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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #pepopo (petite politique de poche) catégorie

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Lutter contre la pauvreté chez nous mais aussi dans le monde

Pensez-vous qu’il faut lutter contre la pauvreté chez soi et dans le monde ? Eh bien, ce n’est pas l’avis des américains qui ont élu un président protectionniste, ce n’est pas non plus l’avis des anglais qui ont préféré se refermer sur leurs frontières et, en France, cet égoïsme nationaliste s'est installé durablement à l'extrême droite et chez certains à gauche et à droite !

Que se passe-t-il donc ?

La mondialisation a rebattu les cartes. Grâce à elle, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté et de la misère et ce mouvement continue encore. Cela ne se fait pas exactement à notre détriment, nous en bénéficions beaucoup en particulier par une baisse des prix fantastiques sur de nombreux produits, mais cela nous oblige à changer nos modes de production. Ce que faisaient nos usines, les anciens pays du tiers-monde le font aussi bien que nous et à moindre coût. Il nous faut donc nous adapter à cette nouvelle donne et cela ne se passe pas bien pour ceux qui n’ont pas une formation suffisante pour ces nouvelles tâches et pour les entreprises, trop lourdement taxées, qui ne se renouvellent pas suffisamment pour faire face à la concurrence !

Dans ces conditions la tentation est grande de trouver un bouc émissaire : fermer plus ou moins les frontières pour “fabriquer français” et empêcher la concurrence, bouter les étrangers hors du pays ou bouter les riches en les taxant tellement qu’ils franchissent les frontières. A gauche et à droite des leaders charismatiques prennent chacun des postures de “sauveur du peuple” pour s’attirer les faveurs des électeurs.

La morale de cette histoire est que nous voulons bien donner une aumône pour des associations d’entraide avec les pays pauvres, mais nous ne supportons pas que le développement de ces mêmes pays, nous oblige à nous adapter, à faire un effort collectif pour changer. Allons-nous tomber aussi bas que les américains, les anglais, les polonais, les hongrois ?....

 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

On peut s’entraîner et apprendre le bonheur comme on apprend le malheur et la désespérance !

- Des études sur 4000 paires de jumeaux vrais et faux, élevés séparément ou ensemble montrent que :

- nous sommes bien prédisposés au bonheur ou à la déprime, mais que cela ne joue, au mieux, que pour 50%

- que le fait d’être riche ou pauvre, beau ou laid, jeune ou vieux, fort ou faible, joue très peu (10%)

- Le reste, soit 40%, doit tout à notre façon de penser et à ce que nous faisons. La marge est donc grande pour devenir plus heureux !

 

Le secret ? Le bonheur ne réside pas essentiellement dans l’AVOIR, mais dans l'ÊTRE. Car nous sommes d'éternels insatisfaits et lorsque nous avons enfin obtenu ce que nous voulions, nous nous en lassons et bientôt le désenchantement apparaît ainsi que l’envie d'autre chose. C'est ce que chante Souchon dans "Foule sentimentale".

Des psychologues positifs ont détecté que ce qui permet de développer notre bonheur consiste :

  • à développer de bonnes relations en couple, en famille, avec notre entourage proche

  • à savoir apprécier ce que l’on a, à se réjouir de ce que l’on vit, à exprimer sa gratitude, à s’émerveiller de ce qu’il y a autour de nous

  • à éviter de se comparer à autrui

  • à se montrer généreux, même par de petits actes, à apprendre à pardonner

  • à cultiver l’estime de soi

  • à cultiver et entretenir consciemment l’amitié….

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Le petit journal des élections. Que préférez-vous : diminuer la pauvreté ou réduire les inégalités ?

On est tenté de dire les deux ! Or, les deux sont incompatibles. La pauvreté a beaucoup diminué dans le monde. La FAO observe que le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 23% à 15% entre 1990 et 2015, malgré une hausse continuelle de la population.

Rappel : comment la pauvreté est-elle définie ? On se réfère au revenu médian (médian car la moitié de la population touche plus et la moitié touche moins). Quand on touche moins de 60% du revenu médian on est considéré comme pauvre.

Problème : si les revenus des pauvres augmentent, ceux des riches aussi et avec un effet démultiplicateur, du coup, l’écart se creuse. Constatant cela, certains réclament que l’on confisque le surplus de richesse des plus riches (c’est ce que Hollande a fait au début de son quinquennat en les taxant à 75%). Le résultat obtenu est l’inverse de celui qu'il avait espéré. Des riches ont quitté le pays et d’autres ont refusé d’y installer leurs entreprises. en définitive le pays s’est plutôt appauvri !

