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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #italie catégorie

Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

Cruelle déception pour le touriste français qui débarque pour la première fois en Italie, quand il demande un café, on lui sert un liquide noir, profond, aromatique, qu’il découvre au fond de la tasse avec le même étonnement et le même dépit que s’il tombait sur un puits asséché en plein désert ! Certains réclament avec force gestes et mimiques de mécontentement qu’on les rembourse ou qu’on leur serve un vrai café. Non, mais des fois, on va pas se laisser faire par ces ritals ! D’autres, surmontent leur méfiance, goûtent du bout des lèvresHum… c’est amère… Certains sont conquis, d’autres noient ce parfum trop fort pour leurs petites papilles sous un déluge de sucre, au point que l’on ne retrouve même plus l’arôme de l’expresso.

Ils ne savent pas ce qu’ils perdent : Moins de caféine et plus de goût, voilà le vrai café italien ! Julio, mon ami portugais me l’avait bien dit. « Vous en France vous savez bien faire les croissants, mais votre café est dégueulasse ! » …et il levait les yeux au ciel, invoquant le dieu mystérieux des percolateurs, inspirait profondément et poussait un gros soupir. « Il n’y a que les Italiens et les Portugais qui savent faire du bon café ! » Nous voilà prévenu, sans les gens du Sud, l’Europe serait condamnée au jus de chaussette !

 

Mais le barman italien n’est pas fou. Il faut bien assurer la recette de la journée et quand il discerne un zeste d’accent français, il n’hésite pas, il propose un « longo ». C’est un café plus civilisé pour un palais hexagonal : Même quantité de mélange dans le percolateur, mais plus d’eau, et voilà nos touristes rassurés qui déclarent avec une moue mi-satisfaite, mi-dédaigneuse : « il est fort, mais il n’est pas trop mauvais ! …»

http://www.machine-expresso.net/cafe-italien.php

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

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Qui en France connaît MONTECATINI ? C’est une station thermale entre Florence et Sienne. Les cars de tourisme s’y arrêtent pour trouver un Hôtel, tâche particulièrement difficile en cette saison. Les « Terme TETTUCCIO » sont les plus beaux. Construits dans un style néo classique s’inspirant des temples romains, tout est fait pour que le patient souffrant d’affections digestives y retrouve le calme et la sérénité sinon la santé.

Le temps y passe plus lentement qu’ailleurs…

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Une fois franchi le portique monumental, on est comme atteint d’une délicieuse langueur…

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Les proportions de ces immenses salles respectent le nombre d’or utilisé par les architectes de la Grèce antique pour construire leurs temples http://trucsmaths.free.fr/nombre_d_or.htm

Quel que soit l’endroit où le regard porte, tout n’est « qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté » comme le dit Baudelaire dans son poème « l’invitation au voyage » : http://www.insecula.com/oeuvre/O0014977.html

 

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Le pianiste joue des airs italiens. Les notes tombent comme de gouttelettes… Des curistes, hiératiques se promènent avec leur verre à la main…

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Il fait chaud, une femme relève sa robe blanche et découvre un beau genou…

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On sent l'orage. Retour dans les rues, l’orage est tombé…un quart d’heure de pluie et le goudron surchauffé fume… 

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C’est lundi, tout est calme dans les rues de Montecatini. Les petites boutiques autour des thermes sont ouvertes. La pluie a chassé les passants. La vendeuse attend le client qui ne vient pas…passe un bel homme. Hélas pour elle, il prend le parapluie et il s’en va !

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PS : J’ai une pensée pour Wolfgang et Suzy qui viennent tous les ans à Pâques, à Montecatini, depuis 25 ans ! De tant de beauté, on ne se lasse pas ! Mais je n’ai toujours pas eu le temps de prendre le téléférique pour Montecatini Alto, le vieux village qui domine sur la colline…

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une autre fois, un autre jour ou dans une autre vie, adieu ou arrivederci Montecatini…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

 A Rome, il y a ceux qui veulent se faire photographier en soldats de l'empire...

