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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #chroniques michel bordat catégorie

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)

François Effling a multiplié au cours de sa vie bien des occasions pour animer joyeusement la cité pornicaise. Insatiable, il a  inventé de nombreux concepts qui ont toujours fait la joie d’un grand public. Il a créé le 1er marathon de Loire Atlantique. Les jeux d’eau ont aussi eu ses faveurs dans le vieux port : courses de pédalos,  joutes aquatiques. Les spectateurs, en grand nombre, étaient ravis. Il a été aussi un des principaux artisans de l’amitié entre les deux villes jumelées, Linz et Pornic. Autre aspect de la personnalité de François : son incroyable passion pour le football : même à 70 ans il est non seulement toujours fan mais aussi il aime toujours faire des dribbles astucieux et à l’occasion marquer des buts. Également, il a été pendant 33 ans président national des saisonniers indépendants de l’hôtellerie française.


La grande histoire de François avec les courses des garçons de café.
Il a importé cette animation de La Baule où il habitait alors. C’était en 1972. Il aime rappeler : «Il y a un bail déjà. J’avais imaginé cette course humoristique. C’était une première. Elle a eu beaucoup de succès. Même Europe 1 était présent pour un reportage. J’étais enchanté ! Cette première compétition s’était faite en patins à roulettes. Pour les plateaux avec leurs verres remplis d’eau, bonjour l’équilibre ! A cette compétition du Nord Loire il y avait une cinquantaine de participants. C’était vraiment folklorique ! On partait de Guérande et le périple comique atteignait l’avenue De Gaule qui avait exceptionnellement été fermée pour l’occasion grâce à la compréhension de l’ancien ministre, maire de La Baule, Olivier Guichard ! »


L’épopée pornicaise  
François en a en mémoire tous les détails : « J’avais quitté La Baule et me suis installé à Pornic. Tout de suite, dès 1977, j’ai organisé ma première course des garçons de café. Départ dans le style des 24 heures du Mans, on partait du Wiking situé à la Plage du Porteau. Même France 3 participait à l’événement. C’est dire la formidable ambiance qui régnait ! Joseph Girard, l’ancien maire apprécié de pratiquement toute la population, avait facilité l’organisation de cette course et j’en avais été très reconnaissant ! Ce qui était amusant c’est que ce jour-là tous les concurrents étaient chaussés de patins à roulettes et que pour se protéger en cas de chute chacun avait utilisé des oreillers fixés par des ceintures aux coudes et aux genoux !
Ensuite on longeait la côte du Porteau aux  Sablons. C’était épouvantable avec les montées et descentes et des virages dangereux ! Dur ! Dur ! Il fallait avoir la santé ! On poursuivait ensuite jusqu’au nouveau port pour un premier contrôle avec vérification de la quantité et de la qualité de liquide restant dans les verres et bouteilles. On notait également le temps partiel. On repartait ensuite sans les plateaux pour une authentique course à pied  avec une arrivée quai l’Herminier.
Les années suivantes des modifications heureuses ont été apportée : « Des courses déguisées ! Bonjour la rigolade. Et pour augmenter la difficulté, chaque participant devait répondre à un questionnaire sur la connaissance des boissons de bar et sur des exercices spécifiques des garçons de café. 
J’ai été obligé d’arrêter ma participation à ces courses en 1981, devant m’occuper du marathon. Plusieurs Pornicais se sont proposés pour poursuivre. Particulièrement le Casino de Pornic et je me souviens de Marie, cette jeune fille formidable et si gentille du Casino qui a pris le relais avec succès ! »


Prochaine course : le 24 août, en nocturne, organisée par le Casino
Mikaël Le Clec’h, responsable de la communication du Casino de Pornic, nous a présenté la nouvelle mouture de la course des garçons de café : «Elle aura lieu jeudi 24 août à partir de 22 h. Le circuit est entièrement renouvelé. Il suit un parcours dans les rues sur le vieux port, dans la zone piétonne estivale : un peu plus de 3 km. Partant du parking du Casino vers le Petit Nice les coureurs prendront la rue des Sables, puis la rue de la Marine, tourneront devant la poste pour  rejoindre le parking du Casino par le quai Leray. Passage obligatoire pour augmenter les difficultés : les fameuses marches des escaliers Fouquet et de la ruelle Galipaud. Il y aura 4 points de contrôle obligatoire : Poissonnerie du Môle et l’Antre Amis par exemple. »
« Cette soirée sera également festive avec une animation musicale par Laurent André le Monsieur Carnaval de Pornic, mais aussi des démonstrations de combats amicaux pour les enfants, de 19h30 à 21h30, avec l’association pornicaise Cœurs de Lames qui avait fait un tabac lors des Clionnades Médiévales.»  L’association Les Godillots Pornicais apportera son aide en tant que commissaires de course.   

  

  