Certains dénoncent la mondialisation et l’accusent de tous les maux. C’est vrai, elle a des effets pervers, mais si l’on fait une balance positif / négatif, on constate qu’elle a diminué la pauvreté dans le monde et augmenté le pouvoir d’achat dans les pays occidentaux, en particulier en diminuant d’une façon spectaculaire le prix de certains produits.

On l’accuse aussi d’avoir provoqué des délocalisations et la fermeture d’entreprises. Ce n’est vrai que pour une part, en réalité le plus grand responsable est l’innovation technique qui détruit, pour l'instant, plus d’emplois qu’elle n’en crée.

Dans l'état actuel du monde, la tâche essentielle me paraît être de réduire la pauvreté tout en protégeant l'environnement y compris dans notre pays mais il ne faut pas abandonner la réduction des inégalités.

Pour réduire les inégalités, deux moyens principaux :

- L'impôt, sachant qu'au delà d'un certain seuil il perd de son efficacité.

- L'incitation altruiste ou la charité (pour les croyants). De nombreux milliardaires américains font don d'une partie de leur fortune, à titre d'exemple Bill Gates donne 95 % de sa fortune a une fondation qui lutte contre la pauvreté, le sida et le paludisme et qui promeut l'éducation dans des pays en développement. Des personnes infiniment plus nombreuses encore donnent de leur temps et de leur argent dans le cadre d'association d'aide.

Ces deux formes de lutte contre l'inégalité, l'impôt et le don, me semblent utiles et complémentaires et à privilégier tant que l'humanité n'aura pas trouver une autre solution.

Par contre l'égalité absolue telle qu'elle a été tentée par le communisme pendant près d'un siècle a montré qu'elle était une fausse bonne idée en augmentant la pauvreté et les internements de masse dans les goulags. L'égalité ne doit pas consister à couper les têtes qui dépassent mais veiller à ce que dans la chaîne humaine l'entraide soit suffisante pour qu'il n'y ait pas de maillon qui lâche....

Le petit journal des élections. Que préférez-vous : diminuer la pauvreté ou réduire les inégalités ?

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Le petit journal des élections : Faut-il partager le travail ?

Une partie des socialistes et des écologistes pense avec Hamon et Mélenchon que les robots vont remplacer les travailleurs en chair et en os et que les emplois vont inévitablement baisser. C’est oublier qu’il faut des hommes pour créer les robots et les contrôler. L’autre oubli est que avec l'augmentation de la durée de la vie, tout ce qui est service à la personne et du domaine de la santé dégage de nouveaux besoins et de nouveaux services, donc de nouveaux emplois.

Le plus probable est une augmentation des tâches qualifiées, mais aussi, en parallèle, de nombreuses tâches moins qualifiées, toutes nécessitant un niveau de formation en hausse.

Par ailleurs on commence à assister à la naissance désordonnée de nouveaux emplois grâce aux développements d’internet et des NTIC* L’exemple le plus frappant en est UBER. or, pour l’instant ces emplois, peu sécurisés, représentent beaucoup de temps passé au travail sinon à travailler, supposant attente et disponibilité. Ils ne vont pas dans le sens de la diminution du travail mais de son augmentation !

Il est exact que les robots et les nouvelles technologies vont accroître la productivité, mais les besoins dans notre pays et dans les pays en développement étant énormes et les normes environnementales devenant plus sévères, on est loin d'arriver à saturation !

Alors faut-il partager le travail et ramener sa durée à 32 Heures ? La France est le seul pays qui a institué la durée officielle à 35 heures. Cela n’a pas diminué le chômage mais seulement augmenté le confort de ceux qui ont la chance d'avoir un emploi.

Jusqu'à preuve du contraire, ce n’est pas le travail qu’il faut partager ni un hypothétique revenu universel qu'il faut instituer mais ce sont les revenus du travail qu'il faut équitablement partager. Ces fausses bonnes idées de Hamon et Mélenchon ne contribueront qu'à augmenter le chômage et celui des jeunes en particulier, le contraire de ce qu'elles sont censées faire. Ces politiciens ont oublié ou font semblant d'oublier que l'enfer est pavé de bonnes intentions !

*NTIC = Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Le petit journal des élections

La mondialisation, l’informatique, le numérique, Internet et tout ce qui en découle créent des emplois mais en détruisent encore plus, dans un premier temps tout du moins ! Alors que faire ?

