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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #sur les traces de michel-francois lavaur catégorie

Publié le par Alain Barré
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR

Un poème de Michel-François LAVAUR, décédé le 23 mars 2015 :
Il y a dans les fleurs
de la tapisserie
un motif invisible
au regard des adultes
que l'enfant seul et triste
comme sont les garçons
orphelins fils uniques
interpelle en secret.
Il écoute de l'oeil
la mélodie des formes
et parfois dans le coeur
des corrolles ouvertes
les doux yeux de sa mère
lui sourient éclairés
d'une candeur pareille
à celle de ces anges
dont on lui parle encore
comme prenant soin d'elle
et qui passent se penchent
jusqu'à boire ses larmes.

 

(le dessin ci-dessous figurait sur un courrier que m'avait envoyé MF LAVAUR)

(le dessin ci-dessous figurait sur un courrier que m'avait envoyé MF LAVAUR)

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Publié le par Alain Barré
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR

NE PAS DÉRANGER LES ETOILES
juste les faire tintinnabuler en passant….
Les poètes savent rester humble et discret
jusque dans la mort
mais dans l'espace ils laissent

Derrière eux une trace

une poussière de mots
que rien n’efface !....

(Hommage à Michel-François LAVAUR, poète et éditeur de la revue TRACES)

HOMMAGE à Michel-François LAVAUR (poète et...

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR
Hommage à Michel-François LAVAUR : au temps des veillées....

Au temps des veillées, nous avions les jambes cuites, et froid dans le dos, mais l'amitié, d'une maison à l'autre, donnait une chaleur nouvelle qui nous mettait en joie.

L' écureuil et le lièvre jouaient dans les contes, aux chiens, aux carnivores, milite tours imparables. Les sangliers et les blaireaux grognaient sous la porte, dans le vent de l'hiver.

Le loup, le loup-garou, se venaient asseoir dans chaque creux d'ombre. Au fond du bûcher, une bête noire se léchait le nez, et l'on pouvait l'entendre.

On poursuivait les lents travaux de tresse, châtaignes, maïs, noix et laine, et pendant ce temps-là, une paix d'âge d'or couvait la maisonnée.

A l'heure des blagues, entre cidre et marrons, on pouvait voir le sourire des filles, et les vieux s' éveiller. Ce pays perdu, au fond de moi dissimulé, qui nous l'a mis en terre ?

Michel-François LAVAUR

(dans Aubiat, éd. Friches, 2005)

 

Hommage à Michel-François LAVAUR : au temps des veillées....

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR
Hommage au poète Michel-François LAVAUR

Le poète Michel-François LAVAUR est mort le 23 mars 2015. Il a animé pendant plus de 50 ans la revue TRACES qui a diffusé et fait connaître des centaines de poètes. En parrallèle à la poésie, il a exercé le métier d'instituteur et a écrit de magnifiques poèmes pour enfants. En voici un, dédicacé à sa fille Chrystel.


Celui qui voit la petite écolière 
cheminer posément 
dans le matin glacé 
n'aperçoit que la sage 
gamine au cartable.

Il dit : ses lèvres bougent! 
A qui parle-t-elle?

Pourtant l'enfant blonde 
ne marche pas seule.

Prince Noir l'accompagne.

Invisible et pour elle 
plus réel que les chiffres 
et les murs de l'école 
il va l'amble à sa suite.

Elle tient par la longe 
un étalon sauvage 
aussi grand que la nuit.

Elle nouera la corde 
à l'anneau de la forge 
au bout du préau.

Le cheval l'attendra 
jusqu' à la fin des classes.


PRINCE NOIR 
(pour Chrystel, ma fill
e)
(Argos)

 

Hommage au poète Michel-François LAVAUR

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Publié le par Alain Barré
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR
Michel-François LAVAUR le poète et éditeur de...

