Jeudi 3 juillet 2008

Les humains aiment les chats, les chats aiment-ils les humains ? Ils sont un demi-milliards sur terre et leur succès biologique est largement dû aux humains. Cette longue amitié a commencé il y a près de 10 000 ans lorsque les hommes se sont sédentarisés dans le croissant fertile, ce Moyen-Orient où est née la civilisation néolithique d’où nous sommes issus nous aussi ! A cette époque, nos ancêtres se fixent et découvrent l’agriculture. Ils accumulent des provisions, en particulier des céréales (comme le petit épeautre, ancêtres de nos variétés de blés actuels). Dès lors, un compagnon inséparable de toutes cités humaines s’installe également et prolifère : le rat ! Ce petit animal prolifique prélève sa dîme pour nourrir sa nombreuse famille (de ce point de vue, le film Ratatouille est réussi). Nos ancêtres, sûrement plus habiles pour chasser le gros gibier que le petit rongeur, ont été vite débordé. Heureusement pour eux, ils ont reçu une aide inattendue, celle des chats ! Ces petits félins se régalent des rongeurs de toutes sortes et, en particulier des rats, souris et autres campagnols, bien plus faciles à chasser que les oiseaux.

On peut imaginer que les chats ont commencé à rôder autour des villages humains, il y a au moins dix mille ans et que nos ancêtres ont rapidement réalisé l’aide qu’ils pouvaient leur apporter. Depuis cette époque, les rats et les chats sont devenus nos inséparables compagnons.

Les chats doivent leur succès auprès de notre espèce, grâce à leur incroyable plasticité génétique. Ils se sont adaptés subtilement à leur environnement humain, perdant une part importante de leur agressivité mais conservant une grande part de leur autonomie, ce qui fait tout leur charme : doux et caressants (et ronronnants) quand ils le décident mais jamais collés aux basques de leurs maîtres comme de vulgaires toutous !

Leur plasticité a été récemment mise en évidence par une biologiste qui a étudié la descendance d’un couple de chats, introduits dans les îles Kerguelen, par des scientifiques français, en 1950. Aujourd’hui, ils sont plus de 5000 qui se nourrissent de lapins et d’oiseaux marins !...Cha chest incroyable !

par alain barré publié dans : Récits
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Lundi 30 juin 2008
" On dit toujours  :  Lent comme un escargot ! C'est bête ! L'escargot ne marche-t-il pas ventre à terre !" (Alphonse ALLAIS)
par alain barré publié dans : Récits
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Vendredi 20 juin 2008
Elles sont belles mes fraises, elles sont belles et elles sont chères ! De 5 à 10 € le kilo et la saveur n'est pas toujours au rendez-vous ! Heureusement, il y a la Fraiseraie, où l'on peut aller les cueillir soi-même. Le prix est plus raisonnable : de 3,10€ à 3,40€ le Kilo : http://www.lafraiseraie.com/

Cueillette le lundi matin, le mercredi matin et le samedi matin...en principe...si les fraisiers sont d'accord ! N'oubliez pas votre panier !
par alain barré publié dans : Récits
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Jeudi 19 juin 2008
les pavots du jardin de Françoise....

Le jardin de Françoise illustre bien cette remarque de Christian Bobin : "Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles !..."
par alain barré publié dans : Récits
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Mercredi 18 juin 2008
Françoise aime les pavots, les bourdons aiment les pavots de Françoise, j'aime prendre en photo les pavots et les bourdons qui butinent les pavots de Françoise !....
En voici quelques uns en liberté, pris en photo par une matinée ensoleillée....

par alain barré publié dans : Récits
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Mardi 17 juin 2008

Au début du IVème millénaire avant JC le niveau de la mer était de 6 à 8 m au-dessous du niveau actuel. Il faut donc imaginer un rivage bien différent de celui que l’on voit aujourd’hui. La mer ne venait pas jusqu’au pied des falaises actuelles. Elle en était peut-être à 2 ou 3 Km ? Pornic n’était séparé de Noirmoutier (qui n’était pas une île) que par une petite étendue d’eau. On peut supposer que les villages étaient situés près de la mer, dans des zones, aujourd’hui recouvertes et que les habitants vivaient encore de la pèche, du ramassage des coquillages mais aussi de l’agriculture apportée par les migrants venus du Moyen-Orient.

Les monuments mégalithiques ont donc été construits, en retrait, sur les lieux élevés que représentent les falaises (aujourd’hui à une trentaine de m au-dessus du niveau de la mer). La petite rivière de la Haute-perche ne disposait pas d'un estuaire aussi important qu’aujourd’hui,  elle était nettement plus encaissée. L’ampleur de la ria actuelle est une conséquence de la remontée de la mer.

