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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PORNIC

J’arrive après… le dernier, la petite église est pleine à craquer. Plus un endroit pour se mettre ! Même la porte qui donne accès au curieux clocher, sur le côté de la nef et qui servit un temps de presbytère, est occupée par trois têtes qui se tordent pour ne pas louper le spectacle. Un des organisateurs me propose gentiment de m’asseoir dans le chœur, derrière les musiciens. L’on voit de dos les musiciens et l’on entend les instruments d’une manière inhabituelle comme si l’on était aux manettes d’un enregistreur en studio.

 

 

On perçoit les sons différemment, avec clarté mais d’une manière plus mécanique et le moindre défaut est apparent. Le trompettiste passe d’une trompette à l’autre sans perdre de l’éclat et des nuances de son jeu (il utilise, en particulier, une minuscule trompette « piccolo », inventée par Maurice André, c’est d’ailleurs la première piccolo de ce génial trompettiste). Le flûtiste, sans sono, emplit la salle des chaudes et humides sonorités de son instrument. L’organiste déclenche le tonnerre des grandes orgues avec son orgue électronique. La chanteuse est habillée d’une superbe robe conte-de-fée, vert sombre, serrée à la taille et qui s’évase comme une tulipe renversée. Ses épaules sont entourées d’un large bandeau semi rigide qui lui donne de la grâce et de la majesté. Elle porte des petits souliers en fil d’or évidemment (ou quelque chose de très approchant !)

 Etre placé dans le chœur, non seulement vous situe au cœur de l’action mais vous permet également de voir la salle avec le regard des musiciens ! Beaucoup de têtes chenues, quelques enfants, certains plus sages que moi d’ailleurs, d’autres pas ! Chacun a sa manière d’écouter : certains sont tassés sur leur chaise en bois, d’autres s’étalent, croisent les bras, l’air plus ou moins sévère, certains sourient, battent la mesure avec leur tête, regardent les musiciens mais aussi le sol, en l’air, leur voisine. Il ya ceux qui ferment les yeux pour mieux entendre et ceux qui ont fermé les yeux mais qui n’entendent plus rien déjà depuis un certain temps…Un petit suce son pouce, une jeune fille qui a relevé ses beaux cheveux avec un bandana, la tête en appuie sur son coude, semble rêver…

 Entracte, un petit panier passe de mains en mains. On y dépose des pièces ou un billet. L’argent servira, nous dit-on pour une œuvre humanitaire… Pendant l’entracte, une chauve-souris se décroche de son encoignure et commence à voler sous la voûte de la chapelle. Elle ne nous quittera plus jusqu’à la fin du concert.

 La chapelle a été au moyen-âge un haut lieu défensif de la baie de Bourgneuf. Elle est située sur une butte et flanquée d’une motte qui renforce son caractère protecteur. Le maître hôtel est orné d’un retable de style baroque avec des colonnes de faux marbre et des volutes en stuc. Sur un fond du plus joli bleu ciel, on voit le christ en croix, Marie et Saint Jean à ses pieds. Le plâtre a cédé et Jésus n’est plus raccroché que par ses moignons. Il paraît ainsi plus pathétique dans ce décor de couleurs gaies et vives et un peu grandiloquent.

 Fin du spectacle, tout le monde a la banane et les spectateurs applaudissent de bon cœur. Pour terminer en beauté, les artistes  font chanter la salle.

 Non, non, comment résister aux Mercredis de Prigny ! Et l’on se prend à rêver qu’ils durent toute l’année. Hélas, de ces mercredis-là, il n’y en a qu’en été !

 Avis aux amateurs, mercredi prochain (30 août), musique des Andes avec le groupe KANTUTA.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Heureux évènement….

Le petit de la femme dans le ventre encore enfermé

Regarde le monde à travers le nombril de sa mère.

Quand il entend le hennissement d’un cheval

La liberté ? marrant se dit-il …

Il entend la voix du papa

Il a l’air sympa c’gars-là !