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 Et il y a les soldats de l'empire qui voudraient tout simplement faire une petite pause cigarette !...

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      A Rome, parmi les ruines antiques, on peut découvrir au hasard de la flânerie, une jeune et belle touriste promue par son ami, à un destin d’immortelle. Elle ne semble pas très à l’aise sur son tronçon de colonne ! L’artiste fignole, raffine ce qui ne plaît pas à son modèle. On sent qu'elle n'a qu'une hâte : descendre au plus vite de son piédestal. (près de la basilique Emilienne, dans la Rome antique) 

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Parfois ce sont les statues qui nous font croire à l’apparition, délicieusement impudiques de personnages humains, aperçus entre deux battants de fenêtres… (Piazza del Campidoglio à Rome, près du monument à Victor Emmanuel II)

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Parfois un photographe à l’ancienne prend la pose pendant si longtemps au coin de la rue que le voici transformé en statue (dans les rues de Sienne)…

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heureusement, quand on lui donne la pièce, il oublie sa tétanie et sourit !

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 Pendant ce temps, les véritables statues restent de pierre et contemplent avec indifférence la foule au pied de la basilique Saint-Pierre !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

Il y a de cela près de 40 ans, je me rendais  à Pompéi, ville mythique qui me fascinait. Peu de temps après avoir franchi la frontière, la voiture, qui commençait à donner des signes de fatigue depuis un certain temps, se met à zigzaguer. Deux italiens qui arrivent en face, à bord d’une minuscule « topolino » ( la fiat de base, affectueusement appelée « petit rat » ou "pot de yaourt") nous font de grands signes affolés...

 

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Nous nous arrêtons pour constater le mal incurable qui frappe notre petite Dauphine et nous repartons à quatre plus quelques bagages dans le « petit rat », serrés comme dans un costume trop petit ! Direction le camping le plus proche où nos deux nouveaux amis ont dressé leur tente. Un lieu idyllique, les pieds dans l’eau, où s’entassent des familles italiennes bruyantes et au nombre élastique, frères, cousins venant s’ajouter aux occupants de grandes toiles déjà bien remplies. Nous avons passé 15 jours de bonheur, à faire la fête, à jouer, à nous baigner, à chanter et à discuter interminablement jusqu’à deux heures du matin !

Luigi était membre du très officiel Parti Communiste Italien et son ami Marco était membre d'un très contestataire parti d'extrême gauche : deux frères ennemis ! Tous deux avaient abandonné leurs études (l’un était prof d’histoire et l’autre étudiant en lettres) pour travailler à la Fiat où ils faisaient de « l’agit-prop ». De temps à autre, ils quittaient le camping, dans la topolino commune, et s’en allaient distribuer des tracts et semer la bonne parole aux portes de l’entreprise, à Turin.

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Chacun de son côté, ils haranguaient le flot des ouvriers qui rentraient à l’usine et s’invectivaient par organisation politique interposée. Une fois cette noble tâche terminée, ils revenaient au camping, toujours dans le « petit rat » - car ils étaient officiellement en vacances - et reprenaient leur costume de campeur : slip et serviette de bain. Tout était de nouveau prêt pour de longues soirées de discussion et de bonnes parties de rigolades. En France, à la même époque, les relations entre le PC et l'extrême gauche étaient loin d'être aussi cool !


Tout ceci pour dire que je n’avais toujours pas vu Pompéi. Quarante ans plus tard, mon voeu s'est accompli ! Première surprise, la ville (ou plutôt les villes, car il y en a eu plusieurs superposées) est surélevée et entourée de hauts remparts ! il faut monter pour arriver sur une sorte de plateau.

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On y accède par la caserne des gladiateurs située juste avant le grand théâtre.

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On ne peut pas décrire en quelques lignes, les 700 ans d’histoire d’une ville qui a compté plus de 20 000 habitants. De nombreux sites et de superbes livres et DVD vous diront tout ce que vous voulez savoir sur le sujet : http://jpdruine.free.fr/pompei/ .