Les poteries, vases à fond rond, brûle-parfum,… que l’on a trouvé dans le tumulus des Mousseaux, permettent de le dater vers 3500 ans avant JC. Il est érigé précisément sur le point le plus élevé de Pornic.

Il est arrondi et formé d’un muret à 3 étages superposés qui s’élève jusqu’au niveau des grandes pierres plates de l’allée couverte.
Il est du type transepté, c'est-à-dire que l’allée principale est traversée par une ou plusieurs allées perpendiculaires qui forment des chambres. Il comporte deux entrées et deux allées couvertes transeptées.

Contrairement au tumulus de la Joselière, il n’est pas complètement symétrique... L’allée sud posséde 4 chambres disposées de chaque côté de l’allée couverte mais l’allée nord est dyssimétrique, en forme de F. Peut-être a-t-il été remanié au cours des temps ?

Beaucoup de dolmens présentent des pierres sculptées (c'est le cas du célèbre tumulus de Gavrinis, près de Locmaraiquer). Ce n'est pas le cas pour les dolmens de Pornic (les signes gravés ont peut-être succombées à l'usure du temps ?). Cependant des inscriptions apparaissent sur l'une des pierres, dans la lumière du flash (première pierre, à gauche). Elles sont l'oeuvre de taggeurs modernes qui ont retrouvé, sans le savoir, les gestes de leurs ancêtres....

par alain barré publié dans : Récits
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Lundi 16 juin 2008

Le dolmen de la Joselière date du néolithique moyen, 3500 ans avant JC environ. Il fait partie d’un ensemble d’une dizaine de monuments néolithiques situés de part et d’autre de la ria de Pornic. Les dolmens de cette époque sont érigés, la plupart du temps, à proximité de la mer, peut-être pour des raisons religieuses, ou, plus simplement parce que les populations étaient plus nombreuses au bord de la mer ? Nos ancêtres néolithiques sont arrivés du Moyen-Orient ( du croissant fertile) vers le Vème millénaire avant JC et leurs tombes monumentales ont évolué, au cours des temps, d’une seule chambre funéraire à deux, quatre, huit…. Celle de la Joselière en comporte 4, distribuées de chaque côté d’un couloir central.

Le dolmen lui-même est d’une construction plutôt originale, il s’inscrit dans un carré de 11 à 12 m de côté. Un cairn de pierres le recouvre en partie. Peut-être l’ensemble était-il recouvert de terre pour former un tumulus ? Sa position au-dessus de la falaise en faisait un repère bien visible de la mer et de la terre. Le choix d’un tel emplacement était une façon d’honorer les personnages célèbres de la tribu mais aussi de faire une démonstration de force à l’usage des voisins et des étrangers.  Ce même emplacement a été choisi  par l'armée  allemande pour installer  un blochaus que l'on aperçoit entre les pierres disjointes du dolmen !

On  peut s’interroger sur ce qui a poussé nos ancêtres à édifier de tels monuments bien avant les premières pyramides d’Egypte ou d’Amérique du Sud.

Les changements apportés par l’agriculture et l’élevage sont à l’origine de communautés de plus en plus importantes. Les groupes humains passent de quelques dizaines de membres chez les chasseurs-cueilleurs, à plusieurs centaines, puis plusieurs milliers, et même quelques dizaines de milliers. Les femmes qui n’avaient qu’un enfant tous les 4 ou 5 ans, mieux nourries et moins soumises aux aléas de la vie nomade, en ont tous les deux ans. Les chefs, qui n’étaient pas inamovibles dans les petits groupes de chasseurs-cueilleurs, tendent à se pérenniser. Ils souhaitent transmettre leur fonction à leurs descendants, pour cela il faut sanctifier leur pouvoir et le rendre éclatant par des monuments impressionnants. On retrouve les manifestations de cette civilisation néolithique dans toute l’Europe et au-delà. Si les mégalithes de Bretagne sont les plus connus, ils ne sont pas forcément les plus nombreux. Il est vrai que ceux de Carnac et de Locmariaquer sont particulièrement remarquables. Ceux de Pornic ne sont pas très volumineux mais ils présentent une architecture originale. Celui des Mousseaux, situés en pleine ville est encore plus intéressant et particulièrement bien conservé….

par alain barré publié dans : Récits
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Vendredi 6 juin 2008

Tous ces champs immenses avec des pousses bien tendres et bien alignées affolent les lapins et les lièvres. En plein champ, un lièvre se régale !

Quand j’arrête la voiture pour prendre l’appareil photo, il dresse l’oreille !....

Hmm ! Danger se dit-il en voyant le tube du zoom 200 mm s’allonger…. Et il détale comme un lièvre !... Précisément, c’est un lièvre, un beau… No blem…Il n’a rien à craindre d'un chasseur d’images…

par alain barré publié dans : Récits
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