alain barré

Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 00:01

 Meilleurs voeux 

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pour cette nouvelle année 2012 !....

cordialement

alainB

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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 06:59

Câline est morte. Pour adoucir ses derniers moments je lui ai dit

- Bientôt tu vas rejoindre le paradis des chiens !...

Elle m’a répondu avec un air un peu triste

- tu sais bien que le paradis des chiens n’existe pas, comme celui des humains !...On dit ça pour adoucir les derniers moments…

- Alors peut-être vas-tu rejoindre le grand TOUT ?...

- Le grand Tout ? Le grand TOUTOUveux-tu dire, je préfère !...

- Hmmmm !... (petite larme)

- Ne sois pas triste, tu sais, on reste vivant dans le cœur de ceux qu’on aime !...

- Oui, tu as raison, dans leur cœur et dans leurs pensées. Je me souviendrai longtemps des discussions philosophiques que nous avons eues, lors de nos promenades. A part Montaigne, Onfray un peu, Lelord, Cyrulnik et quelques autres, c’était avec toi, Câline, que j’aimais le mieux discuter !

- Moi aussi, j'aimais bien discuter avec toi ! Les autres je les trouvais un peu trop du genre « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! » Enfin, si tu les vois, tu leur diras tout de même adieu de ma part !

- C’est promis, Câline !

- Et pour ma nécro, promets-moi, ne mets pas des photos où je suis mal fringuée, les cheveux en bataille !...

- Promis ! Je ferai ce que je pourrai...

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Allez, adieu Câline !...

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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 06:05

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 Nature morte avec carte de crédit et guêpe !

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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 06:18

Le lundi 21 mars et les jours suivants, je publiais une petite série de chroniques intitulée « Ce n’est pas parce que c’est moche que c’est beau ! » http://www.alain-barre.com/article-12-68032197.html . Le scandale provoqué dans une galerie d’Avignon, par la photo d’un christ baignant dans l’urine m’incite à ajouter : « Ce n’est pas parce que c’est provoquant que c’est de l’art ! »

Entendons-nous bien :

- Une œuvre peut être « jolie » et être un chef-d’œuvre, c’est le cas de nombreux tableaux de RENOIR. Le sujet est « joli » et connu –un nu féminin par exemple- mais la manière de faire nous donne l’impression qu’il est neuf et renouvelle notre regard.

- Une œuvre peut être « moche » et être un chef-d’œuvre également : c’est le cas de nombreux tableaux de CARAVAGE (qui fut considéré comme grossier pendant 3 siècles, y compris par ce grand amoureux de l’Italie qu’était Stendhal )

- Une œuvre peut être provocante et être un chef-d’œuvre, c’est encore le cas de nombreux tableaux de CARAVAGE qui, à l’encontre de toute idée reçue, dans son David et Goliath, se représente dans la position humiliante du Goliath à la tête coupée et figure un bouleversant David non pas triomphant mais plein de compassion et qui semble dire "j'ai tué le violent, mais je n'ai pas tué la violence, ni en lui, ni en moi !..." ! Replacée dans le contexte de la Rome de 1606 ou la contre-réforme triomphe et ou un classicisme volontiers solennel et pompeux s’installe, cette peinture est une pure provocation, mais c’est une provocation qui a du sens, voila pourquoi c’est un chef-d’œuvre ! Caravage ne fait pas (seulement) cela pour « faire parler de lui », mais parce qu’il est convaincu que la violence est le mal de l’homme et qu’il n’y a pas lieu d’être fier de tuer, même s’il s’agit d’un ennemiIl en parle en connaissance de cause car lui-même est recherché pour meurtre après l’assassinat d’un adversaire dans un duel.

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Alors que dire de la photo exposée à Avignon, d’un christ baignant dans l’urine ? Qu’il s’agit bien d’une provocation comme l’aurait été la photo de Mahomet baignant dans l’urine ou de Moïse ou de De Gaulle….J’en passe et des pires.

On peut pisser sur beaucoup de symboles, on peut aussi les percer d’épingles si on croit à la magie, on peut aussi chier dessus ce que l’on fait souvent en paroles sous forme d’injures… Cela soulage sans doute celui qui le fait mais cela n’en fait pas des œuvres d’art ! Il manque à ces provocations une envergure plus universelle et qui touche l’humain. Pour moi, le « scandale » de l’œuvre exposée à Avignon, n’est qu’une tempête dans un bol de pipi !

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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 06:29

L’homme est-il le but de la vie et l'intelligence est-elle l’objectif de toute évolution ?

On a tendance à penser que l'esprit humain est le summum de l'évolution et, que si l’on trouve des formes de vie sur d’autres planètes, elles suivront forcément un chemin parallèle au nôtre.