  • Le Pen et Mélenchon, dans une moindre mesure, préconisent une fermeture des frontières plus ou moins importantes.

    • AVANTAGES : on fabrique français, on récupère des emplois

    • INCONVÉNIENTS : ce n’est pas la mondialisation qui détruit le plus d’emplois mais l’accélération des découvertes technologiques. Faut-il interdire aussi le progrès technique ?

  • Une partie des socialistes et une partie des écologistes proposent de “partager le travail”. On travaille moins et moins longtemps.

    • AVANTAGES : Ceux qui ont un emploi ont plus de temps libre

    • INCONVÉNIENTS : On augmente la charge des retraites à payer ainsi que la charge sociale des entreprises qui deviennent moins compétitives et s’expatrient et on augmente ainsi le chômage.

- Fillon surtout et, une partie des socialistes avec Macron et Valls proposent le contraire : augmenter le temps de travail et diminuer les charges pour les entreprises ?

- AVANTAGES : Si l’on s’aligne sur ce que font nos concurrents on a plus de chance de vendre nos produits. Et si en plus ils sont bons...

- INCONVÉNIENTS : D'un côté les efforts à faire sont importants et immédiats car le différentiel de temps de travail avec nos principaux concurrents est important et de l'autre les résultats demandent du temps pour se faire sentir et pendant ce temps-là les plus pauvres souffrent !

- Un prix Nobel d’économie défenseur du libéralisme, Friedman, a émis l’idée dans les années 1970, d’un revenu universel (reprise d'une certaine façon par le candidat Hamon en France). Ceux qui sont au-dessous d’un certain seuil reçoivent une allocation, ceux qui sont au-dessus paient un impôt progressif.

- AVANTAGES : Cette mesure jouerait le rôle d’un filet de sécurité, évitant aux gens de tomber dans la misère quand ils sont licenciés. Ce serait le meilleur moyen de lutter contre les fausses solutions “populistes” qui séduisent de plus en plus de gens en Europe et aux USA. Elle remet la liberté entre les mains de chacun. Chacun se retrouve ainsi face à son destin. Ceux qui aiment se sentir libres et responsables s'en trouvent bien et en sont satisfaits !

- INCONVÉNIENTS : Il ne faut pas croire au père Noël, le montant du revenu universel ne peut dépasser ce que peuvent faire les finances publiques, et il serait loin de ce que propose Hamon. Par ailleurs il suppose la suppression de toutes les autres aides. Le revenu universel remet la liberté entre les mains de chacun. Chacun se retrouve ainsi face à son destin, mais certains, beaucoup plus nombreux qu'on le croit, préfèrent "l'esclavage" à la liberté !

 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Honte à ceux qui n’hésitent pas à tuer pour satisfaire leurs croyances réactionnaires, leurs idéologies perverses ou leur soif de pouvoir !
Honte à ceux qui n’ont pas honte de faire le mal...
Ils ne se sacrifient pas pour faire le bien
mais pour satisfaire une perverse volonté de puissance en se parant de l’étoffe du martyre
alors qu’ils n’en sont qu’une abjecte caricature !...
Solidarité avec nos amis de Berlin qui ont souffert hier
12 morts et 48 blessés dans un abject attentat

Ich bin ein Berliner
Nous sommes tous des berlinois !

Berlin, 19 décembre 2016

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
PETITE HISTOIRE DU SOCIALISME : la guerre des roses

 

L’idéal du socialisme au début du XXe siècle consistait à donner “à chacun selon ses besoins” en supprimant la propriété privée, le marché et en collectivisant la production. Communistes et socialistes sont restés ensemble jusqu’à la naissance de l’URSS. En 1920, au congrès de Tours, la rupture est consommée. Les socialistes s’engagent à respecter la démocratie alors que les communistes considèrent que le pouvoir est “au bout du fusil”.

Après la deuxième guerre mondiale la croissance est si forte qu’une partie du programme socialiste de redistribution peut être réalisée, c’est l’époque de l’état-providence. L’état prélève impôts et cotisations pour les redistribuer suivant des critères sociaux. La croissance assure le différentiel sans grever les entreprises. elles gagnent plus et l’on redistribue plus ! Jusqu’à la crise pétrolière de 1975 cette redistribution a connu un certain équilibre grâce à une croissance moyenne de 5% sur 30 ans.

