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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #lea et le terminal du port au bois (feuilleton) catégorie

Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

Quelques instants plus tard, Léa était chez elle. Le temps de passer dans un magasin acheter des vêtements pour Yao et pour son père sans oublier une paire de lunettes noires, de déposer ses notes à l'entreprise et de prévenir qu'elle se sentait mal, qu'elle avait pris froid et qu'elle ne viendrait pas peut-être pendant plusieurs jours... Pendant ce temps, le papa de Yao s'était restauré, douché, il avait nettoyé soigneusement ses plaies. Son oeil était toujours tuméfié, mais il paraissait moins volumineux que tout à l'heure. Il avait enfilé un peignoir rose appartenant à Léa, un peu petit pour lui à vrai dire, mais qui était du plus bel effet ! Yao dormait profondément sur le canapé, couché sur le côté, la chatte entre ses bras. Léa distribua les vêtements et, pendant que le papa de Yao s'habillait, elle téléphona à l'une de ses amies qui avait travaillé au ministère des affaires étrangères. Elle lui expliqua la situation. Elles convinrent toutes deux qu'il fallait faire confiance à cet homme, l'aider à contacter sa famille et commencer, avec son accord, à entreprendre, dès maintenant, les démarches pour obtenir le statut de réfugié politique.

Le séjour à Paris dura plus longtemps que prévu. Léa due prolonger son congé maladie par des congés normaux, au grand dam de son patron à qui en quinze ans de bons et loyaux services, elle n'avait jamais manqué !

Depuis ces évènements les mois ont passé. Yao a été recueilli par sa famille parisienne. Léa lui rend souvent visite ainsi qu'à son père. Ce dernier suit une formation pour reprendre un travail en France. L'import-export de bois l'intéresse. Il a déjà des compétences dans ce domaine. Le petit Yao se débrouille bien à l'école. Il est même question qu'une fois la formation du père terminée, ils reviendraient tous deux, vivre dans la région nantaise à proximité du Terminal du Port au bois...

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

 Léa se sentait extraordinairement émue, des larmes lui venaient aux yeux. Pour se donner contenance, elle respira un grand coup, secoua ses cheveux tout mouillés et déclara l’air un peu pincé :

 -          Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?.. Si on ne peut pas prévenir la police qu’est-ce qu’on fait, insista-t-elle ?

 -          Madame, j’ai besoin de quelques jours pour aller à Paris. J’y ai de la famille. Ils vont nous aider, mais il faudrait que vous gardiez Yao le temps du voyage...

 Elle regarda Yao qui était agrippé à elle et bredouilla :

-          Oui…mais non, ce n’est pas possible, … je n’ai pas de place à la maison ! En un éclair elle réalisa l'incongruité de ce qu’elle venait de dire et elle rougit jusqu’aux oreilles. Il y avait, bien sûr, une deuxième chambre à la maison, mais celle-ci était occupée par Bérengère, sa « bébé »… la chatte Bérengère. Elle eut honte et reprit :

 -          Oui, ça va être possible, mais pour quelques jours seulement !

 Elle sentit les mains du petit Yao qui la serraient fort et qui tiraient sur sa robe. Elle se pencha et il l’embrassa :

 -          Tu es gentille,… comme ma maman…

Il avait peut-être quatre à cinq ans. Elle le prit dans ses bras, essaya de le réchauffer, en frottant ses épaules toutes mouillées et lui fit un câlin. Il resta ainsi, sans bouger, la tête penchée sur l’épaule de Léa. Puis il mit son pouce dans sa bouche, prêt à s’endormir.

 -          Madame, je crois que nous ne pouvons pas passer par le port. Nous serons repérés aussitôt.