Michel-François LAVAUR le poète et éditeur de poésies, domicilié au Pallet près de Nantes, est mort. Il a publié la revue TRACES depuis le début des années 1960. Quatre numéros par an où tous les auteurs avaient leur chance, connus ou inconnus. Il écrivait lui-même, souvent des textes courts, limpides, d'une apparente simplicité, mais en réalité très travaillés. Voici quelques vers de son "épithalame à Nouche" (Nouche qui était sa femme)
Soyons de ces oiseaux
que chante Appolinaire
Pihis qui n'ont qu'une aile
et qui volent par couple.
Sois l'aile de réserve
pour mon exubérance
la paix la permanence
de mes rêves d'errance
(....)
Si la mort est au bout
si le sort nous sépare
si les joies nous sont brèves
si les maux nous assaillent
pour la mener ensemble
dopons-nous à l'amour


Adieu l'artiste, adieu l'ami !.....

Michel-François LAVAUR le poète et éditeur de...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR

C’était mon petit épicier arabe

Ouvert dimanche et fête

Avec sa blouse grise et ses moustaches

Toujours souriant

Toujours poli

Toujours du pain et du camembert

Quand j’étais en panne

 

Et dans son pays

Les gens étaient si gentils

En nous servant le lait et les dattes

Jamais un mot plus haut que l’autre

Au pas lent du dromadaire

 

Mon petit épicier  arabe

A fermé sa boutique vendredi

Pour enterrer son fils au pays

Tué dans la rue

Pour avoir crié trop fort

Contre le Père de sa patrie

 

A la télévision

On me dit qu’il faut avoir peur

De tous ces petits- fils d’épicier

Qui veulent entrer chez nous

Pour ouvrir boutique

 

Les Grands Chameliers savaient les contenir

Chez nous

A chacun son petit épicier arabe

Mais pas plus

Les dromadaires étaient bien gardés

 

Et dans leur pays

Où la mer est  toujours bleue

Et le soleil  garanti

A quoi peuvent-ils bien rêver 

Les petits-fils des petits épiciers arabes

 

Alain Lebeau, Février 2011


On parle beaucoup aujourd'hui de la possibilité pour l'extrême droite d'arriver en tête au premier tour. Cette éventualité me paraissait si importante qu'il y a quelques mois je l'évoquais dans une chronique comme quasiment inéluctable (  Montée du nationalisme et du populisme ). En voici un extrait :

"...montée des nationalismes dont le symptôme est le développement de l’extrême droite dans plusieurs pays européens (ainsi que d'un populisme de gauche, dans une moindre mesure). Il faut se rappeler que la réponse à la crise de 1929 fut le nationalisme et la montée du fascisme et du communisme. Ce danger a été - heureusement - partiellement  pris en compte dans la gestion de la crise actuelle mais toujours en maintenant l’illusion qu’elle n’était qu’un accident dû aux malversations de la finance. Ainsi madame Lagarde nous rassure en nous disant que nous en sommes sortis alors que les craquements sont de plus en plus sinistres : Après la faillite de la Grèce, l’Irlande, peut-être le Portugal et pire encore, l’Espagne ?.... La France n’est pas à l’abri !

L’assainissement de la situation de notre pays va demander des efforts soutenus et provoquer, sans doute une diminution de notre niveau de vie : « travailler plus et plus longtemps, pour gagner moins ! »Pour que cela se passe sans trop de grincements, il va falloir plus de justice sociale. En particulier, ne plus tolérer les écarts injustifiés de revenus que l’on connaît aujourd’hui ! Les bonnes volontés de droite, de gauche, sans oublier celles du centre et des écologistes, ne seront pas de trop pour éviter les dérives. Rappelons-nous les élections de 2002 !"

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR

Alain LEBEAU m'envoie ce poème à l'occasion de Pâques. J'étais en voyage à cette période et je n'ai pu le publier à temps. Le voici avec un peu de retard.