Sa petite sœur l’intrigue

Il ne dit rien mais n’en pense pas moins. 

 

Puis bavasse et menace un homme arrogant à la télé

Et l’on entend dans le lointain, des roquettes exploser

Comment est-ce possible ? Deviendrai-je un jour

Comme ces animaux stupides, s’indigne-t-il ?

Passe une bande de jeunes gars et filles

Capricieuse troupe qui chahute et joue

Autour d’une fontaine…

Il éclate de rire et frissonne de plaisir  Maintenant il en a assez

Il est plein de curiosité, il voudrait bien sortir.

Dans la rue, ça rie et ça crie

Avec des tas de trucs qu’on dit

Qu’on fait et qu’on demande !…

Par exemple « dame seule demande monsieur »

Et/ou inversement.

. . . . . . .  

Ici, embryon seul depuis l’éternité

Demande seulement qu’on allume l’électricité !

. . . . . . . .

Et passent les jours

Et passent les semaines

Et la mère s’étonne

Que dans son ventre ça tressaille

Ca remue, ça s’impatiente… 

C’est que de sa lucarne ridiculement petite Il en a déjà vu des choses

Ce sacré bourgeon-enfant

Il devine le monde qui l’attend !

. . . . . . . .

Hommes et femmes qui peuplez les cinq continents

Si vous désirez qu’il franchisse sans dommage

Le périlleux passage

Qui le sépare encore de la clarté

Ce petit d’homme effarouché

Ne le dégoûtez pas du voyage  

Par trop de haine, guerre, rudesse, méchanceté.

Où que vous soyez et quel que soit le jour

Offrez-lui beaucoup d’amour

Une grande bouffée de tendresse

Dans ce monde plein de dureté…  

Pour ROBIN qui est né le 1er août 2006 à 2h29 ---- Alain

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Elle est belle cette petite église perdue dans la campagne parmi les vignes. Départ avec ½ heure de retard (voir Post Scriptum en bas de page), une demie heure de bouchon, quelques petits détours non prévus que le GPS aurait peut-être permis d’éviter s’il n’était resté au fond du sac ! Des arceaux de bambous ornent l’entrée de l’église et sont du plus bel effet, Nous arrivons juste pour voir Anne et Alain rentrer dans l’église… La petite église du village est pleine à craquer… plus de place…tant pis pour la cérémonie…En passant j’ai vu Richard. Il est resté dehors et veille, près de sa fille endormie sur le siège arrière de l’auto. Il est attendrissant dans son rôle de papa poule. Nous discutons un moment…C’est bientôt la sortie, les photographes sont juchés sur des chaises pour ne pas louper la photo du siècle… les portes s’ouvrent en grand, les mariés apparaissent rayonnants et souriants…les flashs crépitent, les boîtiers reflex font retentir un gros déclic, les nombreux numériques tenus à bout de bras un petit tit-tit, les grains de riz voltigent, les applaudissement crépitent, on s’embrasse, on sourie, on se congratule, on est content d’être là… mais tout à coup les feuilles des bambous s’agitent frénétiquement : une bourrasque terrible se déclenche, la pluie se met à tomber…. Anne accroche-toi à ton bouquet ! et les uns sortent les parapluies que le vent retourne, d’autres se réfugient sous les arbres qui bordent l’allée, certains regagnent l’église, se plaquent contre les murs en tenant leur chapeau, s’engouffrent dans les voitures, s’abritent la tête sous une veste légère ou même sous un sac à main. En quelques secondes, le travail de dizaines de salons de coiffures a été mis à mal et les chevelures bien ordonnées sont toutes ébouriffées, les voiles de tulle et autres soieries faceillent dans le vent comme des voile de bateau…

Pas de panique mesdames, vous êtes très belles ainsi et cela vous donne un petit air de liberté bien plus sexy… A preuve, la belle chevelure noire d’Anne qui ondule dans le vent et la robe de mariée qui moule sa longue silhouette…

