Récits

Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 06:08

photo-35-7128.JPG ( Suite du reportage photo d'Alain SORIN sur le passage du tour en pays de Retz)

Enfin, on entend des cris : " ils arrivent, ils arrivent !...". Précédé d'un motard, un petit groupe de 4 coureurs - l'échappée du jour - passe comme une flèche !...

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On a juste le temps de tourner la tête...et hop, les voilà passés !...

Quelques minutes plus tard, c'est le tour du peloton. Il arrive comme un gros animal à la tête menaçante qui cherche à avaler furieusement les échappées qui le narguent devant !

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ça y est, le tour est passé ! L'hélico surveille pour vérifier si tout va bien et les personnels de l'équipement se précipitent pour enlever barrières et panneaux.

Quelle organisation ! A l'année prochaine, peut-être ?...

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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 06:40

 Alain SORIN m'envoie une série de photos sur le tour de France qui passait dans le pays de Retz il y a quelques jours.

Le tour, malgré les scandales du dopage (des contrôles draconiens et inopinés ont été effectués au départ cette année) passionne toujours autant les français. C'est une fête, plutôt bon enfant où tout un pays communie sur le thème de l'été et du soleil, des beaux paysages de la campagne de France, de l'exploit sportif, du spectacle !

Il faut le mériter : 30 s pour le passage des coureurs et une demi journée d'attente !...

Chacun se prépare à sa manière...

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Heureusement pour combler l'attente il y a la "caravane" ! Quand nous étions enfants nous l'attendions avec impatience pour la distribution de chapeaux en papier, d'images en couleur des coureurs, de bonbons !... Au fil des ans voitures et fourgonnettes se sont embellies. Elles ressemblent de plus en plus à des chars de mi-carême. Elles font vraiment partie du spectacle !

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Remarquez que sur le side-car, le cycliste n'est pas un mannequin en plastoc ! C'est du vrai de vrai, un coureur qui pédale et qui salue la foule en franchissant la ligne d'arrivée....

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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 06:31

Même en enfer on mange, et l’on peut même y trouver des frites bio ! Damned !..

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On vient aussi y jouer les tops modèles. Juste de quoi vous donnez un avant-goût des supplices de l’enfer !

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Les bras tendus n’ont rien à voir avec le salut nazi. C’est une sorte de signe de ralliement.

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L’index et l’auriculaire restent pointés pour rappeler les cornes du diable ! « Hell –fest » se traduit par « fête de l’enfer ». On nage en plein folklore bien entendu Il ne s’agit que d’une façon de provoquer, se faire remarquer, se démarquer des générations précédentes comme cela s’est fait de tous temps! Rien de satanique là-dedans !

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Le clou du spectacle, le moment le plus attendu est celui où la foule porte au-dessus d'elle, de téméraires jeunes gens ou jeunes filles, qui se font ainsi catapulter jusqu’au pied de la tribune où un service d’ordre musclé les réceptionne comme il peut, parfois un peu en vrac il faut le dire ! Spectaculaire, inventif et sympathique. On s’amuse bien en enfer !

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Le Hellfest ? Une fête où l’on s’amuse plutôt bien où l’on peut venir entre amis, presque en famille. Allez-y sans attendre pendant qu’elle sent encore un peu le soufre !

Pour terminer, une vidéo. ça bouge un peu, mais à bras levé, au milieu d'une foule en transes, il n'y a rien détonnant !

 

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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 06:06

 Petite interruption des récits de voyage en CATALOGNE pour 2 jours ur le HELLFEST de Clisson)


Les "métalleux" (= les amateurs de hardrock ou Heavy metal) ne sont pas aussi méchants qu’ils en ont l’air et leur musique est écoutable pourvu que l’on ait des bouchons bien enfoncés dans les oreilles !

Dimanche dernier, 19 juin, (les concerts duraient déjà depuis 2 jours) ils étaient au moins 25000 pour le plus grand rassemblement d’Europe de musique hardcore qui se tenait dans la petite ville de Clisson.

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La déco, plutôt réussie » fait dans le style « métal évidemment » !