François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique


Eric Chartier est insuffisamment connu sur la place de Pornic mais sa renommée parisienne dépasse les frontières. Il a fait un tabac aux USA où il s’est produit avec succès dans de nombreuses villes.
Portrait d’Eric, l’homme de théâtre
Très jeune Eric a été atteint par le virus du théâtre. A 18 ans il suit les cours de la Rue Blanche, l’École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre. Tout de suite il devient comédien. Pendant une saison il joue à la Comédie Française et y tient, entre autres, le rôle de d’Artagnan dans Cyrano  d’Edmond Rostand et se sent très à l’aise dans ce milieu, une troupe classée pratiquement, à l’époque, première de France. 
Ensuite il a fait parti du début du grand Magic-Circus et a participé, en tant qu’acteur, à des pièces d’avant-garde. Il reconnaît : « Pour moi ce fut très formateur ! Mais ensuite j’ai eu un passage à vide. J’ai fait de la Télé puis joué dans des films publicitaires. C’est tout après que j’ai écrit une comédie musicale : « Jérémy au jardin magique »
En 1980 Eric part pour un long séjour en Amérique. Il raconte : « J’ai rencontré Paul Auster, l’un des plus grands écrivains américains et l’un des plus lus en France. C’est là qu’est venue la révélation qui a eu beaucoup d’importance pour mon existence : j’ai inventé un concept personnel qui a beaucoup plu aux Américains. Il s’agissait de transcrire l’écriture manuelle en spectacle vivant. J’avais été le premier, toutes nationalités confondues,  à produire cette forme d’art.»
« J’ai commencé par une œuvre superbe : Voyage au bout de la nuit, écrite par le très discuté Céline. Ensuite j’ai voyagé dix années en Amérique où j’ai fait beaucoup de rencontres heureuses : de très grands écrivains, des Prix Nobel et autres grands prix littéraires. Tous ont eu beaucoup d’influence sur mon art, ma pensée, mes réflexions. Ceci m’a poussé à persévérer, les Américains trouvant dans mon art une voix unique et innovante. »
« De retour en France j’avais le choix entre Paris ou la province. Finalement j’ai choisi Pornic qui pour moi  représentait un terrain à défricher. Le château des Brefs était un endroit idéal avec un passé littéraire de très grande qualité. Je m’y suis tout de suite senti heureux. C’était pour moi des retrouvailles de bonheur. J’y ai mis mon théâtre en prolongeant la tradition Gallimard, Saint-Exupéry et surtout Albert Camus. J ‘ai beaucoup agi pour sauver le château des Brefs qui était sur le déclin et risquait de disparaître. J’ai refait la toiture, l’assainissement et lutté pour faire disparaître les parasites .»
La grange a été entièrement refaite et est devenue un lieu de théâtre respectant totalement les normes d’urbanisme. 
Eric a aussi conçu un concept original : « J’ai inventé une manière de faire vivre  les œuvres en les entrant dans un format exploitable pédagogiquement. Depuis 1985 J’utilise les nouvelles technologies : la réalité  virtuelle, l’holographie et l’intelligence artificielle. » 
Anecdotes originales vécues avec Eric
Eric est un « bonhomme » au caractère très tranché. Je l’apprécie beaucoup et il me rend cette amitié. J’avoue que je lui ai souvent fait la morale et il l’a toujours bien pris. Homme entier il lui est arrivé des aventures amusantes.
Un jour, après avoir donné son spectacle à la Thalasso, en sortant de nuit, je le vois marchant sur le trottoir. «Où vas-tu ainsi ?-Au château des Brefs-Tu ne vas pas faire 12 kilomètres à pied de nuit ! Monte, je t’y conduis ! »
Eric a reçu en stage de nombreux jeunes : des Américains, des Italiens. Mais aussi 13 étudiants polonais. Le château est loin de tout et j’ai eu de la compassion pour ces Polonais. Avec un ami nous les avons transportés chez moi pour passer une agréable soirée et goûter à ma cuisine . Cette petite fête sympathique s’est achevée vers 4 heures du matin et tout le monde était ravi. J’ai gardé des contacts avec certains membres de ce groupe de Polonais. 
Eric a donné de nombreux spectacle au siège culturel français de l’UNESCO à New York. Je voulais avoir des détails et Eric m’a donné un N° de téléphone. J’ai téléphoné à 2 heures du matin en Amérique et les informations sur Eric étaient très flatteuses : « Nous avons beaucoup apprécié les prestations d’Eric Chartier ! Ses spectacles ont comblé tous ceux qui y ont assisté ! »

Un matin, vers 7h 30, au mois d’août, j’avais entendu qu’on avait  frappé à ma porte : c’était Eric accompagné d’un homme que je ne connaissais pas. « Je te présente mon ami, professeur d’Harvard ! me dit-il.-Entrez, je vais vous préparer un petit déjeuner ! » J’ai été très honoré de recevoir une telle personnalité ! 
Eric est vraiment un acteur génial. Il a réussi à faire apprécier Proust à des enfants. Il faut le faire !!! Personnellement il m’a fait découvrir Céline et apprécier Julien Gracq.
Actuellement, au cours de l’hiver, Eric donne ses spectacles au Théâtre de l’île Saint-Louis à Paris et « l’ acteur PORNICAIS » y est très apprécié. Une belle publicité pour Pornic !!!
Spectacles actuels à la grange du Château des Brefs
Madame Bovary à 21 h tous les mercredis jusqu’au 16 août.
Manon Lescaut (une création) tous les jeudis et vendredis à 21 h jusqu’au 18 août.    

Eric Chartier : la perle de l’art dramatique
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais

J’ai toujours été admiratif en observant le vol des martinets au-dessus de la cour de mon école rue Sainte-Anne/rue du Chabut. Durant plus de 15 ans, pendant des centaines d’heures, j’ai beaucoup apprécié leurs incroyables voltiges. Ils suivaient souvent le même scénario. Venant du Quartier Arabe (situé dans la haute ville vers la Faïencerie) ils fonçaient comme des éperdus, longeant la rue de l’église, dessinant une belle courbe au-dessus de la  place du Marchix,  puis se dirigeant vers l’ancien hôpital (avant sa réfection). Ils saluaient au passage l’ancienne maternité (établissement pour lequel nous avions été très nombreux à manifester pour son maintien, mais inutilement). Ensuite ils franchissaient un ultime obstacle : les 2 classes à l’étage de l’école dont j’étais le directeur. Et c’est à ce moment que commençait l’incroyable spectacle dont je ne me lassais jamais.
Une farandole remplie  d’une incroyable fougue
Le scénario de vol était parfaitement au point. Par groupe de 3, 4 et plus, avec des crissements assourdissants, ils piquaient sur la cour, décrivaient une belle courbe et montaient en chandelles avant de poursuivre leur course effrénée et survoler d’autres quartiers. Ce spectacle aérien se déroulait souvent l’après-midi et durait jusqu’à la tombée de la nuit. Dernièrement on pouvait les observer et les admirer au-dessus du quartier arabe. Là le spectacle était féerique. Imaginons une immense sphère dans laquelle les oiseaux par groupes évoluent décrivant à toute vitesse et sans relâche, des figures circulaires, ceci dans un jacassement joyeux et ininterrompu. On se serait cru à un spectacle de ballet avec ses arabesques, enchaînements et entrechats. Ce qui était remarquable c’est qu’il n’y avait jamais de collisions entre eux. Les martinets volent jusqu’à 200 kilomètres à l’heure. Plus vite que la patrouille de France, toute proportion gardée ! En effet, ces oiseaux mesurent environ 17 centimètres de taille pour une envergure de 42 à 48 centimètres, avec un poids de 38 à 45 grammes. Leur cerveau est plus petit qu’une noisette, de la taille d’un petit pois. Mais il abrite un formidable ordinateur lui permettant de contrôler un vol d’une complexité inégalée, réagissant au centième de seconde pour réussir sans embûche leur « feuille de route ». Comparé aux Rafales, en plus petit certes, mais s’ils mesuraient 1 ,70 mètres, 10 fois plus grand au lieu de 17 centimètres, ces oiseaux voleraient à 2 000 kilomètres à l’heure au lieu de 200 kilomètres. C’est, toute proportion gardée un véritable record de vitesse !
Autres records des martinets
Ils vivent 8 mois en Afrique et 4 mois chez nous. Ils passent  presqu’entièrement leur vie dans les airs. Ils peuvent voler 10 mois sans se poser et détiennent le record absolu du plus long vol sans interruption. Leur vol est incroyablement précis comme j’ai pu l’observer dans ma cour d’école. Souvent j’étais assis sur les marches d’entrée de ma maison. Au-dessus de moi une toute petite anfractuosité à la base du toit. Par moment, sans ralentir sa vitesse spectaculaire de vol, un martinet rejoignait son nid par un orifice incroyablement petit. J’étais sidéré en constatant la performance     mais j’ai lu par la suite que ce comportement était coutumier de la part des martinets.
Ils se nourrissent de plancton aérien qu’ils récupèrent en volant en groupes de façon circulaire, à 1 500 mètres de hauteur.
Des couples fidèles
J’ai observé des heures le vol des martinets haut dans le ciel. C’est caractéristique. Si vous voyez un point noir qui se déplace à vive allure, quelques secondes plus tard vous en voyez un deuxième qui le rejoint. C’est un couple « formé pour la vie ». Les martinets atteignent leur maturité sexuelle vers 3 ans. Ils construisent leur nid dans les anfractuosités des maisons. Le nouveau né peut rester 48 heures sans manger. Les parents les abandonnent et débutent aussitôt  leur longue migration. Aux oisillons de se débrouiller tout seuls ! Ils apprennent à chasser et d’une façon innée réussissent à survivre et vivre : ils passeront deux années, sans se poser et réussiront à acquérir tous les gestes vitaux.
Grande tristesse
Les martinets c’était une de mes passions. Le soir je leur rendais souvent visite. Ils avaient fait leur nid sous le préau des 2 classes qui dominent la maternité de Pornic dans un matelas de mousse synthétique qui servait d’isolation ! La nuit ces oiseaux ronflaient en cœur et je trouvais cela pathétique. Souvent je communiais la nuit avec ce concert tout-à-fait naturel mais ô combien mystérieux. Malheureusement ce lieu de dortoir avait un inconvénient assez désagréable. Par leur rejet de crottes en grand nombre ils souillaient le dessous du préau : un lieu de vie pour les écoliers. Je ne sais pas qui en avait donné l’ordre, mais un mercredi matin des employés municipaux ont supprimé tous les nids et ainsi mis fin à toutes les couvées en cours. C’était une destruction plutôt nécessaire mais ô combien elle faisait mal au  cœur !!!
Deux des lieux de nichoir ont disparu : mon ancienne école et une grande partie de l’ancien hôpital. D’où une translation des martinets vers la vieille ville et le quartier arabe. Ici on peut encore les observer et les admirer. Mais ils sont peu nombreux.
Dernière nouvelle réconfortante toute fraîche
Aujourd’hui mercredi 2 août j’ai rencontré mon ami François Effling à la terrasse du casino et lui ai raconté le sujet de l’article que j’étais en train d’écrire. Il m’a donné une information qui m’a apporté beaucoup de baume au cœur : « Michel, sais-tu qu’une action de sauvetage de martinets est en cours à Préfailles ! Plusieurs couples de martinets ont été préservés et ont donné des petits. Certains sont revenus sur Pornic !! » Bravo et merci François pour cette heureuse nouvelle !!!

Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 

L’ancien Papagayo reste marqué dans la mémoire des anciens. Tous se rappellent les moments de joie et de bonheur partagés avec les irrésistibles personnages et si sympathiques qu’étaient Alain et son compère Markus. Ces 2 drôles avaient donné à leur restaurant,situé au-dessus de la mer à la plage du Portmain, une ambiance si chaleureuse et si remplie d’humour que chaque visiteur s’y sentait heureux. Pendant plus de deux décades ces deux faiseurs de joie, artisans du bonheur, ont su remplir le cœur de tous. Malheureusement une application stricte de la loi littorale a mis fin à ce formidable conte de fée. C’est la mort dans l’âme que les deux héros ainsi que les très nombreux amis du Papagayo ont vu cet havre de paix et de joie, disparaître sous les coups mortels du bulldozer.

Personne n’a oublié !

Bien des aventures exceptionnelles et inédites ont été vécues au Papagayo. Tout d’abord par tous ceux qui voulaient passer une agréable soirée, comme nombre de mes amis de la rédaction de Nantes et Paris de Ouest-France, mais aussi de grands personnages nationaux tel Michel Field. Pour tous le lieu était exotique et chaleureux. Ce restaurant se partageait en une terrasse dominant joliment la mer et une salle à la décoration extravagante et inattendue qui faisait le bonheur de tous. Imaginons une sorte de magasin d’antiquité avec un incroyable nombre de bibelots récupérés par nos deux compères ou offerts par des amis, tous aussi originaux les uns que les autres. Pour les clients c’était l’occasion de découvrir dans ce fourmillement un monde plein de secrets. 


Une cuisine savoureuse
Le cuistot c’était plutôt Markus. Je me souviens des moules à sa façon qu’il avait inscrit sur sa carte. C’était délicieux ! Mais le plus exceptionnel que j’ai découvert au Papagayo ce sont ces filets crus de sardines fraîches, marinés au citron et à l’huile d’olive : une merveille !!


Un repas en chanson
 Souvent les repas d’amis se faisaient en chantant. Ce fut particulièrement le cas le jour de l’inauguration du nouveau casino (l’ancien avait totalement brûlé). Après la cérémonie beaucoup d’entre nous s’étaient donné rendez-vous au Papagayo, dont des élus. Il y avait par exemple une certaine Brigitte qui, aujourd’hui est adjointe au maire de Pornic. Cette soirée a été fabuleuse. Alain était un grand maître de cérémonie, un véritable faiseur de joie. Par moment nous étions tous debout et chantions à tue-tête un couplet des Blues Brothers. Ce fut mémorable !


Le feu d’artifice du Papagayo
En même  temps que la ville tirait à Pornic son feu d’artifice du 15 août, le Papagayo tirait le sien plage du Portmain. C’était un peu archaïque, non professionnel. Mais ce qui comptait c’était justement cette ambiance bon enfant. L’artificier était évidemment Markus qui faisait fi des réclamations du public !!! Moi, personnellement, comme beaucoup, j’appréciais cet aspect artisanal et familial. Rien à voir avec l’entassement humain des quais !!!


La solidarité des amis du Papagayo
Si on dégustait de bons plats au Papagayo on y écoutait aussi de la belle musique le soir, et même assez tard dans la nuit. Alain invitait toujours des groupes musicaux de grande valeur et chacun y trouvait totalement  son plaisir. Sauf le seul voisin du Papagayo qui a porté plusieurs plaintes. Est arrivé ce qui devait arriver : présenté au tribunal le Papagayo a été condamné à verser une très importante amende (amende qu’il ne pouvait régler !) Tous les amis du fameux restaurant se sont émus et un grand élan de solidarité a couru. Chacun y allant de sa petite aumône. Mieux ! Certains ont eu l’idée d’organiser une fête nocturne sur la plage du Portmain. Il y a  eu foule et tous les bénéfices des boissons, saucisses et sardines ont été versé pour payer l’amende. Même des élus pornicais participaient à cet élan de solidarité !!