Ouf, enfin nous trouvons protection, à proximité de l’église, dans la maison du marié, sous une grange à l’ancienne, avec des grosses poutres de châtaigner assemblées par des chevilles de bois. Le vin d’honneur est prêt : un Anjou moelleux qui vous réconcilie avec la vie, et de la brioche vendéenne parfumée (à la fleur d’oranger ?). Enfin on peut prendre le temps de se parler…Le plaisir d’une grande réunion de famille, comme celle-ci (nous sommes près de deux cents !...), c’est de se retrouver pour un évènement joyeux alors qu’il arrive souvent que l’on ne se voit plus que pour des deuils. Quel plaisir de redécouvrir quelqu’un que l’on a perdu de vue depuis des années (parfois 30 ans). Françoise ne me reconnaissait pas tout d’abord. Moi j’ai reconnu tout à coup son regard… de beaux yeux qui m’avaient sûrement parlé lors d’une fête à Poupet , il ya très longtemps et qui s’étaient gravés dans mon inconscient ! Elle a bourlingué depuis, Françoise, mariage avec un argentin, militantisme pour défendre les causes sociales dans les pays d’Amérique du Sud…le retour en France… l’expérience enrichissante, pour elle et pour ses enfants, d’un squatt… toujours impliquée dans des nobles causes, et maintenant l’apaisement mais encore intéressée par cette actualité du tiers-monde…  « C’est incroyable, me dit-elle, ce qui s’est passé au Brésil avec l’élection de Lulla !... Même s’il a beaucoup déçu les paysans sans terre à qui il avait promis l’expropriation des grands propriétaires… ».

Christian que j’avais vu tout petit est devenu père d’une fillette de deux mois et demi, un père heureux, ému, attentif !

Bruno a toujours le petit sourire malicieux qu’il avait enfant. Il se lance tout à coup dans un feu d’artifice de citations littéraires, d’analyses, de psychanalyse presque, de rapprochements audacieux entre des auteurs, des personnages, des mouvements artistiques… on n’a pas le temps de s’ennuyer, il avance comme un funambule sur le fil des idées et tout à coup, grâce à de spectaculaires transitions et sauts périlleux linguistiques, saute d’un sujet à l’autre à une vitesse folle. Parfois il me fait penser à Fabrice Luchini dont il a aussi le sourire…. Grande révélation, il avoue… c’est lui qui prenait les livres que je laissais chez « tante Lucienne », pour aller les lire, assis sur un rocher, dans la vallée de la Sèvre à Brocheton ou au Grand Moulin…C’est ainsi qu’il a savouré, me dit-il, « La chartreuse de Parme » et les aventures de Fabrice Del Dongo amoureux de Clélia, la fille de son geôlier…. (http://www.alalettre.com/stendhal-chartreuse.htm ) Bruno tu ne peux pas savoir comme cela m’a réjoui de t’entendre en parler. Tous ces livres, je les ai aimés et je les ai dispersés au fil des déménagements chez mes frères, sœurs, parents, amis et j’éprouve toujours un grand plaisir, quand je suis invité, à feuilleter quelques pages, retrouver une vieille annotation, un dessin, une photo… (Avis à tous ceux qui en détiennent : gardez-les chez vous ou distribuez-les à vos enfants, mais ne me les rendez surtout pas…)

Bonjour, également à Estelle, à Catherine, que je découvre, à Laurence, à Pascal, à Lise, à Marie-Claude, à Joseph, à Odile, à Jean-Claude, à Richard, Nathalie et à bien d’autres.. que je vois plus souvent mais pas assez à mon gré… Et à la maman de la mariée…Elle paraît tellement jeune que, sur les photos, on croirait voir deux copines !...

Je découvre Alain, le mari d’Anne, il est venu avec toute une délégation des Quat’z’arts, les Arts et Métiers, copains, copines et leurs enfants (il y avait bien encore une cinquantaine d’enfants, le soir, au dîner !). On les sent soudés, solidaires, attentifs les uns aux autres et toujours prêts à mettre l’ambiance.

