le blog alain-barre par : alain
2- Travailler moins pour gagner moins, augmenter le stress au travail et le chômage...
Les syndicats et les partis politiques de gauche ont affirmé pendant des années : il faut travailler moins et cela fera de la place pour les jeunes ! Cela a abouti aux 35 heures et au départ à la retraite à l'âge réel moyen de 58ans. Les politiciens de gauche au pouvoir, bien qu'ils aient su qu'il s'agissait là d'une fausse bonne idée, ont caressé l'électeur dans le sens du poil et ont dit OK ! Résultat : les salaires ont stagné ou baissé en valeur relative, et le chômage a augmenté. Mais ce qui a augmenté encore plus, c'est le stress au travail dont tout le monde se plaint aujourd'hui. Comme il y a moins de temps pour faire le même travail, on a augmenté le rendement, diminué les temps de pause, rentabilisé la moindre minute ! Par ailleurs, le capital financier continuant d'exerçer sa pression pour augmenter les profits, les deux causes conjuguées ont contribué à rendre le travail de plus en plus pénible (alors que sa durée diminuait) et ont provoqué un retrait massif de la valeur-travail. Aujourd'hui, ceux qui ont encore le bonheur de s'épanouir dans leur travail auraient presque honte de le dire ! De contrainte nécessaire dans laquelle on pouvait trouver non seulement un salaire mais aussi un certain plaisir, il est devenu, pour beaucoup, une contrainte insupportable dont il faut seulement se débarrasser au plus vite, par les RTT ou la retraite anticipée. Le fiasco est complet et la responsabilité en incombe, pour une part importante, aux syndicats et aux politiciens de gauche ! Ils connaissaient le problème, mais ils ont préféré laisser la droite le régler. Quand celle-ci a essayé de le faire, elle s'est trouvée en butte à une opposition farouche sur les « zavantagesacquis », malignement attisée par la gauche et l’extrême gauche qui l'ont fait chuter, et le petit jeu politique a repris comme avant... Il aurait pu durer ainsi longtemps ! Nous en sommes là aujourd'hui et les dernières élections montrent que les électeurs veulent que ça change...
Alors quelles solutions ? Les solutions sont simples et connues et déjà pratiquées dans d'autres pays : 1- Allonger la durée globale du travail en augmentant progressivement l'âge de la retraite ou en permettant un arrêt de travail progressif... On ne peut y échapper sauf à faire peser une charge inadmissible de rentabilité et de stress sur les épaules des actifs et en particulier des jeunes actifs. Sur ce point essentiel, le clivage gauche/droite n'a pas beaucoup de sens. Tous les deux connaissent le problème et sont à peu près d'accord pour les solutions. Mais la lutte pour le pouvoir est telle qu'ils font tout pour ne pas en parler (ou seulement partiellement) et arroser leurs électeurs potentiels de promesses impossibles à tenir.
2- Contrôler le capitalisme financier comme cela a été fait pour le capitalisme industriel par les luttes syndicales et politiques, mais pas seulement sur un plan local, sur un plan européen et mondial. Sur ce point, le clivage gauche droite est important. La droite traditionnelle, en particulier, ne s'y résoud qu'à reculons et poussée dans ses derniers retranchements...
Qu'en disent les autres candidats de gauche : les trois candidats trotskystes ont leur solution qui au-delà du verbiage style Laguiller, revient à rétablir une certaine forme de goulag, mais attention, pas un goulag stalinien, un goulag à la Trotsky où l'on envelopperait les balles de beaux principes ! (Che Guevara a très bien su faire cela à son échelle dans le camp de prisonnier dont il était le chef…)... La candidate communiste est "Antilibérale" . Voilà qui est honnête, nous sommes prévenus, elle supprimera les libertés. La candidate des verts est gentille. Elle nous prévient de tous les maux qui vont nous tomber sur la tête mais n'a pas de solution pour s'en sortir. Enfin José Bové, le candidat-de-lui-même : il a senti un fort appel populaire pour l’inciter à se présenter... J'étais à son meeting à Paris, début mars : On entendait bien la sono qui remplissait les oreilles des passants, on n'entendait pas beaucoup la voix des 150 militants qui disait « José revient ! ». Ces candidats jouent un rôle nécessaire et important : ils attirent l'attention sur les dangers du capitalisme financier mais les plus importants d'entre eux ( les trotskystes) détournent les luttes vers des solutions antidémocratiques qui ont déjà suffisamment fait la preuve de leur nuisance.