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2 scènes sous toile où passent les meilleurs pros de la musique métal, du costaud, du solide, du vrai de vrai pour les durs de la feuille ! de la musique qui éructe, rugit, borborygme, sur un rythme…d’enfer évidemment !

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2 scènes immenses où passent des groupes moins spécialisés, fréquentables par le plus grand nombre.

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On y rencontre beaucoup d'hommes, mais aussi des femmes et quelques enfants !...

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On y voit aussi des bandes de copains et copines qui sont venus là pour s'amuser et faire la fête tout simplement !

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On se déguise volontiers et on joue à faire peur et se faire peur comme à Halloween !

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(à suivre...)

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 06:08

 Tout n'est pas rose dans la vie sauf les baigneurs Petitcollin ! Quand on en retrouve un au fond d'un coffre avec tous ses habits soigneusement rangés, c'est une bouffée de nostalgie qui vous remonte au visage !

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La maison Petitcollin de la bonne ville d'Etain, n'était pas prédestinée à être une couveuse à bébés. C'est après un incendie que la société en question s'est lancée dans la fabrique industrielle de baigneurs. La publicité précise : "Dès 1912, Petitcollin a démocratisé la poupée grâce aux baigneurs en celluloïd lavable et incassable". 

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Si vous avez de tels baigneurs, ne les jetez pas au feu, premièrement, ils brûlent (d'où leur interdiction aujourd'hui), deuxièmement, ce sont des objets de collection qui raviront plus d'une/d'un amatrice/amateur !

C'est encore mieux quand on trouve les habits qui vont avec !

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Après le celluloïd, les baigneurs furent moulés en acéloïd, puis, aujourd'hui, en "extrusion soufflage de polyéthylène", mais je crains qu'ils aient acquis entretemps les yeux bridés et un petit air chinois !

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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 06:53

Après son échec aux élections présidentielles de 1920, CLEMENCEAU se réfugie dans une petite chaumière au bord de la mer, en Vendée. Il rêve d’y construire un jardin comme celui de son ami MONET. Le terrain est bien mauvais fait de sable impropre à la culture. Rien n’arrête le « Père la victoire ». Il en a vu d’autres et ce n'est pas de creuser quelques tranchées de plus qui lui fait peur ! Au bout de 3 ans d’amendements obstinés, miracle, des fleurs commencent à pousser !...

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CLEMENCEAU à hâte de faire partager son enthousiasme de jardinier débutant à cet autre grand amateur de jardin qu’est MONET. Il lui envoie lettre sur lettre pour l’inviter, mais il n’est pas facile de faire bouger MONET. Il n’a plus quitté Giverny depuis sa grande campagne de peinture à Venise et ce n’est qu’en 1921 qu’il cède aux insistants arguments de son ami. Celui-ci lui écrit avec humour :

« La mer ici m’enchante. Je tâcherai de vous faire partager mes joies. Je ne serais pas surpris que vous gagniez ici le goût de la peinture. Il y a des bleus et des verts sur la palette du ciel et de la mer. On en ferait des tableaux. Arrivez bien vite… »

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Et MONET arrive. Il reste du 4 au 11 octobre dans la chaumière de CLEMENCEAU. Les deux amis passent leur temps à regarder la mer, à discuter de bulbes, de plants, d’amendements….CLEMENCEAU s’enquiert de l’avancement de l’immense tableau des nymphéas auquel s'est attelé MONET. Il fait goûter les plats locaux à son ami…. Le bonheur, le bonheur tout simplement !

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MONET s’en retourne dans son jardin de Giverny plein d’énergie et CLEMENCEAU se remet avec ardeur à sa table de travail.

La mort emportera MONET 5 ans plus tard, en 1926. CLEMENCEAU lui survivra encore 3 ans. Il décèdera le 24 novembre 1929. On trouvera, à côté de lui, sur sa table de chevet, le livre de René Grousset « Sur les traces de bouddha ».

Il est loin ce temps où CLEMENCEAU bataillait sur tous les fronts et se battait en duel pour un oui pour un non.

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Adieu le tigre, que la paix soit avec toi !