Une nouvelle organisation et 2 repreneurs très sympathiques
Le Papagayo N° 1 a été démoli. Un N° 2 a suivi, mais malheureusement lui aussi a été démoli. Aujourd’hui c’est la 3e mouture. Deux jeunes, Laetitia et Alexandre, ont repris le flambeau. Ils sont animés de beaucoup de courage et veulent rendre à cet établissement l’aura qu’il avait autrefois. Tous deux ne manquent ni de cœur, ni d’enthousiasme ni d’idées. Peu à peu ils redonneront à leur établissement ses lettres de noblesse. On peut leur faire confiance et nous leur souhaitons toute réussite. 

Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 

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Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Cécile, la si gentille maîtresse et la grande prêtresse des Dictéefolies, quitte Pornic.

Beaucoup de tristesse parmi les enfants et les adultes quand Cécile Capron, maîtresse à l’école Kerlor depuis deux décennies, leur a appris qu’elle quittait Pornic pour aller dans une ville du soleil où il fait si bon vivre. Elle a été nommée à l’école Mermoz à Marseille.

C’était ma collègue pendant de longues années. J’ai beaucoup apprécié sa gentillesse, son sourire continuel, ses compétences pédagogiques et sa grande disponibilité pour rendre service à tous ceux qui partageaient son engagement dans l’enseignement. C’est une personne en qui j’avais entièrement confiance et auprès de qui je me sentais bien. Cela était très réconfortant. Tout dernièrement j’ai interrogé ses élèves et leur ai posé la question : « Que pensez-vous de votre maîtresse ? » Les réponses étaient unanimes et toutes allaient dans le même sens : «Elle a toujours été très gentille et juste avec tout le monde. C’est une bonne maîtresse. Elle nous a bien appris ! Elle a toujours le sourire. Elle est très sympathique. Elle est correcte. Elle est stricte mais aussi tolérante. Elle n’interroge pas toujours les mêmes élèves et ça c’est bien ! Elle ne se moque pas de nous. Par contre elle a raison quand elle ne répète pas les explications aux élèves qui n’ont pas écouté. C’est à eux de faire des efforts. Elle est juste avec tous les élèves. Parfois elle est un peu sévère mais c’est à nous de faire des efforts, même si on n’ est pas toujours d’accord ! Elle aide toujours les élèves en difficulté .Elle ne nous gronde que quand nous le méritons .Ce que j’aime c’est qu’elle nous apprend beaucoup de choses très intéressantes et on y prend goût !Moi je l’aime beaucoup ! »

Une action publique très appréciée

Cécile a multiplié ses actions en direction pédagogique et dans sa vie publique. Éducation physique aussi bien en individuel que scolairement. Installation et initiation d’ateliers mathématiques. Participation à la chorale de l’école. Histoire des arts. Collaboration en mettant en place le travail en équipe. Si Cécile avait de bons rapports avec le personnel communal elle apportait aussi beaucoup d’amitié à ses collègues. Sa passion aussi c’était le basket. Elle était très accroc et faisait partie régulièrement d’une équipe loisir où elle apportait sa bonne humeur et abandonna pour des raisons de santé. Pour elle, ces soirées basket furent de formidables moments de convivialité et par l’esprit et par le cœur. Cécile a aussi éprouvé beaucoup de bonheur à Pornic en y élevant ses deux garçons, dont la gentillesse, tout comme celle de leur maman, fait l’unanimité !!!

La grande prêtresse des Dictéefolies

Cécile se souvient parfaitement quand l’idée des fameuses Dictéefolie a germé et m’a raconté ses souvenirs: « C’était au cours d’une fête de fin d’année qui se déroulait à la salle dite du Canal. Tes élèves avaient écrit, à leur façon, le même texte mais phonétiquement, donc rempli de fautes !!Il y avait 8 moutures différentes et avec tes élèves tu les avais affichées sur le mur du fond de la salle municipale. Et 8 tables d’écoliers avaient été installées. Le but c’étaient que les parents devaient réécrire sans faute le texte bourré de fautes, puisqu’écrit phonétiquement. Ce sont 25 personnes qui se sont prêtés au jeu dont Catherine Pasquier la première adjointe. Du coup, les Dictéefolies qui ne portait pas encore cette appellation étaient nées.»

Ensuite ce fut la grande épopée des Dictéefolies :cette aventure a duré 15 ans et 5300 personnes se sont déplacées au lycée du Pays de Retz et se sont affrontées à cet exercice très redoutable dont le niveau était supérieur aux dictées de Bernard Pivot (Le super champion des 20 ans de Bernard Pivot est venu 3 fois à Pornic pour récrire des textes farfelus et chaque fois il est tombé dans les pièges que j’avais tendus). Nous avions besoin d’aide et j’avais une équipe bien structurée pour réussir l’organisation. Cécile faisait partie des acteurs de l’événement. Elle avait une tâche redoutable : c’est elle qui avait la responsabilité de la grande salle des adultes qui participaient par équipe de 2 ne rendant qu’une copie. Après la dictée folle une dictée traditionnelle était proposée et c’est Cécile qui officiait avec une lecture majestueuse et avec aisance. « Je la relisais plusieurs fois toute seule pour m’entraîner à donner le ton tout en repérant les mots que je ne connaissais pas afin de les prononcer correctement. A la fin de la dictée des participants faisaient leurs commentaires sur le sens de certains mots. Une seule fois il y a eu des contestations. C’était la dictée sur le thème de la musique. Particulièrement sur « Jojo » la si belle chanson de Jacques Brel qui avait inventé le verbe si rempli de sens « Jojo tu frères encore ». Protestation d’une participante : « Madame le verbe frèrer n’existe pas ! ». Certes mais il est si beau et rempli de tant d’humanité et de sensibilité !! »

J’avais donné entièrement raison à Cécile que j’avais baptisé la « Grande Prêtresse des Dictéefolies.» En effet, elle menait sa tâche d’animatrice avec un talent inégalé, maîtrisant plus d’une centaine d’adultes, avec beaucoup de gentillesse et de compréhension, d’une main de fer.

Cécile, tu pars à Marseille mais aussi, pour nous tu « Frèreras » toujours à Pornic !

Cécile, la si gentille maîtresse et la grande prêtresse des Dictéefolies, quitte Pornic.
Cécile, la si gentille maîtresse et la grande prêtresse des Dictéefolies, quitte Pornic.

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Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : Claude Chauvin, roi du fou-rire !