Le capital financier qu'il faut réguler, les privilèges à faire tomber (sans parachute doré), les zacquis à détrôner,... Aucun candidat n'a le courage de dire (à voix haute) toutes ces vérités, mais il faut avouer que nous n'avons pas envie de les entendre. La droite est d'accord pour relancer l'économie et revenir sur les zavantagesacquis mais ne veut pas s'attaquer au capitalisme financier. La gauche est d'accord pour s'attaquer au capitalisme fiancier mais refuse de voir le problème économique en face. Alors ?...
Les syndicats et les partis politiques de gauche ont affirmé pendant des années : il faut travailler moins et cela fera de la place pour les jeunes ! Cela a abouti aux 35 heures et au départ à la retraite à l'âge réel moyen de 58ans. Les politiciens de gauche au pouvoir, bien qu'ils aient su qu'il s'agissait là d'une fausse bonne idée, ont caressé l'électeur dans le sens du poil et ont dit OK ! Résultat : les salaires ont stagné ou baissé en valeur relative, et le chômage a augmenté. Mais ce qui a augmenté encore plus, c'est le stress au travail dont tout le monde se plaint aujourd'hui. Comme il y a moins de temps pour faire le même travail, on a augmenté le rendement, diminué les temps de pause, rentabilisé la moindre minute ! Par ailleurs, le capital financier continuant d'exerçer sa pression pour augmenter les profits, les deux causes conjuguées ont contribué à rendre le travail de plus en plus pénible (alors que sa durée diminuait) et ont provoqué un retrait massif de la valeur-travail. Aujourd'hui, ceux qui ont encore le bonheur de s'épanouir dans leur travail auraient presque honte de le dire ! De contrainte nécessaire dans laquelle on pouvait trouver non seulement un salaire mais aussi un certain plaisir, il est devenu, pour beaucoup, une contrainte insupportable dont il faut seulement se débarrasser au plus vite, par les RTT ou la retraite anticipée. Le fiasco est complet et la responsabilité en incombe, pour une part importante, aux syndicats et aux politiciens de gauche ! Ils connaissaient le problème, mais ils ont préféré laisser la droite le régler. Quand celle-ci a essayé de le faire, elle s'est trouvée en butte à une opposition farouche sur les « zavantagesacquis », malignement attisée par la gauche et l’extrême gauche qui l'ont fait chuter, et le petit jeu politique a repris comme avant... Il aurait pu durer ainsi longtemps ! Nous en sommes là aujourd'hui et les dernières élections montrent que les électeurs veulent que ça change...
Alors quelles solutions ? Les solutions sont simples et connues et déjà pratiquées dans d'autres pays : 1- Allonger la durée globale du travail en augmentant progressivement l'âge de la retraite ou en permettant un arrêt de travail progressif... On ne peut y échapper sauf à faire peser une charge inadmissible de rentabilité et de stress sur les épaules des actifs et en particulier des jeunes actifs. Sur ce point essentiel, le clivage gauche/droite n'a pas beaucoup de sens. Tous les deux connaissent le problème et sont à peu près d'accord pour les solutions. Mais la lutte pour le pouvoir est telle qu'ils font tout pour ne pas en parler (ou seulement partiellement) et arroser leurs électeurs potentiels de promesses impossibles à tenir.
2- Contrôler le capitalisme financier comme cela a été fait pour le capitalisme industriel par les luttes syndicales et politiques, mais pas seulement sur un plan local, sur un plan européen et mondial. Sur ce point, le clivage gauche droite est important. La droite traditionnelle, en particulier, ne s'y résoud qu'à reculons et poussée dans ses derniers retranchements...
Qu'en disent les autres candidats de gauche : les trois candidats trotskystes ont leur solution qui au-delà du verbiage style Laguiller, revient à rétablir une certaine forme de goulag, mais attention, pas un goulag stalinien, un goulag à la Trotsky où l'on envelopperait les balles de beaux principes ! (Che Guevara a très bien su faire cela à son échelle dans le camp de prisonnier dont il était le chef…)... La candidate communiste est "Antilibérale" . Voilà qui est honnête, nous sommes prévenus, elle supprimera les libertés. La candidate des verts est gentille. Elle nous prévient de tous les maux qui vont nous tomber sur la tête mais n'a pas de solution pour s'en sortir. Enfin José Bové, le candidat-de-lui-même : il a senti un fort appel populaire pour l’inciter à se présenter... J'étais à son meeting à Paris, début mars : On entendait bien la sono qui remplissait les oreilles des passants, on n'entendait pas beaucoup la voix des 150 militants qui disait « José revient ! ». Ces candidats jouent un rôle nécessaire et important : ils attirent l'attention sur les dangers du capitalisme financier mais les plus importants d'entre eux ( les trotskystes) détournent les luttes vers des solutions antidémocratiques qui ont déjà suffisamment fait la preuve de leur nuisance.
