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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Habiter au bord de la mer ce n'est pas seulement se situer à la fin de la terre

Mais se tenir au bord de cette immensitée et se sentir relier à elle par des fils invisibles

Comme à des milliers de possibles !

 

 

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Les musiciens du ciel

M’ont dit : c’est elle, c’est elle

Et sa main s’est glissée dans la mienne

L’effleurant comme une aile !...

Cette graine de confiance, d’où vient-elle ?

 

Quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois

Était-ce toi, était-ce moi ?

Et pourquoi nous sommes-nous séparés

Sans savoir que nos cœurs s’étaient parlés ?

 

C’est elle, c’est elle, clament à l’unisson

Les musiciens du ciel !

C’est elle, c’est elle reprend la voix grave du violoncelle…

Et sa main effleure la mienne comme une aile !

 

Le violon murmure, se plaint

Sous l’archet crissent les étincelles

De musique pathétique que le piano martèle.

 

Puis l’orage des sentiments s’apaise

Decrescendo de notes que l’on égraine

Fines comme de la dentelle…

 

L’orchestre des musiciens du ciel

Est redescendu des nues

Nous rendant à nos joies et à nos peines

Et je te dis je t’aime

Je veux vivre avec toi longtemps…

 

Nous saurons prendre le temps

D’aller vite, d’aller doucement

Il suffit d’écouter nos sentiments

Je t’aime, cela est simple et naturel

Merci, mille fois merci aux musiciens du ciel !...

 

Bon anniversaire ma chérie 

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Un ami, Max me soutient que la colonisation a été un désastre pour les pays colonisés. Que les gens auparavant vivaient mieux, qu’ils avaient trouvé une harmonie, qu’ils avaient résolus les conflits avec leurs chefs, à leur manière, et que nous sommes venus déstructurer leurs sociétés, exploiter leurs terres à notre profit sans que cela ne leur rapporte rien. Pour ma part, j’observe la situation aujourd’hui et je constate l’envie irrépressible de nombreuses personnes du tiers-monde de venir dans nos pays industrialisés, y compris pour ceux que nous n’avons pas colonisés (voir le très beau livre de témoignages de Ada  GIUSTI : « mais pourquoi ne retournent-ils pas chez eux ? Des immigrés racontent »). Je me dis que la vision de Max est idyllique. Tout était-il si beau dans les sociétés avant la colonisation ? Les meurtres, les conflits, les animosités, l’exploitation des faibles par les puissants n’existaient-ils pas ? En réalité ils étaient aussi dévastateurs, sinon plus, que ce que nous connaissons aujourd’hui (l’injustice, les meurtres entre tribus, ce que l’on appellerait aujourd’hui la criminalité, étaient même plus importants que dans les pires de nos cités, y compris aux USA). De la même façon, la vie dans nos propres pays, avant l’industrialisation, ne me paraît pas si idéale que cela. Quant à la vie dans des temps plus reculés, dans l’Antiquité, à l’époque romaine par exemple, elle ne me paraît pas enviable non plus. Je crois qu’il vaut mieux être ouvrier, ici et aujourd’hui, qu’esclave à cette époque et là-bas !