Claude Chauvin, roi du fou-rire, ce conteur n’avait de cesse de nous amuser et de nous faire sourire

L’écrivain de la joie

La première fois que j’ai rencontré Claude Chauvin, c’était en 1997 et tout de suite j’avais senti que j’allais vivre avec lui de nombreux moments remplis de joie et de drôlerie. Le « bonhomme » était inlassable : à tout instant il sortait une rigolade, un jeu de mots astucieux, parfois une bouffonnerie. Ce qui était sûr, c’est qu’en l’écoutant et le regardant nous avions continuellement, ainsi que le décrit si bien avec pertinence le langage populaire, une « banane » au milieu du visage. Pour lui tout était motif pour nous faire rire.

Ce sens de l’humour, Claude avait aussi du génie pour le « fixer » par écrit. Ce professeur de collège technique était aussi un écrivain qui excellait dans des histoires drôles à mourir de rire ! Véritables scénarios de films, il nous transportait dans des situations les plus loufoques. Et nous y prenions bien du plaisir !

La commune libre de la Birochère

Ce « rigolard » était bien implanté dans la vie pornicaise. Il était l’un des acteurs de la « commune libre de la Birochère ». Le grand ordonnateur de cette institution illustre était Jacky Née, restaurateur, propriétaire de l’établissement l’Aiglon. Ce restaurant était devenu la « mairie » de la commune libre. Et chaque année, des milliers d’habitants du quartier, des Pornicais mais aussi des visiteurs et passants s’y réunissaient pour participer à une grande fête populaire, en l’honneur de la commune libre. C’était toujours au début de l’automne.

En effet, l’Aiglon, aujourd’hui malheureusement totalement disparu, avait une immense terrasse recouverte d’une treille de plus de 100 m². Cette vigne était exceptionnelle et très généreuse : son raisin était un délice ! Et chaque année, pour fêter la commune libre une grande fête des vendanges y était organisée en respectant intégralement les coutumes des temps passés. Il y avait d’abord les vendangeurs avec leur tablier et leur sécateur, montés sur de petites échelles et des « vigneronnes », joliment habillées, leur tendaient un seau pour récupérer les grappes. Les grains étaient versés dans un fût en bois sans couvercle. Ensuite, c’était un moment folklorique : pieds nus, des hommes foulaient les grappes pour en extraire le jus. Claude était l’un des premiers à participer à cet exercice qui provoquait de l’admiration et de nombreux sourires. Bien entendu, boissons, gourmandises et chansons apportaient encore plus de joie à l’événement. Ce qui est triste c’est que Jacky a tragiquement disparu : le restaurant a été vendu, puis démoli. Nous sommes bien nombreux à le regretter. Plus jamais, le rond-point de la Birochère qui avait connu une vie si intense n’amusera les Pornicais.

Sculpture de Bès, le joyeux Dieu égyptien

Claude était aussi un sculpteur de talent. En effet au moment où je préparais ma première édition des Dictéefolies je lui avais indiqué que le thème serait « Heureuses les filles et femmes égyptiennes ». J’avais réussi à lui transmettre mon enthousiasme pour cette civilisation exemplaire et je lui avais montré plusieurs de mes livres sur l’Égypte et particulièrement sur l’un de mes Dieux égyptiens préférés : Bès. Sa figuration est un Dieu nain. C’est une divinité protectrice, souvent portée en amulette, apportant joie, amour et bonheur. L’accouchement et ses suites, de même que l’art de la parure et de la musique étaient de son ressort. Avec Bès, Claude a retrouvé un « ami d’enfance » : ce dieu convenait parfaitement à sa personnalité. Coup de foudre pour ce Dieu étrange, au visage pouvant rappeler l’art chinois. Ce qui est sûr c’est que si tous les foyers avaient ce dieu dans leur demeure le monde en serait meilleur !!! Claude m’a fait une proposition : « Michel, je vais faire une sculpture du Dieu Bès que j’offrirai comme lot pour les Dictéefolies ». Ainsi fut fait ! Mon enthousiasme pour ce Dieu a été constant et connu de tous. Tant et si bien, qu’à mon départ en retraite collègues et parents d’élèves m’avaient offert un séjour d’une semaine en Égypte. J’étais comblé et j’en avais profité pour trouver une reproduction de la statue de Bès : ce fut le cas et aujourd’hui je suis fier de montrer cet exemplaire à mes visiteurs.

Au Sandier : le vénérable Chêne de la Tocnaye

L’imagination ne tarissait pas dans l’esprit de Claude. Observant le paysage rural pornicais proche de chez lui, il avait remarqué un très vieux et immense chêne. Les riverains l’appelaient le chêne de La Tocnaye. Claude avait appris qu’il allait être abattu. Cela l’avait considérablement attristé. Comment sauver cette sculpture naturelle si typée et donner une vie « éternelle » à ce très vénérable patriarche. Il a soumis une idée au conseil municipal : « Si vous êtes d’accord, je retravaillerai la forme de ce chêne et lui donnerai l’aspect d’un vieillard dans une attitude débonnaire, montrant qu’au-delà de sa faiblesse transparaît une grande bonté ».Cela rappelait totalement le caractère du Dieu Bès. Les conseillers ont accepté le projet et aujourd’hui cette sculpture en bois trône sur le rond-point du Sandier. Elle est vue chaque jour par des milliers d’habitants. C’est une consécration pour Claude et Bès. Quand vous passez par là, rien ne vous empêche de lever le bras gauche pour saluer Claude, ce faiseur de joie, malheureusement disparu.

La chronique de Michel Bordat : Claude Chauvin, roi du fou-rire !
La chronique de Michel Bordat : Claude Chauvin, roi du fou-rire !
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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : J’ai vécu plusieurs épisodes mouvementés avec les scorpions

Aujourd’hui je vais évoquer mes expériences avec cet animal qui est parfois extrêmement dangereux , le scorpion.

Petite description de cet animal

Il est apparu sur la terre ferme il y a 450 millions d’années :c’est le premier arthropode terrestre connu. Il se caractérise par un abdomen en anneaux, un long dard avec un aiguillon où débouchent des glandes à venin, 4 paires de pattes et une paire de pinces didactyles. Pour sa parade « amoureuse » le mâle tient la femelle par les pinces et les 2 partenaires semblent exécuter une danse nommée « promenade à 2 ». On le trouve partout dans le monde sauf dans l’extrême nord de l’Amérique, de l’Europe et de l’Asie.

Il est incroyablement résistant au froid (-2°), à la chaleur (50 °), aux radiations ionisantes (il supporte 150 fois la dose mortelle pour l’homme). Il peut vivre aussi à plus de 5500 m d’altitude. La plus forte concentration de scorpions se trouve dans l’hémisphère sud et surtout dans les déserts.

Cinq espèces de scorpions vivent en France, principalement dans la région méditerranéenne. Seule la piqûre de l’une des espèces peut provoquer une forte douleur. Dans le reste du monde c’est bien plus grave : plus d’un million de personnes sont piquées chaque année et on comptabilise plus de 3000 décès !