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On peut par contre raconter l’émotion ! Passé les premiers temples, forums, amphithéâtres et autres thermes dont les Romains ont laissé les traces dans tous leur empire (y compris jusqu’en Mayenne sur le superbe site de Jublains), on se retrouve tout simplement dans des rues, au cœur de la vie quotidienne.

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Les passages piétons sont toujours là !...

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 les bars où l’on vend à boire et tout ce qu’il faut pour se restaurer, également, dans l’un on a même retrouvé la recette de la journée : 683 Sesterces !

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Certaines maisons portent encore le nom de leurs propriétaires, des murs sont couverts de graffitis ... Les fresques sont un peu pâlottes mais toujours reconnaissables. On a le sentiment que, tout à coup, des Romains vont sortir, arpenter les rues, reprendre leurs conversations et leurs activités. L’impression est saisissante !... (Pour ceux qui connaissent Ephèse (en Turquie), on retrouve des points communs mais Ephèse ne présente pas avec autant de force évocatrice ce caractère d’intimité, de ville fantôme qu’un coup de baguette magique va animer.)

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Aucun guide n’oublierait de vous faire visiter un lupanar (il y en avait une vingtaine annoncés par des graffitis de "sexes-indicateurs")

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ni de vous faire frémir en contemplant, sous verre, des corps pétrifiés par les cendres du volcan. Sans doute faudrait-il flâner encore longtemps dans cette ville surgie du passé, mais l’on n’est pas seul à faire la visite, c’est le moins que l’on puisse dire !... D’autres groupes arrivent. Ciao Pompéi !...

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Je reviendrai dans quarante ans, à moins que Luigi et Marco…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

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…Peu de temps après, à Florence, j’ai vu un autre donneur de baiser. Un petit Cupidon, qui pour arrondir ses fins de mois, avait installé une « boutique à baisers » sur l’une des plus belles rues de la ville, située entre les bâtiments des Uffizi, autrefois réservés aux bureaux (les offices de justice = uffizi) des Médicis.

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C’est de là que cette prestigieuse famille dirigeait le riche et remuant duché de Toscane. La Galleria degli Uffizi est devenue, depuis, le musée exposant les plus belles œuvres des peintres du quattrocento Florentin ainsi que des  artistes italiens et européens du XIII ème au XVIIIème siècle tels que Cimabue, Giotto, Masaccio, Beato Angelico, Leonardo, Botticelli, Michel Angelo, Francesca della Piero , Raphaël, Caravaggio, Rubens, Rembrandt, Durer, Goya et beaucoup d'autres http://www.insecula.com/musee/M0196.html . La galerie permettait aux Médicis, qui avaient eu déjà affaire à la colère de la foule (assassinat du duc Alexandre http://www.insecula.com/contact/A000739.html ), de se rendre de leur palais de la Piazza della Signoria jusqu’au palais Pitti, situé de l’autre côté de l’Arno, en enjambant le fleuve par le fameux pont couvert, le Ponte Vecchio.

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L’espace situé entre les Ufizzi est souvent occupé par de nombreux petits marchands ambulants, qui entre deux rafles de la police essaient de vendre aux touristes des montres garanties à vie qui durent 24H, des sacs Vuitton en authentique imitation sky, des chapeaux à l’esthétique improbable, et des pinocchios made in China,…enfin tout ce qui se plie rapidement dans une grande sac quand les féroces dames de la maréchaussée locale rappliquent !

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Cupidon officiait, rue des Offices et offrait ses baisers contre monnaie sonnante et trébuchante aux touristes en mal d’amour. Mais il suffisait de peu de chose pour démasquer la supercherie. Cupidon avait beau montrer un attendrissant visage d’ange et faire battre ses petites ailes blanches, quand on passait de l’autre côté de la scène, on se rendait compte qu’il portait un blue-jean comme n’importe quel séducteur de banlieue !