Le capital financier qu'il faut réguler, les privilèges à faire tomber (sans parachute doré), les zacquis à détrôner,... Aucun candidat n'a le courage de dire (à voix haute) toutes ces vérités, mais il faut avouer que nous n'avons pas envie de les entendre. La droite est d'accord pour relancer l'économie et revenir sur les zavantagesacquis mais ne veut pas s'attaquer au capitalisme financier. La gauche est d'accord pour s'attaquer au capitalisme fiancier mais refuse de voir le problème économique en face. Alors ?...
Jeu 26 avr 2007
2 commentaires
ah ces 35 h responsables des pires calamités ! tout de même peux tu nier qu'elles avaient pour but de dégager des heures pour creer un autre emploi. hors comme tu ne le dis pas, peu de patrons ont joué le jeu, préférant répartir la pénurie en accroissant la charge existante. c'est un argument qui me gêne vraiment car il occulte tout un pan de la réalité...alors certains diront oui mais" difficile à couper un poste en deux, charges trop lourdes etc" pas faux, les 35 h méritaient une réorganisation un aménagement ( ce qui s'est fait ici ou là, insuffisant)mais de là à les rendre responsable de + de chomage...travailler + ok mais là encore souplesse, sinon que feras tu des jeunes qui arrivent pour postuler ? Aucun système n'est parfait il faut en réinventer un autre, mais dans l'immédiat il faudra bien faire un choix, pour en conscience personnelle , le moins nocif en terme humain.
lasidonie - le 26/04/2007 à 20h34
Les 35 heures n'ont pas eu le résultat escompté sur l'emploi mais elles ont eu un effet nocif sur les salaires et sur le stress au travail. A terme elles deviendront peut-être une réforme intéressante mais l'effet actuel est plus négatif que positif. La position de Royal qui souhaite les assouplir me paraît raisonnable. Mais la réforme urgente et importante me paraît porter sur l'âge de la retraite. Les grands pays européens passent à 65 ou 67 ans (cas de l'Allemagne il y a qqs mois). Il me semble urgent de s'attaquer à ce problème en France et d'essayer de le résoudre à notre manière, sachant que les inégalités sont criantes. On n'a pas créé d'emploi pour les jeunes en France, en faisant partir les travailleurs plus tôt en retraite et en diminuant le temps de travail mais on en a créé dans les autres pays en faisant l'inverse ! Hélas, l'emploi n'est pas favorisé par la diminution du temps (global) de travail.
La tâche est donc particulièrement complexe puisqu'il faut s'adapter aux nouvelles conditions du travail imposées par la mondialisation et le capitalisme financier et lutter sur un plan local, national européen et mondial contre la brutalité impitoyable de ce nouveau type de capitalisme. Cette tâche est aussi difficile qu'à l'époque de Marx et du capitalisme industriel naissant.
Les deux candidats ont conscience de ces problèmes et chacun propose de les résoudre en favorisant soit l'aspect économique soit l'aspect social. Personnellement il me semble qu'il faut tenir compte des deux aspects. Le score exceptiopnnelement important de Bayrou indique que de nombreux électeurs ont pensé ainsi.
La tâche est donc particulièrement complexe puisqu'il faut s'adapter aux nouvelles conditions du travail imposées par la mondialisation et le capitalisme financier et lutter sur un plan local, national européen et mondial contre la brutalité impitoyable de ce nouveau type de capitalisme. Cette tâche est aussi difficile qu'à l'époque de Marx et du capitalisme industriel naissant.
Les deux candidats ont conscience de ces problèmes et chacun propose de les résoudre en favorisant soit l'aspect économique soit l'aspect social. Personnellement il me semble qu'il faut tenir compte des deux aspects. Le score exceptiopnnelement important de Bayrou indique que de nombreux électeurs ont pensé ainsi.
alain - le 26/04/2007 à 22h15