Mes propres aventures avec les scorpions

J’habitais au Maroc et je connaissais la terrible réputation des scorpions. Un jour, en classe de CE1, mon ami Moustapha récitait un poème, debout, installé au pied de l’estrade, quand tout à coup j’ai aperçu une petite forme noire toute proche qui se dirigeait vers le pied de mon ami. Après un instant d’hésitation j’ai réagi et crié : « Un scorpion ! »Cela a créé la panique dans la classe. Notre maître a fait un bond et l’a écrasé sous son talon. Ouf ! Nous avions une belle histoire à raconter à la maison !

Les loisirs du dimanche en été. Avec mon père, tous les deux, nous allions dans le bled à la chasse aux scorpions. Le principe était simple. Il fallait avoir un poignard ou grand couteau et une grande boite avec couvercle. Nous récoltions une longue tige de pissenlit et nous cherchions des trous très caractéristiques dans la terre ou sous les pierres, trous qui matérialisaient le nid des scorpions. Il suffisait d’agiter la tige à l’entrée du terrier et le scorpion, par curiosité ou colère, sortait ses pinces du trou et nous n’avions plus qu’à obstruer en arrière le trou à l’aide du poignard qu’on enfonçait dans la terre. Cela dégageait le scorpion et ne restait plus qu’à le mettre dans la boite. J’avais alors 8 ans. Adulte je me serais posé des questions sur le danger d’une telle chasse.

Ma mère a été piquée par un scorpion. j’avais 11 ans, un matin, avant la classe, ma mère s’est mise tout à coup à hurler. Elle ressentait une terrible douleur au pied. De toute évidence le coupable était un scorpion. Elle a été immédiatement transportée à l’hôpital et y est restée 24 h, jusqu’à ce que la douleur disparaisse.

Travaux manuels scolaires : l’extravagante mission confiée aux élèves de 6e. Incroyable ce que nous demandait le professeur de sciences : chacun devait ramener 10 scorpions vivants ! Ainsi les jeudis et dimanches nous partions en chasse. Son but était de récolter le venin pour l’envoyer dans un laboratoire afin d’améliorer un sérum anti-venin ! Ce qui est curieux c’est qu’aucun parent n’avait protesté. Aujourd’hui cela aurait causé un scandale et les réactions auraient été violentes !

Histoire amusante mais pas sans danger ! J’ai 5 enfants et tous les étés nous partions en camping, en particulier dans le midi. Cette année-là nous nous trouvions à Tourette-des-Faïences, tout proche du lac Saint-Cassien, celui dont le barrage s’était rompu et « avait noyé » la ville de Fréjus ! Mes enfants avaient beaucoup de liberté (surveillée toutefois). Un jour je les écoutais jouer : « Papa ! Viens voir !Il y a de drôles de petites bête ». Je n’y avast pas fait trop attention : je pensais qu’il s’agissait d’une sorte de hanneton. Ils ont insisté et je suis allé voir. Stupéfaction : il s’agissait de tous petits scorpions noirs. J’ai un peu paniqué. Renseignement pris : les scorpions du midi ne sont pas dangereux ! Tout de même !!Ce qui est amusant c’est qu’Alain Barré qui héberge si gentiment ma Chronique sur son blog a vécu la même aventure avec ses enfants : cela se passait dans les gorges du Verdon, pas loin du lac Sainte-Croix.

La chronique de Michel Bordat : J’ai vécu plusieurs épisodes mouvementés avec les scorpions

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes

J’ai connu Jean Geeraerts il y a 14 ans quand il a créé le 1er festival de la chanson de café à Pornic. J’étais enchanté et séduit et par le concept original de cette manifestation musicale mais aussi par l’enthousiasme, le talent et la gentillesse de Jean avec qui j’ai lié une grande amitié. Pendant plusieurs années j’avais couvert dans Ouest-France, avec bonheur, cette animation. Je témoignais alors le plaisir partagé par un vaste public. L’ambiance était festive et joyeuse. Tout comme le public je passais de bistrot en bistrot et découvrais bien des talents variés. Les mélomanes, attablés confortablement se régalaient et les artistes qui se produisaient, pour la plupart des jeunes pour qui c’était une première expérience grand public, étaient réjouis. Quand Jean a créé son festival j’ai tout de suite imaginé qu’il allait apporter beaucoup de bonheur aux amoureux de la musique populaire dans un cadre propice pour rendre chaleureuses plusieurs soirées pornicaises.

Aujourd’hui je vais faire le portrait de ce musicien au grand talent et que, tout comme moi-même, tout le monde admire et aime. Nous sommes tous étonnés par son incroyable parcours dans son univers musical. Petit enfant il baignait déjà dans la musique. Sa voie semblait tracée : il vivra dans un environnement de notes et de cordes de la guitare.

Dialogue

- Quelle est l’origine de ton nom ?

- Cela vient de mon père qui était Belge .Nous nous sommes installés à Mulhouse et moi je suis bien Français !

- Depuis quand date cette passion de la musique ?

- Tout a commencé à 5 ans et demi quand ma mère utilisait sa machine à coudre. Le bruit a déclenché une sorte de flash. Ce fut une révélation : je serai musicien !

- Quel a été le 1er contact avec la musique ?

- J’avais 10 ans. J’avais demandé à mon père une guitare. Il en a emprunté une à un ouvrier italien. Ensuite, j’avais alors 12 ans, je suis allé tout seul m’inscrire au Conservatoire de Musique. Dans la spécialité guitare classique.

- Quel a été ta progression ?

- En 3 ans j’ai passé tous mes accessits et j’avais alors 15 ans.

- Qu’écoutais-tu alors ?

- Rolling Stones, Satisfaction en 1 967.

- Faisais-tu parti d’un groupe ?

- Oui ! A Mulhouse. Puis je suis ensuite entré aux Beaux-Arts où j’ai suivi un beau parcours. J’avais créé une musique personnelle. j’étais un autodidacte. J’ai fait plus tard de nombreuses compositions influencées par Jimmy Hendricks, Led Zeppelin et même Jim Morrison. J’ai beaucoup lu aussi :Boris Vian, Jack London. Ma mère écoutait du jazz : Oscar Peterson, Ella Fitzgerald.

- à 19 ans où en étais-tu ?

- Reçu au concours, j’ai intégré la grande école Art Déco rue d’Ulm à Paris. J’y ai pris beaucoup de plaisir. J’ai obtenu un diplôme d’études supérieures. Cela m’a permis de travailler, à la sortie, 6 mois chez Publicis avec Jacques Ségala ! L’activité était plutôt graphique !Puis j’ai dit Adieu les Crayons et les Pinceaux et maintenant Vive la Musique !