Je voudrais que le manège des saisons

S’arrête un instant au solstice vertDSC11508b600

Et que la queue du singe repousse

Avant les grillades estivales

Je voudrais qu’un coup de vent

Carène la plage

Et ramène le sable des châteaux d’enfance

Je voudrais me lever matin

Pour enterrer la branche arrachée

Et replanter le tournesol inondé

Je voudrais que les cloches volantes

Les chandelles éternelles

Les quiblas les temples les pagodes

Les crieurs patentés

Se tournent enfin vers la voie lactée

Où passent les cigognes

Je voudrais m’oublier un peu

Et cesser de battre tambour

Le temps d’écouter

Les premiers coucous

Qui sortent de terre

Alain LEBEAU

(*les enfants décrochent la queue du singe pour avoir un tour gratuit)

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR

Alain LEBEAU est un poète qui fait partie de l'équipe TRACES avec LAVAUR, LELUBRE, LAROCHE, SERREAU,... Il a publié de nombreux recueils dont les ballades afghanes : " Ouvrez la cage aux perdrix" aux éditions du Petit Véhicule, toujours d'actualité...



Je suis debout

Face à l’océan

Sur le marchepied de la terre

Tout droit

Tout petit

Sur l’ourlet de la mer

Un ciel tout noir s’est couché à l’horizon

Ecrasant un soleil lessivé

Il pleut déjà sur les vagues d’ardoise

Où scintillent mille fumeroles

Quelque navigateur retardataire

Danse sur la houle qui se déhanche

Il va hisser son mouchoir au mât

Et prier le phare qui s’allume derrière moi

Je me retourne

Le vent me pousse dans le dos

Le monde n’a qu’un sens

Là-haut

Tout là-haut

Il y a un feu dans la cheminée

Des larmes sur les photos jaunies

Et mon accordéon qui chante

La quête du Capitaine Achab

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR

Je le prends je le palpe
je savoure son galbe
et cette plénitude
ovoïde m'enchante.
Par la peau je l'écoute
me raconter la mer
et même quand il reste
au fond du tiroir sombre
il diffuse son calme
au plus secret de moi
là où je fais retraite
pour regarder en face
cet autre qui me hante
et me dénude l'âme.
Je suis poids je suis pierre.
Parole du silence.
Non plaisir solitaire
mais lente appartenance
au monde où je retourne
celui de la matière
plus forte que le peuple
d'envies et d'espérances
que je porte pour vous
qui m'êtes chers et proches
et tous ces inconnus
à naître aux antipodes
pour qui je veille encore.

Michel-François LAVAUR
"Les ouches du pont"
parution TRACES 81 (hiver 1986)
éditions TRACES, Sanguèze,
44330 Le Pallet
Les photos sont issues du spectacle GADJI qui sera présenté à Guérande le mercredi 10 juin, à 20H30, par le "théâtre d'ici ou d'ailleurs"

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Sur les TRACES de Michel-François LAVAUR
Alain LEBEAU m'envoie ce poème que la grande manifestation de Jeudi dernier lui a inspiré.

Mouvement perpétuel...


Il a replié son drapeau

Il a essuyé ses yeux rougis

Il a couru devant les matraques

Il a crié encore une fois

Justice pour tous

Et il est tombé

Sur une poubelle renversée 

Elle l'a relevé

Elle l'a pris par le bras

Ils ont couru ensemble

Vers la mer

Où fuyaient les goélands gazés

Ils se sont enlacés

Sur les éclats de grenade 

Ils sont arrivés

Visières baissées

Boucliers brandis

Ils ont tiré sans sommation

Les goélands riaient

Les amants s'étiraient

Le monde allait changer de base 

Ils ont pris leurs drapeaux

Leurs oripeaux

Leurs téléphones portables 

Il ne restait qu'une  plage nue

Qu'une  caméra oubliée

Où tout remontait au début

Quand le drapeau flottait haut

Que l'homme et la femme chantaient

Et  que les casques et les bottes

Attendaient leur tour  

Au coin de la rue 


Alain Lebeau 3 février 2009 

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