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Non ! Ne me parlez plus de ces faux cupidons, non, vraiment rien ne vaut un vrai baiser romantique comme celui des amants de la Rome antique (voir chronique du vendredi 11 septembre) !!

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

Les sites grandioses, les monuments chargés d’émotions et d’histoire, les évènements tant et tant attendus, nous mettent parfois dans un état de tension propices aux grandes effusions. On se souvient des baisers échangés par milliers lors de la libération de Paris.

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Un simple but marqué par une coupe du monde et l’on voit également les supporters, ceux qui se connaissent mais aussi ceux qui ne se connaissent pas, s’embrasser à tout va, et pour ce qui est des joueurs, leurs embrassades tournent à la frénésie... Alors que dire du baiser de la grande soeur lorsque le petit frère devient lui aussi champion olympique !...

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Tout se passe comme s’il fallait que le surplus d’émotion se décharge et soit partagé, avec l’approbation de tous, car tous les spectateurs, même les plus craintifs participent à l’émotion du moment.

Ce qui est monnaie courante sur les stades est toutefois plus rare lors de la contemplation des grands spectacles naturels ou des constructions humaines. Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais pour ma part, je ne voudrais pas mourir sans avoir embrassé ma bien aimée, entre autres, devant les chutes du Niagara, ou les chutes Victoria au Zimbabwe qui, me dit-on, sont encore plus belles que celles du Niagara, en survolant, à partir de la nacelle d'un ballon, les cheminées de fées de la Cappadoce, en franchissant le vieux pont de Mostar en Bosnie, minutieusement reconstruit en 2004, après la guerre et symbole de la paix retrouvée http://www.linternaute.com/voyager/unesco/europe/bosnie/pont-mostar/pont-mostar.shtml, et j'en passe et des meilleurs !...

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En bien d’autres lieux encore, comme beaucoup d'entre vous je crois, j’aimerais sceller en mon cœur et dans ma mémoire la beauté du monde par un baiser. Et bien, deux amoureux anonymes l’ont fait devant moi, dans les ruines de la Rome antique. Devant ces ruines porteuses d’une histoire conquérante et glorieuse, une jeune fille s’est tournée brusquement vers son compagnon et lui a donné un fougueux baiser.

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Celui-ci n’a pas eu le temps de réagir ni de l’enlacer, il s’est laissé embrasser, certainement foudroyé par une flèche imparable de l’amour. Il y avait sûrement dans les environs, dans un temple dédié à Vénus, un petit Cupidon qui devait rigoler en remisant ses flèches et son carquois !

La scène est authentique et c’est un instantané (le photographe impénitent a toujours son appareil prêt à déclencher), elle est plutôt belle et attendrissante, mais pour préserver l’anonymat j’ai un peu transformé les visages et je les ai « floutés » (opération qui consiste à rendre plus ou moins flou tout ou partie d’une photo).  

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Oui mais, me diront les photographes puristes, d’autres ont déjà pris de telles photos ! C’est vrai, à commencer par DOISNEAU et son célébrissime « baiser de l’hôtel de ville ». Sait-on que ce baiser n’a rien de spontané ? Doisneau a demandé a deux élèves du cours Simon, qui lui paraissaient être amoureux, de jouer la scène. Il s’agissait d’une commande d’un grand hebdomadaire américain, LIFE. Le couple n’a tenu que quelques mois, mais la photo a fait, et continue toujours de faire, le tour du monde… http://www.rfi.fr/actufr/articles/064/article_35775.asp

PS : Pour déguster cette chronique, vous pouvez l'accompagner de la chanson de Souchon : le baiser, tout en embrassant votre bien aimé(e).

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

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Oui, et je le dis sans détour, même sans la fameuse tour, Pise vaut le détour et même, mieux que cela, tout le site de Pise vaut le déplacement pour une visite approfondie.

