

Formidable article du chroniqueur Nicolas BAVEREZ dans le numéro du 7 juillet de l'hebdomadaire Le Point : "Mare oceanus nostrum" dans lequel il fait le point sur le rôle de l'océan pour les années à venir et sur la nécessité d'en faire une mer commune, comme le fut la Méditerrannée à l'époque romaine.
- Le destin du XXIe siècle se joue largement en mer, sixième continent vital pour la mondialisation
- Les experts de l'Ipso (1), réunis à Oxford en juin, pointent l'accélération sans précédent de la dégradation des milieux
- La protection des océans et la régulation de l'exploitation des mers doivent être érigées au rang des priorités de la décennie 2010
- La France dispose d'atouts majeurs pour promouvoir un nouveau statut des océans.
Un lien pour lire l'article de Nicolas BAVEREZ : link
Une fois le vestibule franchi, on arrive dans une vaste salle dominée par une coupole de verre.
Pas d'ordre établi pour la visite des salles. L'inventivité surréaliste de Dali se prête à tous les parcours ! Il serait pourtant dommage de ne pas visiter le portrait de Mae West fait à partir du mobilier d'une chambre...
Il faut monter les marches d'un petit escalier et regarder à travers une lentille spéciale pour que tous les éléments se rassemblent en un plan unique qui est le portrait de l'actrice.
Le musée fourmille de dessins, peintures, scuptures, compositions, installations, objets communs détournés de leur usage, etc...
Ce qui m'a le plus intéressé ? Les fresques, au plafond, peintes en trompe l'oeil, où Dali s'est représenté lui-même : le "palais du vent".
Un peu de poésie dans ce monde de brutes avec Richard GOTTAINER
Trois vieux papis tout vermoulus
Sur un très vieux banc tout moussu
Parlaient de la pluie et du temps.
Par ici la terre est très dure
Disait l'Arthur
Même les corbeaux volent à l'envers
Pour ne point voir la misère.
Et ta soeur elle vole à l'endroit
Répondit le Prosper
Un oiseau ça doit planer droit
C'est marqué dans le dictionnaire.
Un coup je lance ma casquette
Un coup je vais la rechercher
Lâcha le Dédé
Y'a les ceusses qui rient quand ils pètent
Et ceusses que l'oignon fait pleurer.
Trois vieilles branches toutes tordues
Sur un très vieux banc tout moussu
Papotaient pour se faire du vent.
Il n'y a point d'amour qui dure
Disait l'Arthur
Ça vous met le coeur en calanche
L'amour c'est pas toujours dimanche.
T'as donc pas connu la Lulu
Répondit le Prosper
Tu vois toujours tout en austère
Remémore-toi donc son joufflu.
L'amour c'est un peu la galère
Mais il y fait bon ramer
Lâcha le Dédé
L'amour c'est juste un poil amer
C'est du bonbon acidulé.
Trois vieux bandits encore poilus
Entre le vert et le chenu
Se racontaient le French Cancan.
Y'avait l'Arthur
Y'avait le Dédé
Y'avait le Prosper.
La vie c'est pas de la confiture
Disait l'Arthur
C'est dur
Des fois j'en mangerai mon galure.
Tu dors comme tu fais ta litière
Répondit le Prosper
Plutôt que bouloter ta visière
Ben, t'as qu'à manger du camembert.
C'est pas que je m'ennuie, mais je me fais chier
Disait le Dédé
Oyé
Vous me gonflez, je m'en vas rentrer pour souper.
Trois vieux papis sous un platane
Les deux mains sur le pommeau de la canne
Le seul pépé, c'était le Dédé
Oyé
Les deux pépères c'étaient l'Arthur
L'Arthur et le Prosper
Oyère
Trois vieux papis
Trois papis papotaient
Papotaient pour se faire du vent.
Je me souviens, quand j'étais enfant, dans mon petit village de Vendée, de l'interdit de la viande le vendredi. Il aurait été inconcevable d'en manger ce jour-là. Non seulement cela aurait été un péché (dont il aurait fallu s'accuser à confesse) mais c'était, encore plus, une façon de se couper de sa communauté, de la défier ou pour le moins de prendre des distances et de se retrouver, très vite, mis au ban de la société !... Impensable !
Avec le recul, je pense aujourd'hui, que ces interdits alimentaires ou autres particularismes religieux sont une façon d'exclure l'autre, de trier "le bon grain de l'ivraie" et de resserrer les liens de l'appartenance à une communauté. Resserrer les liens jusqu'au point de "lier" (éthymologie du mot religion) le fidèle et de le priver de liberté, d'en faire un prisonnier !...
Cela était valable pour la religion catholique et ça l'est, aujourd'hui, avec la même vigueur pour la religion musulmane. Même les musulmans "modérés" sont obligés de rendre ostentatoire leurs signes d'appartenance : voiles, barbe, vêtements couvrants, ou pire l'odieuse burka qui évoque, en pire, les vêtements enveloppant et les longues cornettes des bonnes-soeurs dont nous nous moquions !....
On ne peut imaginer la joie qu'il y a à être libéré de ces contraintes ségrégatrices et je plains les musulmans de France qui y sont soumis aujourd'hui et encore plus celles et ceux qui disent assumer ces interdits de leur plein gré. Ils ne sont pas faits pour relier les gens entre eux mais pour séparer "le bon grain de l'ivraie", pas pour la paix mais pour la guerre. Si Dieu existe, il est ailleurs !