On discute, on mange, on boit, on danse…Mais il se fait tard, les yeux commencent à papillonner, il va falloir allers se coucher…on se reverra encore demain pour un déjeuner à la bonne franquette. Une dernière danse, quelques bises et à demain... euh, à tout à l’heure…J’arrive au camping, il est presque 4 heures. Le vent qui a soufflé une partie de la soirée s’est calmé ? la pluie a rabattu les poussières, l’air est pur, cristallin. La voie lactée éclaire le ciel, on distingue parfaitement les constellations : Cassiopée, grande ourse, …les étoiles scintillent, on pourrait presque entendre « le frou-frou des étoiles » comme disait Rimbaud ! Nous sommes entourés de vigne, tout est calme… les feuilles des peupliers bruissent doucement….

Oui, vraiment, un beau mariage, merci Anne, merci Alain et merci à vos parents. - - - - - - -

Post Sciptum : Qu’a-t’on le temps de faire pendant qu’une femme prépare ses affaires ?

- De faire une partie de sa toilette (pas la douche, elle est occupée…)

- de faire la vaisselle du petit déjeuner

-d’aller vider la poubelle

- de consulter la météo de la journée et les heures des marées

- supprimer sans les lire les mails superflus de la messagerie et consulter les autres

- répondre à quelques uns…

- jeter un coup d’œil en passant sur l’histoire de l’art de Gombrich

- Regarder quelques photos du superbe numéro spécial de science et vie sur la chute de Rome

- Rêver quelques instants en contemplant le ciel

- S’accorder encore une minute à ne rien faire…

- recharger les piles de l’appareil photo, du balladeur MP3, du GPS, etc…

- écrire la chronique de ce blog…

J’entends du bruit, je sens que l’on s’agite du côté du salon, vite, vite, chemise, slip, chaussettes sont jetés précipitamment dans le sac. Vais-je emporter Gombrich, Pinker ?... Non, ce sont deux trop gros pavés pour deux malheureuses petites journées et qui vont être rudement bien occupées! Damned ! je crois que c’est moi qui suis en retard !… A demain

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Aimer toute une vie

Pour un détail futile

Un battement de cil

Aimer toute une vie

Pour un profond dessein

Un geste de la main

La courbure d’un sein.

Aimer toute une vie

Coup de foudre subit

Ou réflexion profonde

Et longuement mûrie…

Aimer toute une vie

C’est le propre des hommes

D'inventer leur futur en somme

Leur destin assumer

Et choisir de s’aimer.

(dédié à Anne et Alain  à l'occasion de leur mariage)

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Le Mexique est un pays de plus de 100 millions d’habitants que notre vieille Europe connaît très peu, si ce n’est par les moustaches de Zapata et quelques ritournelles gaies, entraînantes et un peu nostalgiques. C’est pourtant la 10ème puissance économique du monde ! Le pays est plutôt pauvre, mais il se développe rapidement, d’une façon chaotique avec de grandes inégalités. Le Mexique partage 3200 Km de frontières avec les USA par où se sont infiltrés clandestinement près de 10 millions de migrants. La frontière est pourtant sévèrement gardée et les morts, lors du franchissement, ne sont pas rares. Il y a quelques mois, ces millions de travailleurs clandestins se sont mis en grève, bloquant une partie de l’économie des USA. Ils sont indispensables à l’économie américaine, mais en même temps, leur afflux massif est ressenti négativement par une partie de la population. Les autorités américaines, pragmatiques et à l’écoute du patronat local qui a besoin de cette main d’œuvre, les laissent donc rentrer tout en leur interdisant de le faire. Intenable contradiction qui dure pourtant depuis des années et qui se solde, à chaque mouvement de grogne des électeurs conservateurs, par un semblant de répression : on prononce force déclarations contre l’immigration clandestine, on élève encore un peu plus les grillages de sécurité qui séparent les deux pays et tout recommence comme avant. Comme avant ? pas tout à fait : le franchissement est plus difficile, les accidents et les morts plus nombreux, les conditions des clandestins encore plus dramatiques.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette incroyable situation, lisez l’ouvrage de Guy SORMAN «  Made in USA » http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=315201&sid=5235500