Incontournable évidemment, la visite de la célèbre Piazza del duomo ou « place des miracles » où se concentre un extraordinaire ensemble de chefs d’œuvres architecturaux.

 

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Le Duomo d’abord qui frappe par l’harmonie de ses formes, l’élégance de ses colonnettes et la splendeur de ses marbres alternés.

 

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Le Battistero (baptistère), le Composanto (cimetière)

 

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et, last but not least…la Torre Pendente, la fameuse tour penchée !!!

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Elle suscite toujours autant l’enthousiasme des foules et c’est un spectacle particulièrement réjouissant de voir jeunes gars et jeunes filles, juchés sur des poteaux, se contorsionnant pour faire semblant de la retenir dans sa chute, tandis que, de l’autre côté, le copain ou la copine se contorsionne, lui aussi pour faire le cliché du siècle !

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Tout autour des bâtiments, la place est dégagée et occupée par une vaste étendue de pelouse d’un vert soutenu qui met en valeur la blancheur des édifices. L’effet ne serait pas aussi saisissant, aussi magique sans ce contraste entre la verdeur pleine de vie du végétal et la pureté froide du marbre. Souvent les monuments historiques sont englués dans des amas de constructions plus récentes qui les affadissent. C’est un des rares cas où tout a été pensé pour le plaisir des yeux.

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Parfois j'entends certaines personnes, dans les médias, dénigrer la civilisation occidentale qui serait source de tous nos maux et de tous les malheurs du monde. Si on me demandait pourquoi j’aime notre culture, je dirais que l’existence de tels chef-d’œuvres, ceux de Pise  de Florence et, plus généralement de toute la Renaissance italienne en est, à elle seule, déjà une raison suffisante.

Pour en savoir un peu plus sur Pise et la Toscane, vous pouvez visiter ce site : http://www.mackoo.com/toscane/pise.htm


 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

On ne se voit pas vieillir ou alors c’est avec les yeux de l’intérieur qui déforment la perception comme le font nos oreilles quand on compare ce que l’on entend avec un enregistrement sur magnétophone. On aime rarement entendre sa propre voix et l’on aime rarement contempler sa propre image. Certains vont jusqu’à développer une sorte de phobie de l’image et les excès du droit à l’image qui se développent depuis quelques années et qui vont jusqu’à entraver la liberté de la presse, obligeant les journalistes à payer parfois des acteurs pour reconstituer une scène, montre à quel point l’image nous touche. Heureusement les autres sont là pour vous rasséréner et vous dire, « mais si tu es bien, là, c’est bien toi et c’est comme cela que l’on t’aime ! » Indispensable regard des autres qui nous tue ou qui nous ravit ! On peut se blinder contre tout échange mais ce que l’on gagne en n’étant pas négativement jugé, on le perd, et dans des proportions infiniment plus grandes en n’étant pas aimé ! Entre deux maux, mieux vaut choisir le moindre. Nous sommes irrémédiablement, incurablement des animaux sociaux et quand nous ne le sommes pas, c’est un trouble de la personnalité, la misanthropie (dans le jargon psy, on parle alors de personnalité schizoïde) ou pire encore...

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Les peintres se sont livrés tardivement à cette périlleuse entreprise de l’autoportrait. Il a fallu attendre la renaissance, époque de toutes les audaces, pour que les premiers autoportraits apparaissent. La galerie des offices à Florence, Galleria degli Uffizi, en contient ainsi une collection de 200, dont l’extraordinaire autoportrait de Sandro BOTTICELLI qui s’est peint lui-même, discrétion oblige, comme un personnage parmi d’autres sur sa célèbre toile : l’adoration des mages.

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Incroyable audace de l’artiste qui allait atteindre son apogée par la suite chez quelques génies comme REMBRANDT et VAN GOGH. Encore issu de l’époque de la Renaissance on admire toujours avec la même émotion l’extraordinaire autoportrait, à l’eau forte de LEONARD de VINCI.