 -          Oui, vous avez raison, répliqua Léa et elle poursuivit d’un ton ferme et décidé, vous allez marcher tout droit dans cette direction, jusqu’à la quatre voies. Je vous attendrai sur le bas-côté. Je mettrai les warnings. En attendant, prenez mon parapluie...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

Léa était encore un peu déstabilisée mais en même temps elle se sentait très émue. Avant toute autre réflexion elle se raccrocha à une idée : faim, faim, ils ont faim ! elle avait toujours dans son sac à main tout un tas de choses plus ou moins utiles, il était toujours plein à craquer. Un jour lors d’un stage d’entreprise, ce genre de stage que Léa n’aimait pas, un peu « psy » destiné soi-disant à souder une équipe, le formateur avait demandé aux participants de « vider leur sac », mais pas seulement au sens figuré… Cela avait commencé par le sac de Léa, et tout le monde, dans l’entreprise, en rit encore. Il contenait un bric à brac incroyable : Une bombe antiagression, trois petits mouchoirs bien pliés marqués aux initiales de sa grand-mère, deux tubes de rouge à lèvres, un mini-tube de désodorisant, des chewing-gums sans sucre faisant effet de dentifrice, un portefeuille avec les papiers de la voiture, les papiers d’identité, des cartes de crédit, les doubles de tous les  papiers importants dans une pochette en plastique, les clés, les doubles des clés, des photos de sa chatte Bérengère, des photos du chien, de la famille, un pilulier avec des extraits de plantes contre le stress, la fatigue et l’insomnie, trois flacons d’huiles essentielles censées vous sauvez de toutes les maladies de l’hiver, une carte de visite d’un ostéopathe, d’un vétérinaire, un jeu du tarot de Marseille, etc., et…. Trois barres aux céréales vitaminées en cas de coup de pompe ! Elle les sort aussitôt, en donne deux à Yao et une à son père.

-          Il faut prévenir la police !...

-          Non, madame, j’ai pu quitter mon pays grâce à la complicité de personnes qui exercent encore des responsabilités au pays. S’il y a enquête, c’est elles qui seront en danger.

Comme Léa ne répondait pas, il insista :

-          Vous savez madame, c’est la guerre civile dans mon pays. Ils ont tué ma femme et le reste de ma famille n’est pas à l’abri de représailles. Ils s’en sont même pris à un journaliste français !...

Léa avait déjà entendu parler des évènements qui se passaient dans cette lointaine Afrique mais à vrai dire, contrairement à son patron, elle ne s’était jamais vraiment intéressée à la politique. Maintenant, cette rumeur lointaine de l’agitation du monde, qu’elle entendait vaguement à la radio, venait jusqu’à elle et il lui fallait choisir, prendre une décision sur le champ... Elle comprenait une chose, ces deux personnes lui semblaient en grand danger et le sort de ce petit garçon lui paraissait inacceptable. Elle sentit une main prendre la sienne. C’était celle de Yao. Il tenait sa barre vitaminée d’une main et avait pris celle de Léa avec l’autre. Il enfourna le reste de la barre dans sa bouche et, tout en continuant de mâchonner, il entoura les hanches de Léa de ses deux bras. Il posa la tête sur son ventre et fit mine de s’endormir, puis il lui jeta un regard plein de confiance.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

 


 

-          N’aie pas peur madame… c’est moi Yao

Elle ouvre les yeux. Elle voit devant elle la tête toute frisée et ruisselant de pluie, d’un petit garçon noir. Il reprend :

-          Oui, n’ai pas peur, c’est moi Yao…j’ai faim, j’ai froid…as-tu à manger ?

 Léa n’en croit pas ses yeux :

 

            - Mais qu’est-ce que tu fais là ?

- je suis venu avec mon papa parce qu’ils ont tué ma maman…

- Qui a tué ta maman ?

- Les soldats…

Léa ne comprend plus rien à ce qui se passe. Mais elle réalise que le danger extrème qu’elle redoutait est écarté. Qui est cet enfant, d’où vient-il ?

-          D’où viens-tu ?

-          De la Côte d’Ivoire… La Côte d’Ivoire c’est mon pays… et il se met à chantonner les premières paroles de l’hymne national.