Le problème des migrants marocains vers l’Europe semble présenter beaucoup d’analogies avec celui des migrants clandestins. Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez le site bladi.net « les Marocains d’ailleurs » où vous trouverez un article très intéressant de Nadia LAMILI. http://www.bladi.net/forum/33432-mexique-maroc.html

 

Enfin, un photographe, Michel REDONDO, a réalisé pour médecins du monde, un reportage photographique passionnant sur la situation sanitaire de la population migrante qui transite par les centres d’accueil, à la frontière entre le Mexique et les USA : http://www.medecinsdumonde.org/terrain/photos/Mexique_2005

 

Michel par ailleurs a réalisé plusieurs reportages sur les prisons de Colombie (prisons où la famille peut également être hébergée, des enfants sortent pour aller à l’école et reviennent tous les soirs !...). Il prépare une exposition pour les semaines à venir ! Michel si tu m’entends, envoie-moi l’adresse de ton expo !

PS : les photos qui illustrent cette chronique sont de Michel REDONDO, on peut les voir sur le site, précédemment cité, de Médecins du monde.

 

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Autres VOYAGES

 

 

 

 

Le littoral vendéen est parsemé de petites stations balnéaires qui doublent, triplent ou multiplient par 10 ou 20 leur population en été. La côte, souvent occupée par de vastes marais : marais breton-vendéen, marais de Challans, offre des plages accueillantes pour les enfants et un climat relativement doux, ce qui en fait la première destination de tourisme de tout le littoral atlantique. Les deux stations de Brem et Brétignolles sont surpeuplées ce jeudi 10 août. Traverser la route des Sables d’Olonne pour aller à la plage vous replonge un instant dans les affres de la vie citadine ! Enfin on arrive à la plage ! Beaucoup de monde, mais première surprise pratiquement personne dans l’eau ! Des véliplanchistes en combinaison, des adeptes de ce sport si élégant : le skyte-surf, des voiliers, des optimistes alignés comme des canetons, des marchands de glaces et des bronzeurs sagement alignés sur le sable, c’est tout !...Un coup d’œil sur le tableau d’affichage des maîtres nageurs suffit pour éclaircir cette énigme : l’eau est à une température de 12°5. Oui, vous avez bien lu ! Cette plage est réputée pour ses activités de surf et de voile, -réputation bien méritée- il y fait un vent frais et vif qui ramène la température de l’eau à celle des mers du Nord !

 

Les amoureux de la baignade se sont prudemment réfugiés autour d’un lac artificiel, creusé derrière les dunes et alimenté en eau salée.

 

De nombreux sentiers pour cyclistes et pour piétons ont été aménagés. Les chatons dorés des herbes de la dune ondulent sous le vent, Des enfants, habillés de couleurs flashy, font du vélo en sécurité avec leurs parents…la vie est belle,c’est les vacances…

 

 

Tard le soir, retour par la côte. La nuit tombe sur les marais. Le ciel est rouge orangé, un oiseau plane. Le vent est un peu tombé, l’air est sec, transparent, débarrassé de ses impuretés. Je suis presque seul sur ces routes étroites et sinueuses des marais. Pas d’arbres, quelques troupeaux de vaches avec leurs veaux qui se regroupent pour la nuit sur des parcelles sans clôtures, simplement délimités par des canaux. Le paysage est un vaste damier ou plutôt un patchwork irrégulier qui laisse, par endroits, entrevoir la mer.

 

La nuit est maintenant complètement tombée. Je m’arrête quelques instants. L’étendue un peu boueuse est transfigurée par des lueurs rouges, violines, presque irréelles.

Tout est calme, paisible, un vent de terre apporte des odeurs d’immortelles…

 Une soirée qui donne envie d’aimer les autres, la vie, de souhaiter la paix et le bonheur à tous ceux que l’on aime, au monde entier. Oui, vraiment, belle, belle nuit sur la planète terre !...