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Pas besoin de code pour le déchiffrer ! On y voit un homme autour de la soixantaine, sûr de lui, portant dans le regard toujours la même détermination pour décrypter les secrets de l’univers.

MICHEL-ANGE, pour sa part, s’est représenté, d'une façon dramatique, dans le jugement dernier de la chapelle sixtine,sur la peau arrachée de Saint Barthélemy !...

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  Caravage, s'inspirant peut-être de MichelAnge, s'est représenté, lui aussi, d'une façon dramatique dans la tête décapitée du géant Goliath...

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L’autoportrait était plutôt l’exception, les portraits sur commande étaient la règle. Portraits de grands seigneurs, de grands guerriers, de riches bourgeois, de prélats, de nobles dames et de vieilles rombières que les peintres s’efforçaient d’arranger de leur mieux. La photographie dispense aujourd’hui les artistes de s’atteler à cette délicate et souvent ingrate tâche. Certains peintres ont su transcender leur sujet. Ils ont fait des portraits sur commande qui illuminent la toile et qui nous parlent encore aujourd’hui. C’est le cas du couple représenté sur une fresque d’une villa de Pompéi : Paquius Proculus et son épouse dont les regards nous interpellent à travers les siècles.

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Pour en savoir plus sur ces divers sujets, vous pouvez toujours faire une petite visite sur le site de WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Autoportrait . Pour une introduction en douceur dans le monde passionnant de la Renaissance italienne, vous pouvez également lire le roman historique captivant de Jean DIWO : Au temps où la Joconde parlait, édition j’ai lu. On y retrouve Michel-Ange, Vinci, Botticelli et l’on vit dans leur intimité à Florence, à Rome, etc…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

À en croire certains philosophes, les stoïciens en particulier et même les épicuriens, la réponse serait plutôt oui. Le plaisir, les plaisirs sont éphémères, « ne durent qu’un instant » et laissent un goût amère. C’est l’avis de ces penseurs un peu austères et rabat-joie mais également de nombreux pères de l’Eglise qui vont parfois, comme l’abbé machiavélique du monastère du « nom de la rose », jusqu’à condamner irrémédiablement, le rire et à commettre des crimes pour l’étouffer dans l’oeuf. http://www.cdiscount.com/mag/fich_prod.asp?prix=discount&navid=1040505&prodid=000000000000000000000000000000000000B01P

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Ce n’est pas là mon avis et je trouve qu’il n’est rien de mieux que de pouvoir rire entre amis et l’on se souvient longtemps et avec plaisir de ceux qui nous ont fait rire ! Parfois il suffit d’un rien pour qu’une ambiance passe du gris tristounet au bleu resplendissant. L’alcool n’est pas indispensable pour cela. Il peut aider, mais au mieux, comme dit la publicité, avec modération.

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En effet, le rire suppose de la détente mais aussi la pleine possession de ses moyens. Il faut que ça aille vite dans les petits neurones, que l’information circule et saute de synapse en synapse sans se mélanger les pinceaux et trébucher dans des marécages de vinasse ou de hasch !

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Le plaisir des sens n’est pas, non plus, quoiqu’en pensent certains, opposé au bonheur. Il lui est même souvent indispensable, mais on le trouve vite insuffisant s’il n’est accompagné de complicité, de tendresse, de sentiments partagés qui nous font sortir de nous-mêmes, alors que le seul plaisir à tendance à nous y enfermer.

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On sent dans les statues de Michel-Ange ce désir de partager la sensualité. Il veut nous la faire connaître, nous la faire aimer, nous faire aimer les autres et le monde comme lui-même les a aimés. Il a ce besoin de communiquer avec nous qui lui fait marteler son bloc de marbre jusqu’à en oublier de manger, peindre dans une position épuisante jusqu’à en oublier le sommeil et rester plusieurs jours sans redescendre de son échafaudage !

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  Même dans la pompeuse basilique St Pierre on trouve cette admirable piéta de Michel Ange, emplie de gravité, qui irradie, également, d’une étonnante sensualité.