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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 05:58

Après la fin de la 1ère guerre mondiale, CLEMENCEAU, au faîte de sa gloire, subit un échec électoral cuisant. Les électeurs le renvoient aux voyages à travers le monde, à la littérature, à son jardin de la petite maison de St-Vincent-sur Jard en Vendée et à ses amis. L’un de ses amis les plus chers est le peintre MONET. MONET est « l’inventeur » de l’impressionnisme avec RENOIR. Il est célèbre et célébré. CLEMENCEAU est subjugué par l’artiste et enthousiasmé par l’ami. Il lui écrit : « J’ai vu que l’homme était chez vous à la hauteur de l’artiste (…) Vous taillez des morceaux d’azur pour les jeter à la tête des gens. Il n’y aurait rien de plus bête que de vous remercier. On ne remercie pas le rayon de soleil. » Belle âme et belle plume ce tigre redoutable !...

MONET soutient CLEMENCEAU. Un jour que celui-ci est complètement épuisé par la rédaction de son journal « Le Bloc » dont il est le créateur, le directeur et l'unique rédacteur, le peintre réalise spécialement pour lui une toile qu’il intitule « Le Bloc » !....

Mais souvent, c’est l’inverse qui se produit et c’est CLEMENCEAU qui soutient MONET. Après la mort de sa femme, celui-ci est souvent abattu et désespéré. Seul le travail le sauve !

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En 1922, la cataracte de MONET s’est tellement aggravé qu’il ne voit plus. Plongé dans la grisaille et dans le trouble, il plonge dans une effroyable dépression. CLEMENCEAU lui écrit lettre sur lettre pour lui redonner le moral : « Vous avez mené à bonne fin une impérissable gloire d’artiste malgré vents et marées. Tout n’est pas fini, non, non, mais il faut l’endurance dans les mauvais pas… C’est précisément parce que vous avez encore quelque chose à faire, qu’il faut, par orgueil de votre nom, vous conserver tout entier. » CLEMENCEAU finira par décider son ami à se faire opérer et MONET continuera encore de peindre jusqu’à sa mort en 1926.

(à suivre....)

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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 06:24

Les INDES éblouissent et enchantent CLEMENCEAU. Le toujours jeune et enthousiaste Georges Benjamin, écrit de BENARES (aujourd’hui VARANASI) à son grand ami MONET qui a refusé de le suivre dans ce périlleux voyage : « Un grand fleuve bleu clair, avec une grande courbe de palais blancs, qui vont s’estompant dans une poudre d’aurore. C’est une splendeur de simplicité claire qui, du fleuve au ciel, enveloppe toute la vie des choses. » (lettre du 19 décembre 1920)

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A 80 ans les voyages ne sont pas sans risques. Il manque, par deux fois de mourir. Il commente avec philosophie : « Que je meure à Calcutta, que je meure à Paris, que je meure un mercredi, que je meure un samedi, cela n’a aucune importance ! »

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Le vieux bonhomme avec son drôle de chapeau est déjà dans un autre monde, un monde lointain, loin, si éloigné de la boucherie des tranchées, des atrocités de cette guerre que l’on a appelé « grande ».

L’INDE éternelle et sa culture venue du fond des âges le fascine.

Ce voyage renforce ses convictions anticolonialistes. Les grandes cultures d’Asie ne sont en rien inférieures à la nôtre !

Il visite SARNATH où le BOUDDHA prêcha son premier sermon.

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Quand il mourra, 9 ans plus tard, on trouvera sur sa table de chevet, le livre de René GROUSSET : « Sur les traces du Bouddha ».


On peut lire beaucoup de livres pour compléter la connaissance de CLEMENCEAU, en particulier sa volumineuse correspondance. Je recommande, parmi tant d'autres, un petit livre, rapide et bien écrit : "Coeur de tigre" de Françoise GIROUD



Rappel : Ce soir, la Compagnie théâtrale de la ria présente "On aura tout entendu..." (RIBES, TARDIEU, DUBILLARD, IONESCO). 20H30 Chapelle de l'hôpital à PORNIC.

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