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Pornic est en fête tous les mardis et vendredis soir de juillet et août. Le quai Leray est fermé à la circulation (ouf ! il pourrait l’être tous les soirs…) et un spectacle gratuit est donné sur la place du môle, en face du casino. Parfois un autre a lieu sur la place du petit Nice (hum ! la place de la Fraiseraie…) ou sur la place du château. Les quais sont bondés. Les couples déambulent avec ou sans enfants, avec ou sans petits-enfants, les filles ont sorti leurs plus beaux atours et s’essaient à séduire les garçons qui font semblant de ne pas les voir. Les toutous trottinent avec difficulté entre les pieds des passants ou se réfugient entre les bras de leurs maîtresses (plus rarement de leurs maîtres). Quelques personnes rêvent, assis sur le muret du port, fixant dans le lointain un bateau qui ne vient pas. Des amoureux se bécotent dans un coin sombre. Un papy en short et en marcel, au ventre proéminent, se promène en traînant la savate et tenant une énorme barbe à papa à la main pendant que sa petite fille joue avec un collier lumineux. Une femme d’un âge certain, outrageusement maquillée jette un regard, dont on ne sait s’il est coquin ou assassin, à un bel hidalgo au torse avantageux sous son tee-shirt moulant. Deux filles sont assises sur un banc, l’une téléphone à son mec, on entend des « ouais…ouais… c’est super…te fatigue pas…j’en ai rien à foutre de ta Séverine », elle arrête son téléphone et dit à sa copine : c’était Laurent, qu’est-ce qu’il est con ce mec ! ». L’autre semble approuver et ajoute « Paul son copain, par contre il est super gentil ». Elles semblent toutes d’eux d’accord sur le sujet. Le spectacle se termine, les flashs minuscules des petits appareil numériques crépitent. Je ne crois pas qu’ils arriveront à illuminer la scène située à 10 ou 20 mètres, l’image risque d’être un peu décevante ! Le gros de la troupe se disperse dans la rue et suit le quai en remontant jusqu’à la Fraiseraie, ou vers le casino ou vers les multiples petites échoppes qui s’égrènent tout le long du port. La Fraiseraie, au pied du château est noire de monde. Il faut faire la queue pour avoir une glace comme au temps des paradis soviétiques ! On lèche et on lèche…vite avant que ça dégouline. Un bébé laisse tomber son cornet et pleure. Un chien se précipite et lappe le tout en quelques coups de langue. Une petite famille gourmande s’échange les cornets : un coup de langue sur la rose (fraise), un autre sur la jaune-orangé (fruit de la passion), un autre sur la blanche (vanille bourbon). Tout est bon et l’on voit des yeux qui brillent… C’est le plaisir, c’est la détente…les vacances. La douceur de cette soirée d’été réconcilie tout le monde. Il est vrai que l’on entend peu de gens qui s’engueulent ou qui se fond la gueule, on en entend pas mal qui rigole…Chacun recharge ses batteries et se refait un moral, une santé, sur ce petit carré de pavé, sous l’immensité du ciel étoilé qui se reflète dans la mer, dans le petit port de Pornic.

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Lors d’une discussion, un ami qui s’occupe d’une association d’aide aux pays du tiers-monde, m’a indiqué les points qui lui semblaient essentiels pour leur développement. Ses propos m’ont paru particulièrement pertinents et à même de susciter la réflexion. Je pense qu’ils peuvent intéresser les lecteurs de ce blog et je vous les communique, avec son accord.