 

 

Les idées commencent à s’ordonner dans la tête de Léa :

-          mais qu’est-ce que tu fais ici ?

-          C’est les soldats, madame, ils sont venus dans ma maison et ils ont tué ma maman, parce qu’ils ont dit que mon papa, il aide les terroristes ! J’ai faim madame…

-          Et ton papa, où est-il ?

-          Il est là…

 

Tout en disant cela Yao désigne du doigt le tas de tôles d’où étaient sortis les cris tout à l’heure. Elle voit s’avancer un homme vers elle, un Africain, aux vêtements déchirés, à l’œil tuméfié. Yao se précipite dans ses bras.

-          N’ayez pas peur madame… Yao est mon fils. Nous sommes ivoiriens, d’origine burkinabé. J’avais un poste à responsabilité à l’époque du précédent gouvernement et c’est pour cela que j’ai été accusé de terrorisme par des milices, en réalité des racketteurs, qui se réclamaient de l’actuel pouvoir. Ils ont tué ma femme et je me suis sauvé avec mon fils. J’ai donné toutes mes économies pour faire le voyage clandestinement sur un bateau qui est venu livrer sa cargaison ici il y a 3 jours. Mais au moment de débarquer, le passeur n’a pas voulu nous laisser descendre. Il croyait que nous avions encore de l’argent. Ils m’ont tabassé et ils m’ont laissé pour mort ici. Yao est resté près de moi et a essayé de me soigner. Nous n’avons rien mangé depuis 3 jours.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

Elle est à l’extrémité de la plateforme, près du terrain vague, accroupie, tenant son parapluie d’une main et tentant de prendre des notes sur son calepin de l’autre. La situation est très inconfortable !...

  Non, elle n’a pas rêvé, il lui a bien semblé entendre des bruits dans les taillis, comme des piétinements, une lutte feutrée entre deux bêtes ou deux personnes qui s’affrontent sans un cri... Tout à l’heure déjà elle avait cru remarquer des sons insolites. Ça recommence…quelqu’un se débat ! C’est sûr maintenant, ce n’est pas un animal, c’est une personne… elle se redresse, prête à bondir et à partir en courant lorsque retentissent des pleurs d’enfant …

Léa a peur, sa première réaction est de fuir. Mais elle n’a pas le temps de se relever et de se mettre à courir. Les pleurs reprennent de plus belle et une voix d’homme, sourde et impérative menace :

-          Non, reviens… reviens !…

Léa reste figée sur place, terrorisée. Elle pense aussitôt à un sadique, à l’un de ces violeurs d’enfants dont on entend maintenant si souvent parler à la radio et à la télévision et son sang se glace. Elle sent l'angoisse monter en elle et l'envahir brutalement... Elle voudrait crier : « Qui va là ! au secours ! à l'aide.. » mais aucun mot, aucun son ne sort de sa bouche... Elle est tétanisée... 

Un fracas de tôle qui tombe, des pas, une course… Léa n’en peut plus. Elle jette son parapluie, son carnet tombe de sa main, elle ferme les yeux, elle plaque, précipitamment, ses mains contre son visage et se tient recroquevillée sur une grume… Elle attend, elle ne sait pas quoi… qu’un agresseur bondisse sur elle, la plaque au sol, lui fasse du mal…et elle ne saura pas se défendre. Elle attend comme une victime innocente, prête pour un sacrifice…

Elle n’a toujours pas ouvert les yeux, redoutant le pire. Quelques secondes passent qui lui paraissent une éternité, puis elle sent…une main qui tire sa robe…. un hurlement sort de sa bouche…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

 Les grumes pèsent plusieurs tonnes. Elles sont répertoriées par un code qui permet de s’assurer de leur provenance et autorise un suivi. Monsieur Brumachon jette rapidement un coup d’œil sur l’ensemble. Léa s’attend à ce qu’il examine minutieusement la marchandise, observe les pièces une à une, repérant le moindre défaut, négociant des rabais comme d’habitude… Mais il la prend à part et lui explique :

-          Léa, nous avons déjà fait ce travail ensemble à plusieurs reprises, vous savez ce qu’il faut faire… Je dois m’absenter, j’ai une réunion politique importante. Nous sommes en pré-campagne et nous allons décider des candidatures. Je ne peux absolument pas manquer cette réunion. Je vous confie cette mission, vous allez faire la réception du lot. Vous me ferez un rapport détaillé et j’en reparlerai avec Monsieur Auffret.