Alors faut-il absoudre le colonialisme ? Il avait des illusions civilisatrices (auxquelles CLEMENCEAU ne croyait pas), elles ont servi, dans la plupart des cas, à masquer la volonté d’exploiter les ressources de pays vulnérables et sans industrie, comme toute guerre de conquête depuis les temps antiques. En ce sens, le colonialisme est condamnable. Il met en évidence ce fondement naturel des rapports entre les pays et les cultures : la loi du plus fort. Que les rapports de force existent entre les groupes humains (et bien avant l’apparition de l’agriculture, il y a dix mille ans), cela ne signifie pas qu’on doive les approuver. De la même façon nous n’approuvons pas la violence qui est en nous, mais on ne peut pas faire comme si elle n’existait pas ! Faire de cette guerre de conquête une marque d’infamie des civilisations occidentales me paraît être une erreur. Les guerres coloniales représentent, avant tout, la forme particulière qu’ont pris, dans nos sociétés occidentales industrialisées, les rapports de violence entre les groupes humains. La liste de ces violences est longue, interminable, dans toutes les sociétés de toutes les époques, et demain elle prendra peut-être d’autres formes où les Occidentaux seront les victimes ?. Ce n’est pas l’occident en soi qui est un grand Satan, c’est la violence qui est au cœur de l’homme et au cœur de toutes les sociétés humaines. Il y a-t’il quelque chose à faire ? Oui, d’abord cesser d’encourager les dirigeants corrompus de nombre de ces pays, et leur foutre la paix quand les peuples les renversent et mettent à la place un nouveau pouvoir, même si ce sont des intégristes (voir ce qui se passe avec le Hamas en Palestine). Nous avons ainsi déployé beaucoup d’efforts pour maintenir le FLN pourri jusqu’à la moelle en Algérie, Moubarak et sa clique en Egypte, le roi du Maroc et les quelques pourcents de la population à sa solde qui possèdent l’essentiel des richesses de ce pays (qui reste ainsi sous-développé malgré ses richesses) ! Nous essayons de les maintenir au pouvoir, toujours pour les mêmes mauvaises raisons, celles de nos propres intérêts. Mais quand des changements interviennent dans ces pays, comme en Inde, en Chine, au Brésil, changements que nous n’avons pas maîtrisés, cela semble nous gêner beaucoup (y compris et surtout les intellos de gauche et altermondialistes de tous poils). Le colonialisme était-il une mauvaise chose ? Oui, il était une mauvaise chose, la guerre aussi, la violence qui est au cœur de l’homme encore plus. Il est nécessaire de reconnaître nos torts. Mais l’autoflagellation sur ce sujet me semble être une jouissance perverse (c’est ce que l’on dit du masochisme) et stérile. La France et l’Allemagne, qui se sont fait plus de mal que la France n’en a fait à ses colonies, se sont réconciliées quelques dizaines d’années après deux guerres abominables. La voie à suivre va dans cette direction car si la violence est dans le cœur de l’homme, la compassion et la solidarité aussi.

Ada GIUSTI : mais pourquoi ne retournent-ils pas chez eux ? des immigrés témoignent. Edition Le Pommier, 23 €. Vous pouvez le trouver à votre médiathèque ou chez Amazon, à l’adresse suivante, sur internet, pour 21,85€, frais de livraison inclus :

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2746502291/403-8822914-1082053

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...
C’est un film sur les secrets de » famille. C’est un film psychologique alors ? Un peu mais pas trop. Quoique à un moment, Jacques VILLERET, sur les recommandations de l’institutrice de son petit-fils, essaie de lire un livre de Françoise Dolto, vous savez…la mère de CARLOS, le gros qui chante « oasis oasis » à la télé ? On sent que Villeret apprécie plus les chansons du fils que le jargon de la mère. Il cite une phrase alambiquée de la grande prêtresse de la psychanalyse des années 80, c’est un régal ! N’empêche, son petit-fils a un problème, il confond les « pe » et les « be », et ça encore ce n’est pas la part la plus importante de ses soucis . Mais où est donc passée le corps de sa maman qui est disparue dans un glacier ? Disparue, ça ne veut pas dire qu’elle est morte ! Il entreprend des expériences sur les poules du voisin qu’il met au « congélo » et il note, avec une belle rigueur scientifique, ce qu’il advient de la poule. Vous voyez d’ici la tête de pépé VILLERET. Il est parfait, pour moi c’est l’un de ses meilleurs rôles ! L’enfant joue « juste », sans en faire trop, juste ce qu’il faut. Michèle LAROQUE, en instit un peu décalée dans ce village de montagne, est remarquable. Claude BRASSEUR, dans le rôle d’un « beauf » entêté et borné est lamentablement bien. 18/20 dans ma cotation personnelle. De préférence à voir avec des petits-enfants, à partir de 8-10 ans. Le film date de mars 2004, vous pouvez le louer ou le trouver en DVD sur le site d’AMAZON : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0001NGFQE/403-8822914-1082053 ,  autour de 13 € (ou me le demander si nous avons l’occasion de nous rencontrer).