 « Il me semble important de souligner que les petites associations comme la vôtre et bien d'autres apportent beaucoup mais ne peuvent  résoudre des problèmes essentiels pour le développement des pays  sous-développés :
 - Nécessité du développement des infrastructures : transports ferroviaires, routes, 
télécommunications, transport aérien avec en particulier des entrepôts réfrigérés pour l'export du maraîchage et des avions cargos, énergie  (électricité) ainsi que le secteur bancaire permettant les  investissements , le crédit et les échanges internationaux.
 - Nécessité de modifier les conditions du commerce international avec l'arrêt des subventions des produits agricoles des pays développés et plus d'équité ( exemple du coton africain face au coton américain ou chinois, voir le livre de E.Orsenna "Voyage aux pays du coton : Petit  précis de mondialisation" 
<
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2213625271/sr=1-1/qid=1154107347/ref=sr_1_1/403-1133650-7739664?%5Fencoding=UTF8&s=books&v=glance>) 
- Lutte contre la corruption, et développement d'une administration efficace et moins corrompue (donc rémunérée correctement et régulièrement),
 -  Lutte contre l'évasion fiscale (qui prive ces états des quelques ressources budgétaires)
 - Et enfin la FORMATION tant générale que technique et le retour au bercail des compétences pillées par les pays développés (médecins, scientifiques, ingénieurs,…)

 Ces points me semblent être les clés des problèmes !
 Pour la santé, je pense après pas mal d'années de confrontation au  terrain et de réflexions partagées avec des médecins africains, que  les actions de sensibilisation et de prévention de santé publique sont plus importantes que la construction de "dispensaires" à moins que ces établissements et leur personnel ( formé sérieusement et accrédité )  s'intègrent dans le cadre d'un programme en réseau avec une carte sanitaire et participent activement à ces actions de santé publique.
 Pour ces pays, les enjeux de santé publique élémentaires sont les plus  importants :
 - Prévention du palu (le principal fléau : 2 millions de morts par an  principalement en Afrique chez les femmes et les enfants),
 - Prévention des infections liées à l'eau (problème de l'accès à l'eau  potable),
 - Des MST
 - Et des grossesses précoces et trop nombreuses (contraception, statut  de la femme ...).

 Je crois que chaque petite association qui mène une action, souvent  basique mais importante, à petite échelle, devrait toujours essayer de la resituer dans ce cadre et en accord avec ces besoins généraux fondamentaux, sinon on continuera indéfiniment à coller des rustines  de plus en plus nombreuses mais de moins en moins efficaces avec le découragement, la désillusion et la démobilisation générale à la clé.  Il faut aussi exiger de nos gouvernants qu'ils respectent les engagements de coopération qu'ils ont pris en notre nom (pour la France, on est toujours à peine à 0,35 % du PIB alors qu’on s'étaient engagés à plus de 0,70 % ! avec même un recul sous Jospin !!! ).
 Ce dont ces populations ont le plus besoin c'est d'argent (pas de nos vieilles machines ou chaussures ! ), de compétences et de pertinence.  La bonne volonté, le caritatif ne servent que notre bonne conscience !
 Voilà, ce n'est qu'un point de vue qui vaut ce qu'il vaut, mais je crois que l'aide au développement est un sujet complexe qui nécessite beaucoup de réflexion, de professionnalisme et d'humilité. »

 Merci pour cette contribution qui nous rappelle la nécessité d'aborder le problème du sous-développement d’une façon complexe, à la fois par la base, avec des micro-actions mais aussi d’une façon plus large, macro économique et politique.

Je signale également aux lecteurs de ce blog qui cherchent à mieux comprendre les raisons du conflit au LIBAN, un article passionnant sur le blog de Guy SORMAN. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien "le blog de Guy SORMAN", en fin de liste ou en suivant ce lien :  http://gsorman.typepad.com/

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

 

Comme les fleurs de mai dans la coupe semée

Le coeur oublie ses peines, oublie ses pesanteurs

Les paroles d'amour rendent les jours moins lourds

Et le bonheur n'est plus dans le sac enfermé !

Les bois couleur de miel et la tendresse brillent.

Les enfants jouent par terre et le couvert est mis !...

Quelque part, on le sait, haine et terreur existent

Mais la vie est là, simple et belle et qui insiste...