Lors de l’arrivée de Mitterrand au pouvoir (en 1981) la croissance est déjà en perte de vitesse mais cela n’empêche pas les socialistes de continuer à distribuer alors que les recettes diminuent. Alors d’où vient l’argent ? De l’augmentation des prélèvements et des dettes qui commencent à s’accumuler. La dette explose et les prélèvements qui étaient de 21 % en 1981 passent à plus de 55 % en 1995 et la droite a maintenu à peu près les mêmes orientations pour revenir au pouvoir...

 

Mais la croissance ne revenant toujours pas , cette politique a contribué à paupériser les classes moyennes sans satisfaire vraiment les plus pauvres, les socialistes ont alors changé leur fusil d’épaule. Ils ont commencé à privilégier un « progressisme social » : soutien aux immigrés, évolution des mœurs, féminisme, avec parfois des résultats intéressants mais sans que cela suffise à arrêter la fuite des électeurs.

 

Comment a-t-on fait dans les autres pays d’Europe ? Dans l’Europe du Nord les socialistes ont opéré un virage doctrinal : ils ont accepté l’économie de marché et composé avec elle pour maintenir une certaine redistribution sociale.

 

Nous en sommes là aujourd’hui en France. Le social-libéralisme essaie de s’imposer (Hollande, Valls, Macron et Rocard auparavant...) face à un socialisme conservateur (Mélenchon,...) qui voudrait maintenir la redistribution sans avoir rien à redistribuer, sauf des promesses, faute de croissance. Cela fait le jeu du Front National qui affiche, lui aussi, une position socialiste de redistribution sur le plan économique assez proche de celle de Mélenchon et un nationalisme qu’il qualifie lui-même « d’intelligent » (Mélenchon, de son côté, parle d’un nationalisme « solidaire »). Ce nationalisme est surtout caractérisé par le rejet de la mondialisation et des étrangers pour le Front National et par un rejet de la mondialisation et des riches pour le Front de Gauche. Les ouvriers semblent plus séduits par le FN (près de 40% de votes) que par le Front de Gauche (6%)

 

La croissance qui a permis aux socialistes de redistribuer les richesses sans trop augmenter les impôts ni s’endetter est finie et bien finie ! Ils sont sommés aujourd’hui de choisir :  Ils ont le choix entre une solution libérale qui accepte le marché tout en le régulant avec plus ou moins de rigueur, soit refuser le marché d’une façon plus ou moins complète en revenant sur des positions proches de celles du début du XXe siècle ! C’est comme cela que l’on peut comprendre l’éloge de Mélenchon aux dictateurs d’Amérique du Sud, Chavez, Maduro, Castro et l’éloge moins appuyé et sans doute tactique de Royal au même dictateur Castro.

Le socialisme français est au pied du mur. Il est face à ses responsabilités !...

PETITE HISTOIRE DU SOCIALISME : la guerre des roses

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Hollande : une démission qui ne résout rien !

Deux gauches s’affrontent : une gauche qui n’a pas renoncé au marxisme, dont l’ennemi est toujours la finance, qui considère que les entrepreneurs qu’ils soient petits ou grands sont tous suspects et qui considère que l'égalité est préférable à la liberté. On peut la qualifier de gauche conservatrice (ou archaïque selon les termes de Rocard) et une gauche qui accepte le jeu du marché, reconnaît le rôle des entrepreneurs et celui des salariés, entre de plain-pied dans la troisième révolution industrielle, celle des nouvelles technologies de l’information et de la communication et accepte de s’intégrer dans la mondialisation. On peut la qualifier de gauche sociale-libérale ou européenne. Ni l’une ni l’autre de ces gauches ne sont représentées au gouvernement et ne le seront sans doute pas aux primaires. 
- La gauche conservatrice est représentée par Mélenchon
- la gauche sociale-libérale est représentée par Macron.
Alors quelle importance peut-on accorder à la démission de Hollande ? Il sauve sa dignité, mais cela montre surtout qu’il ne décide pas, qu’il laisse les autres se débattre avec la fracture qu’il n’a pas su réduire entre les deux tendances irréconciliables de son parti.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
​​​​​​​Psychothérapie et politique : les conditions du changement

Quand un patient vient vous voir parce qu’il souffre d’une phobie par exemple, après avoir fait un bilan on prend le temps de lui expliquer les solutions possibles. Pour les phobies deux d’entre elles ont fait leur preuve : l’immersion dans le problème et la désensibilisation progressive. Pour la désensibilisation on apprend au patient une technique de relaxation et sous relaxation on lui demande d’affronter en imagination puis dans le monde réel une échelle graduée des peurs propres à sa phobie. Les progrès sont assez rapides et demandent quelques mois, 6 mois souvent, parfois un an ou plus en fonction de la gravité du problème.