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

On peut voyager aujourd’hui sans quasiment voir le jour. TGV tôt le matin à St Nazaire, cet immense toboggan qui vous fait glisser jusqu’à Paris, couloir du métro et tapis roulant ultra rapide de la ligne 4 ( «attention, tenez la rampe et gardez bien vos pieds parallèles… »). Thalys jusqu’à Bruxelles, re-métro jusqu’à la salle de conférence. Et là, en sortant du métro, surprise, coup de vent terrible, la tempête sévissait sur la Belgique (sur la France également à ce qu’il paraît). Un ami belge me dit en plaisantant : « S’il y avait la mer à Bruxelles, les vagues seraient plus hautes que les immeubles ! » On peut voyager aujourd’hui dans une sorte de bulle qui vous coupe de la réalité ! Espérons que les élites qui nous gouvernent, de loin, dans cette belle cité, mettent parfois le nez dehors ?

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Il faudrait être sourd pour ne pas entendre parler de Da Vinci code ces jours-ci. L’histoire tourne autour de la descendance de Jésus et de sa femme (supposée) Marie-Madeleine. L’auteur affirme que ses hypothèses ne sont pas plus invraisemblables que celles de l’Eglise qui exige de ses fidèles la croyance en la virginité de Marie (la mère de Jésus et la femme de Joseph le charpentier) et en la divinité du même Jésus. On ne peut pas dire qu’il ait tort ! Les 1,3 milliards de musulmans dans le monde (pour lesquels Jésus est un prophète parmi d’autres), ne le contrediront pas ainsi que bien d’autres citoyens de la planète, adeptes ou non d’une religion. Alors où est le problème ? Il n’y a pas vraiment de problème ! L’auteur a essayé de faire un thriller à succès, il y a réussi. Pour cela il a réuni tous les ingrédients d’un cocktail abouti : une bonne dose de suspense, un doigt de scandale, un peu de mystère et beaucoup de talents. Un autre roman à succès  (qui a été porté au cinéma également): « Les rivières pourpres », jouait, à peu près sur les mêmes ressorts et utilisait également Jean RENO dans le rôle d’un commissaire. Le film accumule une dose remarquable d’invraisemblance, c’est la loi du genre et l’on ne peut pas le lui reprocher. Par contre, le metteur en scène n’arrive pas à transmettre une atmosphère aussi dense que celle des « rivières pourpres » et l’on se prend, de temps à autre, à réprimer quelques bâillements, ce qui est dommage pour un thriller ! Jean RENO est sous utilisé et Audrey TAUTOU est pâlichonne. Il reste que le fond du sujet n’est pas inintéressant : à la fable de Jésus, né d’une vierge et fils de Dieu, Dan BROWN substitue une autre fable, Jésus marié, père d’une fille (dont Audrey Tautou est la descendante). Pourquoi pas ? Au passage, Dan Brown en profite pour lancer une charge vigoureuse contre l’attitude réactionnaire de l’église au cours de l’histoire, en particulier envers les femmes. Ne vous attendez tout de même pas à trouver un « traité d’athéologie » (Michel ONFFRAY n’était pas derrière la plume de Dan Brown !). Face à ce film, qui ne fait pas dans les surplis de la dentelle, la réaction de la hiérarchie catholique, et encore plus de l’Opus Dei (directement mis en cause) est remarquable par sa discrétion. On frémit en pensant à ce qu’auraient été les réactions du monde musulman si un quart du dixième de ce qui est évoqué sur Jésus dans cette œuvre de fiction, l’avait été sur Mahomet ! (On peut en avoir une petite idée en consultant les réactions du porte-parole de la mosquée de Genève lorsque la pièce de VOLTAIRE, « Mahomet », a été jouée sur la scène de Carouge, en Suisse. Il n’est pas sûr que dans quelques années on se souvienne encore de ce film, deux siècles et demi après, on joue encore la pièce de Voltaire ! 12/20 dans ma cotation personnelle.

