Vendredi 28 janvier 2011
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Les INDES éblouissent et enchantent
CLEMENCEAU. Le toujours jeune et enthousiaste Georges Benjamin, écrit de BENARES (aujourd’hui VARANASI) à son grand ami MONET qui a refusé de le suivre dans ce périlleux voyage : « Un grand fleuve bleu clair, avec une
grande courbe de palais blancs, qui vont s’estompant dans une poudre d’aurore. C’est une splendeur de simplicité claire qui, du fleuve au ciel, enveloppe toute la vie des
choses. » (lettre du 19 décembre 1920)
A 80 ans les voyages ne sont pas sans risques. Il manque, par deux fois de mourir. Il commente avec
philosophie : « Que je meure à Calcutta, que je meure à Paris, que je meure un mercredi, que je meure un samedi, cela n’a aucune importance ! »
Le vieux bonhomme avec son drôle de chapeau est déjà dans un autre monde, un monde lointain, loin, si éloigné de la boucherie des tranchées, des atrocités de cette guerre que l’on a appelé « grande ».
L’INDE éternelle et sa culture venue du fond des âges le fascine.
Ce voyage renforce ses convictions
anticolonialistes. Les grandes cultures d’Asie ne sont en rien inférieures à la nôtre !
Il visite SARNATH où le BOUDDHA prêcha son premier sermon.
Quand il mourra, 9 ans plus tard, on trouvera sur sa table de chevet, le livre de René GROUSSET :
« Sur les traces du Bouddha ».
On peut lire beaucoup de livres pour compléter la connaissance de CLEMENCEAU, en particulier sa volumineuse correspondance. Je recommande, parmi tant
d'autres, un petit livre, rapide et bien écrit : "Coeur de tigre" de Françoise GIROUD
Rappel : Ce soir, la Compagnie théâtrale de la ria présente "On aura tout entendu..." (RIBES, TARDIEU, DUBILLARD,
IONESCO). 20H30 Chapelle de l'hôpital à PORNIC.