le blog alain-barre par : alain

 ...Je reprenais l’initiative en même temps je reprenais un peu mes esprits. tout de même, je lui avais proposé d’être son guide…d’être le guide de cet homme que je ne connaissais même pas il y a un quart d’heure !

je l’emmenai dans le quartier historique. Les rues grouillaient de monde.

- L’abondance de cette foule vous gêne peut-être ?

- Non, au contraire, j’adore ces vieux quartiers emplis de badauds et de touristes. On y sent une certaine détente, une joie de vivre. On est éloigné de tout stress et je m’y sens en sécurité…

Je me demandais quel pouvait bien être son travail ? Indirectement, je lui posai la question :

- Votre travail est fatigant ?

- Non, pas à proprement parler, mais il est stressant.

- Que faites-vous ?

- Je suis informaticien, spécialisé dans les systèmes de contrôles de réseau. La moindre erreur peut mettre tout un système en danger. Les pirates essaient continuellement de percer les défenses des réseaux. Et aujourd’hui la journée a été particulièrement épuisante… Il roulait légèrement les « r » en prononçant le mot pirate.

 Je n’insistai pas. Je connaissais l’informatique bien sûr, je pratiquais Excel et Word tous les jours, mais je ne m’étais jamais posée de question sur le sujet. Je savais qu’il fallait être très vigilante et parfois le service de maintenance venait installer sur ma machine de nouveaux pare-feux, anti spywares, etc…Cela ne me passionnait pas vraiment, et peut-être un peu naïvement, je ne lui en demandai pas plus.

Elle remarqua qu’il avait remis ses lunettes noires alors que la nuit commençait à tomber. Il portait négligemment sur l’épaule, une veste de cuir léger. Il semblait un peu tendu, attentif à ce qui se passait autour de lui. À vrai dire un peu inquiet, son métier devait vraiment être épuisant nerveusement, mais Léa n’était pas trop étonnée. Elle-même, avec son travail de comptable savait ce qu’il en était de l’épuisement professionnel. Alors qu’ils arrivaient à proximité de l’ancien jeu de paume où Molière avait joué autrefois, les premières gouttes d’eau se mirent à tomber, de grosses gouttes qui s’écrasaient lourdement au sol annonçant une pluie diluvienne. Léa n’avait pas de parapluie. Ils s’abritèrent sous un porche.

Mer 30 aoû 2006 Aucun commentaire