Liens : Le site de la revue Lire qui présente la pièce de Voltaire

http://www.lire.fr/critique.asp/idC=47034/idTC=3/idR=213/idG=8

Le site d’un journal Suisse qui présente l’affaire

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/voltaire_derange_les.html

Si le cœur vous en dit, vous pouvez lire la pièce de Voltaire sur le site de la base de données textuelles FRANTEXT : http://www.areopage.net/Textes/Mahomet.htm

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Dans sa chanson « le baiser », SOUCHON dit

« Si la vie est un film de rien

Cette partie était vraiment bien… »

Il se place dans sa position favorite, de spectateur de la vie, un peu décalé et nostalgique. Il regarde le monde plutôt qu’il n’en est l’acteur. Le monde est trop dur, trop violent pour lui… Cela ne l’empêche pas de profiter des plaisirs simples de la vie : la mer, la nature, l’amour surtout. C’est le poète de l’anti-engagement. Il est aux antipodes de la chanson militante. Il aime les gens et les aide à sa façon. À ceux qui n’ont pas le moral, il ne donne pas des conseils inutiles et machos, du genre « fais un effort, reprends-toi ». Il leur suggère de ne pas se refermer sur eux-mêmes et sur leur malheur mais de se tourner vers l’autre. L’amour peut tout sauver !

Il n’évoque pas seulement l’amour dans son sens sexuel et sensuel mais aussi avec sa dimension de mystère que suggère la très belle expression « mes mains éblouies » dans la chanson « la vie ne vaut rien ».

« La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie, »

 

Souchon, c’est le bon docteur douceur des bobos à l’âme !

 

Pour trouver les textes des chansons de SOUCHON, RDV sur le site : http://www.paroles.net/

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Jacques parlait de la traite des noirs à NANTES dans sa chronique du jeudi 11 mai 2006, (vous pouvez la lire en suivant le lien : http://www.outremer44.org/lecodenoir.htm ou en cliquant sur « Jacques : poésie, littérature, réflexion au jour le jour », sous la rubrique lien). Il évoquait la plainte déposée auprès de l’amirauté, contre les esclaves qui faisaient du tapage nocturne sur les quais. Chose surprenante, il semble que les esclaves avaient le droit de vaquer dans les rues de Nantes ? j’aurais aimé en savoir plus. Il faudrait avoir pour cela accès aux documents de l’époque. En l’absence de plus de précision, jacques me communique un site particulièrement intéressant (« Mémoire de l’outre-mer »)où l’on trouve de nombreuses informations sur la traite des noirs et, en particulier, le code noir de Colbert. Sa lecture est édifiante : http://www.outremer44.org/lecodenoir.htm

Merci Jacques !

Les rapports Nord/Sud n'ont jamais été simples? Commencés sous l'impulsion civilisatrice de l'époque des Lumières, ils se sont poursuivis par l'occupation militaire, les conversions forcées, la traite des noirs et l'exploitation des ressources. Tout n'a pas été négatif mais les dégâts ont été importants même si l'excuse du colonialisme sert souvent à justifier le maintien au pouvoir de dirigeants incompétents et corrompus qui font le malheur de leurs propres pays.