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Les sculptures des artistes de la Renaissance sur la place de la seigneurie à Florence affirment haut et fort ce droit à la jouissance des corps. Quel contraste avec toutes ces représentations figées, impérieuses et dominatrices que l’on trouve dans la plupart des lieux officiels, palais et autres places symbolisant le pouvoir, à Vienne, à Rome et jusque sur les petites places de nos villages !

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La sculpture est un art magnifique. Elle est, avec la danse, l’art le plus proche du corps. Rares sont les sculpteurs qui ont osé faire sortir de la pierre des sentiments des émotions qui fassent vibrer cette matière inerte !

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Oui, la Renaissance italienne est grande par ses sculptures, par ses peintures et parce qu’elle a osé affirmer que l’homme était un Tout : bonheur et plaisir, force et fécondité, émotion et raison. Elle est un vrai voyage aux sources de nous-mêmes ! 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ITALIE

Je l’avoue humblement, quand j’étais très jeune enfant je voulais être pape ! C’est du moins ce que rapporte la tradition familiale. J’aurais donné cette réponse au curé venu à l’école faire de nouvelles recrues.

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J’ai échappé au séminaire en raison de ma réponse à la deuxième partie de sa question :

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- Pourquoi veux-tu être pape ? 

- Pour raccourcir la messe, je la trouve trop longue !

Toute velléité de m’expédier faire une carrière religieuse s’est arrêtée là !


Quelques années plus tard mes parents nous ont envoyés, mon frère et moi (c’était plus facile de faire un lot groupé), au lycée public, ce qui a été l’occasion d’un sermon, en chaire, cruellement dénonciateur et imbécile de la part du curé, ce qui a retiré à ma mère l’envie d’aller à la messe, pendant de nombreuses semaines ! (Je pense qu’un certain nombre d’imams doivent avoir cette attitude tyrannique et rétrograde aujourd’hui). Nous en reparlerons un autre jour si vous le souhaitez.

 

A l’occasion d’un voyage en Italie je ne pouvais donc pas laisser passer l’occasion d’aller visiter ce qui aurait pu être mes appartements ! La place St Pierre était encombrée de bancs, de sonos, de labyrinthes pour filtrer la foule, de flics contrôlant les sacs comme dans les aéroports, de scanners bipant pour le moindre brumisateur d’eau rafraîchissante… Enfin, un véritable cauchemar ! Rien qui vous fasse regretter de ne pas être devenu pape !

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Par contre je suis allé faire un petit tour du côté de sa résidence d’été, CASTEL GANDOLFO,alors là, chapeau (ou mitre ou tiare si vous préférez !) : Une merveille !

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Imaginez un charmant petit village à l’italienne, avec des vieilles maisons aux volets mi-clos surplombant un extraordinaire lac de cratère aux eaux vertes, fascinantes, dans lesquelles se reflètent les ombres capricieuses des nuages ! Pas de statues grandioses, une simple église de style baroque, des ruelles où pendent les lessives de la famille comme dans n’importe quel quartier populaire de Naples, des Italiens qui parlent avec leurs mains mais aussi avec leur cœur. Le bonheur !

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Même si je peux le regretter je ne pourrai donc pas non plus venir en villégiature dans le castel du pape, au sommet du village !

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Je me suis consolé en dégustant un énorme melon avec des tranches de jambon de Parme, sur une terrasse dominant le site. Dans le lointain, accroché sur le flanc opposé du volcan, on voyait un village (une ville m’a précisé la serveuse !). Un pic dominait à plusieurs centaines de mètres au-dessus du lac. 

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Les parois étaient entièrement recouvertes de forêts d’un vert sombre, intense (à part les échancrures découpées par les villages). Ensuite je suis descendu jusqu’au lac par un sentier laborieux et j’ai trempé mes pieds dans l’eau du volcan. Elle était chaude, le sable, composé de cendres volcaniques et par l’usure des roches était noir. Une vraie journée bénie !

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