- As-tu perfectionné ta technique musicale,

- Oui ! En 3 ans, de 19 à 22 ans, j’ai eu une formidable expérience. J’ai suivi les cours au CIM, c'est-à-dire au Centre d’Information Musicale. Avec des professeurs remarquables tel l’exceptionnel Pierre Cullaz responsable d’un double six dont 6 femmes qui chantaient le jazz.

- Et ensuite ?

- Je me suis installé à Nantes par amour de la mer. J’y ai monté le légendaire groupe DÜN avec les 5 meilleurs musiciens nantais dont Franck Herbert. Après 3 années de travail nous avons enregistré un album en Suisse, Érosion. Puis je suis parti aux USA, à Boston, pendant 3 ans et à Berkeley j’ai rencontré les meilleurs professeurs mondiaux. Retour en France, missionné par Jean-Marc Ayrault, j’ai monté une école de musique vivante.

- Et aujourd’hui ?

- Je travaille avec plusieurs formations et écris pour de jeunes musiciens. Actuellement, avec mon groupe de 7 musiciens, Transitzone que j’avais créé il y a 30 ans, nous avons achevé notre 3e album dont l’un soutenu par Laurent Voulzy. Depuis 4 ans je suis professeur d’harmonie et de composition au CFPM, le Centre de Formation de Professeur de Musique.

- D’où t’est venue l’idée du festival des chansons de café ?

- Complètement accroc de musique et habitant Pornic, il était évident que la concentration de cafés autour du port serait propice pour créer cette manifestation festive musicale et populaire. Tout le monde reconnaît que ce fut une réussite !

- Qu’adviendra-t-il de ce festival ?

- C’est la 14e année ! Ce sera aussi sans doute la dernière. J’ai eu des désagréments regrettables ! J’arrête et je conserve le label que j’ai créé.

La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes
La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes
La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes

Photos : Plusieurs m’ont été fournies par des amis. Une des photos a été prise par ma sympathique collègue Laurence Dalpayrat. Nous y sommes 3 personnages : en 2003, c’était la 1re mouture de la chanson de café et sur la photo on trouve André Beziau (dit DEDE) de l’ancien café du Port qui avait reçu tous les concurrents du 1er festival, mon ami Jean son créateur et, ce qui n’arrive pratiquement jamais, moi-même.

Le 14e festival de la chanson de café

Du vendredi 10 au dimanche 13 mars, 10 concurrents se produiront dans 11 établissements pornicais. Rendez-vous également à l’Espace Val Saint-Martin à 15 h dimanche, pour la proclamation des résultats.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : Yvan Bourgnon a créé le Manta, un formidable voilier dépollueur de mer
La chronique de Michel Bordat : Yvan Bourgnon a créé le Manta, un formidable voilier dépollueur de mer

Yvan Bourgnon est un ancien élève du collège Notre-Dame de Recouvrance et du Lycée de Pornic. Je connaissais bien son frère Laurent qui a tragiquement disparu en mer, et avec qui j’avais lié une grande amitié. J’avais été le premier correspondant de presse à écrire pour relater son premier exploit :la traversée de l’Atlantique en Hobby Cat. Tous les soirs sa maman me téléphonait pour faire le point et tous les jours je relatais dans Ouest-France. Il est venu plusieurs fois chez moi et ensemble nous avions monté une première mondiale. Je suis un des premiers Français à avoir eu un Hobby Cat, j’avais raconté à Laurent toutes les prouesses accomplies avec cet étrange bateau. Laurent m’avait fait le plus beau des compliments : «Michel tu es encore plus fou que moi !» Je raconterai ultérieurement tout ce pan de vie intense vécu avec Laurent.

Revenons à Yvan. Lycéen, déjà navigateur émérite, il était sur les traces de son frère aîné. Élève du lycée du Pays de Retz à Pornic, il avait participé au premier trophée à la voile des lycées de France et avait découvert la compétition nautique. Il avait remporté ce trophée avec ses 4 équipiers, 3 lycéens et son professeur d’éducation physique, Claude Martinuzzi. C’était une première édition qui comptait 20 bateaux. J’avais pris en photo les vainqueurs au Club Nautique de Pornic et avais relaté l’exploit dans Ouest-France.

Depuis j’avais totalement perdu de vue Yvan. Ce n’est que tout récemment que je l’ai redécouvert par hasard. Ayant une formation scientifique et étant féru de science, l’une de mes plus grandes passions a toujours été depuis plus de 45 ans, de lire des revues scientifiques (Science et Vie, La recherche, Ça m’intéresse…) ou de suivre à la télé des émissions scientifiques. Et c’est justement dans le Science et Vie du mois de février 2 017 que j’ai redécouvert Yvan Bourgnon. A la page 98 on peut voir la photo d’un très étrange bateau et à la page 99, des explications. À la 4e ligne est apparu le nom : Yvan Bourgnon !! J’ai tout de suite dévoré l’article et je dois reconnaître que j’étais totalement ébloui par ce que j’avais découvert. Yvan est non seulement un grand navigateur, ça je le savais, mais il a un sentiment écologique hors pair et de plus un sens pratique et technologique de qualité lui permettant de concevoir un immense quadrimaran inédit ayant pour vocation de débarrasser la mer de ses déchets plastiques.

Pour Yvan cela a été un vrai défi financer en crowfounding la construction de ce bateau géant, le Manta, conçu pour dépolluer les océans jonchés de plastiques. Il a donné ce nom de poisson au bateau, en rapport avec la forme de la raie mais aussi de sa capacité à filtrer l’eau de mer. L’idée de cette création lui est venue au cours d’une de ses traversées quand son voilier a heurté des objets flottants non identifiés et notamment lorsque le bateau sur lequel il participait à la Transat Jacques Vabre, avec son compère Gilles Lamiré, était entré en collision avec un conteneur, l’obligeant à abandonner, la course. Pour Yvan, l’avenir s’annonce catastrophique : « En 2 050, il y aura dans les Océans autant de plastiques que de poissons ! »

Il fallait donc agir !

En effet, 8 millions de tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans la mer. Laurent a imaginé un moyen pour intervenir et récupérer cette pollution avant qu’elle ne se désagrège dans l’eau. Son idée c’est de créer une flotte d’une centaine de bateaux qui opéreraient le long des côtes : le Manta. Il s’agit d’un bateau aux dimensions impressionnantes :60 mètres de longueur, 49 mètres de largeur et 2 mâts de 50 m. Ils seront tous équipés à l’arrière d’un grand peigne rétractable de 72 mètres de long, tels les fanons d’une baleine. Ce grand peigne d’une largeur de 1,50 mètres, plongeant dans la mer, agira comme un véritable filtre nettoyeur et récupérera tous les objets flottants entre deux eaux. Des tapis roulants remonteront la moisson à bord et la capacité de stockage sera de 600 mètres cubes de plastiques. Le Manta évoluera lentement, à une vitesse de 2 nœuds, pour ne pas capturer ou blesser des mammifères marins.