L’immersion consiste à se plonger dans la situation qui pose problème à plusieurs reprises et y rester suffisamment longtemps à chaque fois pour que la peur qui monte et devient rapidement intense, se stabilise à un plateau puis, au bout d’une demi-heure et parfois plus, chute presque complètement ! Dans ce genre de thérapie, la confiance tissée entre le patient et son thérapeute dans les quelques séances qui précèdent est fondamentale !

 

La comparaison avec les traitements politiques que l’on peut appliquer à un pays malade est instructive.

- On peut proposer un traitement de cheval au pays, ce qui correspond à la thérapie par immersion, à condition que la relation de confiance entre le président et le pays soit particulièrement solide ! Ce qui, en terme politique, signifie que le président doit être porté par un élan populaire et soutenu par une majorité indéfectiblement unie (ce qui a manqué cruellement à Hollande). Pour l’instant c’est le cas de Fillon dans le cadre limité de la campagne des primaires de la droite, mais qu’en sera-t-il lors de la présidentielle ?.

 

- La thérapie par désensibilisation trouve son incarnation en politique dans les changements par étape ménageant une progressivité mesurée, en rapport avec ce que l’on pense que le pays peut supporter. Cette dernière façon présente moins de dangers, elle est plus facile à appliquer, mais elle a aussi moins de chance de réussir et risque d’être interrompue en cours de route !

 

En politique comme en thérapie le point incontournable est le choix de la méthode par le patient lui-même en toute connaissance de cause et la qualité de la relation de confiance qu’il a établi avec son thérapeute !

​​​​​​​Psychothérapie et politique : les conditions du changement

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Aussi bien Le Pen que Mélenchon et de nombreux socialistes crient à l’ultralibéralisme de Fillon. Cela prouve qu’ils ne connaissent rien au libéralisme et qu’ils ne savent pas ce qu’est la liberté. Cela montre également en creux qu’ils ont tous une vision étatiste, autoritaire et réactionnaire de l’État.

En réalité Fillon n’a qu’une seule idée en tête : la réduction du chômage. Son programme ne vise que cela ! Il n’a pas d’attirance particulière pour le libéralisme ce que montre sa filiation avec Philippe Seguin, un fervent partisan de l’État et du gaullisme social.

Sur l’autre versant du libéralisme, le social justement, Fillon peut-il être considéré comme libéral ? Il n’en est pas à l’opposé, mais il en est très éloigné ! C’est un conservateur dans la tradition catholique de la France ancestrale, un vrai gars de l’Ouest, presque un vendéen comme l’est son bras droit, Bruno Retailleau né près de Saint-Laurent-sur-Sèvre, la capitale religieuse de la Vendée.

Peut-on alors l’accuser d’être contre l’avortement ? À titre personnel de fidèle de la religion catholique, il a la même position que le pape sur le sujet, mais à titre de responsable politique il a fermement déclaré qu’il était pour la légalisation de l’avortement. Est-il homophobe ? Lors de la dernière tempête déclenchée dans un verre d’eau par la publication d’une affiche montrant un couple d’homosexuels, il a déclaré « si j’étais maire, je ne demanderais par l’interdiction de cette affiche, mais j’accepte que des maires en fasse la demande ». Il est donc conservateur du point de vue de ses opinions personnelles, mais relativement libéral en tant que responsable politique.

Ce qui me paraît beaucoup plus inquiétant pour ce bien si précieux et qui m’est cher, la liberté, ce n’est pas l’ultralibéralisme supposé de Fillon, mais les positions étatistes de Le Pen, Mélenchon et de ses épigones encore dans le PS, qui réclament plus d’état et plus de contrôle. Arrivé à un certain niveau, « plus d’État » ne protège pas les citoyens mais entrave leur créativité, leur liberté et crée du chômage.

Fillon ne se situe ni dans ce mouvement ni dans le libéralisme. Il poursuit un seul but avec obstination : faire baisser le chômage. On peut discuter de sa méthode - en démocratie c’est même un devoir de le faire – mais il ne faut pas le faire sur des bases qui sont des faux-semblants des arguments de politiciens dans le pire sens du terme, de ceux qui justement ont dégoûté un certain nombre de français de cette noble tâche qu’est la politique.

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