Cette évidence n’en est pas une, elle apporte seulement la preuve, une fois de plus, que nous avons tendance à nous prendre pour le centre du monde. Non ! Le soleil ne tourne pas autour de la terre, non, l'homme et son intelligence ne sont pas le but de l’évolution !

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Si l’on imagine l’évolution comme une sorte de buisson, nous sommes à l’extrémité d'un rameau, celui des primates. Vu de cette extrémité, nous pouvons penser que toutes les autres manifestations de la vie nous sont subordonnées. En réalité toute autre forme de vie située sur n’importe quel point de la boule peut avoir la même prétention !Notre intelligence n'est pas plus noble que les autres adaptations de la vie. Elle a représenté un avantage, à un moment donné dans le milieu où nos ancêtres se sont développés, un point c’est tout ! Cela signifie, en clair, que cet avantage peut très bien disparaître avec notre espèce (dont nous sommes les derniers et les seuls représentants alors qu’il y a quelques dizaines de milliers d’années il y avait encore 3 ou 4 espèces humaines notablement différentes les unes des autres).

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Replacé dans cette perspective, l'esprit humain n'est pas le reflet d’une intelligence divine, qui en représenterait la perfection absolue.  Dieu serait seulement créé à notre image égocentrique  et paré des vertus qui nous manquent.

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Si dieu - ou les multiples dieux - sont créés par les hommes cela ne résout pas pour autant le problème de l’existence - le fait qu’il y ait quelque chose plutôt que rien – Elle reste un mystère et la science n’est d’aucun secours pour le résoudre. Certains, quand ils parlent de dieu (ou des dieux), le confondent, abusivement, avec ce mystère. Les livres saints (Coran, Bible, Torah,...), les mythes fondateurs, les mythologies, sont des récits construits par des hommes pour rassurer d'autres hommes, pour faire croire que le mystère est résolu. Ce sont aussi des guides de vie morale et sociale - plus ou moins adaptés à leur époque -  mais aussi des moyens, parfois terribles, pour accroître un pouvoir matériel sur terre en se réclamant d'un pouvoir infini... En définitive les polythéistes ou ceux qui adorent les forces présentes dans la nature - que l'on a tendance à mépriser - sont aussi respectueux, sinon plus, de ce mystère que ceux qui en font un dieu unique à leur image et souvent à leur service !

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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 06:44

(suite de la chronique du jeudi 10 mars) )

....Peut-on se dire que l’art existe encore ? Oui, et paradoxalement il est sauvé par l’argent !

Dès que des sommes colossales sont en cause, on ne peut plus se permettre de laisser jouer des artistes  ne disposant pas d'une solide formation technique. Où trouve-t-on ces perles rares ? Il me semble que les continuateurs des génies d’autrefois se sont réfugiés dans un art adapté à notre époque, protéiforme et qui tend à remplacer tous les autres : le cinéma ! Les sommes engagées sont telles que les lubies nombrilistes de tel ou tel critique ou mécène privilègié ne peuvent s’imposer au grand nombre. Le jugement vient d’abord du public, de millions et de dizaines de millions de spectateurs. Le cinéma n’est pas l’art d’un seul artiste de génie, c’est un art collectif où se retrouvent des écrivains, des scénaristes, des metteurs en scène, des spécialistes des effets spéciaux, des photographes, des costumiers, des musiciens et, last but not least, des acteurs. On peut aller au cinéma pour écouter une belle histoire, pour voir de belles images, pour admirer le jeu de bons acteurs comme au théâtre, pour écouter de la musique,…

Certains diront, horrifiés : L'argent ne peut pas commander la production artistique. Mais n'était-ce pas le cas autrefois ? Les peintres ne peignaient-ils pas sur commande ? Malgré cela, les meilleurs d'entre eux n'arrivaient-ils pas à déborder le cadre imposé pour faire éclater leur génie ? Il est vrai que dans le septième art, les chefs-d’œuvre côtoient les nanars et que le cinéma alimentaire ou à la petite semaine est omniprésent, mais les œuvres inoubliables aussi et souvent les meilleures plaisent au grand public et au public dit « averti » en même temps ! C'est d'ailleurs à cela que l'on reconnaît les chefs-d'oeuvre la plupart du temps, ils ont plusieurs niveaux de signification et de lecture!