Financement

En ligne depuis la mi-octobre, une campagne de financement participative est lancée pour réunir 150 000 € pour la construction, en 2 017, d’un prototype au 1/10, un bateau test. L’association The Sea Cleaner se donne 3 ans afin de réunir la totalité du budget. Ensuite il sera prévu 2 années d’études et 2 autres années permettant la construction d’un bateau opérationnel. L’objectif à atteindre ce sera une mise à l’eau du premier Manta en 2 021.Vu l’enthousiasme et la ténacité d'Yvan, son projet a toutes les chances d’aboutir positivement. C’est ce que nous souhaitons tous.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat. Déclaration de Roselyne Bachelot : Je suis une intégriste qui défendra totalement la Loi Littoral !

La Côte de Jade était mal partie pour conserver l’intégrité de son littoral. Hommes d’affaires, financiers, agences immobilières, entreprises de constructions, mais aussi élus, tous s’activaient pour aménager, bâtir, louer ou vendre sur la côte. Si aucun frein n’avait été mis en place, tout le littoral aurait été bâti ! Au grand dam de tous les amoureux de la nature et de l’esthétique du paysage marin !

Heureusement, début janvier 1986, la Loi Littoral a été créée. Ouf ! Son but était de réformer le dispositif de protection et de la mise en valeur du littoral. Elle était très exigeante en ce qui concerne l’urbanisation.

Contestation en tous sens.

Ce n’était pas du goût de tous et certains manifestaient leur opposition. Ce fut le cas d’un groupe d’élus qui s’étaient réunis dans la salle des fêtes de Préfailles, pour réfléchir, aidés d’avocats, sur les moyens légaux pour détourner la Loi Littoral et pouvoir s’en passer. J’étais chargé de rédiger un article dans Ouest-France et je dois le reconnaître, j’étais mal à l’aise. Mais, spécialiste de l’écriture au 2e degré, voire 3e degré, sans aller au 4e degré comme avait si bien su le faire il y a 800 ans le célèbre auteur de La Divine Comédie, Dante, chacun aura pu lire dans ma prose ce qu’il voulait y trouver. Et moi je souriais dans ma barbe !

Plus comique et moins drôle encore, le comportement de cet élu de la Côte de Jade qui était totalement opposé à la Loi Littoral. Son raisonnement était simpliste ! «Je ne vois pas ce qu’il y aurait de gênant à construire une nouvelle maison au bord de la mer ! Cela ne dénaturerait pas le paysage !» Ceci est un raisonnement à courte vue ! En effet, un autre adjoint, par la suite pourrait présenter la même démarche et d’autres auraient pu enchaîner. Le résultat aurait été catastrophique. Je lui ai répondu d’une façon imagée et amusante : «Imaginons une superbe feuille toute blanche et qu’un malotru y fasse une grosse tache noire, prétendant que cela n’est pas trop grave ! Admettons à la rigueur. Puis un 2e fait le même acte et trouve la même excuse ! Et un 3e et ainsi de suite… À la fin la page blanche sera devenue toute noire. Est-ce ce que vous souhaitez pour le littoral ? » CQFD ! Il avait saisi !

Finalement tout est rentré dans l’ordre et la Loi Littoral est aujourd’hui largement acceptée.

La Bretagne, un littoral mité.

Quelle ne fut ma surprise quand un jour, en partie régionale de Ouest-France, j’ai découvert un article signé Jacques Boilève. C’était un merveilleux journaliste, aujourd’hui à la retraite, que j’appréciais beaucoup. Il était venu plusieurs fois chez moi et nous partagions notre goût pour la Loire. Sa carte de visite est impressionnante. Né en Anjou, écrivain, journaliste, auteur d’une quinzaine d’ouvrages traitant de la Loire, l’Anjou, ou Julien Gracq dont il fut un ami, il fit aussi des recherches dans des domaines historiques et géographiques. Il a été membre de l’Académie de Bretagne, mais aussi membre du Comité Éthique auprès de la Mission Val de Loire de l’UNESCO. Tous les deux nous nous entendions parfaitement. Un jour il m’avait demandé d’écrire un article sur le camping Les Amis de Nature à Port Meleu à Préfailles, où ses enfants étaient en classe de mer.

Revenons à l’article de Jacques. Son contenu devait contenter grandement les amoureux de la Côte de Jade. En Effet, Jacques rendait compte des résultats d’une grande enquête menée par deux professeurs de l’Université de Rennes, ayant pour objet l’étude de tout le littoral breton du Mont Saint-Michel au port du Collet aux Moutiers, en passant par la Pointe du Raz. Le bilan était sidérant. L’ensemble était entièrement mité. C’est-à-dire qu’il y avait des constructions en bordure de mer. La partie la mieux préservée de toute la Bretagne, s’étendant sur un linéaire de 3 kilomètres sans aucune construction, était située de Port Meleu à Préfailles jusqu’à la plage de Portmain à Sainte-Marie-sur-Mer. Cocorico !!! Une grande partie de notre propre côte était vierge de toute construction, et c’était exemplaire pour toute la Bretagne !!!

Roselyne Bachelot, la grande « Prêtresse de la Loi Littoral »

La rédaction Ouest-France de Nantes m’avait chargé d’assurer un reportage politique à Saint-Brévin-les-Pins, ville qui recevait au cours d’une campagne électorale nationale la ministre pleine de tempérament, Roselyne Bachelot. Comme à son habitude, cette dernière a gâté son auditoire. Sans complexe avec des mots très forts, sa personnalité s’est exprimée avec une certaine violence d’idée qui en a étonné plus d’un. Qu’on en juge : «Cet après-midi j’ai visité des coins de côte, particulièrement l’entrée de l’estuaire de la Loire. J’ai compris l’ampleur des problèmes ! Mon jugement est sans appel et je vous le dis nettement : je suis une intégriste totale pour défendre la Loi Littoral !» Applaudissements nourris ! J’ai beaucoup apprécié le jugement et l’engagement de Roselyne et j’ai tout de suite adhéré à sa prise de position et dans les termes mêmes qu’elle a utilisés.

La chronique de Michel Bordat. Déclaration de Roselyne Bachelot : Je suis une intégriste qui défendra totalement la Loi Littoral !
La chronique de Michel Bordat. Déclaration de Roselyne Bachelot : Je suis une intégriste qui défendra totalement la Loi Littoral !
La chronique de Michel Bordat. Déclaration de Roselyne Bachelot : Je suis une intégriste qui défendra totalement la Loi Littoral !
La chronique de Michel Bordat. Déclaration de Roselyne Bachelot : Je suis une intégriste qui défendra totalement la Loi Littoral !
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