Léa est estomaquée. Jamais, jusqu’à ce jour, son directeur n’avait agi de la sorte, confier cette tâche qu’il estime essentielle, à quelqu’un d’autre ! Elle n’a pas le temps de protester, il la laisse seule et entraîne le commissaire avec lui vers les bâtiments administratifs.

Il pleut de plus belle. Un instant, Léa se demande si son directeur ne lui a pas joué ce mauvais tour exprès pour échapper à la pluie ?... Elle lui en veut même un peu. Ses petites chaussures de ville sont trempées et elle a froid aux pieds… De mauvaise humeur, elle reprend sa liste et commence à pointer chaque élément, signalant les défauts éventuels, fissures, éclatements, et toute anomalie. Elle est seule sur cet immense chantier, sous ce ciel plombé, la pluie tombe toujours, … il est neuf heures du matin… la journée commence mal ! On entend dans le lointain, le bourdonnement de la circulation, sur la quatre voies qui mène au carrefour de la Bouvre et à l’embranchement du pont de Cheviré. Depuis quelques minutes, le bruit est devenu plus insistant et plus régulier. Elle lève la tête. Le trafic, sur le pont, est complètement bloqué … pas une voiture ni un camion ne bouge. Il va y avoir du stress dans les bureaux ce matin  se dit-elle ! Et tout en réfléchissant à cela, elle se félicite de ne pas avoir à emprunter, tous les matins, ce fichu pont et ses bouchons célèbres dans toute l’agglomération ! Elle plaint tous ces pauvres gens, coincés dans leur voiture qui vont arriver en retard à leur rendez-vous, au travail, à l’école… Puis elle se ravise : « Après tout, ils ne sont pas plus à plaindre que moi, eux, au moins, ils sont à l’abri », se dit-elle !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

Léa apprécie qu’il s’excuse. Elle ne lui en veut pas. Il est un peu « chiffonné » ce matin. Il a dû se coucher tard. Ah, ces damnées réunions politiques… Depuis qu’il s’est lancé dans cette aventure, il est moins présent à son travail et manifestement plus agité, plus stressé…

-          Ce n’est rien, je vous en prie. J’attends seulement depuis cinq minutes, dit-elle d’un ton conciliant, alors qu’elle est là depuis un bon quart d’heure ...

-          Allons voir M Gauffret, le commissionnaire de transport. Vous avez le dossier ?

Bien sûr, Léa avait le dossier. Ce n’était pas la première fois qu’elle venait sur le port autonome. Elle avait d’abord été un peu surprise et désappointée par ce paysage industriel, mais avec le temps elle avait appris à l’apprécier. De vastes espaces, en bord de Loire : Des grues à l’allure dégingandée, des cargos qui n’ont pas l’aspect prestigieux des bateaux de croisières, et des plateformes où s’entassent les grumes ou des pièces de bois sciées et déjà un peu usinées. En amont l’on distingue Nantes, la zone portuaire et, sur la droite, les abords de Trentemoult. En aval on remarque surtout l’arc imposant du pont de Cheviré. À l’arrière s’étend la ville de Rezé dont la vocation maritime est ancienne puisque le port de Ratiatum était déjà actif, à l’époque gallo-romaine. Vue d’ici, la Cité Radieuse construite par Le Corbusier dans les années cinquante, ne semble pas vraiment mériter son nom. Elle se découpe sur l’horizon comme une imposante masse grise surmontée par un curieux parallélépipède : l’école maternelle, idée géniale s’il en fut ! On distingue toutefois des couleurs vives, sinon radieuses, à l’intérieur des balcons.