Les peintres, les littérateurs, les poètes, les sculpteurs doivent-ils alors pliés leur chevalet ? Non, mais ils ne doivent pas non plus se réfugier dans un art incompréhensible au commun des mortels. Même si le cinéma est passé à la troisième dimension, les peintres doivent continuer à étaler leurs couleurs sur les surfaces de toiles en deux dimensions, les écrivains à inventer de belles histoires qui font pleurer Margot, qui font frémir ou qui pénètrent dans les méandres de l'âme, les poètes à faire des vers qui émeuvent autant par leur musique que par leur sens et les photographes à capter la lumière et les formes d'une façon créative, à portraitiser et à transmettre les doux bruissements ou les éclats de bombes du monde ! Le cinéma est devenu l’art majeur et l'on a parfois l’impression que tel un rouleau compresseur il écrase tous les autres et qu’il les remplace tous. En réalité il ne les remplace pas et même il en vit. Sans eux il dépérirait et c’est souvent auprès des autres arts qu’il trouve son inspiration. Les arts traditionnels (les premiers œuvres picturales connues datent de 30 000 ans) ont donc encore de l’avenir devant eux mais à une condition essentielle,  à condition que les artistes ne renient ni leurs techniques ni leur histoire et surtout qu'ils ne se renient pas eux-mêmes !

 (vous pourrez lire une suite à cet article vendredi prochain, 25 mars...)

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 06:27

Nombre de visiteurs des expositions d’art contemporain, moderne ou « postmoderne » sont décontenancés par les œuvres présentées. Ils passent sans comprendre et ne reviennent plus ou se disent, très (trop) humblement, qu’ils ne sont pas assez experts pour comprendre et ils reviennent ainsi à l’expo suivante espérant un jour avoir une illumination.  Mais l’illumination ne vient pas et même les meilleures volontés finissent pas se lasser de ces peintures imitant maladroitement des dessins de gamin, de ces panneaux quasiment vides, hors une petite crotte censée être significative, de ces détritus mis en valeur, de ces portraits de femme avec une escalope sur la tête (censée démontrer que nous ne sommes que de la viande ?), de ces corps torturés, etc…. J’en passe et des pires !

L’art aurait-il perdu la tête ? L’art qui cherche à susciter une émotion par l’association d’une technique et d’une idée est devenu idée sans technique ou technique sans idée et les artistes ne recherchent plus la beauté mais seulement à provoquer, se faire remarquer. A vouloir tant mettre en avant ces facteurs, somme toute, secondaires, on finit par ne plus les remarquer !

Le problème est relativement nouveau. Il date d’un siècle à peu près, depuis l’apparition de la photographie et des moyens de diffusion de masse. La beauté qui n’existait qu’en exemplaire unique et pour laquelle il fallait se déplacer, venir de loin pour l'admirer, est à la portée de tous. Les photos, les livres,  les revues, les films, la télévision nous la livre sans effort et pour une somme dérisoire ! Tout un chacun peut avoir chez lui, pour quelques euros, une collection d’œuvre d’art - reproduites avec qualité - dont n’auraient jamais rêver les plus grands amateurs des siècles passés.

Puisque la beauté est accessible pour tous et partout, faisons du laid se sont dits certains artistes. Ils ont ainsi déconstruits les formes, abolis la couleur, abîmés les corps et finit, pour certains, par présenter une toile vide qu’un autre soi-disant "artiste » a déchiré pour faire plus vide encore. Aboutissement logique, suicide de la peinture !

Devant ce constat désespéré peut-on se dire que l’art existe encore ? 

(à suivre...)

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 06:48

 Comme tout le monde vous avez entendu "la valse de la suite pour orchestre de jazz n° 2" de Dmitri Chostakovitch, et, peut-être comme moi, du reste des compositions de ce musicien, spécialiste de la musique dissonante, vous ne connaissez rien d'autre !...

Cette fameuse valse a été rendue populaire par la pub d'une compagnie d'assurance. La voici. J'en suis sûr, vous la reconnaîtrez sans peine !


Son histoire est assez inattendue et pleine de rebondissements. Tout est de la faute de Staline ! Ce dernier avait des goûts parfaitement bourgeois en musique et adorait Tchaïkovski. Jusque là, pas de problème, sauf que le "petit père (fouettard) des peuples" avait l'oreille absolue (capacité innée à distinguer la note juste) et la musique dissonante de Dmitri Chostakovitch le rendait furieux. Pour échapper au goulag, ce dernier composa, une petite valse ironique. Pour ce grand compositeur il ne s'agissait que d'une pochade destinée seulement à sauver sa peau !....
la première fut donnée à Leningrad en 1938. Puis la partition fut perdue pendant la seconde guerre mondiale. Ce n'est qu'en 1999 qu'une réduction pour piano fut retrouvée. Depuis son succès ne se dément pas ! En fin de compte, l'homme d'acier ("Stalin") avait, en musique, les goûts bourgeois de son époque et détestait la musique révolutionnaire ! Et vous quel Chostakovitch préfèrez-vous ? Le dissonnant ou celui qui fait valser les bourgeois et la banque ?....
Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : alain barré
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