"Mesdames et messieurs

Veuillez nous excuser

Mais à la suite d’un incident

Aussi regrettable que fâcheux

La machine s’est affolée

Le système s’est déréglé

Et toutes les affaires se sont mélangées

Si bien que l’on ne peut plus reconnaître où sont

Les nôtres et les vôtres

Les vôtres et les leurs

Les leurs et celles de bien d’autres…

Et l'on ne sait plus

Quoi est à qui, qui est à quoi

Ce qui est bien acquis ce qui est mal acquis

Quoi est à toi et te revient de droit 

Une chose est certaine toutefois

Certains meurent de produire à la chaîne

Ce qu’ils ne mangent pas

Pendant que d’autres meurent de trop manger

Ce qu’ils ne produisent pas !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

SOUCHON, hier soir à l’auditorium du palais des congrès à NANTES. La sono est trop forte, on comprend mal les paroles, dommage, pour moi elles comptent beaucoup. Je considère qu’il a écrit certaines des plus belles poésies de l’époque moderne. Sachant que les poètes, aujourd’hui comme à l’époque des troubadours, utilisent essentiellement la chanson pour s’exprimer ! Il a su créer son style, qui passe mieux en musique qu’à l'écrit mais cela peut être captivant, également, de lire les textes en silence. Voici ceux que je préfère.

Et si en plus y'a personne (J’ai utilisé ce texte pour illustrer ma chronique du vendredi 10 mars 2006 « C’est l’existence qui est divine ». Vous pouvez la consulter en cliquant sur le lien : http://alain-barre.over-blog.com/article-2105233.html
Foule sentimentale
L'amour à la machine
La vie ne vaut rien
Le baiser
On avance
Poulailler's song
Rive gauche
Sous les jupes des filles
Ultra moderne solitude
Y'a d'la rumba dans l'air

J'entends souvent dire que la poésie n'intéresse plus personne aujourd'hui. Si l'on admet qu'elle utilise essentiellement le média de la chanson, on peut se dire qu'elle remue autant les foules qu'à l'époque de MUSSET ou de LAMARTINE. Il ne restait pas une seule place dans l'auditorium, hier soir !
Vous pouvez lire ces textes sur le site de paroles.net : http://www.paroles.net/

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

J’ai été heureux d’apprendre que Yves a été « plouc » pendant 2 ans (en lieu et place du service militaire, je pense). Vous trouverez sa description, un brin nostalgique un brin acide, écrite dans un style toujours aussi brillant et incisif en suivant le lien : http://monfoutoir.over-blog.com/archive-05-07-2006.html ou en cliquant sur « Yves, des mots pour mémoire » dans la fenêtre « liens » de mon blog, puis consultez la rubrique du 7 mai.

J’ai moi-même été « plouc » pendant toute mon enfance avec mes trois frères et sœurs. Malgré l’eau qui, parfois, suintait sur les murs mais qui ne coulait pas au robinet (la pompe était au bout de la rue ou dans la cour, mais les chiottes du voisin la rendait suspecte), l’absence de chauffage dans la chambre unique, j’ai gardé de bons souvenirs. Cela est dû surtout, je crois, à l’affection de nos parents, dont nous ne manquions pas, et à la bonne entente avec mes frères et sœurs. Les conditions de vie étaient très spartiates. Aujourd’hui quand il y a une panne d’électricité dans un quartier, ou plus d’eau courante, ou panne de chauffage dans un immeuble, on crie à l’assassinat. À cette époque, on n’aurait pas compris où était le problème !

Sur une photo, l’on nous voit posant, de mauvaise grâce, devant le photographe. Notre mère avait honte de notre tenue qui, pourtant n’avait rien à envier à celle de nos petits camarades. Ce qui lui faisait honte surtout, c’était nos chaussures. Du véritable artisanat d’art de cordonnier, réalisé en carton bouilli avec semelles de bois ! Dès les premières pluies, le carton « débouillissait » et redevenait une pâte molle et informe. La semelle résistait mieux, mais comme j’avais la détestable habitude de donner des coups de pied dans le mur quand j’étais en colère, au bout de quelques semaines, elles se transformaient en semelles articulées !

Et voilà pourquoi notre mère découpait les fameuses bottes sur toutes les photos. J’ai retrouvé l’une de ces découpes.

Alors Yves, « plouc » ou pas « plouc » ? Pour moi, il n'y a rien d'idyllique dans la vie à la campagne, pas de regrets non plus. Ma vraie patrie est dans le cœur des gens !

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