D'une main légère, un à un desserre, les soucis

d'aujourd'hui, peines et regrets des jours enfuis.

Souris, souris, même sous la pluie !...

                 

 

 

          Interlude Toscan jusqu'au 7 âoût...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Faut-il faire repentance pour la colonisation ?  La colonisation est avant tout un système d’exploitation des colonisés et de leurs ressources au profit des colonisateurs. Elle s’est développée, surtout au 19ème et 20ème siècle, à l’initiative de nombreux pays industrialisés pour des motifs variés mais dont l’essentiel ressort du rapport de forces entre les grandes nations de l’époque. Elle comporte son lot de bonnes intentions (on sait que l’enfer en est pavé), d’actions de guerre, de révoltes matées dans le sang, d’évangélisation aux motivations souvent plus que douteuses, de travail forcé (que l’on peut situer entre l’esclavage et le travail salarié), de réalisations utiles aux colonisateurs et aussi aux colonisés comme des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, d’écoles et d’hôpitaux… Le bilan est en cours. Il va nécessiter encore les travaux de nombreux historiens, européens mais surtout locaux. Cela nécessitera aussi, pour un véritable travail de mémoire, l’apparition de toute une littérature, films, feuilletons télé qui populariseront les idées. Mais cela implique-t’il une repentance de la part de la France comme le réclame certains ? En même temps que la France, en tant que nation, se créait un empire colonial, installant un système d’oppression sur ses colonies, le même système d’oppression s’exerçait à l’intérieur des frontières de l’hexagone :

-         répression des canuts en grève en 1831

-         écrasement des ouvriers des ateliers nationaux en 1848

-         travail des enfants dans les usines et dans les mines

-         massacre des communards en 1871

-         guerre de 14-18

-         guerre de 39-45

-         etc…

Les rapports de force, l’oppression, l’injustice, « l’exploitation de l’homme par l’homme », ne sont pas une invention destinée aux colonies, ce sont des constantes de toutes les sociétés humaines (les pires étant celles qui prétendent les avoir dépassées). On les retrouve aussi bien à l’intérieur des frontières de la France qu’à l’extérieur de ses frontières, dans les colonies. Faut-il les condamner ? Oui, mais partout !  Il est nécessaire de faire un travail de mémoire pour l’histoire de la colonisation, comme cela a été fait pour l’oppression de la classe ouvrière lors de l’industrialisation. Mais a-t’on demandé une repentance pour cette oppression ? et à qui le ferait-on ? On ne le peut pas car l’histoire continue toujours avec ses mêmes luttes et ses mêmes contradictions. Les choses évoluent (personnellement et contrairement à certains, je pense même qu’il y a progrès) mais la nature humaine est là, avec ses pesanteurs et ses contradictions. Les lieux, les sujets de luttes se déplacent, mais rien ne les élimine ! Donc il faut faire un travail de mémoire aussi bien historique (recherches, enquêtes,..) que culturel (films, romans,…). Ce travail participe à la lutte actuelle pour plus de justice. La repentance supposerait qu’il y ait eu un crime délibéré dont tout le peuple aurait été complice. Ce n’est pas le cas pour la France ni dans le cas de l’oppression externe : la colonisation, ni dans le cas de la répression interne : contre la classe ouvrière. Quand le président algérien, parle de génocide et de repentance, on peut penser qu’il s’agit d’effets de manche à usage interne ou de marchandages dans la négociation avec la France ! Il n’y a pas eu de génocide commis par la France dans ses colonies, ni en Algérie, pas plus qu’on ne peut parler de génocide à propos des 30000 morts de la commune. Par contre la question a été posée avec un peu plus de raison, pour la répression très importante pendant les guerres de Vendée. Mais, dans ce cas également, il semble bien que toutes les conditions ne sont pas réunies pour que l’on puisse parler de génocide.

A lire : le dossier de la revue « L’HISTOIRE », la colonisation en procès, octobre 2005. On peut se le procurer, pour 7,30 €, en écrivant à la revue : http://www.histoire.presse.fr/

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