Accompagnés du commissionnaire, ils commencent à inspecter la livraison. Des grumes de diverses essences en provenance de Côte d’Ivoire. Elles ont été stockées dans un coin reculé de la plateforme. Léa sort son parapluie. Elle essaie d’abriter son directeur qui marche au pas de course. Ils arrivent presque à l’extrémité du terrain. Au-delà s’étend un paysage de lande, peu hospitalier. Un vieux caddy traîne, une carcasse de voiture, des bouts de tôle ondulée soutenue par des piquets et qui forment une sorte de cabane… Léa détourne le regard, elle se dit qu’elle n’aimerait pas se trouver là, toute seule la nuit. Une de ses relations, un médecin lui a raconté qu’il avait été appelé dans cette zone un jour, pour constater un décès : Un cadavre carbonisé dans une voiture, un règlement de compte de la pègre locale !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

Léa commençait à s’impatienter. Son directeur, monsieur Brumachon, lui avait donné rendez-vous ce matin, à l’embauche, sur le terminal du Port aux bois, à Rezé. Cette immense plate-forme dépend du port autonome de Nantes Saint-Nazaire, elle reçoit du bois en provenance du monde entier. Il lui avait donné rendez-vous près des bâtiments de la plateforme logistique. Il devait la présenter au commissionnaire de transport qui avait acheminé la cargaison de grumes en provenance d’Abidjan. Le ciel qui était menaçant ce matin au réveil, se déchaînait maintenant en l’une de ces averses dense et drue comme le littoral marin sait en produire. Léa n’était pas descendue de sa voiture. Au bout de deux à trois minutes, de la buée s’était formée sur les vitres. Elle ne voyait plus rien. De crainte de ne pas repérer l’arrivé de son directeur, elle remit un peu de ventilation et fit battre les essuie-glaces. Comme d’habitude M Brumachon était en retard ! Il faut dire qu’il s’occupait de tant de chose en même temps ! En plus de sa florissante entreprise d’import-export, il était l’un des organisateurs du Carrefour International du bois, l’une des plus importantes manifestations de la filière qui se tenait tous les deux ans à Nantes, il donnait également des cours à l’école supérieure du bois dont il était l’un des anciens élèves et il se préparait à entrer en politique ! Parfois il donnait le tournis à Léa qui jouait auprès de lui le rôle de secrétaire de direction et était chargée de superviser le service comptabilité. Heureusement Léa retrouvait calme et tranquillité, chez elle quand elle rentrait le soir. Seule l’attendait sa chatte Bérengère, « sa bébé », une chatte ultra gâtée, toujours contente de voir sa maîtresse. Elle avait bien eu un chien, un vieux chien, Phox, que sa sœur lui avait confié il y a de cela quatre ans, soi-disant pour une semaine. Elle ne l’avait jamais réclamé. Il était mort il y a quelques mois et cela avait bouleversé Léa bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé ! Elle était seule, sans attache humaine profonde et, bien qu’elle supportât aisément la solitude, elle se sentait parfois en manque d’amour et se surprenait parfois à jeter des regards sur son directeur avec des yeux qui n’étaient pas seulement ceux d’une fidèle employée…

Enfin il arrive, toujours pressé comme d’habitude :

-          Excusez-moi pour ce retard Léa. Je suis passé au bureau auparavant et je n’aurais pas dû !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)
Vous vous souvenez de Léa et de ses dernières aventures à Prague ? Parfois il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin pour se retrouver plonger au coeur du suspense. Elle m'a raconté ce qui lui est arrivé, tout près d'ici, à Rezé au Teminal du port au bois, dans cet avant port de Nantes qui reçoit des grumes du monde entier. Si vous voulez en savoir plus, suivez les 8 épisodes de son récit sur mon blog à partir de lundi
 

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