un peu étonné de voir que DE GAULLE est l’auteur de cette réflexion. L’orgueilleux grand homme n’aimait pas trop les contestataires : « C'est purement négatif de toujours remettre tout en cause, c'est, en somme, la marque des faibles, des incapables. »

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /2007 07:42

En politique on cherche souvent par tous les moyens à alimenter les opinions que l’on a déjà, y compris en caricaturant ou en dénaturant grossièrement les arguments de l’autre. En science on procède à l’inverse : on cherche à mettre en défaut la théorie que l’on soutient et l’on compte sur les autres pour la faire progresser !

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 06:31

 « La première condition pour être heureux est de se croire indispensable au bonheur d'un autre; cela fait accepter la vie. » (Diane de Beausacq). Mais de là à se croire indispensable à tout un pays il y a un pas et même un très grand pas. Ce n’est pas ce qui a effrayé nos deux candidats à la présidence du royaume (pardon, je voulais dire « de la république »). Cela suppose un certain type de personnalité : il faut se croire le meilleur, le premier, le plus digne de tous les suffrages, en un mot posséder une sacrée dose de narcissisme. Nos deux présidentiables (ainsi que le troisième qui a failli l’être) n’en manquent pas !

Quels sont les traits qui caractérisent une personnalité narcissique ?

1-     Avoir le sentiment d’être exceptionnel.

2-     Etre toujours préoccupé par des ambitions de succès éclatants (qui seront une revanche sur la vie, une enfance difficile ou, pour nos deux présidentiables, une revanche sur des pères odieux)

3-     Etre soucieux de son apparence (vestimentaire par ex .)

4-     S’attendre à des attentions de la part des autres, des privilèges, sans se sentir obligé à la réciprocité.

5-     Se sentir blessé et éprouver de la colère lorsqu’ils estiment qu’on ne leur a pas accordé les privilèges qu’ils attendaient.

6-     Exploiter et manipuler les autres pour atteindre leurs buts.

7-     Eprouver peu d’empathie (ne pas savoir se mettre è la place des autres) et être plutôt indifférents à ce que ressentent les autres.

Si vous n’avez pas ce profil, évitez de vous présenter à la présidence de la république. Pour résister aux coups bas, aux traîtrises, aux attaques justifiées ou non, aux calomnies, aux insultes,… il faut disposer d’une dose exceptionnelle de narcissisme, un vrai blindage !

Quand le narcissisme est associé à d’autres traits de personnalité comme la méfiance maladive, le sadisme, la voie est toute tracée pour qu’apparaissent des dictateurs de l’étoffe de Staline, Mao Tsé Toung, ou, plus modestement, sa dernière femme : Jiang Quing !... Kim il sung, le dictateur de la Corée du Nord et Fidel Castro, dans leur genre ne sont pas mal non plus !

Cela ne signifie pas que le narcissisme soit mauvais en soi. Sans lui qui accepterait de s’exposer à des postes en vue ? Mais ses excès peuvent vite tourner au cauchemar. L'antidote, heureusement existe et il est bien connu : la démocratie.

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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