le blog alain-barre par : alain
Pierrot lève son grand couteau
Léon brandit son gros marteau…
Et pan ! le maillet s’est abattu !
En un clin d’œil le cochon est assommé, saigné, le poil passé au chalumeau…
Et tout le monde de s’affairer, les bassines de valser, les faitouts de sauter, les chaudrons de tourner !…
Pas une minute à perdre
C’est le jambon qu’il faut découper, les côtes qu’il faut trancher, les tripes qu’il faut détripailler et le sang qu’il faut baratter !…
Vaguement écœurés mais prodigieusement intéressés, nous les gamins, nous regardons tonton Léon et cousin Pierrot faire preuve de leur fabuleuse dextérité.
Notre attente ne reste pas longtemps vaine
Bientôt nous héritons de la bousine
Vessie encore toute dégoulinante de pisse
Que nous gonflons comme un ballon !
Elle couine en se vidant :
C’est l’âme du cochon
Qui s'envole en tire-bouchoin
Et pousse son dernier soupir en montant au ciel…
Ouais, ça on peut le dire
C’est une sacrée journée
La journée de la tuaison du cochon !
Tu as vécu dernièrement cette "journée du cochon" ?
Moi aussi mais lorsque j'avis 8-10 ans et je m'en souviens très bien.
Malheureusement à cette époque on ne faisait pas de photo comme aujourd'hui. Je crois que ma maman a quelques photos du cochon pendu, et du grattage des poils avec une boite de conserves dont on avait relevé les aspérités afin que cela gratte; puis on passait un brulis de paille afin que les poils grattés disparaissent et pour désinfecter la peau. Je me souviens du cochon égorgé, de ses cris, de ses tremblements pendant son agonie, et de la raideur de sa mort. Et puis c'était en effet la fête. " Le dîner de cochon", quel évènement. Les tripailles, la courrée dans l'assiette.....beurk et après on repartait avec le boudin tout frais et les saucisses et quelques mois plus tard avec le "petit salé" sorti du pot à lard pour manger avec des galettes ou des frites. Et voilà, souvenir, souvenir.....!!!
BRIGITTE